ORPHÉE
Copie par Peregrini I Cabinet de Mr le Baron Edmond de RotkechildJ
OEUVRE DE PEREGHINI 321
In» 280;>), avec petites marges et un peu Uchée, a été acquise, au prix do 300 florins, par le Cabinet des estampes de Berlin.
Nous donnons une reproduction de celte pièce .
($87. Diomùde enlevant le palladium de l'acropole de Troie. Le héros argien, entièrement nu, avec un léger voile voltigeant sur ses bras, le corps vu de face et la tète presque de profil à droite, est debout, la tète couverte d'un casque. Sa main droite s"appuie sur un bouclier qui pose à terre, et sur la gauche il tient la statuette de Pallas. Fond noir. Dans la marge du bas, le monogramme: 0. P. D. G. (Duch.. n° 200. — Passav., V, p. 213, n» 39.)
Haut., il millim.; larg., 24.
Fort belle pièce, gravée sans doute d'après une pierre antique.
Duchesne n'en signale que deux épreuves : celle du Cabinet des estampes de Pans, dont il a donné un fac-similé, et celle delà coll. Malaspina, qui n'a pas reconnu le sujet de cette pièce, et y a vu simplement un guerrier tenant la statuette de Mars ou de la Victoire (Calai., t. Il, p. 8.) — On en connaît une troisième, qui a figuré à la vent* Wellesley (I8Ô0, u» 134), et qui proveuait de la coll. Wilson (n» 40); elle a atteint le haut prix de 31 lï. 10 sh.
Il en existe une copie libre, de dimensions plus grandes, à fond blanc, offrant un paysage. Dans le haut est un cartouche oh on lit à rebours les initiales : 0. P. A. D. C. Duchesne (n0 261) estime que ■ ce doit encore être une marque de Pcrcgrini, malgré la lettre A qui s'y trouve, et dont la signification pourrait être : Opéra Pcreyrini aitefice da Cesena », hypothèse inadmissible. Il en émet ensuite une autre, la seule légitime, c'est que la lettre A désigne le copiste. On ne connaît de celte copie que l'épreuve de la coll. Malaspina, Calai., t. Il, p. 8 (haut., 77 millim.; larg., 46).
688. Mutins Scœcola. A droite, sur un trône élevé et richement sculpté, est assis Porsenna, vu de profil à gauche. Mucius Scœvola. debout devant lui, tient la main droite armée d'un glaive dans le feu allumé sur uno espèce d'autel. Plusieurs soldats à pied et à cheval, portant des enseignes, occupent la gauche. Le fond est entièrement noir, excopté un groupe de nuages avec le croissant placé sur la tête du roi. Sur une marche du trône, le monogramme P barré, incliné à gauche.(Bartsch, XIII, p. 53, n° 10. — Duch., n°203. — Zanetti, p. 1)5, n" 1 19.— Passav., V, p. 213, nu 40. )
Haut., 56 millim.; Urg., 19.
Duchesne cite quatre épreuves de cette pièce : celle du cab. Sykes (n° 1120), vendue 368 fr. en 1824, et conservée aujourd'hui au Brilish Muséum ; — celle du cab. Durazzo (n* 2'JICf, vendue 300 florins, et qui se trouve chc* M. le baron Edmond de kikllks 21
ŒUVRE DE PEREGHINI
Rothschild; — colle du cab. Buckingham, provenant de la coll. Durand (rendue 300 fr. en 1821); — et celle du cab. Malaspina, t. II, p. 7.
L'épreuve de Duraz/o a été gravée en fac-similé, qui l'a fait connaître à Bartsch et à Zanetti.
Gettc pièce a été copiée en plus grand, avec une variante (voir notre n« 389).
689. Une Apothéose [?). A droite, un guerrier nu, la tête couverte d'un casque, est debout près d'un autel sur lequel ou voit un aigle. A gauche, une jeune femme, habillée à l'antique, tient de la main gauche un vase dont elle verse l'eau lustrale sur l'aigle. Pièce à triple cintre, avec têtes do chérubins dans les coins. Au milieu de la marge du bas, le monogramme V barré. (Bartsch, XIII, p. 209, n* 7. — Duch., n° 260. — Passav.. V, p. 214, n« 40.)
Haut., marge coinpriw, 47 millim.: larg., 23.
Bartsch a décrit cette pièce sou* le titre de V Aigle offert en sacrifice. Duchcsno interprète le sujet comme VApoih'ose d'un empereur, dont l'aigle figurerait l'âme. Malaspina y voit une Libation allégorique à Jupiter, ce qui est peut-être le plus exact.
On n'en connaît encore que l'épreuve du cab. Sykes (n« 1128), venduo a £. et conservée au Brilish Muséum, car on ignore on est celle décrite par UarLsch.
Nous ne comprenons pas la remarque de Passavant (I, p. 280, n° 206), que c'est une « copie dans le sens de l'original d'une planche de cuivre non niellée, qui se trouve dans le Musée Britannique ».
Il en existe une copie en contre-partie on, à la place du monogramme de Peregrini, on voit l'initiale A traversée par une barre . Elle est plus grande que l'original (Haut., 72 millim.; larg., ri<i|. I)uche«uc (n* 267) eslimc qu'elle ne doit pas être prise pour un nielle, que la gravure en est dure et parait de la fin du seizième siècle. Hnilliot {Table générale </e« Monogrammes, iSW, p. 7, n° 8) en cite un exemplaire. Un autre a fieuré dans la coll. Malaspina (Catal., t. Il, p. 8). Celui du cab. Sykes (n* 1129), rogné, est au British Muséum.
690. La Femme aux cinq génies, ou plutôt Y Allégorie de la Paix et de F Abondance. Une femme nue, vue de profil, tournée à droite, est assise sur un tertre, sous un oranger qui déborde sur les marges. Un bout de la draperie qui recouvre le siège passe sur son bras droit. De la main droite, elle tient une corne d'abondance, et, de la gauche, le chapeau ailé de Mercure ou un heaume vers lequel un petit Amour tend les mains, tandis que quatre autres sont groupés autour d'elle. L'un d'eux s'appuie par derrière elle à son épaule ; un second est assis près d'elle ; le troisième, debout, souffle dans une corne ; le quatrième, à genoux sur le devant, vu de dos, pose la main droite sur le genou de
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ALLKGOKIE DE L'ABONDANCE
ARABESQUES AU CÉNIE AILÉ Estampes de Peregnni
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tâUVHE DE PEREGRINI
la femme et appuie la droite sur un objet posé à terre. Fond noir. Au milieu de la marge du bas, le monogramme P barré. (Alvin, n* 12. — Passav., I, p. 322, n» 654, et V, p. 212, n»34.)
Haut., marge comprise, 55 millinu; l«rg., 3t.
Passavant n'a connu celle pièce que par l'ouvrage d'Alvin, qui on fait connaître trois épreuves à la Bibliothèque royale de Bruxelles, provenant de la coll. Van Seslich ; l'une d'elles a été cédée au Cabinet des estampes de Paris. Toutes les trois sont rognées et dépourvues de monogramme. Néanmoins Passavant a deviné juste en disant : « Beau travail de Peregrini, à ce qu'il semble, » ce qui *c trouve confirmé parla superbe épreuve de la coll. Durazzo n» 28S7), avec le monogramme, vendue SîH florins, cl qui fait actuellement partie du cab. de M. le baron Edmond de Rothschild. Elle est reproduite dans le catalogue illustré de cette vente.
091. Allégorie de V Abondance (?). Deux femmes debout, soutenant d'une main au-dessus de leurs têtes un vase rempli de fruits, et dont le pied est engagé dans uno guirlande de fouillage, les extrémités de laquelle aboutissent aux angles supérieurs. La femme, placée à gauche, vue presque de face, la tête légèrement tournée à gauche, est vêtue à l'antique et tient de la main droite une corne d'abondance renversée. La femme qui se trouve du côté opposé, vue de profil à gauche, avec des cheveux retenus au front par un bandeau, est toute nue, avec une légère draperie aux reins et dont les deux bouts s'enroulent autour de ses deux bras. De la main gaucho, elle tient droite une corne d'abondance. Entre elles deux, un petit enfant tient aussi uno corne d'abondance, et, avec son pied, il agace un chien. Fond noir. Au milieu de la marge du bas, lo monogramme : O. P. D. C. Double bordure linéaire. (Duch., n° 300. — Passav., V, p. 215, n^i.)
JUut., H raillira.j larg., 27.
On n'en connaît que trois épreuves : celle du Cabineldes estampes de Paris; celle delà coll. Malaspina, à l'encre bleuâtre (Cat., t. II. p. 10), et celle du cab. Durand, vendue, avec trois autres pièces, 150 fr., en I83G, n« 10. Cette dernière est probablement l'épreuve qui fait partie de la coll. Dutuil.
Nous en donnons une reproduction.
692. Allégorie de la Guerre. Trois hommes nus, dobout, la tête couverte d'un casque. Celui du milieu tient une couronne de feuillage de la main droite, et de l'autre une torche renversée. Celui de gauche, vu de dos, porte la main gauche vers la couronne tenue par son voisin ;
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son autre main est placée près d'une torche allumée; il a sur l'épaule un voile dont l'un des bouts retombe, tandis que l'autre voltige et déborde sur la marge. Le personnage de droite a la main gauche sur sa hanche, et, de la droite, il tient en l'air une torche allumée. Un voile posé sur son bras gaucho retombe le long de sa jambe. Toutes ces torches ont la forme de cornes d'abondance. Dans le tond, ù droite, un arbre. Dans la marge du bas, le monogramme P barré. (Bartsch, XIII. p. 210, n° 10. — Duch., n°300. — Passav.. V, p. 2U, nu 50.)
Haut., 61 millim.; larg., 18.
Cabinet des estampes de Pari^. — Collection Alliertine, à Vienne. C'est par erreur que Passavant signale une épreuve connue ayant fait partie de la coll. Durazzn.
693. L'Adiurrsih!. Trois femmes, tournées vers la gauche, se tiennent debout sur des coquilles portées par des dauphins au milieu de la mer. La femme du milieu est nue, les deux autres sont vêtues à l'antique. Toutes les trois tiennent au-dessus de leurs tètes deux voiles gonflées en sens contraire par le vent sortant de la bouche de Borée dont on ne voit que la tète à gauche. Double bordure linéaire. Dans la marge du bas, le monogramme : 0. P. I). C. (Duch., n" 303. — Al vin, u" il. — Passav., V, p. 219, n' 53.)
Pièo. tciilciurnic en tite. Haut., marge comprise, .it millim.; larg., 32.
Pièce décrite par Duche.sne et autres comme une Alltyoric sur la navigation.
Ducbesne n'a connu «pie l'épreuve du cab. Sykes (n» 1119), vendue 5 1C. j. sh., ot qui a passé au Brilish Muséum. — Alvin en a découvert une à la Bibl. royale de Bruxelles, dans le recueil de Van Seslich, mai* elle est rognée et sans le monogramme. — Une troisième, celle de Durazzo (n° 2028), fort belle, vendue 40'i florins, Tait partie du cab. de M. le baron Edmond de Holscliild. — Une quatrième a figuré à la vente Wcllesley (1860, n" 142), où elle n été adjurée à !) C. 9 sb.
Cette piece a élé imitée plusieurs fois. .Voir nos u" 419, 420, 422 et 4SI.)
694. La Pnh-oi/ance ou la Providence. Femme vêtue à l'antique, assise sur un dragon ailé. De la main droite, elle tient une corne d'abondance, et, do l'autre, un polit miroir rond. Sur le fond noir, on voit quatre arbres. Double bordure linéaire. Au milieu de la marge du bas, le monogramme P barré. ; Bar tsch, XIII, p. 207, n° 3. — Duch., n° 208. — Passav., I, p. 322, n° 057, et V, p. 215, n° 55.)
Pièce cintrée en o(?ive. Haut., marge comprise, 54 millim.; larg., .'ttl. Les auteurs ne sont pas d'accord sur le sujet de celte pièce. Bartsch l'appelle la