ORUVRE DE PER KO R ] NI
Providence ; Duchesne y yoit une sainte Marguerite, bien que la femme ne soit pas nimbée, et dès lors, le petit miroir rond devient sous sa plume un gflteau pour apaiser le dragon. Dans le catalogue de Wilson, elle est indiquée comme personnifiant l'Orgueil. Passavant l'a désignée d'abord comme la ligure de la Prévoyance, puis comme celle de la Prudence.
I.a description de Bartsch a été donnée d'après 1 épreuve de la Bibl. impériale de Vienne. — Duchesne cite l'épreuve du cab. Buekingham et celle de Sykcs (n° 112*). Celte dernière (vendue 4 ii. lOsh.) a d'abord passé chat Ottley, puis chez Wilson (n° 41), puis chez Wellcsley ;I8»'.0, n,J 1 10). vendue 14 ensuite chez Marshall (ii» 1U3\ où elle fut payée 22 enfin donnée par Slade au British Muséum. — Une quatrième, celle de la coll. Dura//.o (n° 2914), avec marges, a été acquise, au prix de 760 florins, pour le Cabinet des estampes de Berlin.
095. Figure allégorique. Un homme nu, vu de dos, la tête de profil à gauche, est assis au pied d'un arbre à droite. De chaque main, il tient un serpent : l'un avec une tête d'homme barbu, l'autre avec une tête de femme. Il est entouré d'une légère draperie qui retombo en partie sur le tertre où il est assis, et son pied droit est posé sur un casque. Au milieu de la marge du bas, le monogramme P barré. (Duch., n° 319. — Passav., V, p. 216, n° 57.)
Haut., 48 millim.; Ur(f., 27.
Duchesne n'en cite que deux épreuves : celle du Cabinet des estampes de Paris, et celle du cab. Sykes (n» 1118), achetée 4 £. par Woodburn et aujourd'hui au British Muséum. Ce musée en possède une seconde, plus belle, mais avec le monogramme découpé. — L'épreuve do la coll. Durazzo (n» 2962), vendue 18S florins, est chez M. le baron Edmond de Rothschild.
696. Un Porte-enseigne. Guerrier en costume du quinzième siècle, la main gaucho placée sur la poignée de son épée, et tenant de la droite un drapeau déployé. Il est coiffé d'une toque dont les plumes retombent sur son épaule. Fond noir, mais les terrasses ne paraissent pas terminées. A gauche, sur un tronc d'arbre, est un cartoucho carré avec le monogramme P barré. (Duch., n° 274. — Passav., I, p. 280, et V,
Haut., 50 millim.; larjr., 36,
Ottley, dans le catal. Sykes, émet l'opinion que cette pièce a été gravée d'après un dessin d'un maître allemand. A en croire Passavant, elle serait une copie en petit de la gravure d'Albert Durer (Bartsch, n° 37). « A moins d'être une imposture, ajoute- t-il, elle serait intéressante en ce qu'elle pourrait servir à déterminer l'époque où vivait Peregrini ; elle prouverait qu'il florissait encore dans le seizième siècle. »
On n'en connaît qu'une seule épreuve, celle de la coll. Sykcs <n° 1116), qui est actuellement au British Muséum; elle est à l'encre bleuAIre.
Passavant affirme qu'on en trouve des épreuves sur papier moderne.
ŒUVRE DE PERKCRINI
697. Trois Femmes dansant. Elles se dirigent vers la gauche. Celle du milieu tient par la main les deux autres dont chacune porte trois branches de laurier. Le haut de la pièce forme une double voûte avec une clef retombant'au milieu. Dans la marge du bas, le monogramme P barré. (Duch., n° 287. — Alvin, n° 3. — Passav., V, p. 214, n° 48.)
Haut., marge comprise, 52 millim.; larg , 43.
Duchesne ne signale que l'épreuve du Cabinet des estampes de l'aris, à l'encre bleuâtre. — Alvin en a découvert deui autres, a l'encre noire, avec le monogramme découpé, dans le recueil de Van Seslich, à la Bibliothèque royale de Bruxelles. — l'ne quatrième a Apuré dans la coll. Durazzo (n° 2912); fort belle et avec marges, elle a atteint le prix de U01 lloiins, et fait actuellement partie du cab. de M. le baron Edmond de Rothschild. Cette épreuve offre quelques travaux de plus que celle du Cabinet des estampes de Paris. — Passavant indique par erreur qu'il y eu a une dans la coll. Ma!a>pina.
Cette pièce a été copiée en plus petit, on médaillon (voir notre n« 537).
098. Trois Enfants dansant. Celui de gauche est presque vu de dos, la tête contournée, et il précède ses compagnons. Les deux autres, vus presque de face, se tienuent par la main et se dirigent vers la gauche. Tous trois dansent, de sorte que chacun d'eux a une jambe et un bras levés. Us sont nus, et quelques bandelettes enroulées autour de leurs bras voltigent en l'air. Fond noir. Dans la margo du bas, le monogramme P barré. Double bordure linéaire. (Duch., n* 291. — Alvin, n° 5. — Passav., V, p. 214, n° 49. — ReicI, n° 38.)
Haut., 33 millim.; larg., 39.
Le dessin de celte pièce est d'une grande pureté.
Duchesne n'en signale que l'épreuve du Catal. Malaspina, t. 11, p. t>. — Alvin en a découvert trois, mais rognées, dans la coll. Van Sestich, a la Bibliothèque royale de Bruxelles, et l'une de ces épreuves a été cédée au Cabinet des estampes de Paris. — Celle de la coll. Durazzo (n* 2900), d'une grande beauté (elle est reproduite dans le catalogue illustré de cette vente), a été achetée, au prix de 1811 Oorins, par M. lo baron Edmond de Rothschild. — Celle de la coll. Salamanca, très faible, n'a atteint que le prix do 10 su. — Enlin il en a figuré une dans la coll. James Anderson Rose, qui a été gravée pour la catalogue de cette vente (1876, p. 280).
699. Portrait de Jeune Femme. A mi-corps, vue do trois quarts, tournée à droite, portant une longue chevelure et un collier de perles avec médaillon, elle a les deux bras appuyés sur uno balustrade. Aux deux côtés se voient des guirlandes d'arabesques, et, au-dessus de la
ŒUVRE DE PEREGRIM
tête, des branches de feuillage et de fruits, avec un nœud de ruban. Dans la marge du haut, le monogramme P barré. (Passav., I, p. 336, n°738, et V, p. 216, n'OO.)
Haut., 32 raillinu; larg., 21.
Passavant cite cette pièce d'après une note manuscrite de Duchesne, qui l'aurait vue dans la coll. Sotheby. C'est bien certainement la même que celle qui a figuré dans la deuxième vente Wellesley (1860, n» 147), où elle a atteint le prix élevé de 10 £,. 16 sb., et n'a été revendue que I3£. 15sh. chez Marshall (n° 1412). Nous relevons dans leurs descriptions que le dessin des manches est à losanges et que le coude est à crevés.
700. Arabesques symétriques avec un Génie ailé sonnant de deux trompettes. Dans le bas, on voit deux satyres affrontés, soufflant dans des trompettes, assis sur des animaux fantastiques, ailés, à têtes de bélier et à queues de poisson. Au milieu, sur les queues croisées de deux dauphins placés verticalement, s'appuie un médaillon oblong avec le monogramme P barré. Au-dessus se trouve un vase d'où s'élance de chaque côté un cheval chimérique. Entre eux, sur un raascaron, est accroupi le Génie ailé, à jambes d'animal, vu de face. Dans le haut, deux chevaux marins adossés et soutenus par des cordons accrochés au milieu à un montant orné. (Duch., n' 356. — Passav., V, p. 217, n,62).
Haut., 81 milUm.; larg., 34.
Fort jolie pièce, d'un agencement ingénieux.
Cabinet des estampes de Paris. C'est par erreur que Duchesne dit qu'il y avait de cette pièce une épreuve dans le cab. Rossi. — Il eu a figuré une a la venta Galiebon (u* 394), où elle a atteint le prix de 320 fr., et qui fait partie de la coll. Duluit. Nous en donnons une reproduction. — L'épreuve do la coll. Durazzo (n« 2918), quoique froissée, a été adjugée à 400 florins.
701. Arabesques symétriques avec une Chimère ailée tenant un voile. Au centre est un boucher rond avec le monogramme P barré ; par derrièro, une hache et une masse d'armes mises en sautoir ; audessus, deux jambes de satyre. Dans le haut, un buste do femme ailée, tenant de ses deux mains un voile. (Duch., ne357. Passav., V, p. 217, n°63.)
Haot., 79 millim.; larg., 23.
Duchesne n'a connu que l'épreuve du Cabinet des estampes de Paris, peut-être celle du cab. Rossi (n° 153). — Il en a figuré deux à la deuxième vente Wellesley {1860, n" 156 cl 157) : la première a été payée I £. 1 sh, ; la seconde, beaucoup plus belle, a atteint le prix de 2 £. 12 sli.
flEUVRR DE PERKGRINI
Duchesnc en signale une copie, gravée en Allemagne par un des Pclits Maîtres du commencement du seizième siècle. Elle c-t au Cabinet des estampes de Paris.
702. Arabesques symétriques, avec deux Enfants à cheval sur des oiseaux chimériques. Dans le bas, deux animaux chimériques, à tète d'oiseau et à queue do poisson, supportant chacun un enfant tourné en dehors. Entre eux, est une sorte de candélabre, dont le piédestal porte un petit médaillon avec la marque P barré. Sur ce piédestal sont accroupis deux monstres marins adossés et liés ensemble. Au milieu est un mascaron surmonté d'un vase sur les bords duquel sont assis deux satyres, mâle et femelle, tenant d'une main un bouclier, et de l'autre une torchère ornée d'une bannière. Au-dessus, deux chimères contournées, les têtes affrontées et la gueule ouverte. (Duch., n* 358. — Passav., V, p. 217. n'fik )
Haut., 75 millim.; larg., 31.
Cabinet des estampes de Paris, épreuve à l'encre bleuâtre. — Cabinet Ri-vil (vente do 1830, n» 5, ISO fr.), épreuve provenant du cab. Rossi (n" 154, vendue 92 fr.), peut-être celle qui a reparu à la deuxième- vente Wellcsley ( 1 H«0, n» 158), et a été payée 4 £. 4 sh. — L'épreuve de la coll. Durazzo (n° 2920), très belle el avec marges, a été vendue 351 florins, et fait partie du cab. de M. le baron Edmond de Rothschild. — Celle de la collection Vico, de Home, reproduite on phototypic dans le catalogue de la venle (1885, n* 372), a atteint le prix de 875 fr. et a passé en Amérique.
703. Arabesques symétriques avec une Armure et un Aigle à deux têtes. Dans le bas, sur un enroulement symétrique, est placée une cuirasse surmontée d'un heaume et accostée de deux Pégases contournés. Sur les ailerons du heaume est un aigle à deux têtes, les ailes étendues. Au-dessus est un cartouche avec le monogramme P, et sur ce cartouche est assis une sorte de satyre ailé. Au-dessus de sa tète, une espèce de vase surmonté d'un massacre de bœuf. Parallèlement, au-dessus des Pégases, on voit de chaque côté d'abord une tablette avec les initiales S. C, puis deux masques contournés, surmontés d'un médaillon avec une effigie ; ensuite un arc, un petit ornement sur lequel est assis un Amour avec un bouclier; enfin, le massacre de bœuf, accosté de deux chimères ailées, à tète de bouc, se tournant le dos et les têtes contournées. (Duch., n' 359.— Passav., V, p. 217,n° 65.)
Haut., 74 millim.; lvg., 38.
Fort belle pièce, d'un charmant eiret décoratif.
Duchesne n'en cite que deux épreuves : celle du Cabinet de» estampes de Paris, dont nous donnons une reproduction, et celle de la coll. Sykes (n* 1121), vendue 4£.,
'"'ll'"'.f f" |". 1.1 • •H-li*»', r»(ftl"t' i"M lili"|H~ H tiji if |M**« \» II»"-
i •:•►•*'.• m ■ i» H.j -"i/i-i ■• h '« i «| ni <. • t tl"i > |'a»j«<
< I 'it}nmst,»ti : . y ''/'♦»**, «''' < iff't t y.i'ftfft- •/ tt)"'''<i! >'V <■'»
>t - t!" I I ". :f ÎV't> |l" j.Jls îiM V il. «'•;■• l'. V .•hill-'/'ijl.' i*l • »'" ■
I •• 'II') •* 'î- >'«*»'I1,J>> jijMI'"';i,Ji lit- ! t.t'IJ'.Jt -"i
•'•) ! :•«" • -, .'! :!>' • •!'»• il" .j'I-lîitil.', ù'l\i I<» J»i.;-'.,i j • •• •) •■! !.>. i <i • l.i utttv •'• '* I :< <•(••'». S'.'r «*•• tv
• HT| Ktlti.N •!»' »V ■.•»H>t' Jh|- ►•»»•»• i.i's , M •"•:>)•■.
' -'l 1" • .. ..♦«■<"» |'<t;l <r.,i Un lll(' i!'l|Ji Vil Mit" 1 > • • S I MM * .t Vf Sl*,1 I"""*. "Mλ' »•■ I'mii- 'fU.llll ll'l'i " l'iîiî : 11(1
î • ;iut:«« mit: ko h<V»' oi'.»"'1 »l uj'*' IwhîC.v. A-i-il'-**"!*.
il"' • ' • • . • ut. iint'-cx, |« ^ t.'i» < j.i.-cs i> ta frn<'iil«* oii'i'i'i'.
- |N . ;i\ V. ;.. Vit. N'
|U, ■ .... j„ «j (Jll,. It,|k«i || f.j. ,..t .1,^. >I"J fj. ,
. • .. • !"• J»'i J 4 j.t :lcl\,rl.t!» Vi'llt-' VS ■*!li-»li'V ^ . ■'' I * 1.»**J. *-l .i
i' .... | ivc «I ta '->îl I'ar»«n tu" .. lu «I» ,|«« *l a*«H lria'«»%
i ••'!■ .'• 1 . • ■.. -I .ri •! •! • .. Y ■«•>», I. j. *, t-i'v ■. u : - i i, • ' '»tin >; u îi ratit'o-y <!•■
'. \ ri • i I u , ;• . v i v . . 1 i -.i •! .'• ii< r:i|:j".
■ !'.:•: '•• i'ii" • 1 "•• '! •:•>: l'-v-'-- s ••• :•-
Uî )«<\t..;.:i i -t 1 ■ .', ,!. !.\ i !,>> ;..! •-
■ ' "i -I •■ .-lu» ;>\ V i,.. F'
•••« ..-.-! •• - •!>• ■ •••'> ■ ;>i •'. Al ''< -Mb •!. i ' .
liî c •■' - ,,,!•••• .! ••• -,i. , • 1i , :i . ) ' i:' !.,,' |..|;.--.!'.
il 1 1 • . ; t — : 1 1 .I"- ■ <. i..; \ i;i i' , ■! ■ j n t ; !■• ; "
.!•»•••• '"S •. " "- -. [• il i- il': !ii:iv,; . ■ . ,Mj: <- : . !I ; ; i > r | ' ^
■ :' f, m" ' n ■ ••!'! : ••r>ii.;-- "ii i," .•• ';' oi ,:.-t .• i;i -
i- r, •! - - .... .\ i • :iv.v t.i; i j;'. •• ; i-rJ: . !•• rt-,-
' '.• '> «.'-I--S i:f.--it..i.!-ii.;">. 1:1 'i — ! ','.'>a\ .. V. I>. L'iT.lT
•'i i jiU'iv, 'l'iiu l'iii'iijidrit i-fM itc?iM.ilîf.
•• •• ■ .[M.- o. -n. • |.î •:. ••• ' » ii*i;r •! <<-l uni-.'.-. l'i:--.
.. ml v. .1 • !•• ...!!. S". 5 H° I 1 - ' , Vi il- i '- .
MODELES POUM NIELLES, liHAVES PAU PEUEURIM. (C*bincl de« cuu.pes * Pari».)