Manuel de l'amateur d'éditions originales, 1800-1911
Ceile modeste élude n'est autre qu'une simple préface un peu augmentée. Elfe devait précéder une nomenclature bibliographique complétant le très intéressant Manuel de l'Amateur de Livres du XIX* siècle, de notre excellent confrère M. Georges Vicaire. Cette nomenclature avait pour but de permettre aux amateurs d'attendre avec patience le Supplément de ce bel ouvrage renfermant les articles sur les livres publiés entre 1893 et 1900 ri de
le compléter avec ceux relatifs aux éditions publiées entre 1900 et 191i, en y ajoutant les prix payés en vente publique depuis 1893.
Nous avions réuni dans ce but plusieurs milliers défiches, lorsque la maladie est venue nous arrêter. Depuis tout nouveau travail nous ayant été interdit nous avons du renoncer à celui que nous avions entrepris. Cette défense rendant inutilisables les éléments que nous avions patiemment réunis, nous avons dû à notre grand regret clôturer le livre projeté avant son achèvement.
Ne voulant pas cependant laisser perdre entièrement l'œuvre que nous avions ébauchée, nous nous bornons aujourd'hui à en publier, à petit nombre, la partie qui ne devait en être que la préface. Elle offrira peut-être quelques utiles renseignements aux débutants collectionneurs ou collée tiomanes en Editions originales contemporaines. Ils y apprendront peut-être un peu plus tôt quelques indications que l'expérience leur eut certainement enseignées. Ce sera toujours autant de gagné pour eux jusqu'à ce que de nouvelles modifications de la mode bibliophiliquc les aient rendues caduques comme le sont devenues d'ailleurs celles des publications précédentes trcdtant des mêmes sujets.
Elles ne resteront plus alors que la preuve modeste d'une bonne volonté, qui a voulu Jairc plus qu'elle ne pouvait. Heureux si elle attire à fauteur les sympathies de ceux qui, comme lui, ont beau-
coup aimé, ainienl ou uuneronl le livre et chercheront à mettre à l'abri des épreuves matérielles du temps, ceux parmi lesquels nos successeurs pourroid choisir quelques chefs-d'œuvre dignes de ce nom méritant l'honneur suprême de survivre sinon éternellement, du moins pendant quelques siècles et de leur léguer la pensée de celui où nous avons vécu.