‹ Manuel de l'amateur d'estampesChapitre 26 sur 144 · Adoration des bergers. (Duch., n · texte numérisé non relu

Adoration des bergers. (Duch., n

Diam., 70 millim.

Travail italien du seizième siècle.

Catalogue Malaspina, t. IV, p. 327, n» l .

— Adoration des bergers. (Voir plus loin, n" 316.)

48. Adoration des mages. L'enfant Jésus est couché sur le devant, l«s pieds tournés vers la gauche où saint Joseph se tient à genoux ; la Vierge est agenouillée à droite. Dans le fond, du même côté, deux hergers; l'un porte la main à sou chapeau. (Passav., .t. Ier, p. 290, W 472.)

Haut., 29 millim.; lary., 23.

Cette petite plaque d'argent, placée dans uno bordure carrée, et munie d'un couvercle à charnière, était destinée à Être portée au cou. En 1833, elle appartenait à Antonio Zen, qui en demandait 12 louis d'or.

49-62. Adoration des mages. Sujet principal d'une Paix qui renferme treize autres niellos. La Vierge est assise à gauche, tenant sur ses genoux son divin Fils, qui donne son pied à baiser au roi agenouillé devant lui. Derrière le premier roi, sont les deux autres portant leur couronne et un vase. Près de la Vierge, vers le milieu, au second plan, saint Joseph appuyé sur son bâton; dans le fond, à gaucho, deux servantes en conversation devant la porte d'une maison; à droite, la suite des rois mages. Au-dessous de l'édifice qui est à gauche, trois anges tiennent uue banderolo avec ces mots : xps.rkx.vkmt. in.pack.et.devs.homo.factvs.est. Au milieu, est un petit nuage et une comète sur fond noir. Les auréoles sont plates, ornées et dorées; les couronnes, les vases, les coffres, les agrafes, etc., sont aussi dorées.

Plaque cintrée. Haut., 93 millim.; Urg., 65.

(50.) Dans le soubassement est un médaillon avec le monogramme du Christ. Ce médaillon est relié aux deiuo vases décoratifs par un feston de fleurs surmonté d'une tète de chérubin.

Haut., 10 milliea.; larg., 63.

(51-52.) Dans chacune des plaques latérales servant de piédestaux

aux pilastres, sont trois anges A genoux en adoration; celui du milieu tient un calice dans Tune et la couronne d'épines dans l'autre.

Haut., 10 millim.; larg., 21.

(53-5t.) Les deux pilastres sont ornés de candélabres, de poses et d'arabesques niellés. Au milieu de ces pilastres, dans dos guirlandes, on voit la Salutation angéUque en deux demi-figures.

Haut., 10 millim.; larg., 9.

(55-50.) Les espaces triangulaires latéraux laissés par le cintre offrent, de chaque côté, an ange tenant une palme; celui de droito tient aussi un marteau et une tenaille; celui de gauche, les trois clous.

Haut, el larg., 34 millim.

(57.) La frise du milieu offre trois couronnes, placées entre deux cornes d'abondance. Dans celle du centre est le Saint-Esprit ; dans les deux autres sont figurés les emblèmes de deux des licangélistes.

Haut., «2 millim.; larg., 65.

(58-59.) [Sur les frises des deux pilastres, mômes ornements avec les emblèmes des deux autres Ècangêlistes.

(00-62.) Au fronton, le médaillon du milieu (diara., 25 millim.) représente l'Homme de douleurs sortant de son tombeau et soutenu par quatre anges. — Dans les espaces latéraux (haut, et larg., 23 millim.) deux anges agenouillés ; celui de gauche tient une colonne, celui de droito une échelle. (Passav., t. I*r, p. 291, n" 471.)

L'œuvre entière a 230 millim. de hauteur ; 122 millim. de largeur, taus compter le* moulure» en relief.

Ces quatorze nielles d'une Paix disparue avaient appartenu à Cicognara (riM 102-1 15), qui les a fait enchâsser dans une monture moderne. Ils sont d'une beauté exceptionnelle. Zanelti en parle en ces termes : « Il est impossible de rien ajouter a l'expression et a la grâce des figures, distribuées avec un art inllni, d'un dessin irréprochable el d une exécution supérieure. » Le chevalier Vicenzo Camuccini, grand connaisseur des choses de l'art, croyait reconnaître le faire du célèbre Pollajuolo dans cette composition, dont le sujet principal compte vingt-huit ligures, sept chevaux et trois chameaux ; le graveur en fut des plus excellents, et l'œuvre n'eit pas indigne de la grande renommée de Maso Finiguerra.

Pour offrir une idée générale de l'ensemble, nous donnons de cette Paix une reproduction empruntée à l'album de Cicognara.

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PLAQUES NIELLÉES 13

Il possédai» aussi du nielle ceutral uno ancienne épreuve sur papier, imprimée à la main.

(53. Adoration des mages. La Vierge, tenant son divin Fils sur ses genoux, est assise au milieu, tournée vers la droite. Le plus âgé des rois, à genoux, présente une cassette; les deux autres rois sont derrière lui, portant des vases et suivis de leurs serviteurs. Sur le devant, à gauche, saint Joseph appuyé sur un bâton ; du même côté, dans l'étable, le bœuf et l'âne; dans le fond, trois chameaux. Une étoile brille au-dessus du toit. (Passav., t. I*r, p. 291, n° 475.)

Diaxn., .16 raillirn.

Ce nielle, dans lequel les auréoles, les couronnes, les vases, etc., sont dorés, est enchâssé dans un médaillon. Une corniche en or l'entoure, et extérieurement il y a une banderole en argent, avec [l'inscription : viornes stellam ... Le tout est bordé par une corniche en vermeil très ornée. 11 a appartenu a Cicognara (album n* 70, Calai. Zanetli, n°75). Composition de onze ligures.

Le catalogue Santarelli (p. 271, n° 13) signale une épreuve sur papier d'une même composition.

64. Adoration des mages. La Vierge, assise, est tournée à gauche, tenant l'enfant Jésus sur ses genoux. Le vieux roi, s'agenouillant, lui présente un vase. Le plus jeune des mages et le roi nègre sont à gauche ; derrière eux deux chevaux. Dans le lointain, deux hommes et quatre chameaux. Saint Joseph est debout derrière la sainte Vierge. { Passav., t. I", p. 201, n« 476.)

Diun., 56 millim.

Composition assez semblable a celle du nielle précédent, mais en contre-partie. Cicognara (album n* 77, Catal. Zanclti, n* 76) les attribue tous deux a la m Ame époque, et peut-être au même artiste; il en croit le dessin de Balthazar Pernzzi. Ces deux nielles ne sont pas sur fond uoir, mais simplement couverts de hachures.

Une épreuve proveuant de la collection Celotli est à la Bibliothèque de Vienne (Catal. de F. de Bartsch, n» 3i). Le catalogue Santarelli |p. 271, n° I2| en signale également une épreuve. Mais proviennent-elles de cette plaque 1

— Adoration des mages. (Voir les n°* 18, 211, 213.)

65. Adoration de l'enfant Jésus par des mages et des saints. Plaque niellée d'une Paix. L'enfant Jésus, nouveau né, est couché au milieu, entouré de rayons. A droite est la Vierge, vue de trois quarts, tournée à gauche, agenouillée et les mains jointes. A côté d'elle, à

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droite, est saint Bernardin de Sienne. A gauche de l'enfant Jésus on voit le petit saint Jean-Baptiste, saint Jérôme et un saint dominicain tenant une palme (saint Dominique?' . Au premier plan, les rois mages, vus de dos. Tous ces personnages sont à genoux. Le fond, dans toute son étendue, offre un bois. En haut. Dieu le Pore et le Saint-Esprit dans une gloire de chérubins ; au-dessous, trois anges, dont deux * tiennent une banderole où on lit : viîrbvm ga [ro faction est).

Plaque cintré*, liant., 123 millim.; Urg., M.

Plaque, non décrite, enchJssée dans une monture en cuivre dore et reperré, sur la hase de laquelle sont Bxés, & droite et à gauche, deux poussons en argent émaillc, aux armes de* Neroni (Je gueules au chevron de sable vairê d'or) et desPaudolfini ( d'azur aux trois dauphins d'or, svrm niés d'un lambel de 3 pendants dt mtme .

Beau Li avait florentin du dernier tiers du quinzième siècle.

Cette Paix a pour pendant une autre, dont le nielle offre la Mort et l'Assomption delà Vierge. (Voir plu* loin, n» 101.)

Elle a figuré dans la vente Caslellani (I8M>, n» VU, et y a été acquise, au prix de 1 1,200 fr-, parle Mu.«ée du Louvre.

— Présentation au Temple. (Voir le if 19.;

— Fuite en Egypte. (Voir le n" 20.)

— Jésus au milieu des docteurs. (Voir les nM 21 et 2H.)

66. Baptême de Jésus-Christ. Il est au milieu, debout, les mains jointes sur sa poitrine, les pieds dans le Jourdain, sur le bord duquel est saint Jean-Baptiste, debout à droite. Sur le devant, à gauche, saint Etienne à genoux; de l'autre côté, saint François; tous deux ont uno auréole sur la tète. Au-dessus, Dieu le père et le Saint-Esprit dans une gloire. Au second plan, à gaucho, deux anges debout tiennent les vêtements du Sauveur. (Bartsch, t. XIII, p. 50. n° 2. — Duch., n» 91. — Zanetti, p. 99, n* 126. — Passav., 1. 1", p. 272. n" 9.)

Haut. 85 millim.: Urg., 10.

Nielle d'un très beau dessin, que Ducbesne (dont la description eu est inexacte! attribue & Maso Finiguerra, sans l'avoir vu. Tuusceux qui l'ont décrit ignoraient que c'est une plaque d'argent, dont Durazzo avait fait faire un fac-similé. A la vente de cette collection (n» 2826), elle a atteint le prix de 1,701 florins.

67. Baptême de Jésus-Christ. Il est debout, dans le Jourdain, les deux mains jointe» élevées. A droite, saint Jean-Baptiste tient

PLAQUES NIELLÉES i:,

de la main gauche une croix, et de la droite une coquille, avec laquelle il verse de l'eau sur la tête do Notre-Seigneur. En haut, le Père éternel entouré de chérubins. (Passav., t. I'r, p. 202, n° 480.)

Ovale. Haut., C8 miliim.; larp., 54.

En 1*33, ce nielle, que Duchesne dil d'un très beau travail, appartenait à Ant. /en. D'après le catalogue Santarelli (p. 271, n* (5), il en ciblerait des épreuve» modernes sur papier, mai* elles ne doivent provenir que d'une copie de ce nielle.

67- -67'*\ Baptême de Jésus-Christ. Sujet central d'une Paix. Jésus est debout au milieu du Jourdain, et saint Jean-Baptiste, de la main droito, lui verse de l'eau sur la tête au moyen d'une tasse. Sur la rive gauche du fleuve, deux anges tiennent une draperie étendue pour couvrir le Christ après la cérémonie du baptême. Dans le ciel, on voit Dieu le Père à mi-corps, avec le Saint-Esprit et des chérubins.

Ovale. Haut., 68 miliim.; larg., Si.

(67'*.) Au fronton, une plaque niellée, de forme hexagone, représente un saint êcêque, à mi-corps, tenant une palme de la main droite et un petit vase dans la gauche.

Diatn., 59 miliim.

(67***.) Sur le soubassement, une plaquo niellée ronde, représente un aigle, les ailes et les pattes étendues, et entouré de petites rosaces (probablement des armoiries).

Diam., 46 miliim.

La monture de cette Paix est en cuivre doré, de forme gothique. Elle a figuré à la vente de 1836 de la collection d'Edme Durand (n" 3), et n'a atteint que le prix de 25 ï francs.

Le sujet central parait se rapprocher beaucoup du nielle précèdent, im'me comme forme el comme dimensions, mais ne les ayant pa< vus, nous ne pouvons pas nous prononcer sur leur identité.

— Baptême de Jésus-Christ. (Voir les n" 22, 224.)

— tes Noces de Cana. (Voir le n* 223.)

— L Entrée à Jérusalem. (Voir le n» 215.)

— Jésus au Jardin des Oliviers. (Voir les n" 23 et 246.)

— L'Arrestation de Jésus. (Voir le n* 247.)

— La Flagellation. (Voir les n- 24 et 248.)

68- 70. Deux médaillons ovales, formant un reliquaire, et un rinceau. (Passav., 1. 1", p. 292, n" 481-483.)

68. Ecce Homo. Le Christ, debout sur une plate-forme élevée, est montré au pouple par deux soldats. Dans le bas , à gauche, deux spectateurs, vus à mi-corps.

Haut., « millim.; larg., 34.

69. Pilate se lavant les mains. Il est assis sur un siège à gradins et tourne sa tête à gauche vers deux hauts fonctionnaires debout. Un serviteur lui présente à genoux une cuvette pour se laver les mains, tandis qu'un autre, debout, tient un linge.

Haut., 43 millim.; larg., 34.

70. Rinceau, avec des chiens poursuivant des lapins. Ce nielle forme le tour du reliquaire et il en marque l'épaisseur.

Haut., 12 millim.; larg., 117.

Ce reliquaire ou bollu faisait partie de la collection Cicognara (album, n°* 72-74 ; Calai. Zanelti, n- 71-73). Le fond des deux premiers nielles est orné de jolis rinceaux avec tête de chérubin. Ils sont entourés d'une borduro de perles et d'ores. Le dessin des sujets est charmant, l'exécution est d'une grande llnesse. Suivant Cicognara, ces trois nielles auraient été excculés en Franco, dans l'école fondée par Cellini et par le maître Roux. Le travail en est un peu différent de l'ordinaire, en ce que les ornements et les figures offrent un certain relief, le fond étant tant soit peu abaissé. Les figures ne sont presque qu'au trait, rehaussées sur fond absolument noir.

Nous en donnous des reproductions d'après celles de l'album de Cicognara.

— Le Couronnement d'épines. (Voir le n° 25.) 71. Eccehomo.

Diam., 18 mjllim.

Médaillon signalé par Cicognara (Mmorie p. 234) comme se trouvant chez le marquis A la Ponzone, à Crémone.

7i. Le Portement de croix. Le Sauveur va vers la gauche ; à droite, Marie et deux saintes femmes. Avec une double bordure ; sur la première, il y a des ornements percés à jour ; sur l'autre, on lit l'inscription suivante : vvltus.christb.tvi.cvra.et.svdore.

BRJBTAM . KRANCISCVM . ET . NVI.O . TKNPORE . LINQVE . SVOS.

Plaque ronde. Diam. du sujet, 43 millim.; de la totalité, 61.

Nou décrit. Qualifié de «Beau travail italien», dans le catalogue de la vente Durazzo, n* 2819. Ce nielle n'a atteint que le prix de 26t florins.

Pour l'Homme de douleurs, plaque faisant pendant, voir le numéro 137.

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