I. — ANCIEN TESTAMENT
1. Création d'Ece. Adam est endormi contre un arbre. A gauche, Dieu donne sa bénédiction, et do la main gauche tient le bras d'Ève qui sort du côté d'Adam. (Passavant, t. I'r, p. 283, na 129.)
2. Adam et Èce climsés du Paradis terrestre. A droite, l'ange tient une épée flamboyante. (Passav., t. Ier, p. 283, n° 43t>.)
Plaque» carrées 61 millim.
Le fond est doré; les figures niellées, d'un beau dessin, s'en détachent et sont traitées en guise de relief. Ces pièces, qui paraissaient destinées à orner une cassette, ont été tus par Duchesne en 1833 chez un marchand italien nommé Antonio Zen; ce qui, d'après Passavant, en rend l'authenticité très douteuse.
Il en existerait des épreuves modernes voir Calai. Sdiilarelli, p. 270, n» 1), sur la nature desquelles nous ne pouvons pas nous prononcer.
3. David, vainqueur de Goliath. Il est nu, portant un casque sur la tète ; il tient sa fronde de la main droite ; le géant est étendu à ses pieds. Fond noir. Dans le bas, deux trous de clou. (Passav., t. Ier, p. 28i, ii» 433.)
Hau'., 3t milliin.: iarg., 29.
Travail italien de la fin du quinzième siècle. Hrilish Muséum. Ce nielle a pour pendant Hercule et Cacws (voir n» 433:.
nieu.es. I
J. Le roi Dnrid en prière. A genoux, tourné vers la droite, il joue •le la harpe.
— Armoiries. Kcusson portant une bande chargée d'un croissant entre deux étoiles, et accompagnée de trois tètes d'animal, les deux du chef affrontées. (Passav., t. I", p. 350, n" 800.)
Haut., 34 millim. ; Itrg., 23.
Deux médaillons ovale* enchâssés dans la reliure en velours rouge d'un manuscrit liéhraïquc, que Uuchesne a vu en t*3i entre les mains d'Antonio Zen.
Le catalogue Santarelli (p. 270, n" 2) signale des épreuves modernes de ces deux compositions, sans que nous puissions dire si elles ont été tirées sur ces mêmes plaques ou sur leurs copies.
ô. Judith. De profil et coiffée d'un casque; ello est tournée a droite; de ce mémo côté, sur une banderole : ivdita. (Duchesnc. n° 2i.)
Diwn., 23 millim.
Travail italien du quinzième siècle.
Catalogue de la collection du marquis Louis Malaspina di Saunazaro (Milan, 1824 ), t. IV, p. Actuellement au Musée (tiabinetto di belle arti) Malaspina à Pavic, fondé par cet éminent collectionneur.
6. Esther devant Assuérus. Elle est agenouillée, ayant derrière elle trois suivantes, devant le roi assis a la gauche sur un trône. Au milieu, est un homme debout (Mardochée?}, chapeau sur la tète. A la gauche, près du roi, Aman, debout, avec des lunettes. Sur le baldaquin du trône, deux tablettes avec les lettres D et C entrelacées, et D. et la date 1520. (Passav., 1. 1", p. 284, n» 43i.)
Ditm., 61 millim.
G bis. Esther à table avec Assuérus. Mardochée est à la droite. Un échanson présente une coupe. Au second plan, un homme à genoux devant une femme (Aman suppliant Esther?). Dans le fond, on aperçoit Aman pendu à une potence. Sur le devant, deux chiens jouant, et un portrait de femme. (Passav., 1. 1", p. 284, n° 435.)
Di*m., 61 millim.
C'est le pendant du numéro précédent. Collection Cicognara (Cal. rédigé par A. Zanetti, 1837, Appendice, p. xxn, n- 127-128). « Cette médaille, en argent, dit Zanetti, est gravée des deux cotés, et renfermée dans une riche corniche. Par le
IM.AULÎLS MELI.KHS
travail, clic semble appartenir à l'école allemande plutôt qu'a l'italienne Mlle était peut-être destinée à être niellée, mais certainement ne le lut jamais [contrairement à ce que dit Passavant]. • Cicopnara la décrit dans se* M>:iwrie. pp. :-4-53>, et il dit que la composition en est riche, la gravure très line et le style intermédiaire entre celui de Durer el celui do Lucas de Leyde. Celte médaille, avec une épreuve sur papier de chaque sujet, lui a été donnée par le comte Arthur Poloçki.
D autres épreuves sur papier se trouvent au Cabinet des Estampe* de Paris el à la Bibliothèque de Vienne (Calai, de K. de Barlseh, n<" 71-72?.
11.— NOUVEAU TESTAMENT I. VIE DE LA VlER'iE PASSION DE JKâl'S-CIIRIST
7. L'Annonciation. La Vierge est à genoux, à gauche, tournée vers l'ange qui, debout, à droite, s'avance vers elle, tenant une grande branche de lis. Au haut de la planche, le Saint-Esprit dans une gerbe de rayons du soleil. Derrière la Vierge est une maison. Le fond est doré; on y remarque, dans le haut, un trou irrégulier. (Duch., n* 126.— Passav., t. lpr, p. 28i, n"436\)
Diara.,50 railliro.
Catalogue de la collection Mastennan Syke* (Londres, 1f>24), n» 1245, puis col). Woodburn ; actuellement au British Muséum. « Ce nielle, dit Uuchesne, esl d'un travail très grossier, et de la même nature que le Saint Jérôme, »• (SO, auquel il fait pendant» (voir notre n» 344).
Fac-similé dan» l'ouvrage d'Otlley, A Collection of far, similes. Passavant n'a pas su l'identifier.
8. L'Annonciation. La Vierge, la tête nimbée et vêtue d'une robe richement brodée, est agenouillée, les mains jointes, sur un coussin devant un autel placé à gauche, sur lequel est un livre ouvert. Le Saint-Esprit, sous la forme d'une gerbe de rayons, descend sur elle du coin gauche. A droite, l'entrée d'un temple, dont l'arceau est supporté par deux colonnes torses. Plancher carrelé. Un rosaire est sur le coussin, sous les genoux de la Vierge.
Hauteur, 58 railliro.; larg., 3«.
Plaque non décrite. Travail italien du seizième siècle. Brilish Muséum .
9-10. L Annonciation. Sujet central d'une Paix eu argent doré,
avec pilastres ciselés. — Dans le cintre qui le surmonte, autre nielle : le Père éternel bénissant.
Haut., 130 millim.; larg., 82.
Travail italien du seizième siècle. Vente Castcllani (1884). n* 478 : 213 fr.
11-11 bis. L'Annonciation. Sujet central d'une Paix en argent doré, à deini-colonnettes et à tètes de chérubins en relief. — Au tympan du fronton, autre nielle : Tête de chérubin.
Haut., 158 millim.; larg., 110.
Travail italien du seizième siècle. Vente Castcllani (188»), a* *77 : K10 IV.
1212 bis. L'A nnonciation, représentée sur deux petits médaillons, l'ange dans l'un, la Vierge dans l'autre. Dans un écusson, on voit un homme armé, avec les bras croisés sur la poitrine. (Passav., t. I", p. 271, n° 6.)
Dinnu, SI millim .
Vente Durazzo (1872), n» 2823 : i'6 llonn*.
13. Annonciation. La Vierge est à genoux, à droite, et l'archange Gabriel est debout à gauche, un lis à la maiu.
14. Nalicité. L'Enfant Jésus est couché au milieu dans un panier, abrité par un toit de chaume et réchauffé par l'âne et le bœuf. Saint Joseph et la Vierge sont en adoration. (Passav., t. I". p. 285, n- 438-439.)
Di.m., 21 millim.
Deux petits médaillons qui ont fait partie d'un calice auquel appartenait un troisième médaillon de la même grandeur, avec les armes du pojw Paul II. Ils ont figure dans la collection Cicognara, et Zanetti (Cat., Append., n" 25-27) dit que « le travail en est d'une certaine délicatesse et fort soigné dans toutes ses parties ».
Epreuve» modernes indiquées dans le catalogue Santarelli, page 270, 0.
15. L'Annonciation. La Vierge est assise à gauche, dans une chaire. L'archange Gabriel est à droite. Le Saint-Esprit plane au-dessus. Médaillon destiné à être porté au cou.
Diam., 27 millim.
Travail néerlandais du quinzième siècle.
Collection de M. Kr. SpiUer, à Paris.
— L'Annonciation. (Voir plus loin les n" 53-54, 213.)
,gle
PLAQUES NIELLÉES 5
16-27. Douze sujets de la Vie de Jésus. Sur fond noir. (Passav., I'% p. 285-280, n" 445-450.)
Mi'Jailloa». Di&m., 30 niilliiu.
16. Annonciation. A droite, devant un prie-Dieu, la Vierge est à genoux. L'archange Gabriel est en face d'elle/un genou en terre et un lis à la inain. Au-dessus, le Saint-Esprit.
17. Nativité. On voit l'enfant Jésus couché dans une corbeille d'osier et réchauffé par l'haleine du bœuf et de l ime. A franche, saint Joseph; à droite, la Vierge à genoux. Kn haut, sur une banderole tenu par un ange : oloria. in. exei.sis. dko.
18. Adoration des mages. Le plus vieux des trois rois est à genoux, à gauche, et présente une cassette à Jésus, qui est sur les genoux de la Vierge, assise à droite, vue de profil.
19. Présentation au Temple. L'enfant Jésus est assis sur une table, derrière laquollo est lo grand-prêtre; sur le devant, à gauche, la Vierge est à genoux. Saint Joseph est debout à droite. Trois autres figures au fou i.
20. Fuite en Egypte. La Vierge tenant l'enfant Jésus est assise sur l'âne et se dirige vers la droite. Saint Joseph est à sa gauche. Au fond, un palmier et un château.
21. h'sus parmi les docteurs. Il est assis au milieu, élevé de trois gradins. A gauche, derrière lui, la Vierge et saint Joseph.
22. Le Baptême de Jésus-Christ. Nôtre-Seigneur est debout dans le milieu ; à droite, saint Jean-Baptiste lui verse de l'eau sur la tête. Au-dessus, le Saint-Ksprit ; à gauche, deux anges.
23. Le Christ au Jardin des Oliriers. Jésus est agenouillé à gauche, tourné vers la droite ; l'ange lui présente le calice ; sur le devant, à droite, deux disciples dorment.
24. Flagellation. Le Christ est attaché à une colonne ; de chaque côté deux bourreaux, dont un le frappe avec des verges ; à gauche, une autre colonne.
25. Couronnement d'épines. Le Sauveur est assis au milieu. A gauche, un bourreau lui enfonce sur la tête la couronne d'épines, à l'aide d'un bâton. A droite,'trois hommes, dont un à genoux.
20. Portement de croix. Jésus tombe sous son fardeau; à gauche, le Cyrénéen soulevé la croix. A droite, sainte Véronique, tenant le voile, est à genoux. Dans le fond, au milieu, deux soldats.
27. Déposition de la croix. Le corps de Jésus est étendu vers la droite, saint Jean le soulève, et la Madeleine agenouillée, à gauche, tient la main droite du Christ. Au milieu, la sainte Vierge à genoux, et près d'elle une sainte femme.
Beau travail italien do la fin du quinzième siècle. — f.es douze nielles en argent, ainsi que six antres (voir les [n** 8i>-86, 3G3-3ti6) ornaient une croix. Elles oui appartenu a Cuognar.t (voir la longue noie de Zunelli dans le Catat., Append., if» 39 à 52 }.
On trouve à la Bibliothèque de Vienne (Calai, de F. de Bartsch, n*" 20 30) des épreuves modernes de ces mêmes sujets, mais elles présentent quelques différences, ce qui nous porte a croire qu'elles ont dû être Urées sur des plaques avec des compositions semblables ou copiées sur celles-ci. Elles proviennent des Cab. Albriz/i et Celotti, de ^Venise. Dans le catalogue Santarclli (p. 2"0, u* 3). un indique neuf de ces «'preuves (moins nos nM 16, 23 et 2C).
28-31. Quatre sujets de la Vie de Jésus. Médaillons sur fond noir.
Diam., 36 roillim.
28. La Salinité. Saint Joseph est à gauche, et la Vierge à droite ; tous doux sont à genoux près de l'enfant Jésus couché à terre. Dans le fond, derrière la cabane, deux bergers. (Passav., t. Ier, p. 288, n° 406.)
25). Jésus en croin: A droite est saint Jean tenant un livre ; â gauche, la Vierge, les mains jointes. Le terrain est parsemé de points. (Passav., 1. 1", p. 294, n° 492.)
30. La Résurrection de Jésus-Christ. Il s'élève du tombeau en bénissant, et tient de la main droite sa bannière. Sur le devant, deux soldats couchés, et deux antres derrière le tombeau. (Passav., t. Irr, p. 295, if 490.)
PLAQUES NIELLÉES 7
31. La Descente du Saint-Esprit. La Vierge, entourée des apôtres, est assise au milieu; au-dessus d'eux plane le Saint- Esprit, et la figure du Christ tenant le globe, (Passav., t. I", p. 29<î, ir 502.)
Travail allemand du quinzième siècle, un peu pro;<ier, selon Passavant. Ce* quatre médaillons étaient enchâssés dans le pied d'un calire. H. C. Becker, à Wurzbourg, qui on était propriétaire, en lit tirer quelques épreuves.
32. La Nativité. Dans le milieu, la Vierge à genoux, tournée vers la droite, adore l'enfant Jésus, couché du même côté; à gauche, saint Joseph; dans le fond, une étable au toit élevé. A droite, derrière l'étable, est représentée l'Annonciation aux bergers; l'ange porte au-dessus une longue banderole avec cette inscription à rebours : ftLORiA*iN*ExCELSis»DEo*ET*iN*TEUA. Le fond, couvert de tailles croisées, n'est pas niellé, mais doré. Bordure linéaire. (Duch., n° 27. — Passav., t. Ier, p. 270.)
Plaque roode. Diam., 48 tuillim.
Catalogue de lu collection Sykes (n* 1215), puis collection Woodburn; aujourd'hui an British Muséum. Fac-similé dans Ottley, A Collection.
L'inscription étant à rebours, on ne peut regarder celle plaque que comme ayant été destinée a fournir des estampes pour servir de modèle aux nielleurs.
33. La Nativité. Sur le devant, à droite, la Vierge est agenouillée les mains jointes; à gauche, saint Joseph est aussi à genoux; dans le milieu, l'enfant Jésus, couché, dont le corps nu est entouré de flammèches. Dans le fond, au-dessus de l'étable, l'étoile miraculeuse. (Duch., n° 29.)
Plaque rncide. Diam., 40 millim.
British Muséum. Une reproduction s'en trouve dans l'Essai, de Duchesne.
34. La Nativité. L'enfant Jésus, entouré d'une auréole, est couché sur des dalles, devant une étable. A gauche, saint Joseph à genoux ; à droite, Marie, vue de profil, agenouillée et les mains jointes. Dans lo haut, une étoile. (Passav., t. I'r,p. 286, n° 458.)
Plaque ronde. Diam., 39 nnltim.
Cette plaque a appartenu à Cicognara. Zanetti (Cat., Append., n° 36) dit qu'elle est absolument identique à celle décrite sous le numéro précédent, en ajoutant que l'une est une répétition de l'autre, et probablement par le même artiste. Passavant aftirme, cependant, que celle-ci est d'une exécution inférieure, ce qu'il est difficile de constater d'après les fac-similés qu'on en a.
35-38. La NatMtf. Sujet central d'une Paix en argent, dans un riche cadre architectural. La Vierge est à genoux à gauche, saint Joseph assis ;\ droite, l'Knfaiit Jésus est couché au milieu, dans une corhoillc. Derrière [la Vierge on voit l'étahle. Au second plan est la scène de l'Annonciation aux bergers. L'ange tient une banderole avec l'insciplion : anontio v...
Plaque cintrée. Huit-, 72 millim.; Urg., 59.
(30-37.) Les deux pilastres* latéraux sont ornés de deux nielles qui offrent des arabesques médiocrement gravés.
Haut., 54 millim.; larg., 7.
(38.) Dans la lunette du fronton, à plein cintre, l'Homme de douleurs, sortant à demi de son tombeau et soutenu par deux anges. (Passav.. t. 1", p. 2S7, n° 462.)
Haut., 29 millim.; larg., 1».
Travail italien médiocre. Collection Cicognara. Originairement cette Paix parait avoir été destinée à contenir huit autres nielles, qui sont remplacés par des pierres dures, jaspes, cornalines, etc. a Le style du travail, dit Zanetti {Catal., Append., nM 97-100), marque l'époque la plus reculée. On y trouve, en particulier, un peu le caractère d'une Paix qu'on conserve à la cathédrale de Modène, ouvrage de Jacques délia Porta, artiste fort peu connu (voir plus loin, a* 10*; cette pièce est datée de 1486|; le sujet principal ressemble, toulefois encore plus, pour la composition, le paysage et les accessoires, à quelques-uns (les anciens ouvrages do l'école do Florence. Les trois nielles formant les pilastres et la lunette ont le fond abaissé, pointillé et doré, à l'usage des nielles grecs, méthode qui semble marquer le passage de l'école byzantine à l'italienne. »
39. La Natic-ilà. Plaque d'argent, entourée d'un riche cadre architectural. Saint Joseph est à genoux, à gauche ; à droite, est la Vierge, tous les deux en adoration devant l'Enfant Jésus couché au milieu dans un panier d'osier. Près de la Vierge ol voit le bœuf et l'àne; près de saint Joseph un petit ange. Au second plan, à droite, est letable; à gauche, un berger assis sur une colline; un ange, tenant une banderole avec les mots : oloria in kxcfxsis deo, lui annonce la naissance du Christ. Dans la lunette du fronton, est le buste du Sauveur sculpté en lapis. (Passav., t. Pr, p. 287, n° 4G3.)
Forme ciotrée. Haut., 79 millim.; larg., 5t.
Collection Cicognara, n» 101 . Zanetti dit que l'exécution de ce nielle est supérieure à celle du précédent cl d'une époque plus avancée, il est enchâssé dans une Paix en vermeil. Les soubassements, les piliers, la frise et la corniche sont ornés de basreliefs en argent ciselé.
PLAQUES NIELLÉES
40-42. La Nativité. Sujet central d'une Paix. Le divin Enfant est dans un édifice en ruines, couvert en chaume; il est couché dans un petit panier derrière lequel on voit le bœuf et l'àne. La sainte Vierge est à genoux, à gauche; saint Joseph est assis à droite; audessus d'eux, planent trois anges. Trois bergers entrent à droite par une porte; au dehors, à gauche, est un quatrième, auquel un ange annonce la naissance du Christ. Au-dessus du toit, trois anges; deux sonnent de la trompette, et celui du milieu tient une tablette sur laquelle est écrit : gloria in excelsis.
Plaque cintrée. Haut., 90 million larp., 63.
(41.) Au milieu de la frise, est un nielle aux amies de Visconti; l'écusson est accosté des initiales L. D. [Ludoeicus Dux), en or. Une banderole à nombreux enroulements, qui garnit les vides, porte l'inscription : PARVVLVS FILIVS NATVS EST NOBIS ET VOCABITVR DEVS FORTIS.
Haut., 10 milliir.jlarg.,63.
(42.) Dans la lunette du fronton, un troisième nielle, avec le Couronnement de la Vierge : Dieu le père, assis à la gauche, pose une couronne sur la tête de la Vierge, agenouillée, les mains croisées sur la poitrine. Ce groupe est environné de dix tètes de chérubins. De chaque côté, deux anges agenouillés. (Passav., t. I,r, p. 288, n' 404.)
Haut., 28 millia.: larg., 68.
Celle Paix, qui est en vermeil, incrustée de pierres, a élé exécutée pour le duc Ludoric Sforza (U5I-I508). Collection Cicognara, n«* 116-118. l»'»prés Zanelti, le principal sujet est fort bien rendu, le dessin est correct, l'expression juste et l'exécution d'un fini remarquable. Cicognara croyait pouvoir l'attribuer au Caradosso de Pavie.
Passavant dit qu'Alvise Albrizzi, de Venise, a vendu des épreuves sur papier de ces trois sujets à la Bibliothèque de Vienne jCatal. de F. de Bartsch, n" 17-10), mais rien ne nous prouve qu'elles proviennent de ces nielles plutôt que de leur copies. U ajoute que Duchesne a vu dans le commerce, en 1833, une épreuve do la Nativité, de mêmes dimensions, qu'on lui assura avoir été en la possession de la famille Bemho.
En I8JW, il y avait chez Culnaghi, marchand de Londres, une épreuve en sens inverse de ce Couronnement du la Vierge ; c'était une contrefaçon moderne.
43. La Nativité. L'enfant Jésus est couché au milieu de la crèche. La Vierge est assise sur le devant ; à gaucho, saint Joseph. Autour du
lit NIELLES
médaillon : parvvlvs.filivs.iiodie.natvs.est (Passav., t. 1",
Diam., 54 millira.; «t«c l'inatription, 61 miliim.
Duchcsne a vu ce nielle en 1-933 chez Albrizi, qui en demandait 500 francs. Était-il nuthentique?
Le catalogue Sautarelli (p. '270, n* 8) en signale une épreuve sur papier. - La Natiritê. (Voir les n" H, 17, 202, 214, 243.)
•44. Adoration des bergers. Dans un grand édifice dont lo mur de devant est en ruines, on voit l'enfant Jésus couché. A droite, la sainte Vierge à genoux ; vis-à-vis d'elle est saint Joseph ; près de lui, un berger debout; un autre entre par une porte de droite. Dans le paysage, du même côté, deux autres bergers avec leurs troupeaux. Audessus du toit, une grosse étoile; à gauche, trois anges tiennent une tablotte avec cette inscription : oloria in excelsis. (Passav., 1. 1", p. 289, n9 470.)
Médaillon. Diam., 77 miliim.
Duchcsne a vu ce nielle chez Albrizzi, qui en demandait 1,600 francs. Le catalogue Santarelli (p. 270, n« 6) en signale uue épreuve sur papier.
45 46 Adoration des bergers. Sujet central d'une Paix en argent. Dans le milieu, l'enfant Jésus est couché par terre. A gauche, la sainte Vierge à genoux; à droite, saint Joseph. Deux bergers dans le fond, dont l'un est à genoux, et deux anges.
Haut., 83 miliim.; larg., 63.
(46.) Dans la lunette, un autro nielle représentant Dieu le Père, les bras étendus; deux anges soutiennent les bouts de son manteau. Le tout environné d'une gloire d'anges et de chérubins. (Passav., t. 1", p. 290, nu 471.)
IUuU, 63 miliim.; larg. 65.
Ces plaques font partie d'une Paix dont le cadre est en argent, cintre de haut. Sur la frise supérieure ou lit : gloria in excelsis deo kt in tkuba fax.
Cette paix était en 1832 entre les mains du marchand Albrizzi qui en demandait 180 louis d'or. Kilo parait être la même que celle qui est décrite, sous le numéro 1, dans le catalogue de la vente Durand, faite en 18)6, où elle n'a atteint que le prix de 400 francs. Toutefois, s'il n'y a pas dans sa description une erreur typographique do ponctuation, elle ne serait qu'une copie en contre-partie do la précédente, attendu que la Vierge y est indiquée comme placée à droite et saint Joseph à gauche. Au surplus, la monture de cette Paix ctt en cuivre et non pas en argent.
PLAQUES NIELLÉES H
D'après Passavant, San Quirico, marchand d'ol.jets d'art, a mis dans le commerce une copie du Pcro éternel (haut., il millim.; larg., fi»). D'autre part, le catalogue Santarelli (p. 271, n* 11) signale une éprouve sur papier des deux sujets de cette Paix.