NIELLES ITALIENS DU XV' SIÈCLE
( Cabinet de» p-tanipe« de P»ri».)
sont drapés à la ceinture, un seul est entièrement nu. Le haut présente une voûte à deux cintres, avec un arceau en ogive au milieu d'où pend un globe. (Duch., n* 219. — Alvin, n* 10. — Passav., V, p. 210, n"21.)
Haut., 48 millim.'. larçç., 40.
Duchesne et Passavant croient ce nielle gravé par Peregrini; comme dessin et burin, il serait plutôt de Francia.
Ils n'ont connu que l'épreuve deSykes(na IKiO), imprimée en encre bleue et dont Oltley a donné un fac-similé dans An Inquiry, p. !i72 ; elle est au Hritisli Muséum. — Dans la Bibliothèque royale de Bruxelles on en a trouvé trois épreuves magnifiques, provenant de la collection Van Seslich. — L'une de ces épreuves a été cédée à notre Cabinet des estampes.
Ce beau nielle fleure en fac-similé dans plusieurs ouvrages. Nous en donnons aussi une reproduction.
304-305. Apollon. — Une Mme. Épreuves sur une même feuille de deux plaques niellées d'un manche de couteau. (Heinecken, Neue Nachrichten, I, p. 359, n° 350. )
Haut., 1*7 millim.; Urg. en haut, 37.
304. Apollon. Il est debout, tenant un arc. Au-dessous, un Amour avec un petit moulin à vent.
305. Muse. Femme nue tenant une lyre. Au-dessous, un petit Amour.
Assez bon travail allemand du seizième siècle. Cabinet des estampes de Dresde.
306. Cérès. Elle est en pied, nue, la main droite appuyée sur une corne d'abondance richement ornée, et tenant des épis dans la gauche. En haut, deux trous de clous, en forme de rosaces.
Haut., 61 millim.; larg., 27.
Jolie pièce, non décrite. Travail italien du quinzième siècle.
L'épreuve de la coll. Durazzo (n° 2871) a été acquise au prix de 590 florins poulie Cabinet des estampes de Berlin. Il s'en trouve une reproduction dans le catalogue illustré de cette vente.
307. Cérès. Vue de profil, à droite, au milieu des arbres, elle a dans la main droite une corne d'abondance, et dans la gauche un bouquet d'épis.
Pièce ronde. Diam., 32 millim.
Non décrit. Travail italien du quinzième siècle.
L'épreuve de Durazzo (n« 2904) a été payée 271 florins par M. Dutuit.
ISB NIELLES
308i Minerve. Bile est debout, presque de face» la main droite élevée, et Hent de ta gauche sa lance et son bouclier a la tête de Méduse. Au-dessus de Minerve, sont des arabesques partant du milieu de la planche, et divisés en deux branches courbées de chaque Côté. (Duch., n" 215. — Passav., V, p. 210, n°20.)
Hairt.,Mmlllim.j larft.,19.
Duchesne et Passavant attribuent celte pièce à PcrPgiinl.
On n'r-ti connrtll qui* l'Upretlve dit rati. Svke* fil* 1170), rtll Hrltl*b Muséum.
809i Hmne, Bile est assise à droite, tournée vers la gauche ; son siège est entouré de boucliers. Sâ main gauche s'appuie sur une lanee; un globe est dans sa main droite. Dans le bas. a droite, un bouclier; dans le haut, une double guirlande de feuillage, tombant en festons et accompagnée de petites banderoles. (Duch., n" 216.)
ttaul., 38 milllitt.'. Mrjt., SS.
D'upivs les dimensions et la nature il»? la composition, ce nielle a il À servir île pendaut au prêtaient. D'ailleurs il est .tu même arlistl1.
Dans le cal. Durazzo (n° 2938), on en a annoncé une superbe épreuve d'un premier état atant différents trnratiti Elle a été acquise au pria de 361 florins pour le Cabinet îles estampes de Berlin. — l'ne épreuve du second état, de la même coll. (u" 2037!, vendue 231 ilor., fait aujourd'hui partie du cabinet «te M. le baron Edmond de Rothschild. — L'ne troisième épreuve de la même coll. {n* 30)01 a été vendue Si» flor. — Duchesiie en signale deux autres : celle du Cabinet des estampes de Paris et celle du cab. Sjkes (n* 1178), qui est maintenant au British Muséum.
Nous donnons une reproduction dB reltt» f-Ww».
310. Vénus et Mars. On voit la déesse debout a gauche, embrassant au bras gauche le dieu assis qui tient une lancé et étend la main droite, un petit Amour pousse Vénus vers Mars, Fond noir. (Passav., I,p. 315, n" 611.)
Haut., 3* millim.; lnrg., 21.
Travail italien du seiiiérue siècle.
Cabinet des estampes dë HVrlltL
« Triomphé de Mnrx. (Voir a la fin, a l'œuvre de Pua no ri m.)
3H. Vénus entourée d'Amours. Elle est au centre, assise sur un siège sans dossier, le corps tourné 6 gauche, vue presque de face, la téte de troië quarts tournée 6 droite, une draperie jetée inr le bras droit passe derrière son dos pour retomber ensuite sur sa cuisse gauche. De la main droite elle caresse un Amour debout, tenant une balle et s'appuyant sur la cuisse droite de la déesseï Du côté opposé,
un diitrf* Amour lui tond ses bras. Au second plan, à gaucho et à droite, un Amour sonnant do la trompette. Dans le haut, a gauche» Uti trou de clou. (Reid, n° 30 )
Pièce coupée à pau» daoi le haut, n« échancrurw. Haut.,39 millini.,larg., 43.
Foi t jolie pièce italienne du quinzième su i te.
l/épieuve do la toll. Snlamanca H3 «), la seule connu*1, fait partie dti cabinet de M. le baron Kilmond de Hoth*rlilld.
312. Offrande à Vénus. La déesse» placée à droite et tournée a gauche, est nue ot couronnée ; sa jambe droite se trouve contre un globe terrestre. Un Amour est prés de sa jambe droite. Au milieu, vu de dos et tourné à droite, so tient Bacchns, nu, couronné de lierre, portant ml grand panier de fruits qu'il offre à Vénus. A côté de luit une femme drapée regarde la déesse. De la gauche s'avance Une ftu» nesse parlant à un satyre couronné de feiiilla.ee et portant sur son dos un panier de fruits. Fond noir, rempli de guirlandes de fleurs. Dans le bas, une frise décorée, au-dessous de laquelle un génie fuit vers la droite, tenant quelques n uits. (Passav., 1, p. 322, il" 65». — Willshire, II, p. 27, F. 5l>.)
Ovale. Haut., 48 Ihllllm.i la*., 4.1.
Beau travail allemand du seizième siée le. C'est le nielle mal déeril par Passavant sous celte déiiomiiiiilioii inexacte : Des Ftmmes av(c l'Amour il m/1 couple dr. fwi'yre*. Itrilisl) Muséum, épreuve rognée.
313. Hijiiuhuh' ou lhrncmge à Vénus. Rlle est au milieu, assise, un pied sur un casque et l'autre sur un bouclier, drapée dans une pièce d'étoffe. Près d'elle, deux hommes. Celui de droite, vil de profil, drapé à la ceinture, porte au bout d'uno lance une têle de bœuf, une de sanglier et une de lion : c'est l'offrande à la déesse. Celui de gauche tient de la main gauche, au-dessus de sa téte, un bouclier dont Uh angle offre Une tête d'aigle; l'Amour, debout sur le pied gauche, tenant son are détendu, est à l'une des pointes du bouclier. Le même homme a dans la main droite une torchère à laquelle une femme (ou peut-être Un homme, comme dit Duchesne\ vue de dos et ayant en guise de manteau une peau de bélier, allume un flambeau. Au-dessus d'elle, une langue de feu, symbole de l'amour. Au second plan, à droite, un satyre tient sur ses épaules une faunesse qui étend la main droite au-dessus de la tête dtl Jeune homme portant les têtes d'animaux. Double bordure linéaire
autour. (Bartsch, XIII, p. 101, n° 6. — Duch., n° 243.— Alvin, p. 41.— Passav., V, p. 201, n'9.)
Pièce ronde. Diioi-, 59 millim.
Bartsch a décrit celte belle pièce comme une estampe ordinaire parmi les gravures d'anciens maîtres italiens et sous la désignation vague d'une Femme avec trois hommes et un Satyre, que Duchesne et d'autres ont répétée.
C'est bien là l'original de ce sujet, contrairement à ce que disent Ducbesne (par confusion de ses notes sans doute) et Passavant, et il pourrait bien être de Francia à qui Ottley l'a attribué dans le cat. Sykes. En tout cas, ce nielle offre une grande analogie de travail avec la Bacchanale ( n» 30.1) et le Trkmphe de l'Amour |n* 380).
Duchesne en décrit deux étals, dont il faut intervertir l'ordre :
1,rétat. La planche est dans toute sa vigueur. Le fond est entièrement couvert de tailles croisées, on les tailles horizontales recouvrent celles du fond. — Ducbesne n'a connu que l'épreuve du car. Sykes (cat. n" U.">2), vendue 350 francs, et qui est au Rritish Muséum. — l'no seconde a figuré dans la vente dalichon (n'385), où elle a été annoncée à tort comme un prétendu premier état du numéro 242 de Duchesne; vendue 605 francs, elle fait actuellement partie de la collection Dutuit. C'est peutêtre celle de Wellesley (1860, n* 129), vendue 10 £ 10 sh. Nous en donnons une reproduction. — M. le baron Edmond de Rothschild possède une épreuve de toute beauté, provenant de la vente Santarelli |n° 1249), où elle a été payée 299 thalers.
2*. La planche est déjà un peu usée, et le charmant modelé des figures a en partie disparu. Le fond, dans plusieurs parties, a été repris au moyen de tailles diagonales allant de gauche à droite. — Duchesne n'en cite que l'épreuve rognée de la Bibliothèque royale de Bruxelles, provenant de la coll. Brizard. — Il y en a une au Cabinet des estampes de Paris.
314. Hyménée ou nommage â Vénus. Même composition. (Duch., n' 242. — Passav., V, p. 210, n° 24.)
Pièce ronde. Diam., 59 millim.
Duchesne et Passavant attribuent cette pièce à Peregrini , et la regardent comme l'original, tandis qu'elle n'est qu'une copie de la précédente, très fidèle, mais de beaucoup inférieure. Les tailles du fond sont diagonales, de gauche à droite.
Duchesne en cite deux épreuves : celle du cal>. Sykes (n9 1153), actuellement au British Muséum, et celle de W'oodburn.— Celle de la coll. dalichon (n» 386,1e prétendu 2» état), vendue 50 francs, fait partie de la coll. Dutuit.
315. Hyménée ou Hommage à Vénus. Même composition, mais ou contre-partie. Le fond n'est coloré que pour former le contour de chacune des figures ; il y a des parties où les tailles ne sont pas croisées, mais simplement en diagonale, de gauche à droite. (Duch., n" 244.)
Pièce ronde. Diun., 01 millim.
Copie du temps du sujet précédent.
Cab. Sykes (n* 1154) et coll. Woodburn. Ces deux épreuves ne sont pas terminées.
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V 313. — PfetyiKR ÉTAT.
(Coll. Uutuil.)
NI 313. - SECOMO ÉTAT.
( Cabinet <!<•< Estampes Jo Paria.}
HYMÉNÉE OU HOMMAGE A VÉNUS BpreuTet d'un uiella attribua à FraooHco Prancii.
315 bis. Hyménée ou Hommage à Vénus. Vers le centre, la déesse, légèrement vêtue, est debout (?) ayant le pied sur un casque. Derrière elle, à gauche, un jeune homme porte de la main droite un flambeau et soutient au-dessus de sa têto un petit Amour debout sur une espèce do bouclier. A côté de lui, un autre jeune homme, vu de dos et vêtu d'une peau de bélier, tient en l'air un flambeau. Un troisième jeune homme, placé à droite, apporte à Vénus, fichées au bout d'une perche, une tète de taureau, une de lion et une de sanglier. A l'extrême droite, un Satyre enlève sur ses épaules une femme qui étend la main vers le jeune homme. Fond noir. (Passav., I, p. 319, n" 644.)
Pièce roode. D«m., 59 millim.
Passavant n'a pas compris le sujet de cette pièce, et l'a décrite comme une B<tcckiiiuik, avec des erreurs d'interprétation dans les détails. Comme il dit que c'est un -< beau travail italien, qui semble de l'école- de Francia», nous sommes porté à croire que cette pièce est la même que notre n« 313.
Cabinet des estampes de Horlin.
310. Lêda. Elle est couchée, la tête à gaucho, avec le cygne entre ses jambes.
Haut., 30 millim.; Urg., 48.
Superbe nielle, non décrit; travail italieu du quinzième siècle. La seule épreuve connue, provenant delà vente Fountaine (Londres, 1884,110 687, vendue 300 fr ), fait partie de la coll. de M. le baron Edmond de Rothschild.
317. Léda. Assise à droite au pied d'un arbre entouré de lierre, et regardant du même côté, elle tient le cygne dans ses bras. Dans le fond, à gauche, une ville, des montagnes et la mer. (Duch., n* 235. — Passav., V, p. 212, n° 35.)
Haut., 56 millim.; Urg., 37.
Duchesne attribue cette pièce à Pcregrini; elle est bien dans sa manière. Cabinet des estampes de Paris, superbe épreuve.
318. Lêda. Sous la forme d'un cygne, Jupiter embrasse Léda appuyée contre la draperie du fond. Composition dans un médaillon rond renfermé dans un rectangle aux angles garnis de grotesques.
Haut., 79 millim.: larp., 58.
Non décrit. Travail italien du quinzième siècle. Brilish Muséum.
loo N|KLLKS
319. Enlèvement (f Europe, Elle est assise sur le dos d'un taureau maria, qu'un jeûna Triton conduit par la bride. Europe et le Triton tiennent des conques. En l'air, deux petits Amours conduisent un couple de dauphins qui accompagnent le taureau. Ils se dirigent vers la gauche. Fond noir. J>assav., J, p. 315, n'612.)
Ha"t., 34 millim.; Urg., 108.
Bibliothèque <le Vienne (lîalal.de F. de Bartseh, n* 42), épreuve provenant <le la coll. Albrizxi.
Psyché. (Voir à la tin, à l'œuvre de Peregrini.)
330. Endymion et Diane. Il est assis à droite, vu de profil, enlaçant de ses bras Diane qui se penche vers lui. A gauche, un chien assis, la gueule ouverte. (Reid, n* 20.)
l'Unchc d'une forme irré&oli.re. Haut., 35 millim.: hrg., M.
L'épreuve de la coll. Salamanra (I £ 16 sh.), la seule connue, fail partie du cabinet de M. te baron Edmond de Rothschild.
321. Endymion (?) et deux Amours. Un beau jeune homme, nu, est a «ai 8 sur un large banc où il pose son pied gauche, taudis que l'autre est appuyé £ terre, Son corps est tourné à droite et il regarde à l'opposé. Derrière lui deux Amours debout tiennent des festons de feuUlage. (Reid, n» 17.)
Haut., 27 millim.: lirg., 41.
Pièce de la même main que la précédente, el provenant sans doute d'un coffret de mariage.
L'épreuve du la cuil. Salaraanca ri £ 12 sh.), la seule connue, fait partie du cabinet île M. le baron Edmond île Rothschild.
322. Un Triton portant une Nymphe. 11 est droit, vu de trois quarts à gauche, la queue tournée à droite et recourbée vers le haut. La Nymphe est assise sur son corps et le tient par les épaules ; elle a la tête tournée, et regarde à droite. La planche est à festons concaves dans ie bas et renfermée dans une bordure. (Reid, n° iu.)
Haut., MraiUim.; larK.. 31.
Rcau travail italien du quinzième siècle.
L'épreuve de la coll. Salamama (li £ 13 sh.), la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.
Él'HKCVKi bUH PAPIER
333. Triton et Néréide. Il est k droite, vu de dos, et entoure de ses bras le corps d'uno Néréide.
Ovale. Haul., |f. millini. ; UrS., 29 .
l'ièce non décrili'.
L'épreuve du la coll. UHiaxio i ii» iëOUy, un pou froisaéu, mai» qualifo* « d'une exécution extrêmement délicate .», a été vendue 400 flor.
324. Triton portant une Nymplie et accompagné tic deux Amours, se dirigeant vers la gauche.
OvaJe. Haul., SI mlllim.: tarir., Sfl.
Pièce non décrite, «| a ■ ï semble être If pendant de la précédente.
L'épreuve de la Diirazzo ;u° 2892 1 de celte » pièce charmante, d'unis exécution très délicate », a atteint le prix de 60.1 flor. Elle fait partie du cabinet île M. lu baron Edmond de Rothschild.
325. Monstre marin portant une Néréide. Ils se dirigera vim's la gauche. Sur le devant, un petit Amour sur un Dauphin.
Forme de cartouche ciD^é par |e bai, HanU, »4 rçilliro.; larg-, 35. Travail italien du seizième siècle.
Cabinet de M. le baron E<lniopd de Rothschild. C'est peut-être l'épreuve de Sykes (n« 1 160), qui a reparu à la seconde vente Welleslev (juin 1860, n" 124, vendue 1 £ I sh.), et que Duchesne Uppwid., 8) ne regarde pas comme un uieihi.
— Dieu marin et Néréide. (Voir à la fin, à l'œuvre de Perec.rini.;
326. Triton caressant une Nymphe, \\ nage vers la droite. (Duch., n" 238. — Passav., V, p. 211, n° 30.)
Hwffi W mdiwK Un i,
Pièflod un beau lr»vail, d»R« la manière de VmgVW,
Ouci)psn« n'a connu que {'épreuve du cal». Sy^s, n* f 1 «31 • C'est peut-être celle de Wellcsley (1860, n* 127), vendue 8 £ 18 sh. — Celle de lu coll. Durazzo i u» 2886 :, vendue 401 flor., fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild. — L'épreuve de Galichon (n« 384) n'a atteint que .~>0 fr.
327. Triton avec un sabre. Il est à cheval sur un dauphin et tourné à droite. (Duch., n° 240.)
Haut,, M will.m.; U*r., 2î.
Travail italien du quinzième siècle. Le Triton leuaut son sabre de la main droite, on peut douter que cetto pièce soit un uielle. Catal. ftlalaspina, t. II, p,
328. me de friape, Autour du terme du dieu, dansent si* Faunes et quatre péchantes. A gauche, un Satyre souffle dans une flûte de
ftt NIELLES
Pan. Dans le fond, des guirlandes et des pampres. Fond noir. (Passav., I, p. 320, ne04G.)
Pi.we ovale. Haut, 59 millim.; larg., 73.
Bibliothèque impériale de Vienne (Cata!. de V. de Bartseh, n» lut), épreuve provenant de la coll. Albrizzi.
320. Triomphe de Silène. Deux Faunes l'entraînent vers un àne placé à droite. Des Bacchantes et des Faunes dansent. Une Nymphe, couchée à gauche, tient sur la tête un panier de fleurs. (Passav., I,
Pièce ovale Haut., 59 millim ; larg., 73.
C'est le pendant du numéro précédent.
Même collection et même provenance.
330- Silène y Faunes et Satyre. Au milieu, Silène est porté entre les bras de deux faunes et d'un satyre. A droite, un homme, les pieds dans l'eau, s'efforce de prendre sur son dos uno grosse femme. Entre ce groupe et le précédent, on voit un homme portant un autre sur le dos. A gauche, deux faunes dont l'un joue do la double flûte et l'autre tient un chalumeau. Fond noir. (Passav., I, p. 320, n" 045.)
Haut., 13 millim.; larg., 48.
Imitation en contre-partie d'un même sujet gravé par Marilegna. Beau travail. Cabinet des estampes de Berlin.
331. Satyre enlevant une Nymphe. l\ s'avance à gauche et tient une Nymphe nue élevée dans ses bras. Celle-ci baisse les yeux, et tient un long voUe. Aux côtés, il y a de petites fleurs. Fond noir. (Passav., I, p. 320, n" 048.)
Haut., 50 millim.; larg., 32.
Travail italien du quinzième siècle.
Collection privée du roi de Saxe.
— Nymphe liée à un arbre. (Voir à la fin, à l'œuvre do Pkregrini.)
332. Triouiphc de Galalée. Tournée vers la gauche, elle se tient debout sur une grande conque attelée de deux dauphins. Sur le devant, un Amour à la nage, s'attachant des deux mains à la nageoire d'un des dauphins. Des Tritons et des Néréides nagent autour; en l'air, plusieurs Amours décochant des flèches. Vers le coin, a gauche, une tablette
ÉPRRIVES SUR PAPIER
avec le monogramme de Marc-Antoine. (Duch., n" 236. — Zanctti, p. 81), n° 115. — Passav., I, p. 27!).]
Haut., 88 millim.; Urg., 63.
Copie en contre-partie de la gravure de Marc-Antoine, d'après la peinture de Raphaël à la Farnésine. Zanetti rapporte que la tradition qui règne à Bologne attribue la gravure de ce nielle il Marc-Antoine lui-même. Passavant n'est pas de cet avis.
Duchesne n'a connu que les épreuves du cal». Svkes, n° 1163, et du cab. Woodburn. — Il y eu avait une dans la coll. Cicognara, et une autre à Bologne dans celle de De l.uca. — On en voit llgurer une dans le catalogue Welleslev (1860, n" 12.'i), vendue 2 £ 2 sh.
333. Hercule étouffant Antée. Hercule, vu de dos, serre dans ses bras Antée qu'il a enlevé do terre. A droite et à gauche, deux petits arbres. (Duch., nw 240. — Passav., V, p. 211, n°28.)
Haut., 38 millim.; larg., 23.
Duchesne, et après lui Passavant, attribuent cette pièce a Peregrini.
Coll. Sykes (cat. n» 1 16"»), épreuve eu encre bleue ; elle n'a atteint que le prix de 2 £ 2 sh. à la vente Welleslev jtgfiO, !»• 130|. — Catalogue Malaspina, t. Il, p. 7. — L'épreuve de la coll. Durazzo (n* 2flir.) a atteint le prix de ICj florins.
331. Hercule étouffant Antée. Il est vu de dos, la tête de profil à gauche, étouffant entre ses bras puissants Antée, qu'il a enlevé de terre. Fond noir, pièce à échancrurcs on haut et en bas, en guise de cartouche. En haut, en dehors du cadre, deux trous pour dos clous. (Reid, n' 25.)
H»oL,3t millim.; larg„ 21.
Joli pièce italienne du quinzième siècle.
L'épreuve de la coll. Salamanca ( 4 £ 12), la seule connue, fait parties du cabinet de M. le bâton Edmond de Rothschild.
ÎW5. Hercule étouffant Antée. La composition principale se trouve dans la partie supérieure, où une tablette porte à rebours : herovlos. Au centre est un médaillon représentant l'Amour, tenant un dauphin par la bride. Au-dessous, des ornements de feuillage. (Passav., I, p. 315, n" 785.)
Ilaot., 210 millim.; larg-, et) haut, 52 ; en bas, 27. Travail allemand «lu seizième siècle.
Epreuve provenant d'une plaque ayant décoré une gaine de poignard. Cabinet des estampes de Berlin.
336. Hercule tuant Cactus. Le demi-dieu est à droite, vu presque nielles. 13
U>i NIKLI.ES
de dos. 11 tient sa massue dans la main gauche, et de la droite il traîne par les cheveux Cacus presque couché par terre. Dans le haut. un ornement.
Haut., 5!» millim.} Urg., 21.
Pièce non décrite.
L'épreuve de la coll. Uurazzn In» 28R:jj, vendue 12;> florins, a passé on Angleterre.
337. Hercule et Cacus. Ils luttent ensemble. Cacus est saisi par les cheveux. (Duch., n"2l5.)
Haul., 54 mtlHin. ; Urg., 3(1.
Travail italien du quinzième siècle.
Datai. .Mala»iiiiia, 1. Il, p. 7.
33S. Hercule vainqueur de l'hydre de Lerne. Vu de Irois quarts, tourné à gauche, il n'a pour tout vêtement qu'une draperie, dont les deux bouts sont noués a son cou et les deux autres à sa ceinture, et qui est gonflée derrière par le vent. Il brandit une massue (et non un flambeau) de la main gauche, et de la droite il saisit l'une des tètes de l'hydre dressée en face de lui, et dont la queue est enroulée autour de la jambe droite d'Hercule. Dans le fond, a droite, un monticule boisé; à gauche, derrière l'hydre, deux trous do clous dans les rosaces. (Duch., n° 218. — Passav., V , p. 2u0, n°5.)
Haut., 21 millim.; Urg., 36.
Duchesnc n'a du regarder celle pièce que d'un mil disirait, puisqu'il l'a décrite inexactement et qu'il ne fait aucune remarque mit sa valeur d'art. Or, Passavant constate qu'elle est d'une grande finesse de dessin, et ajoute qu'elle est indubitablement de Francia. Quoi qu'il eu soit de cette attribution, ce nielle porte une marque incontestable de supériorité par l'excellence île sa taille, de son modelé et une prodigieuse délicatesse dans l'expression do la physionomie. Il est de la mémo main qu'OrpAi'e (Voir le n" 3;» ),tiré avec une encre de même nuance.
La seule épreuve connue, provenant de la coll. Sykes m* 1169), est au Hritisli Muséum. Sous en donnons une reproduction.
339. Hercule vainqueur de l'hydre de Le nie. Il est à gauche, vu do profil, tourné à droite, la tète ceinte d'un bandeau à bouts flottants, et il lève sa massue de la main droite, prêt à frapper le monstre dont il tient l'une des têtes de l'autre main, pendant que les deux autres têtes le mordent au bras et à la cuisse gauche. Derrière l'hydre, deux arbres. (Bartsch, XIII, p. 5t, n" 12. — Duch., n° 2*7.— Zanetti, p. ï)7, n» 122. — Passav., V, p. 21 1 , n° 25. — Reid, n° 2(5.)
lUot., 50 millim.: Urg.. Si
Duchesne dit que celte belle pièce est certainement gravée par Peregrini. Passavant se range ù son opinion, en ajoutant que c'est une copie, avec quelques différences, du nielle de Francia, ci-dessus (l»uch., n* 248). Ce qui peut fortifier l'attribution à Peregrini, c'est le fait que ce nielle sert de pendant à Hercule et Dêjetnire, qui porte la marque attribuée à cet artiste {voir à la fin, à l'œuvre de Pkregrlni). D'autre part, c'est une imitation très libre et non pas une copie de la pièce précédente.
Cabinet îles estampes de Paris. — Coll. Sykes nul. n» H 67), épreuve à l'encre bleue. — Cab. de M. le haron Edmond «le Rothschild, épreuve de la coll. Salamauca (2 £ 12 sh.), et aussi celle de la coll. Uunuzn (cal. n° 2888, 2!>0 floi :). — Coll. I)utuit. Nous eu donnons une reproduction.
Il en avait été fait pour le marquis Iturazzo un fac-similé, d'après lequel cette pièce a été décrite par Rartsch et autres, description que Duchesne assigne à tort à son numéro 249.
Pour éviter toute erreur, il y a a noter que, dans le catalogue de M. Reid des nielles de la coll. Salamanca, celui-ci est décrit sous le n° XXVI et reproduit sous le if 27.
330 bis. Hercule vainqueur de Cerbère. (Duch., n° 250.)
Haut,, 27 nùllira.; Urg.,34.
Travail italien du quinzième siècle.
Catalogue Malaspina, t. II, p. 7. On y fait observer que la composition de ce nielle diffère un peu «le celle d'un même sujet conservé dans la coll. Uurazzo. C'est donc un Hercule vainijuenr de l'hydre, et, d'après les dimensions, probablement la pièce avec la marque attribuée à Peregrini (voir à la (In).
340. Hercule vainqueur de t hydre. Il est tourné à gaucho, et lient d'une main l'une des tètes du monstre, tandis qu'une autre le saisit au bras. Il lève de sa main gauche sa massue. (Passav., I, p. 319, if 642.)
PJitc ovale. Haut., 2tf millim.; larjf., 21.
Travail italien
Uritish Muséum, épreuve provenant de la coll. Santini.
341. Hercule vainqueur du Centaure. Il est vu de profil, tourné à gauche, couvert de la peau du lion de Némée et étouffe le centaure entre ses bras. Aux côtés, des édifices, et sur ceux de droite : i.o.m. Au milieu, au fond, la mer avec une île. (Passav., I,p. 310, n°Ô4I. — WiUshire, II, p. 28, F. 30.)
En forme de bouclier. Haut:, 21 millim.; larg., 16.
Travail allemand du seizième siècle.
British Muséum.
:U2. Hercule domptant le taureau. Il est nu, vu de profil, et tient par les doux cornes le taureau de Marathon renversé à terre, et pardessus lequel il passe la jambe droite. Dans le fond, à droite, la massuo appuyée contre un arbre. iDuch., n°25i.)
IhuMïe.Mie n'a comm que l'épreuve du Cabinet des estâmes de Paris. — M. le kmn Edmond de Rolchschild en po-.M-.lr une seconde. — l'ne troisième, provenant de lu coll. Liurazzo (n° 2990), en mauvais étal, n'a été payée que 4 fl. 36 kr. par If Cabinet ilr-s estampes de Berlin.
Dans le «étalonne île la même vente n« 3mm:, se trouvait la même composition, eti contre-partie, niais de mêmes dimensions. Lu.» rédacteur du catalogue dit que c'est .. peut-être l'original gravé par Peregrini ». Cependant elle n'a atteint que le prix de 3 11. 30, ce qui porte il croire que ce n'était qu'une copie.
3*3. Hercule domptant le lion de Xèmëe. Le demi-dieu est à droite, ouvrant avec ses deux mains la gueule du lion qu'il déchire. Au dessus, une banderole avec le mot : ercvmo, à rebours. Dans le haut, deux petits trous. Ducb., n" 252.)
Ilucliesnc n'en cite que l'épreuve de la coll. Sykcs icat. «• 1166.)
3i4. Hercule et Dttjanire. Debout, en pied. Il est, à droite, représenté jeune, couronné de laurier, tout nu. tenant de la main gauche une corne d'abondance renversée, et s'appuyant de la droite sur un bâton de berger, que recouvre en partie la peau de lion de Néméc, passée autour du même bras. Il est de profil, tourné du côté de Déjanire, qui est ù gauche, vue de trois quarts, détournant légèrement la tète. Klle n'a pour tout vêtement qu'un grand voile qui lui couvre le dos et retombe jusqu'à terre; du bras droit elle en ramène un bout pour lui servir de ceinture. Ce voile est retenu sur sa tète par un bandeau, au-dessous duquel s'échappe sa chevelure. Du bras gauche, appuyé sur la hanche, elle tient une lyre à trois cordes surmontée d'une couronne. En haut, une épaisse guirlande de feuillage suspendue aux angles du plafond par des liens flottants. Fond noir et terrasse blanche, avec l'indication du terrain. (Passav., I, p. 322, n° (150.)
Ce beau nielle a été découvert e| décrit pour la première fois par M. Ch. île l.augalcric i.plus tard conservateur-adjoint au .Musée d'Orléans), dans une N»liee «ne l'urt >l: h H 1er et sur lu dèvwrtr >!>■ </i«/ytf.-< empreintes ik nielles du '{trinzù'mr
Pièce ronde. Diana., 34 millim.
Haut., 34 millim.; larg., 2J.
Haut., S9 millim.; larg., 89.
ÉPHEl VES SUH PAPIER
siècle (Orléaus, 1858, in-8, avec une pbotogr.), brochure tirée à quelques exemplaiit-s. Il eu attribue l'exécution à Peregrini. Ce sujet a été repris par M. Pli. Hurty dans la Gazette des Beaux-Arts, t. I" (1859), p. 336 à 343, où le savant critique exprime une opinion tout opposée. « Les silhouettes des académies de ce maître sont généralement moins simples. Dans le nielle que nous reproduisons la ligure d'homme rappelle un instant Mantegua, ainsi que la disposition de la guirlande. Mais le mouvement qui fait abonder la hanche de la femme et la flexion de son cou, la grâce forte de l'ensemble et surtout cette anleur pudique qui semble à la fois animer et retenir les deux acteurs, rappellent trop à nos yeux et à notre esprit le Francia, pour que nous hésitions à lui donner celte belle composition. •• On y trouve un fac-similé par Gaucherel.
De la collection de Laugaleiie ce nielle a passé dans celle de (ialichon, et à sa vente (n* 399), où le sujet a été désigné sous son vrai nom, il a été adjugé 32o francs. Il fait actuellement partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild. L'épreuve est imprimée en encre bleue.— Celle de la coll. Durauo (n° 292»), quoique défectueuse, a atteint le prix de 415 florins.
34f>. Hercule vaincu. Nu, les mains liées derrière le dos, il est assis sur sa peau de lion, au pied d'un arbre où est suspendu un carquois. Dans le haut, entre les branches de l'arbre, deux trous de clous. Dans le fond, à gauche, un laurier. (Duch., n" 254. — Passav.,1, p. 324, n-667.)
Haut, de la compew., 33 milUra.; larg., 15. « Nielle d'un très joli travail, •> dit Uuchesne. Œuvre italienne du seizième siècle. Passavant n'a pas su identifier cette pièce, et il l'a décrite à nouveau sous le nom de la Foret domptée.
L'épreuve de la coll. Sykes (n« 1176) est au British Muséum. — Cabinet des estampes de Paris.
Passavant (t. I", p. 279) en signale une imitation dans un ovale en largeur.
3r6. Les trois Déesses et la Discorde. Au milieu d'une salle avec deux portes, sont quatre femmes nues ; celle de droite, vue de face, tient un miroir (Minerve ?) ; celle de gauche, vue de dos, une corne d'abondance (Vénus?); celle du milieu, également vue de dos, tient une grande plume (Junon? ); une quatrième femme est à droite (Discorde?;. Sur un globe suspendu en l'air, on lit : pulcrior(i). (Duch., n'234.)
Haut., 69 luillim.; larg., 45.
Heinecken (Idée générale, p. 224, note) et Zani (Materiuli, p. 7) regardent cette pièce comme une copie d'après Nicoletlo Hosex, d'un sujet gravé en l.iOO. Duchesne la croit plutôt une copie faite d'après Durer, en 1494.
Cabinet des estampes de Paris. — Coll. Woodburn.
347. Jugement de Paris. Il est assis à droite, un chien est à ses pieds. Il offre la pomme à Vénus, qui est debout, à gauche, avec les
ilcux autres déesses. Le fond offre un paysage montueux. Ronds réservés pour trois clous, deux du côté gauche, un dans le haut. (Bartseh, XIII, p. 55, n" 14. — Duch., n° 233. — Zanetti, p. 107, n" 150.)
Haut., 59 millim., Ur*., 16.
Pièce finement exécutée. Travuil italien du quinzième siècle.
L'épreuve de la coll. Durazzo (cal. n° 295:;), la seule connue, vendue 201 flor., fuit partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.
Il en avait été Tait un fac-similé dont se sont servis Bartseh, Ouehesm* et Zanetti pour leurs descriptions.
348. Le Jugement de Pâris. Les trois déesses sont a gauche, Tune près de l'autre. Vénus tend la main gauche à Paris, qui lui donne la pomme. A coté du berger est un lévrier assis. (Passav., I, p. 320, n»G49.)
Huit., ïi a 32 millim.; Urg., 3». Beau travail italien pour un fermoir un |hîu chantourné et plus lar«e ms la droite.
Cabinet des estampes de Merlin.
349. Le Jugement de Pâris. Assis à droite, ayant près de lui son chien, il présente la pomme à Vénus. (Passav., I, p. 321, n» 651.)
Ovale en longueur. Haut., 29 millim.; Urg., 7».
Travail italien de peu de valeur.
Bibliothèque de Vienne; Cal. de F. de Bartseh, n» 49;, épreuve provenant de la roll. Albrizxi.
350. Le Jugement de Pâris. Armé de toutes pièces et étendu à terre, à droite, il semble dormir. Les trois déesses, dont Vénus toute nue, tandis que les deux autres n'ont qu'une petite draperie à la ccinturo, sont debout devant lui, à gauche. Un vieillard à grande barbe (Mercure), vêtu d'une large robe bordée de fourrure, s'approche de Pâris, tenant la pomme d'or dans la main gauche, et avançant l'autre vers la tête du dormeur comme pour l'éveiller. Le fond offre des montagnes avec constructions, quelques arbres et une sorte de fontaine. (Bartseh, VII, p. 8U, n" 05. — Passav., III, p. 153.)
Pièce ronde. Diam., 34 millim.
On reconnaît pour un nielle cette jolie pièce attribuée à Albert Durer, mai» qui n'est pas de ce maître, au jugement de M. Thausinfi.
La seule épreuve connue est conservée dans la Collection Alberline, à Vienne.
KPREI'VKS SUH PAPIER m
11 y en ;i un fac-similé par A. IVtrak. avec son ninwifc'rammp et sa signature sut In maip\ sauf aux premières épreuves.
351. Le Jugement de P<b k. A droite, près d'une fontaine, les trois déesses nues, debout. Paris, couvert d'une armure, est endormi à gauche, ayant un chien à ses pieds. Mercure, sous les traits d'un vieillard, s'avance avec la pomme d'or et semble réveiller Paris. Dans le fond, combat de deux chevaliers. Plus loin, la ville de Troie, et, audevant, le cheval. Sur la mer, trois vaisseaux à la voile. Dans le lointain et sur le rivage, deux châteaux et un moulin à vent. Fond noir. (Passav., T, p. 320, n°(>50.)
Pièce rondo. Uitm., 46 milliiu,
Travail allemand du seizième siècle, doul le sujet esl emprunté à la composition ci-dessin attribuée à A. Diircr. Harln li a décrit cette pièce parmi les estampes ordinaires anonymes 1 1. X, p. LU, n' l), et il dit que tous les objets y sont exprimés très confusément.
Collcctiou Alberline, à Vienne.
:î52. Le Jugement de Paris. A gauche, les trois déesses, debout, nues, la tête couverte de riches eohTos, tiennent devant elles une simple écharpede draperie. Celle du milieu est vue de trois quarts, de dos; les deux autres sont de face. Paris, en armure, est endormi à droite, et près de lui, à gauche, Mercure, sous les traits d'un vieillard, tient à la main la pomme d'or. Riche paysage avec un château et une fontaine à droite,avec statues de deux enfants lâchant de l'eau, (Passav., ï, p. 321, n" 052.)
Pièce ronds. Diam., 43 millitn.
» Beau travail néerlandais du seizième siècle, » dit Passavant, qui a décrit celle pièce d'après une photographie faite sur l'original ayant alou appartenu à Evans, marchand d'estampes de Londres.
353. Orphée. Vu de lace, le corps tourné gauche, assis au milieu, adossé à un arbre effeuillé sur les branches duquel sont perchés des oiseaux, tandis que d'autres voltigent autour, il joue, avec la main gauche, de la guitare devant les animaux qui l'entourent. Sa jambe gauche est allongée en avant, et la droite estpliée et dirigée vers la gauche. Dans le haut, deux trous de clous au centre des quintefeuilles. {Duch. . n° 250. — Passav., I, p. 280, et V, p. 200, n° 6.)
Haut., 48 miltiro.; Iar|i.,î3.
Duchesne n'a trouvé aucune remarque a faire sur ce nielle, mais Passavant a cons-
talé que c'est bien l'original et qui ne saurait être attribué qu'à Fianeia. « Lo dessin, •lit-il, en est d'une beauté surprenante; la tête surtout est d'un style tout à fait idéal. »
L'épreuve de la coll. Sykcs (n» il'-i), la seule connue, est au Hrilish .Muséum. Nous en donnons une reproduction.
Ce nielle a été copié on contre-par tie par l'ere^rini, du moins il est sifjné du monogramme qu'on lui attribue (Duel»., n" 2o;i>, mais cette copie est de beaucoup inférieure à l'original (voir à l'art. I'krec.him, plus loin).
354. Orphée à la -porte des enfers. Orphée eu costume militaire romain, portant une guirlande sur la tète, est assis sur un banc, les jambes croisées, tourné a gauche et remaniant à droite. Il joue du violon avec la main gauche. Autour de lui nombre d'animaux : un lièvre, un singe, un chien; ils écoutent les sons de sa musique. A sa gauche, la grande porte d'un château, sous l'arche de laquelle on voit un démon'. Derrière est un grand édifice, où quatre personnes sont assises autour d'une table ronde et mangent. Au milieu de la composition, et apparemment lié avec la salle, est un pont sur une rivière, où l'on voit deux navires à voiles. Sur le pont, deux singes habillés en hommes qui tirent un coup de fusil sur un cavalier ayant une dame en croupe et montant vers la droite. Un fond montagneux s'étend au loin. Dans l'air, un démon qui plane vers la droite ; il est suivi de deux autres. Le sujet est entouré d'une double bordure linéaire. (Willshire,!. II, p. 28, F. 31 .)
Pièce ronde. Oiani., 29 millim. 1|2.
Travail allemand du seizième siècle.
British Muséum, épreuve tachée dans le bas et endommagée.
355. Orphée mis à mort par les Ménades. Deux femmes nues, en face du spectateur, se tiennent debout près d'un homme mourant, qui soulève son bras droit étendu A terre. Elles saisissent la couronne de feuillage qui est sur sa tète, l'une avec la main droite, l'autre avec la main gauche. De chaque côté du groupe on voit un Amour voltigeant près d'un arbre. Le fond est obscur. ( Willshire, t. II, p. 28, F. 32.)
Pièce ronde. Diara., 2!» millim. t|2.
Travail allemand du seizième siècle.
Dritish Muséum, épreuve en mauvais état.
350. Arion sur un dauphin. Il est barbu et porte sur sa tête une couronne de laurier ; il se dirige vers la droite. Dans sa main
ÉPRKUVES SUH PAPIKH
gauche, un violon et un archet. Au fond, à gauche, la ville de Corinthe; à droite, le vaisseau d'où il s'est précipité. (Duch., n* 257.— Passav., V, p. 212, n°36.)
Ilaul., (I millim.; Urjf., 2C
Travail italien du quinzième siècle, attribué par Duchesne et Passavant a Vnvprini.
Cabinet «les estampes de Paris. — Catal. Malnspitia, t. 11, p. 0. — L'épreuve de la coll. H. Wellesley ( juin 1860, u° 133), en encre bleue, a été vendue 2 JC 2 sh. — L'épreuve de la coll. Durazzo (cal. n* 2933j, vendue 3i0 flor., fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild ; elle est en enci-e verdàtre, et offre quelques travaux qui différent de ceux de l'épreuve du Cabinet des estâmes, à laquelle elle est d'ailleurs supérieure en qualité.
357. Arion sur le dauphin. Il est sans barbe, une bandelette ceint sa tête; il se dirige vers la gauche, tenant un archet de la main droite et un violon de la gauche. Dans le fond, plusieurs montagnes où l'on voit, à droite, quelques arbres, et, à gauche, uno église avec un clocher surmonté d'une croix. (Duch., n' 258. — Passa?., V, p 2!:*, n" 37.1
H«ut., 39 millim.; Urf?., 23.
Travail italien du quinzième siècle. Duetiesne et Passavant attribuent encore ce nielle à Peregrini.
Il parait en exister plusieurs étals.
L'épreuve de la coll. Galichoin provenant de la coll. Wilson), vendue 70 fi-., et qui fait partie du cabinet do M. le baron Edmond de Rothschild, est à fond blanc. — Celle du Cabinet des estampes de Paris est à fond noir, et offre quelques travaux qui n'existent pas dans la précédente. — Duchesne fait remarquer que dans l'épreuve de la coll. Sykes (n» 1175, vendue 2.'iO fr.;, le clocher n'est plus surmonté d'une croix, mais d'une espèce de petit belvédère. — L'épreuve de la coll. Durazzo (u« 2960) fut vendue 89 flor.
358. Une Muse. Elle est assise, jouant d'une longue flûte à bec, et tournée vers la droite ; de ce côté, à ses pieds, un luth ; près d'elle, un tambourin, et derrière, une basse avec un archet. (Duch., n'222. — Passav., V, p. 212, n°31.)
Pièce roode. Di«m., 32 millim.
Travail du quiuzième siècle.
Cabinet des estampes de Paris, épreuve non entièrement terminée. — British
359. Une Muse. Elle est assise, tournée vers la gauche, jouant de
ai)ï NI Kl. LES
la lyre. A ses pieds, à gaucho, divers instruments. Dans le tond, quelques arbres. (Duch., n° 223. — Passav., V, p. 212, n° ifô.)
Piè« ronde. Diam.,32 roillim.
Duchesnc attribue à Peregrini ce nielle et le précédent, auquel il sert de pendant. Il en signale deux états :
t,r état. D'un travail indécis dans différentes parties ; le fond, en plusieurs endroits, n'est pas terminé. — Cabinet des estampes de Paris.
2e. L.» travail est plus régulier dans toutes ses parties. I/' fond est entièrement couvert de tailles croisées. — Cabinet des estampes de Paris, épreuve en encre bleue, provenant de la coll. Silvestre.
Dans la coll. Durazzo, il y avait <le ces deux Musc* une épreuve sur la même feuille in» 2967), qualifiée de pivmier état, avant différents travaux». Mal imprimée, elle ne fut vendue que t.'iO flor.
Nous donnons une reproduction de . es deux pièces.