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les Æazards heureux de l'Escarpolelle, de Fragonard. Ce
sont autant de chefs-d’œuvre.
A propos de N.de Launay, un amateur, M. A. Ragault,
nous a communiqué la copie d’un privilège accordé à ce
graveur : il nous à paru intéressant de le transcerire ici ; ce
privilège montre ce qu'était alors le droit d'auteur des
artistes ; ce droit d’auteur des artistes est l’objet de
préoccupations actuelles, comme l’on sait : tout ce qui
touche cette question prend donc quelqu'intérêt :
« Louis, par la Grâce de Dieu, Roy de France et de (Navarre) a nos amés et féaux conseillers les gens tenans notre cour de Parlement... notre amé le S' de Launay (graveur a) exposé qu'il désirait faire graver et donner au public deux tableaux de feu M. Baudouin représentant l’un une jeune fille qui se défend... d’un jeune homme, l’autre une jeune fille qui conduit son amant dans une chambre à la faveur de la nuit, s’il nous plairait lui accorder... le privilêge pour ce nécessaires. À ces causes voulant favorablement traiter l’exposant, nous lui avons permis et permettons par ces présentes de (graver et d’éditer ?) les deux tableaux ci-dessus énoncés en telle forme et autant de fois que bon lui semblera et de les vendre, faire vendre et débiter par tout notre (royaume) pendant l’espace de six années consécutives à compter du jour de la datte des dittes présentes, faisons défense à tous dessinateurs, graveurs et impri-
meurs en taille-douce et autres personnes de quelque
qualité et condition qu'elles soient, de graver ni faire
graver, débiter ou faire débiter les dits deux tableaux, 4 ie 1 OA RAM EEONE ... le royaume de gravure étrangère, ni d’en faire aucuns extraits sous quelque prétexte que ce puisse être, sans la permission expresse et par écrit du dit exposant ou de ceux qui auraient droit de lui, à peine de confiscation tant des dessins, planches et estampes que des ustensiles qui auraient servi à la contrefaçon que nous entendons être saisis en quelques lieux qu'ils soient, de trois mille livres d'amende, contre chacun des contrevenans dont un tiers à nous, un tiers à l’'Hôtel-Dieu de Paris et l’autre tiers au dit exposant ou à celui qui aura droit de lui, et de tous depens dommages et intérêts, à la charge que ces présentes seront enregistrées tout au long sur le regisire de la communauté des imprimeurs et libraires de Paris dans trois mois de la datte d’icelles, que la gravure des dits deux tableaux sera faite dans notre Royaume, et non ailleurs, qu'avant de les mettre en vente les desseins ou estampes qui auraient servi à la gravure des dits tableaux seront remis (dans le même état où l’approbation aura été donnée) en mains de notre très cher et féal chevalier chancellier, garde des Sceaux de France le Sr de Maupeou, et qu'il en sera ensuite remis deux exemplaires dans notre bibliothèque publique, un dans celle de notre château du Louvre, un dans celle de notre dit sieur de Maupeou, le tout à peine de nullité des présentes du contenu desquelles nous mandons et
enjoignons de faire jouir le dit exposant et ses ayant
cause pleinement et paisiblement sans souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ou empêchement voulons qu'en mettant en quelque endroit des dits tableaux ces mots avec Privilège du Roi, ces présentes soient tenues pour dument signifiées et... copies collatrouvées par l’un de nos amés et féaux conseillers secrétaires, foi soit ajoutée comme à l'original. Commandons au premier notre huissier ou ses gens sur ce requis de faire pour l'exécution d’icelles tous actes requis et nécessaire sans demander autre permission et nonobstant clameur de haro, charte normande et lettres à ce contraires. Car tel est notre plaisir. Donné à Paris le 27e jour du mois de septembre l’an de grâce 1771 et de notre règne le 57e...»
Egalement, à la Bibliothèque Nationale, nous avons
trouvé la « Note des estampes qui se trouvent chez Mr de
Launay, graveur du Roy, de l’Académie Royale de
Peinture et Sculpture, Rue de la Bucherie, la porte
« cochère près la Rue des Rats, à Paris, n° 26 ».
Cette liste des principales estampes gravées par De
Launay, accompagnée des prix qu’il en demandait, donne
en outre l'indication d’une grande partie des plus belles
estampes de l'Ecole Française du xvrrre siècle ; à ce double
titre, il est intéressant d’en donner ci-dessous la copie
intégrale :
NoMS DES PEINTRES :
PauAGUITE Lens peintre du Roy
MADAME LUE DM ere
Dandouin 0100 Baudouin 0" Lavereince (sic) ..
Prendenens 2
Freudeberg ....
Lavremicé.:,441., Le‘Prnce 0... | Loutherbourg | Mere | Charpentier ..... | Lavreimeelinis Lavereince (sic) ..
Fragonard .
Fragonard
le Prince die
La Sentinelle en défaut .
L’Epouse indiscrelle Marche de Silène:...4:
Le Carquois épuisé ..… Les Soins) lardifs Lieu L'Heureux moment ....
La Complaisance mater- 6 APN TO SRE PA De PEHE Jour Lo) La Consolation de l'ab- 0 Le APP PARTS AIT MAUR
La Lelire\envouée 44
|: a etre reoue 64, 400
Le Four dichaug ...1, La Chute dangereuse ...
L'Empleite inutile .....
Les petits Voleurss Qu'en dit l'abbé. en cs Le Pile onT ii ee Première leçon d'amitié
fnalernele" dits us
1n Bonne Mére: hr
. Les Hazards heureux de
l'Hsourpolee et Les Adieux de la Nourrice L'Heureuse Fécondité ..
Le Bonheur du ménage .
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