Temtatio dyaboli de fide. An milieu du bas: .I.D
2. Boni inspiratio angeli de fide. Dans le milieu du haut : I.D.
3. Temtatio dyaboli de desperatione . Dans le coin du bas, à droite: *I*D*.
4. Bona inspiratio angeli contra desperationem. Au milieu du haut: .I.D. b. Temptatio dyaboli de impaciencia . Sur le haut du lit : *1*D*.
6. Bona inspiratio angeli de paciencii. Dans le milieu du bas: .I.D.
7. Temptatio dyaboli devana gloria. Vers le milieu du bas : .I.D.
8. Bona inspiratio angeli contra vanil gloriam. Au milieu du haut: .I.D.
9. Temtn>-io dyaboli de auaricia. Dans la cave, quatre tonneaux ; un valet tenant un pot tire de l'un d'eux, un autre sort. Dans le milieu du bas : .I.D.
10. Bona inspiratio angeli contra auariciam. Dans le milieu du bas: .I.D.
1 1. Le malade est à droite, il regarde le crucifix qui est à gauche. Dans le milieu du bas: .I.D.
Dans les dix premières planches le malade est à gauche.
Viennent ensuite quinze feuillets de texte; une douzième planche est au verso du dernier feuillet. Elle no consiste qu'en un titre placé au haut, à gauche des entrelacs : ARS MORIENDI en grands caractères gothiques gravés sur bois et tirés sur fond noir, au milieu d'un semis de fleurs. Dans le milieu du bas : I D. Au-dessous, dans la marge, en caractères mobiles : Cum oratianibvs pvlcherrimis dicendis circa agonizantem.
LIVRES XYLOGRAPH1QUES
Ces planches reproduisent les types primitifs, plus ou moins altérés. M. Claudin a avancé l'hypothèse que les initiales I. D. pourraient bien désigner Jean Duvet, orfèvre langrois et le premier maître français qui ait gravé au burin, hypothèse qui ne saurait être admise, d'abord parce que Duvet n'a jamais gravé sur bois, ensuite parce que ces xylographies n'ont rien de commun avec la manière de ce maître, et, en dernier lieu, parce que Duvet, né vers 1485, n'aurait pu les exécuter que vers 1510 ou 1515, tandis que leur caractère est plus archaïque. Plus admissible est la seconde hypothèse de M. Claudin, en vertu de laquelle le volume aurait été tiré avec les caractères employés en partie en 1491 par P. Metlinger, premier imprimeur de Dijon, caractères qui auraient passé dans d'autres mains. En tout cas, le filigrane du papier de cette édition se compose de la lettre B et de la Roue dentée qu'on rencontre généralement dans les papiers employés à Lyon au quinzième siècle. Elle a été mentionnée par Hain, sous le numéro 4390.
D'après M. Claudin, la bibliothèque de la ville de Meta posséderait un exemplaire de ce volume, et celle de Grenoble, un autre 1 .
Le type des figures de YArs moriendi se trouve reproduit dans plusieurs éditions d'un livre intitulé : Y Art de bien vivre et de bien mourir, dont le texte est une traduction libre, faite par Guillaume Tardif, de celui des éditions xylographiques. L'ouvrage complet se compose de trois parties distinctes. Voici la bibliographie, aussi complète que possible, de diverses éditions :
A. — (Le liure intitule lart de bien viure et de bien mourir.) La première partie contenant Y Art de bien vivre se compose de 72 ff., pet. in-folio, goth., à 2 col., à 33 lignes par page, avec des gravures sur bois remarquables. Au bas de la dernière page, on lit : Cy finist le liure de bien viure Imprime a paris le xv iour de decëbre mil. CCCC. nonàte & deux (1492), pour Anthoinc verard libraire demouranl sur le pont nostre dame a lymage saine t iehan leuangelisle^ou au palais au premier pillier deuàt la
1. Passavant, t. I, p. 166, mentionne deui graTure* de cet An moriendi dans la collection du prince Oettingen-Wallerslein, arec la marque
]T JO' i,w{ > 151 à 158 «nillim.; l* r K-i H9-
ANS MORIENDI 61
chapelle ou on chante la messe des mess" le présidés. — La seconde partie a pour titre : Le Hure intitule lart de bien mourir : c'est celle qui nous intéresse : elle se compose de plusieurs traités, formant en tout 71 ff., avec cette souscription au verso du dernier : Cy finist le traicte des paines denfer et de purgatoire. Imprime a paris par Gillet Cousteau et Jehan menard, lan de grâce mil quattre cens nouante et deux (1492) le dijchuitiesme iour du moys de iuillet pour Anthoine verard marchât libraire demourant a paris, etc. Cette partie est ornée de douze gravures sur bois : l'une représente l'auteur, et les onze autres, entourées d'encadrements historiés, reproduisent librement le type primitif des éditions xylographiques de VA rs moriendi. Elles sont de la main de l'artiste qui a dessiné les célèbres gravures de la Danse macabre pour Guyot Marchand. La cave du mourant contient trois tonneaux; un homme tire de l'un d'eux. La Bibliothèque nationale possède de cette partie un exemplaire sur vélin, avec figures peintes. — La troisième partie, formée également de plusieurs traités dont le premier a pour sujet Laduenement De antechrist, se compose de 58 (T., et a été imprimée le 28 octobre 1402. Au dernier feuillet, la grande marque de Vérard. 11 est à remarquer que la première partie est celle qui a vu le jour la dernière.
B. — L'Art de bien mourir. Pet. in-folio, de 24 ff., avec cette souscription : Finist le Hure ititule lart de biè mourir iprime P. pierre le rouge imprime' du roy po' Anthoine verard. Sans date, mais elle doit être aussi de 1492. Mêmes gravures que ci-dessus. Il doit exister de cette édition des exemplaires sans souscription, avec la marque seule de Pierre le Rouge, que Vérard a quelquefois fait couvrir, dans des exemplaires sur vélin, par sa propre marque peinte.
C. — Édition imprimée à Paris le 12 février 1493 (1494, nouveau style), avec les mêmes figures sur bois. On ne la connaît que par une rapido mention de Brunet.
D. — Édition de Vérard en trois parties in-folio, goth., de 192 ff. à 2 col. de 33 lignes par page. La première partie porte cette souscription : Cy finist le Hure de bien viure Imprime a Pans le xx iour de iuing mill CCCC. quatre vingz & XV/ (1490) pour Anthoine verard libraire, etc. L'Art de bienmourir occupe 24 ff. et reproduit les figures
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et encadrements de l'édition de 1 i02. La souscription de cette partie ne porte pas de date, et à la fin de l'ouvrage se trouve seule la grande marque de Vérard. La Bibliothèque nationale en possède un exemplaire sur vélin, avec toutes les figures peintes en or et en couleur.
E. — Édition de Vérard composée de même que la précédente, sans nom d'imprimeur et datée du xv iottr de octobre mille CCCC. quatre vingts et xviij (1498). L'Art de bien mourir y est orné des mêmes figures sur bois, mais sans encadrements.
F. — Ars moriendi. Tractatus succinctus ac\\ valde vtilis de arte et scientia perfe\\cte viuendi beneqt mori\\endi ; varijs historijs^ac orationibus\\illuslratus. (Au recto du f. Eihj : ) Finis. || Impression Lugduni a Petro Mareschal. S. d. (fln.duxv* s.). Pot. in-quarto, goth., de 20 ff., sign. A-Eiiy par 4, avec onze planches gravées sur bois. Cette édition a été décrite pour la première fois par M. Tross, dans son Catalogue n° IV, de 1874. Elle est extrêmement rare, et je n'ai pu la voir.
G. — Sensuit le Liure intitule lart et science de bien uicre et de bien mourir. (A la fin : ) Cy fine ce présent liure. . . imprime a Paris par la ceufue de feu lehan Trepperel et lehan lehanot. S. d. (après 1502). In-quarto, goth., à 2 col., nombreuses figures sur bois.
H. — Le liure nomme lart et sciêce de biê viure et de biê mourir. . . (Au bas de l'av.-dern. page : ) Cy finist lart &. science de biê mure et biê mourir. Aucc les faintises du monde : reueu diligemment, et nouuellemeiit imprime a Lyon cheulx Jacques Moderne dit grâd Jacques. S. d. In-quarto, goth., de 3G ff., à 31 lignes par page, sign. a-i. Cette édition a d'abord été décrite par M. Potier dans son nouveau Catalogue de 1860, n° 1 ( J8. Brunet lui assigne la date comprise entre les années 1530 et 1540, tandis que M. Monfalcon, dans son Manuel du bibliographe lyonnais, dit que J. Moderne exerçait déjà en 1491). Le titre de ce volume offre une bordure historiée; au milieu, figure une petite vignette représentant un homme à genoux. Des initiales historiées sont placées en tête des chapitres. L'A rt de mourir est orné de onze gravures sur bois reproduisant d'une façon médiocre le type primitif. Ces gravures ressemblent à celles de la petite édition latine de 1480. Il y a cinq tonneaux dans la cave du mourant. La gravure du dernier feuillet représente la Mort dans un globe : on y voit une table servie et du feu allumé; à gauche est une fosse ouverte et contenant
ARS M0H1ENDI 63
une bêche. Au-dessus de la tête de la Mort, on lit à rebours cette légende : Circumdederunt vie dolores mortis.
I. — Le Hure intitule lart de bien viure : et de bien mourir. . . . (A la fin : ) Cy fine ce présent liure intitule lart de bien viure et bien mourir : nouuellement imprime a Paris pour Henry Pacquot libraire iure de luniversite. S. d. ( après 1535). In-quarto, goth., à 2col., sign. A -x par 8, y de 4 ff. Ce volume, à peine cité par Brunet, a été décrit avec quelques détails dans le catalogue Yemeniz. A la suite du titro se trouvent neuf vers. Le volume est orné de figures sur bois qui sont des copies de celles des éditions de Vérard.
J. — Art et science de bien vivre et bien mourir, contenant trois parties. . . On les vend à Rouen, chez Iehan Crevel, tenant sa boutique au portail des libraires. (A la fin :) Nouuellement imprime a Rouen pour Jean Crevel. S. d. Pet. in-quarto, goth., de xxxvij ff. à 2 col., avec figures sur bois. Il a été vendu un exemplaire de cette édition à la vente Chedeau en 1865 (n° 162).
Brunet cite aussi une édition de Paris, par le Petit Laurent pour francoy regnault, s. d. (avant 1552), pet. in-quarto, goth., et une autre de Paris, Nicolas Bonfons, s. d. (après 1575), in-quarto, goth., mais sans dire si elles contiennent des gravures.
ÉniTIONS IMPRIMÉES EN ITALIE
A. — Questa Operetta Tracta Dellarte Del\\Ben morire Cioe In gratia di Dio. Petit in-quarto, gothique, de vingt-quatre feuillets non chiffrés, à 38 lignes par page, sign. a-f. Au-dessous du titre, est une gravure représentant un moine à genoux tenant son chapelet et offrant une couronne à la sainte Vierge assise sur un trôno, avec l'Enfant Jésus dans ses bras. Plus bas est la marque de l'imprimeur : dans un carré renfermant un cercle surmonté d'une couronne, est figuré un chat tenant une souris dans la gueule ; le tout est accompagné des lettres I. B. S., initiales de Jean-Baptiste Sessa.
Première page : Incomincia el prohemio dellarte del ben morire : Cioe in (| gratia di dio. Composto per el Reuerendo padre Monsi\\gnore Çardinale di Fermo. Anno dhi M.CCCC.LH. Dominique Capranica, cardinal et évêque de Fermo, désigné ici comme l'auteur de l'ouvrage, n'en a été que le traducteur.
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Le livre est divisé en six parties : une préface forme la première ; la deuxième, qui donne une version du texte de YArs moriendi y finit au recto du f. 15; les quatre autres sont composées d'examens et de prières. La troisième porte ce titre : Incomincia la terza particella die contiene le domande o vero interrogations che si debbano (are allo infermo: e prima per religiosi da poiper li mondant. La dernière gravure se rapporte à cette partie.
A la dernière page : Impression Venetijs Per Io. Baptistam Sessa.
Les gravures sur bois, au nombre de onze, offrent, comme toujours, le type, plus ou moins modifié, des xylographes. Les qualités de l'art italien se révèlent déjà dans leur composition, mais le couteau du graveur est dur et sans charme. Toutes elles sont munies de rouleaux avec légendes. A la neuvième planche, on voit quatre tonneaux dans la cave ; un homme, un genou à terre, tire do l'un d'eux. Tous les encadrements des planches ont des ornements différents.
Hain place cette édition vers 1478.
J'ai acquis un bel exemplaire de ce livre à la vente Durazzo. Il a été relié en maroquin rouge par Trautz-Bauzonnet.
B. — Questa operetta tracta dellarte del || ben morire cioe in gratta di dio. . . . (A la fin :) Stampado fo questa operetta. . . . cÔ li figure accomodati per lohanne clcin e Piero himel\\de Aimanta. NegH anni del signore M.cccc.lxxxx (1490). In-quarto, de vingt-six feuillets, selon Brunet, et de vingt-huit, selon Hain (n° 4402), sign. a-c, avec douze gravures sur bois.
Brunet dit que Clein a exercé la typographie à Lyon en 1478 et plus tard, mais il ne croit pas qu'il ait publié dans cette ville ce livre qui est curieux et rare.
C. — Incomincia elprohemio délia arte del ben morire cioe t gra^ tia diDio compilato & composto per lo Keuerendo in chri^sto padre Monsignor Cardinale di fermo neglianni del no^stro Signore. M.cccclii. Petit in-quarto, de vingt-deux feuillets, sign. a-c. On lit à la fin : Finilo ellibro del ben morire tucto storiato Deo gratias. Cette édition sans date, en lettres rondes, a été exécutée à Florence vers la fin du quinzième siècle. Elle est ornée de douze grandes gravures sur bois et de vingt-deux petites. Onzo figures en largeur rappellent, avec de grandes modifications, le type de YArs moriendi, mais elles diffè-
AH S MORIENDI
rent, pour la composition, de celles de l'édition de Venise ci-dessus (A): le dessin et la gravure y sont bien supérieurs. Dans la cave du mourant, il y a six tonneaux avec des petits pots.
D. — Autre édition qui reproduit la précédente, avec la date de 1513 avant les mots : Finito bllibro, mais aussi sans lieu d'impression.
E. — Del arte del ben morire cioe in gratia di dio compilato et cnmposto da Cardinale di Fermo ann. dora. 1452. S. 1. n. d. In-quarto, do 31 ff., sign. a-d, flg. sur bois. Hain, qui décrit cette édition (n° 4394), en attribue l'impression à Ant. Miscomini, de Florence.