Dissertation sur l'origine de V Imprimerie, p
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gravées au Irait, sans ornements ni fleurons. Trois filets d'encadrement entourent chaque planche. Le premier feuillet se termine par : primo ut credat ( il est probable que Heinecken a omis: sicut bonus ). Le second commence ainsi : ayian 9 credere débet Mus. Les planches de cette édition sont des copies de celles du groupe précédent, mais la cave du mourant, tout en ayant quatre tonneaux, est sans pot ni valet.
Heinecken n'en a signalé que deux exemplaires :
1° A la bibliothèque de l'abbaye de Gottwic, complet ;
2* A la bibliothèque de Munich, incomplet du premier feuillet.
A cette édition appartiendrait aussi l'exemplaire de Renouard transporté en Angleterre, et dont Sotheby a donné en fac-similé les planches II (avec le texte correspondant) et IX. II est imprimé à la presse, à l'encre noire. (Haut, des planches, 21G millim.; larg., 16C.)
Sotheby déclare que l'exemplaire du Musée Britannique, composé de douze feuillets imprimés des deux côtés, et contenant vingt-trois pages gravées (la dernière page do texte étant omise}, appartient à une édition tirée sur les mêmes planches que celles de l'édition Renouard. Il en a reproduit en fac-similé la figure IX.
E. — Arsmoriendi. Petit in-folio, de vingt-quatre feuillets, imprimés au frotton, avec de l'encre noire, d'un seul côté du papier; lettres initiales fleuronnées. Au bas de la page qui commence par Temptacio dijaboli de fide se voit la lettre b. La planche est encadrée de trois traits. Un certain nombre de planches ont des signatures. Un cadre, formé tantôt de deux traits, tantôt de trois, entoure chaque page. La cave du mourant contient quatre tonneaux, sans pot ni valet.
C'est probablement une copie de la précédente. Le seul exemplaire connu se trouve à la bibliothèque de Hanovre ; il est incomplet des deux premiers feuillets. Il a pour filigrane un Agnv.s Dei.
F. — Ars morirndi. Petit in-folio. Les deux premiers feuillets sont comme dans l'édition D ; mais il y a des inscriptions en allemand sur les rouleaux des images, bien que l'impression du texte soit en latin. Les cadres des figures sont de deux traits et marqués d'une des lettres de l'alphabet, commençant a b et finissant a m.
Tel est l'exemplaire qui se trouve dans la bibliothèque de Wolfenbuttel. Guichard(p. 7*0) le croit formé do deux éditions différentes: l'une latine pour le texte, l'autre allemande pour les figures.
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« Le dessin des imagos est différent, dit Heinocken, et d'un autre maître, qui a cependant gardé la même idée. »
G. — Ars mortendi. Petit in-folio, sans signatures ; les lettres initiales sont fleuronnées. La première page de la préface finit par : P'mo ut credat sicul bon 9 ; la page suivante commence par : xpian 9 credere débet lelus. . . La cave du mourant (11g. IX) contient quatre tonneaux, sans pot ni valet. A la cinquième page de texte (Trmptacô dy aboli de dcsperaebne), le mot uis, omis à la ligne 12, a été ajouté en petites lettres au-dessus de inyredi. A la douzième page de texte {Bona upiracô angïi .tira Auariciâ), le mot mei, omis à la ligne 18, a été ajouté en petitos lettres au-dessus du mot pï'is. Les ligures sont plus courtes et moins fines que celles des éditions que nous attribuons à l'école de Cologne.
Guichard déclare qu'il y a deux sortes d'exemplaires de celte édition, tirés sur les mêmes planches. Les premiers se composeraient de vingt-quatre feuillets imprimés d'un seul côté du papier ; les seconds n'ont que quatorze feuillets imprimés des deux eûtes.
Cependant les exemplaires en vingt-quatre feuillets paraissent identiques avec ceux de la quatrième édition d'Heinecken (D); c'est ce qui a porté des conservateurs de la Bibliothèque nationale à ranger leur exemplaire dans cette classe. D'ailleurs dans ceux-ci les planches sont entourées de trois filets d'encadrement, et une barre arrête le texte de la Tentation touchant l'impatience, tandis que les exemplaires en quatorze feuillets n'ont qu'un encadrement de deux filets, et la barre dont nous venons de parler ne s'y trouve pas. Sotheby croit que l'édition opistographique ' en quatorze feuillets a été tirée sur les planches de l'édition D, après suppression du troisième trait d'encadrement. Deux nouvelles planches y ont été ajoutées.
Guichard mentionne d'abord l'exemplaire de Paris, imprimé à la presse et avec une encre noire ; ensuite un autre appartenant à M. Schmid, d'Augsbourg, imprimé au frotton et avec de l'encre grise ; enfin, à Munich, trois, dont un incomplet du premier feuillet, mais précédé des deux premiers feuillets d'une édition allemande xylographique de VArs mortendi. Guichard ne sait pas si l'exemplaire de