IV. - ALLÉGORIES
XXXIV. Allégorie de V Amour (?). Knfant nu, assis, tenant de la main droite une coupe, et de la gauche le globe impérial. En haut est une banderole avec cette inscription à rebours : Trans vn' ÔNPOTËs.(Passav., I, p. 323, n° 661.)
Haut., 23 raillim.; larg,, 10. .1 .Nielle allemand dans le style d'Albert Durer, >-dit Passavant, qui en a vu une épreuve au Musée Britannique. Cependant cette" pièce n'y est pas classée parmi les nielles.
XXXV. La Tempérance. Une femme nue, vue de profil et tournée vers la gauche, tient de la main droite un vase. Son voile descend derrière elle. Au haut de la pièce, un anneau sur lequel est passé un arc; sur les deux bouts, deux petits Amours; une tète de mort est placée entre les deux guirlandes. Dans le bas, à gauche, la lettre 5. Fond noir. (Duch., n" 317.)
llauL.5* miltim.; I.rg.,27.
« Cette pièce, dit naïvement Duchesne, gravée en Allemagne, peut être regardée comme un nielle, puisqu'elle est sur un fond noir!» C'est l'œuvre d'un maître dont Bai-tsch a décrit onze pièces (VIII, p. 13).
Cabinet des estampes de Paris.
XXXVI. Une Jeune Fille et un Jeune Homme mort. Elle s'avance de la gauche vers le jeune homme étendu au pied d'un arbre et porte la main vers la poitrine de celui-ci pour reconnaître s'il vit encore. Sur une banderole, placée entre un arbre sec et un second qui porte des fruits, on lit l'inscription : crvda. fervm.
pectv. sacia. Kontl noir. (Diteh., Voyage dun ieonophile, p. 115. — Passaw, I. p. 330, n° 697, «t V, p. IKR, u* 90.)
, 61 millim.; lai*., 32.
Duchesne regarde relie pièce « oniine un nielle, bien que l'inscription ne soit pas à rebours. Passavant n'y voit qu'une gravure ordinaire au burin, «l'un maître italien île l'école lombardo-vénitienne du quinzième siècle.
Collection Albertiue, a Vienne. — Cabinet des estampes de Berlin. — Cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild, épreuve provenant de la collection Duruzzo (n* 3303, vendue 2H0 florins).
XXXVII. Allégorie sur la Navigation, ou plutôt, la Fortune contraire. Une femme nue, sonnant d'une conque sur un char (?) à voile, s'avance vers la gauche.
Pièce ronde. Diam. 29 millim.
Pièce ain>i décrite, parmi les nielles, dans le catalogue de la collection Durazzo (n» 2080 . et présentée comme un travail allemand du commencement du seizième siècle. C'est sans doute une imitation d'une composition semblable à celle de notre n* 4.'il. Vendue 10 florins.
XXXVIII. Allégorie où se voient deux cerfs. Au milieu d'un jardin, peut-être celui des Hespérides, deux cerfs viennent se désaltérer a un hassin. A gauche, une femme debout tient une dpéc de la main droite; de l'autre, elle va cueillir des fruits. A droite, Vénus suivie de l'Amour; au-dessous des pieds de la déesse, la lettre L. (Duch., n° ;J0S. )
Haut., 43 millim.; larg., 54.
La marque du graveur, écrite dans le sens ordinaire, prouve que celle pièce n'est pas un nielle.
Catalogue Malaspina, t. Il, p. H.
XXXIX. Guerrier endormi sur les genoux dune femme. A gauche, deux singes.
rVce ronde. Diam., 34 millim.
Classée à tort parmi les nielles dans la coll. Durazzo (n» 2930). Travail hollandais (et non allemand), du commencement du seizième siècle.
Vendue 80 florins, cette pièce fait partie du Cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.