‹ Manuel de l'amateur d'estampes (volume 2)Chapitre 74 sur 119 · ÉDITION LATINO-ALLEMANDE · texte numérisé non relu

ÉDITION LATINO-ALLEMANDE

(Spéculum humanœ saivationis latino-germanicum cum Speculo Sanctœ Mariœ editum.) In-folio.

Ce livre se compose de deux cent soixante-neuf feuillets imprimés opistographiquemeot avec des caractères de fonte. On y trouve : 1° les quaranto-cinq chapitres du Spéculum en langue latine avec cent quatre-vingt-douze figures, qui paraissent reproduites

i. Pour compléter le chapitre des éditions latine», oou» mentionnerons pour mémoire deux éditions citées par Guichard (p. 46}.

L'une d'elles : Spéculum humarue talvationis (Paris, Jehan Petit, 1498, in-4«) n'est connue que par une rapide mention d'Érasme Njerup {Spicilegium bWographicum; Havniœ, 1783): elle appartenait alors au professeur A. Kallius. On ignore si elle a des gravures, mais c'est peu probable.

L'autre : Spéculum talvationis humanœ modum ruine réparât ionisque generis humant corn-

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à l'imitation des anciens manuscrits ; 2° une traduction du même ouvrage en allemand et en prose; 3* les trente-quatre chapitres du Spéculum sanctœ Mariœ, en langue latine, sans figures, ni traduction; cette partie est l'œuvre de Jean Andréas, de Bologne, jurisconsulte (voir plus haut, p. 800). Les chapitres de ces différents ouvrages sont intercalés les uns dans les autres, et le tout est entremêlé de la traduction allemande. C'est un des livres les plus étranges que Ton puisse rencontrer.

Les figures n'ont aucun rapport avec celles des éditions précédentes ; quoique infiniment moins remarquables, elles ne déparent pas ce livre d'ailleurs très bien imprimé. Heinecken a donné des fac-similés des deux premières gravures, et Dibdin, de dix figures, d'après l'exemplaire de lord Spencer.

Sur le recto du premier feuillet, le prologue du Spéculum sanctœ Mariœ commence ainsi :

Jtiàpit jptamam Itfari fequentia

^^TjIîrseasnatonegtaluB'Dflrido pfpiter-mimi

Jr*W * P au £ urn0urn fâ u FP 1 paugtca mv Vf J-imlkt.Clero <* fa cris vginibuo erfiterans m

Le recto du huitième feuillet finit par Amen.

La première gravure : Chute de Lucifer, est placée au verso du feuillet 9, et il y a un très grand ornement sur la marge à gauche. La dernière est au verso du deux-cent-soixantième feuillet. Toutes les gravures sont accompagnées du texte latin. Dans le haut de la planche, le titre est en latin, mais au dessous se trouve l'explication en allemand.

plectens cunetù verbi dei seminatoribut per quant utile ae necetsarium (ParU, M. Durand Gerlier, 1498, in-8») a été signalée par Panier (t. Il, n» 473). Bolongaro-Crevenna en avait un eiemplaire, mai» il n'a jamais été convenablement décrit, de aorte qu'on ne «ait pas s'il a quelque rapport arec notre Spéculum ou non.

Il y a encore deux édition* latines de Paris, J. Seurre, 1498 et 1303, in-S. Non* avons vu un exemplaire de celte dernière. C'est un petit in-8, gothique, à deux colonnes, de 36 feuillets chiffré» et 4 feuillet» non chiffrés. Le titre est identique avec celui de l'édition de Durand Gerlier, 1498, ci-dessus. La inscription porte que le volume a été imprimé par Jean Seurre aux frai» de Durand Gerlier et de François Regnault. Cette édition n'offre que le texte du Spéculum xvlcgraphique, et les trois éditions précédentes que nous venons de citer doivent être identiques avec elle.

Au commencement des huit derniers feuillets, qui contiennent une double préface et une double dédicace, on lit :

(TAlitiB Ixhx Saluât onis bumanenietriass pjioas Ufah matenâ mdœ ac ppenfciofetradatg

(TCompenDiu bumanc faluatDiris nunoipatS- 3Indpit

iDoc Dpue incboD p nonne jrpe tuo.

C'est l'annonce d'un abrégé du Spéculum, également en prose rimée, dii à la plume du frère Joan, éditeur de ce volume.

La préface finit à la troisième ligne du deuxième feuillet, puis vient : Prologm tu Compendui huane saluatônis. L'abrégé commence vers la fin de ce deuxième feuillet et se termine au verso du huitième qui est le deux-cent-soixante-neuvième et dernier. Les chapitres ne sont qu'au nombre de quarante-trois, mais ce dernier comprend aussi les chapitres quarante-quatre et quarante-cinq. Tout à la fin :

(fe^phat bumane$ falutîs fiïmula plane a me ftatŒ ]fobanne tui patec rcfcwis aime fitbndiàeputD quafiminimo mDnacbo.

On ne trouve dans ce livre ni chiffres, ni signatures, ni réclames ; il est imprimé avec des caractères gothiques, à longues lignes, au nombre de trente-cinq sur les pages entières.

Cette édition, sans date, où l'on ne voit le nom d'aucune ville, ni d'imprimeur, a eu les honneurs de plusieurs attributions erronées.

M. Paul Lacroix 1 la donne à Gutenberg, de même que tous les Spéculum anonymes, à cause du mot miroir employé dans le fameux procès de Strasbourg de 1439 (voir plus haut, p. 234).

Heinecken cependant avait éclairci ce point d'une manière convaincante : « Ce qui est sûr, dit-il, c'est qu'il a été imprimé à Augsbourg vers 1471 par Gunther Zeiner. Je le sais par les mémoires que le R. P. François Krisner, bibliothécaire de la Chartreuse à Buxheim, a bien voulu me communiquer. Gunther Zeiner était grand ami et bienfaiteur de ces chartreux, tellement qu'il fit présent à leur biblio-

1. Moyen âge et Renaissance (en collaboration »\ec F. Seré), art. Imprimerie.

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thèque de chaque livre imprimé par lui, y insérant ses armes et quelquefois sa signature. Le livre du Spéculum hamanœsalvationisest do co nombre : outre que les caractères y sont les mêmes que ceux de ses autres impressions. »

Dibdin, cependant, ne s'est pas contenté de cette démonstration admise par tous les bibliographes. Après avoir remarqué que Gunther Zoiner et Jean Zeiner, son contemporain, imprimeur à Ulm, employaient tous les deux des caractères semblables à ceux du volume dont nous nous occupons (voir le spécimen de ces deux caractères dans Sotheby, t. n, pl. xcm et xciv), il déclare qu'on ne saurait attribuer l'édition à l'un de ces typographes plutôt qu'à l'autre. Aujourd'hui nous possédons à l'appui de la déclaration de Heinecken un document péremptoire, qui est le catalogue de vente des livres publiés par Gunther Zeiner, catalogue imprimé par lui-même et où notre volume figure sous ce titre : Spéculum humante salcationis, alias beaiœ Virginis , cum imaginum picturis ad id speclanlibus, latina et leutonica lingua impressum.

Tout le reste, d'ailleurs, concorde avec cette preuve. Le frère Jean, éditeur de ce volume dédié par lui au père Jean (de Hohenstein), élu abbé du monastère de Saint-Ulric et de Saintc-Afra d'Augsbourg en 1439, et mort en 1478, faisait lui-même partie de ce couvent, de l'ordre de Saint-Benoît. D'après les uns, ce serait Jean dcCarinthie(d<? Carniola), selon d'autres, ce pourrait bien être Jean de Giltingen, qui devint lui-même abbé du même monastère en 1482. C'est à ce frère Jean également qu'on doit la traduction allemande de cette édition. Meerman est allé jusqu'à lui attribuer le texte original du Spéculum humanœ salvationis, dont la rédaction cependant remonte sûrement au commencement du quatorzième siècle.

Ce volume, qu'on rencontre fréquemment dans les bibliothèques d'Allemagne, se présente rarement dans les ventes. Vendu, 125 francs chezBearzi; 410 florins chez Butsch; 610 francs (relié en maroquin rouge), à la salle Silvestre en novembre 1857 ; 450 francs à la vente Libri en 1859; 1,950 francs (relié par Trautz-Bauzonnet) à la vente Yemeniz, en 1865; 1,000 francs chez Tross en 1872; 806 fr. 25 c. à la vente Weigelen 1872; 1,562 francs au catalogue de Cohn, de Berlin, n° CLV1I, en 1883.

On le trouve à notre Bibliothèque nationale, avec les fouillets neuf et dix placés par erreur en tête.

Je possède un très bel exemplaire de ce livre rare. Un certain nombre de gravures y sont légèrement coloriées, les autres sont intactes. Il est relié en maroquin rouge par Petit.

ÉDITIONS ALLEMANDES

A. — Spiegel menschlicJier Behaltnisse. Bâle, Bernard Riche!, 1476. Grand in-folio, de deux cent trento-cinq feuillets.

Cette traduction allemande diffère des manuscrits et des éditions précédentes ; elle n'est pas la même non plus que celle qui est due aux presses de Gunther Zeiner. Elle est imprimée en caractères gothiques, a deux colonnes, sans chiffres, signatures, ni réclames.

On y trouve : 1° les quarante-cinq chapitres du Spéculum; 2° les Quinze Signes qui précéderont le Jugement dernier, selon saint Jérôme ; 3 e les prédications de l'Antéchrist; 4° les épîtres et évangiles pour les dimanches et fêtes de l'année ; 5* diverses histoires et paraboles de l'ancien et du nouveau Testament; le tout en allemand et en prose. Il y a deux cent soixante-dix-huit figures sur bois, dont vingt et une constituent de doubles emplois ; elles sont inférieures à celles des éditions latines et hollandaises et même à celles de Gunther Zeiner. Elles sont l'ouvrage d'un autre graveur.

Haut, des Ggures, 125 mUlim. ; larg., 85.

Les quatre premiers feuillets contiennent le prologue du traducteur et trois tables.

Au verso du dernier feuillet : Deo grattas.

On lit au-dessous, en lettres capitales : Getrocket dvrch Bertv-\hart Richel 2v Basel do\\>nan zalt von Cnstus (fefltart. M.CCCC.LXXVI, vf sa-^nt gilgen obent • ; •

Au bas la marque de l'imprimeur, tirée en rouge, avec les lettres B.R.

Sotheby (t. II, p. 187, pl. xcm et xciv) a donné des fac-similés du texte et de trois gravures.

L'auteur de cette compilation est inconnu.

Brunet ajoute que Hain ne compte que trois feuillets préliminaires, mais celui-ci a trouvé, dans l'exemplaire par lui décrit, trois autres

254 LIVRES XYLOGRAPHIQUES

feuillets à la fin du livre. Deux contiennent: Von cime bichtiger das cwTigelhiui schrijbct sanclus Lucas am yij capitel, et le troisième est pour le registre des cahiers.

L'exemplaire de la Bibliothèque nationale est incomplet des deux premiers feuillets.

Le cardinal de Loménie de Bricnne possédait un ouvrago in-folio composé de trente-trois feuillets, imprimés des deux côtés et présentant une série de deux cent cinquante-sept gravures sur bois, dont les sujets étaient ceux du Spéculum humanœ salcationis. Les trente-deux premiers feuillets contenaient sur chaque page quatre figures, accompagnées d'un texte manuscrit, tantôt latin, tantôt allemand. Le P. Lairc, qui a décrit ce volume (n° 4), a déclaré que ces gravures sur bois, « quoique plus grossières », étaient semblables à celles des éditions françaises du Spéculum données à Lyon 'par Mathieu [Husz, erreur qui a été répétée par Brunei. Sotheby a démontré, en effet (t. II, pp. 78-83 et 187), que ces gravures sont les mêmes que celles do l'édition allemande ci-dessus, de Baie, 1476, à l'exception des deux (dont il donne le fac-similé, p. 83), et que ce tirage à part, sans texte, est postérieur à l'édition originale.

Dans le même volume se trouvait un manuscrit latin , orné de peintures, et consacré aux Histoires de la Bible, par Jean d'Udine. Ce n'était pas l'original, comme dit Laire, mais une copie de l'original daté de 1345.

Ce volume, réputé unique, vendu 700 livres à la vente de Loménie de Brienne, passa en Angleterre oit il devint la propriété du marquis do Blandford (White Knight's Library), et plus tard celle de M. Perkins.

B. — Dast ist der spiegel der menschm behallnis mit den et angelien wid mil epislcln nach der Zyt des jars. Grand in-folio. Sans lieu ni date.

On y compte deux cent trente-cinq feuillets, à deux colonnes de quarante-neuf lignes. Le premier feuillet n'est pas chiffré, on trouve ensuite quatre feuillets de table et un pour le titre. 11 n'y a que deux cent vingt-huit feuillets chiffrés. Les caractères sont gothiques. On y compte deux cent soixante-dix-sept figures sur bois. « Elles sont, dit

Guichard, de la grandeur d'une carte à jouer, et n'ont été employées dans aucune des éditions précédentes. »

Sur le recto du dernier feuillet, colonne 2, on lit : Deo grattas. Audessous, on voit deux écussons suspendus à une branche; l'un représente un dragon ailé et l'autre un arbre accosté de deux étoiles; ce sont les armes parlantes de Pierre Drach (dragon), premier imprimeur de Spire, qui exerça de 1477 à 150 t.

C'est la reproduction de l'édition de Bàle. Elle est imprimée avec les mêmes caractères que le Leonardi de Utino Scrmones. . . Spire, Pierre Drach, 1479. On la croit publiée vers la même époque.

Guichard ne donne que deux cent trente feuillets à cette édition.

Elle est fort rare. La Bibliothèque nationale en possède un bel exemplaire.

C. — Dit ht der spiegel menschlicher behaltnus mit den Evangelien und Epislelen durck daz ganz jar. Augsbourg, Pierre Berger, 1489. In-folio.

On y compte six feuillets préliminaires (Guichard dit huit), deux cent vingt-neuf feuillets chiffrés, à deux colonnes de quarante-cinq lignes, et deux cent soixante-quatorze figures gravées sur bois. Voici le colophon: Gedruckt in d' keyserlichen stat Augspurg\\von Peter Berger Vnnd Vollendt an dem\\freitag nach Liechtmess des jures do man \\ sait nach Cristigepurl. M.CCCC.LXXXIX jar.

C'est une reproduction de l'édition de Bâle de 1476. Heinecken ne l'a pas connue.

L'exemplaire de Weigel, avec les planches coloriées et quelques piqûres de vers, a été vendu 345 francs.

D. — Der Spiegel menschlicher behaltenisse. Reutlingen, Michel Greifcn, 1492. In-folio.

Deux cent vingt et un feuillets en caractères gothiques. On trouve dans ce livre les épîtres et les évangiles. Heinecken dit que les figures en bois sont gravées par un artiste différent. On lit à la fin :Hie endet sich d' spiegel mêschlicfier bchaltnusz mitsampt de eioâgelien und episteln durch dz gants iar. von den heiligen mil dem commun, (ielruckt su lieullinge va michel greifen v/fdz new jar In dé m.cccc Ixxxxij.

m LIVRES XYLO GRAPHIQUES

L'exemplaire de Weigel, piqué, mais avec les figures non coloriées, a été vendu 375 francs.

E. — Der Spiegel menschlicher behaltnisse. Augsbourg, Jean Schoensperger, 1492. Petit in-folio.

Deux cent quatre-vingt-huit feuillets chiffrés, un et six feuillets non chiffrés, à deux colonnes de quarante-deux lignes. On y trouve les épîtres et les évangiles, mais avec d'autres vignettes gravées sur bois. Le colophon est: Gedruckt in der Kaiserlichen Stat Augspurg von Hannsen Schonspergem vnd vollendet an den Freytag vor sant marteins tage des jares do mon sait nach Cristi geburt m.cccc.xcij jare.

F. — Der Spiegel menschlicher befialtnuss. Augsbourg, Jean Schoensperger, 1500. In-folio.

C'est une réimpression de l'édition précédente. Elle ne compte plus que deux (non chiffrés) et deux cent quatre-vingts feuillets, à deux colonnes de quarante lignes.

G. — Dos ist Spiegel der mcnschen befialtnis mit den evangelien und episteln nach der zyt des iars. In-folio. Sans lieu ni date.

Elle contient sept feuillets non chiffrés et deux cent vingt-six feuillets chiffrés, avec registres, sans signatures ni réclames. Les figures sont sur bois. Voir Panzer, Ebert et Hain pour cette édition inconnue à Heinecken.

H. — Dos ist der Spiegel der mcnschen behaltnis mit den ewangelien und mil epistelen nach der zyt des iares. In-folio. Sans lieu ni date.

Elle compte deux cent vingt-neuf feuillets chiffrés, imprimés à deux colonnes, avec figures sur bois. Décrite par Hain. Ebert pense que cette édition a été publiée dans les dix dernières années du quinzième siècle.

I. — Hic vahet an ein spiegel menschlicher bchaltmtss in dem geoffnet teirt d'val des mëschen un die mass des wid'pringes. In-folio. Sans lieu ni date.

Cette édition qu'on croit imprimée à Augsbourg, par Antoine Sorg entre 1475 et 1498, n'a que cent trente feuillets non chiffrés, avec figures gravées sur bois. Elle est citée par Panzcr et par Ebert.

Antoine Sorg a donné en 1476 un volume de cent soixante feuillets, intitulé : Der menschenspiegel, que M. Brunet croit être une traduction du Spéculum humanœ salcationis; c'est celle du Spéculum humanœ vitœ de Rodriguez de Zamora. Elle a des gravures.

On connaît de ce livre une édition en bas-saxon. Elle contient quatre cent soixante feuillets in-folio, sans chiffres, signatures ni réclames, sans année, sans nom de ville ni d'imprimeur. Elle est conforme à l'édition de Bâle 1476 et à celles d'Augsbourg 1489 et Reutlingen 1492. On y compte cent trente-huit figures sur bois. C'est Erasme Nyerup qui a fait connaître ce livre.

Nous ne croyons pas devoir citor les éditions postérieures à l'an 1500.

ÉDITIONS FRANÇAISES

A. — Le Mirouer de la rédemption de lumain lignage. Lyon, 1478. Grand in-folio.

C'est la traduction de l'édition allemande de Bernard Richel, Bâle, 1476.

Les feuillets sont au nombre de deux cent un, imprimés à deux colonnes do quarante-six lignes chacune, avec signatures, mais sans chiffres, réclames ni initiales. Les caractères sont semi-gothiques. On y compte deux cent cinquante-six figures gravées sur bois. Les trois premiers feuillets renferment: 1° le prologue du traducteur; 2° une table des matières par ordre alphabétique et non par chapitres ; 3° une table des épitres et des évangiles pour tous les dimanches de l'année; 4° une table des épitres et des évangiles pour les fêtes des saints et des saintes.

238 LIVRES XYLOGRAPHIQUES

Le texte commence sur le recto du quatrième ieuillet coté Aij : Cy commencé le mirouer de la redemp

Il finit à la deuxième colonne du septième feuillet recto, du cahier B, seconde signature, par ces mots :

Cy finùt le Hure du mirouer de la re demption de lumain lygnage transla te de latin en francoys selon lintenei on de la saincte escripture i ru et cor rige et trêulate par reueréd docteur en théologie Frère Iulyen des au gvttins de Lyon, selon le sent de la ire comme yl pourra apareystre a ceux qui d'dygenment mertrunt paine a le lyre et bien entendre. Et a este mpri me. Lan de lincarnacion Tire seigneur courront, mille, cccc. Ixxviij. le. xxvi.

On trouve dans ce livre : 1° les quarante-deux premiers chapitres du Spéculum-, 2° les quinzo signes qui précéderont le jugement dernier, selon saint Jérôme; 3° les prédications de l'Antéchrist; 4° les épîtres et les évangiles pour les dimanches et fêtes de l'année. ... ; 5? diverses histoires ou paraboles tirées de l'ancien et du nouveau Testament. Si l'on en croit Guichard, la traduction reproduit le texte allemand de 1476, sauf quelques légers changements; Brunet au contraire dit que c'est seulement une imitation. Quoi qu'il en soit, l'auteur français, qui s'appelait Julien Macho, a omis les huit derniers feuillets de l'édition allemande contenant les chapitres XL11I, XLTV,

On â employé les marnes figures, mais la suppression des huit derniers feuillets a amené cello de vingt-deux figures qui se trouvent en plus dans l'édition allemande.

La date de 1478 est la plus ancienne que l'on rencontre sur un livre français orné de figures sur bois.

Van Praët a le premier fait connaître cette rare édition qui ne

porto aucun nom d'imprimour. Brunot, qui avait d'abord pensé qu'elle était due aux presses de Guillaume Leroy, est revenu ensuite à l'opinion de Guichard qui croit qu'elle peut avoir été publiée par Mathias Husz. Ce dernior, comme on le verra plus loin, imprima au moins sept fois la traduction française du Spéculum.

La Bibliothèque nationale possède de cette édition un bel exemplaire aux armes de Condé. Un autre, incomplet du premier feuillet, a été vendu 130 francs, chez Le Prévost, en 1857.

B. — Le Miroiter de ta rédemption de lumain lignaige. Lyon, 1479. Grand in-folio.

Il contient cent quatre-vingt-quinze feuillets, avec signatures, sans chiffres, initiales, ni réclames, et deux cent cinquante-six figures gravées sur bois; les caractères sont semi-gothiques. Les page s ont deux colonnes de quarante-sept à quarante-huit lignes chacune. Il y a trois feuillets préliminaires. Lo texte commence sur le recto du feuillet 4, Aj, colonne 1, et finit au. verso du neuvième feuillet du cahier A., seconde signature, par ces lignes :

Ctj flni&t le Hure du mirouer de la redêp chn de lumain lignage translate de latin en francoyg selon tinteneion de la saincte escripture veu z corige z traslate par re uered docteur en theologye Frère iulyen des augustins d'Lyon. selon le sens de la l're comme yl porra apareystre a ceux q' diligmmen nmtnnl paine a le lyre et bien entendre et a este imprime lan de Un carnacion nostre seigneur courât. Mille, cccc. Ixxix. le xxviii. tour daoust.

Cette édition est copiée sur la précédente , ot les figures sont les mêmes. Il n'y a aucun nom d'imprimeur, mais ce sont les caractères que l'on trouve dans les autres publications de Mathias Husz. Cet imprimeur s'est donc établi à Lyon avant 1479 et non en 1483, comme on l'avait cru jusqu'alors.

LIVRES XYLOGHAPHIQUES

La Bibliothèque nationale possède un exemplaire de cette édition. Celui de Brienne-Laire n'a été vendu que 40 francs.

C. — Le Miroiter de la rédemption de lumain lignage. Lyon, 1482. In-folio.

Cette édition n'est pas moins rare que les précédentes ; elle est fmprimée à deux colonnes de quarante-six lignes. Il y a trois feuillets préliminaires non chiffrés , pour la préface et la table ; ensuite deux cent un feuillets chiffrés, avec deux cent cinquante-sept figures sur bois. On n'y voit ni siguaturcs', ni réclames , ni initiales.

Sur le recto du feuillet 4, colonne 1 :

Cy commence le mirouer de la redemp tio. . .

Au recto du dernier feuillet , colonne 2 , on lit :

Cy finist le mirouer de laredemptîô de lumain lignage traslate de latin en /ira coys $elon lintencion de la saincte escrip ture veu corrigé z translate. . . .

. . .et a este imprime la de grâce mil cccc IxxxiL le xii tour de may.

Cette édition est pour le texte et les figures conforme aux précédentes ; on y reconnaît toujours les caractères de Mathias Husz. Un exemplaire à la Bibliothèque nationale et un autre au British Muséum. Vendu 156 francs chez Scherer.

D. — Le Miroir de la rédemption de lumain lignaige. Lyon, Mathias Husz, 1483. In-folio. Le format est un peu plus petit.

Le livre commence par trois feuillets préliminaires non chiffrés. Suivent deux cent un feuillets chiffrés, avec signatures , sans réclames, imprimés à deux colonnes de quarante-six lignes chacune. Il y a deux cent cinquante-huit figures gravées sur bois. Les grandes lettres initiales sont exécutées de la même manière.

Sur le recto du feuillet 3 , colonne 1 :

Cy commence le mirouer de la redem fti 0 de lumain lignage

Au recto du dernier feuillet, colonne 2 :

Cy finist le miner de la redT-ption de lu main lignaige translate de latin en fran

coys et

a este imprime p tnuistre mathis huz lan de grâce mil. cccc. Ixxx.ii.

Cette édition, conforme aux précédentes pour le texte et les figures, est à la Bibliothèque nationale.

E. — Le Mirouer de la rédemption de lumain lignaige. Lyon, Mathias Husz, 1486. Petit in-folio.

Édition fort rare. Elle compte cent soixante-neuf feuillets, suivis de trois ou quatre feuillets de table. Impression en caractères gothiques, à deux colonnes, de cinquante et une lignes. Figures sur bois.

Au verso du cent soixante-neuvièmo feuillet on Ut : Imprime a Lyon par maistre Mathieu Husz lan de grâce mil quatre cens quatre vingz six le xxij de mars.

L'exemplaire Le Prévost était incomplet de la fin.

F. — Le Mirouer de la rédemption de lumain lignaige. Lyon, 1488. In-folio.

Elle compte cent soixante-douze feuillets chiffrés à deux colonnes de cinquante lignes, avec signatures a-y ,,„, sans réclames ni initiales; les figures sont au nombre de deux cent cinquante-sept.

Sur le recto du feuillet 2, colonne 1, on lit:

Cy commence le mirouer de la rtdêpcion de lumain lignaige translate de latin en fran tftys .....

Sur le verso du feuillet 169, colonne 2 , cette souscription :

Cy finist le miroutr de la redempeion de lu main lignaige tronslate de latin en francoy$. . .

Et puys après corrige et mys

p us a.t vray par reutret docteur en théologie frère Guillaume lemenâdde lo-dre des frères mineurs de lobsenance. Lan mil. cccc. et

262 LIVRES XYLOGRAPHIQUES

Dans les trois derniers feuillets on trouve : 1° une table des matières par" ordro alphabétique; 2* uno-tablo dos épîtres et des évangiles pour tous les dimanches do l'année ; 3* une table des épîtres et évangiles pour les fêtes des saints et des saintes.

Sur le recto du feuillet cent soixante-douze, colonne 2, cette sous cription :

Cy finist la table de ce présent Hure intilide le Mirouer de la rédemption humaine.

Au bas de la page, se trouve la marque de Mathias Husz. Les figures et les caractères sont les mômes que ceux de la précédente édition.

La Bibliothèque nationale en possède un exemplaire incomplet de trois feuillets.

G. — Le' Miroir de la rédemption de lumain lignaige. Lyon, Mathieu Husz, 1493. In-folio.

Cette édition a aussi cent soixante-douze feuillets chiffrés.

Au bas de la deuxièmo colonno du feuillet cent soixanteneuf : Cy finist le miroir de la redëpcion de lumain lignaige... imprime a Lyon sur le rosne p maistre Mathieu Husz. ran mil cccc et xciij et lexij iour doctobre. Impression en caractères gothiques, à deux colonnes. Figures sur bois.

Au verso du dornicr feuillet, une des marques de Mathias Husz.

H. — Miroir de la rédemption humaine, transi, par F. Julien. Paris, 1493. In-folio.

Les figures sont différentes. Un exemplaire est au British Muséum.

I. — Le Miroir de la rédemption humaine. Paris, Jehan Petit. Sans date. Petit in-folio.

Elle compte cent quatre-vingt-six feuillets chiffrés et quatre feuillets non chiffrés pour la table des chapitres. Au recto du dernier feuillet chiffré, première colonne :

Cy fine le miroir de la rédemption humaine imprime a paris par Nicolas desprez demourant douant le petit huys sainct eslienne des gres Pour iehan petit marchant libraire

Cette édition, oitée par Brunet, est de la fin du quinzième sièele ; même traduction que les précédentes.

J. — te Miroir de la rédemption humaine. Paris, Michel le Noir, Sans date. Petit in-folio.

Brunet dit qu'elle est postérieure à l'année 1505, elle a cent quatrevingt-un feuillets chiffrés, suivis de quatre autres non chiffrés qui contiennent la table. Impression en caractères gothiques, à deux colonnes. Au recto du feuillet cent quatre-vingt-un : Imprime a Paris pour Michel le noir, demourant en la rue sainct Jacques

Les planches sont grossièrement gravées; elles ont servi pour l'édition suivante.

K. — Le Miroir de l'humaine rédemption . Paris, Philippe le Noir. 1531. In-folio.

C'est la traduction de Julien de Macho. Édition citée par Du Verdier.

L. — Le Mirouer de la rédemption humaine. Sans lieu ni date. In-folio.

Elle compte deux cent onze feuillets, avec chiffres et signatures, sans réclames, imprimés à deux colonnes de quarante et une lignes chacune. Caractères gothiques. Elle est ornée de deux cent trente et une figures sur bois, plus petites que celles des éditions de M. Husz, et d'un autre artiste. Sur le recto du premier feuillet, une figure en bois occupe toute la page. Sur le verso, colonne 1, on lit :

(T) Ous ceulx qui enseigneront les homes a faire iustice serSt respl

• L'ouvrage finit au verso du dernier feuillet , colonne 2 :

Si voient nos crois qui ne voient pas nos o'gtures. Et celui q'aura ces choses en soy sera temple de dieu . . . Amen.

Van Praët croit que cette édition a été publiée à Paris, par Verard, vers 1500. La Bibliothèque nationale en possède un exemplaire sur vélin.

LIVHES XYLOGRAPHIQUES

M. — Le Miroir de la rédemption humaine. Paris, Antoine Verard. Sans date. In-folio.

Le livre se compose de deux cent vingt et un feuillets chiffrés et de quatre feuillets non chiffrés imprimés sur deux colonnes de quarante et une lignes chacune, avec signatures. Les caractères sont gothiques ; on compte deux cent cinquante-deux figures gravées sur bois. Les planches qui avaient servi pour la précédente édition ont été employées pour la plus grande partie des figures que l'on voit dans celles-ci.

Sur le recto du feuillet 1 :

Au feuillet 221 et dernier, verso, colonne 1, on lit :

Cy fine le miroir de la rédemption humaine imprime a paris f-our antkoine verard marchant et libraire démotivant en la rue Saint Jaques, près petit pont a lenseigne saint iehan levangeli sle ou au palays au premier ptllier de vont la chapelle ou len chute la messe de mes seigneurs tes presidens.

La table des matières se trouve dans les quatre derniers feuillets. Un exemplaire est à la Bibliothèque nationale. Van Praët pense que l'exemplaire sur vélin que l'on voit au British Muséum appartient à cette même édition.

NOTICE SOMMAIRE

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