II. - HISTOIRE ANCIENNE ET CÉRÉMONIES PAÏENNES
:î60. Sacrifice devant un temple. Au milieu, sur le devant, un homme à genoux lient un taureau qu'il a saisi de la main franche par les cornes, et de la droito par les naseaux. De l'autre côté, un homme debout va frapper la victime. A droite, du feu sur un trépied, et un homme debout vu de profil; à gauche, une femme debout avec une ppupe à la main. Dans le fond, la façade d'un temple. Le fond n'est composé que d'un seul rang de tailles en diagonale, de gauche à droite. (Duch., n" 268. — Passav., I, p. 280.)
Pièce ronde niant., 5» miUim.
Ducbesne dit que la gravure de celle pièce est fine et dans la manière de Jean- Antoine de Hieseia, mais Passavant constate que le dessin en est très médiocre et indigne de ce maître.
L'épreuve de la mil. Sykes (n» I I !>;>), la seule connue, est au British Muséum.
361-362. Deux Sacrifices. Médaillons gravés sur une même planche. (Duch., n"4 2M) et 270. — Passav., I, p. 280.)
361. Sacrifice d'une truie. Sur le devant, au milieu, deux hommes nus tiennent une truie qu'on va égorger. Dans le fond, beaucoup de personnages ; l'un d'eux, à droite, sonne de la trompette.
RPR KUVES SI H PAPIER
302. Sacrifice de parfuma. On voit un guerrier debout vers la gauche, près d'un autel, sur lequel le sacrificateur jette des parfums de la main gauche. A droite, plusieurs guerriers ; à gauche, derrière l'autel, des femmes et un vieillard.
Pièce» ronde». Diain., avec U bordure, 52 millim.; eau» la bordure, 47.
Ces deux médaillon» sont dans la manière de Giovanni Autoui" île Rrescia. Les compositions paraissent avoir été empruntées à de* bas-reliefs antiques, et la première a été employée dans des estampes italiennes.
Duchesne en cite l'épreuve de la coll. Syk.es (n» 1 loi), qui est maintenant au Hritish Muséum, et relie du eab. Hui kin^liain.
Dans la coll. Durazzn (n« 20.11) >e trouvait une épreuve de la seconde pièce ; vendue 51 flor.
363-364. Sacrifice antique. Deux médaillons accolés avec un enroulement de rubans pour la bordure. (Passav., I, p. 327, n" 081.)
Chaque imidaillon a do diam. 34 millim.: épreuTe entière: haut., 59 millim.; larg., 136.
363. Deux Hommes nus, à gauche, tuent un porc. Dans le fond, des hommes et des femmes avec un musicien. Fond noir.
3ôt. Un Prêtre, à droite, offre un sacrifleo sur un autel
placé à gauche; a côté de lui, trois enfants. Fond noir.
« Beau travail de l'Italie supérii-tire de la (in du quinzième siècle. » Cabinet «les estampes «le Paris.
365. Sacrifice <l Mars. Sur un double piédestal figurant un aiitpl, à droite, est placée la statue du dieu, debout, tenant u,n casque de la main droite. Des soldats avec des enseignes lui amènent un taureau, que l'un d'eux tient par les cornes ; près du piédestal, un homme' porte un aigle au haut d'une lance; a côté de lui, une femme, représentant la Victoire, tient uno palme; sur le devant, un] chien, près de l'autel, flairo la terre. (Hartsch, XIII, p. 130, p. 011. — Duch-, n" 22$. — Passav., I, p. 270, ot V, p. 210, n° 75.)
Haut., 01 millim.; U».. li*.
Hartsch n'a pas reconnu cette pièce pour un nielle, et il la décrit parmi les gravures ordinaires d'anciens maures italiens. Duchesne l'attribue à Pereprini. Passavant dit que le dessin montre les formes pleines de l'École vénitienne de lu fin du quinzième siècle.
Puchcsne décrit doux états :
C'état. Dans plusieurs partiesdu fond, on ne voit qu'un simple rang de tailles. Les contours des Usures seulement sont bien arrêtés. Cabinet des estampes de Paris. —
m nieli.es
L'épreuve df la seconde vente Wellesley ( 1800 . n" 120, a atteint le prix de 22Ii fr.: c'est peut-être celle du cab. Hossi (n« 1j2, vendue 210 fr.), puis du cab. Revil.
2». Le fond est entièrement couvert «le tailles croisses; le travail des fleures est complètement terminé. Cabinet de» estampe* de Paris, épreuve en encre bleue. — L'épreuve du cabinet Sykcs ( n» 1193) fut vendue 425 francs.
300. Guerrier faisant une offrande à Mars. Il est nu, vu de profil, chaussé du cothurne et casqué ; un manteau flotte sur son épaule gauche. Il se dirige vers la droite et porte sur son épaule droite une lauce, et sur l'autre une haste, au haut de laquelle est dans un trophée un bouclier avec la tête de Méduse. A droite et à gauche, deux colonnes tronquées, contro lesquelles sont appuyées des armes. Sur la colonne de gauche, l'inscription : nivo marti, dans le sens ordinaire. Fond noir. (Bartsch, XIII, p. 291, n* 60. — Duch., n° 272. — Alvin, n* 9. — Passav., I, p. 280, et V, p. 9i, n" 00. — Galichon, nu 2.)
Haut., 36 millim.; larff., 29.
Barstch a décrit cette pièce parmi les gravures attribuées à Nicoletto de Modène. Duchesne la regarde comme un nielle, mais Passavant fait observer que le fond n'est pas traité à la manière des nielles. D'ailleurs l'inscription n'étant pas à rebours, on ne saurait regarder cette estampe que comme un modèle pour nielleurs. M. Galichon (Gaz. de* Beaiu-Arls, 1874) dit qu'elle a été dessinée d'après une médaiUe de l'empereur Aurélien. Notons que Nicoletto a signé deux autres estampes offrant le même sujet (Passav., n" 88 et 89).
Bibliothèque impériale de Vienne. — Bibliothèque royale de Bruxelles.
307. Pyrame et Thisbé. Pyrauie, percé d'une épée, est étendu sur le dos; Thisbé, à droite, va se précipiter sur la pointo de la même arme. A droite, une tour, dans la porte voûtée de laquelle on aperçoit la lète d'un chien; à gauche, un arbre; dans le fond, une fontaine. (Duch., n" 259. — Passav., I, p. 280.)
, 45 miUiia.; targ., 19.
Charmante pièce, pouvant être attribuée à Pere^rini.
Duchesne n'a connu que l'épreuve de la coll. Sykes (cat. n* 1174), vendue 240 fr. Elle est au Britisb Musenm. — Celle de la coll. Galichon (n* 389), imprimée à l'encre bleue et vendue 905 fr., fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild. — L'épreuve de la coll. Durazzo (n* 2958) a été acquise, au prix de 50 flor., par le Cabinet des estampes de Berlin.
308. A rtaxerxès rececant la tête de Cyrus. Le roi de Perse est à droite, assis sur son trône, sur l'estrade duquol est écrit : cirro ; un
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homme à genoux lui présente une tête dans un plat. Derrière Artaxerxès, un homme debout appuyé sur une épée nue. A droite, deux hommes se parlent, un homme debout est derrière eux. Le haut de la pièce est chantourné. Les coins sont blancs- Duch., n* 262.)
Haut , il million.; larg., 60.
Très belle pièce, allrihuéo à Peregrini. Modèle pour nielleurs.
Duchesne n'a connu que l'épreuve de In coll. Sykcs (n* Il 411), vendue 2.">0 fr., â Moltino. — Celle de la coll. (iallichon (n» 390), fort belle, vendue 700 fr., fait partie du cabinet de M. le haron Edmond de Rothschild. Elle a été reproduite dans la ihizeitr des Betiux-Arlt, t. XXI (1860), p. 333. — L'épreuve de la coll. Durazzo (n* 2927), en mauvais état, n'a atteint que 120 florins. — Une très belle épreuve figure dans la coll. Dutuit. Nous en donnons une reproduction.
!W9. Sfttchts Sca'vola. A droite, sur un Irône, est assis Porsenna. vu de profil. Mucius, tenant son épée, met la main au-dessus d'un brasier placé sur le devant. A sa suite, plusieurs guerriers à cheval, etc. (Passa v., I, p. :127, n'679.)
Haut., 79 millim ; larg., SO.
Copie du nielle de Peregrini i voir plus loin), avec r«tte différence que le guerrier, a droite, tué par Soijvola, est soutenu par un soldat, à geuoux.
369 bis. Horalius Codés. 11 lève son épée ; derrière lui, des soldats détruisent le pont. Sur le devant, un cheval abattu et deux guerriers morts ; à gauche, quatre soldats ; un d'eux lève son bouclier pour éviter les coups de Codés. Un guerrier s'appuie sur une espèce de trident, tandis qu'un autre, à cheval, tient un drapeau. (Passav., I, p. 327, n° (580.)
Haut., 79 millim.; larg., SO.
Pendant du numéro précédent.
D'après Passavant, Duchesne a vu ces deux pièces, d'un travail médiocre, chez le marchand Ant. Zen, en 183.1.
370-371. Triomphe de César. Deux pièces tirées sur des plaques provenant d'un manche de couteau. Sur l'une des faces on voit des sénateurs romains suivis d'une armée ; sur l'autre face, César sur un char de triomphe traîné par deux éléphants. Au-dessus de sa tète est une banderole portant à rebours l'inscription : sk/aro. (Duch., n° 101.)
Haut., 11 à 18 millim.; larg., 84.
Travail italien du seizième siècle.
Duchesne n'a connu de ces pièces que l'épreuve de la coll. Sykcs (n» 1130}.— Il y en a une au Cabinet des estampes de Paris.
NIELLtS
8T2. Général romain. Vu jusqu'aux genoux, tourné à droite, le visàge de profil, il porte un casque qui couvre son front. De la main droite H saisit la poignée de son épéc, qui e.st droite à son coté. Sa raain gauche tient un bouclier appuyé à terre : ou n'en aperçoit qu'une partie. Pièce plus étroite dans le bas qu'en haut. (Willshire, t. II, p. .30, H. M.)
Haut., 31 millim. t|â;larp., 19.
Travail allemand du seizième siècle.
Hritish Muséum, épreuve eu mauvais .-lai.
:m. Général romain haranguant ses soldats. Accompagné d'un autre guerrier, il est debout, à droite, sur une estrade élevée d'un degré et placée sur des roues. Il semble haranguer ou apostropher trois légionnaires debout devant lui, dont un porte une torche allumée et les deux autres des trophées au bout de leurs lances. Fond noir. (Bartsch, XIII, p. 59, n°2-i. — Duch., n" 2(35. - Zanetti, p. 105, if 1 15.)
PiMc ov»l«. Haut., 31 cnillim.; l*rg., 29. Pièce d'un dessin fort médiocre, mais bien gravée.
L'épreuve de la coll. Ihirazzo (n° for< belle et la seule- connue, a atteint le
prix de 401 llor., et fuit partie du cabinet de M. le baron lMmond de Rothschild. H en a été fhit pour Durazzo un fac-similé, décrit par Bartsch et Zanetti.
374. Condamnation à mort. Un proconsul romain, sur un si«>ge surmonté d'un aigle, ordonne l'exécution d'une sainte, à genoux devant lui ; à droite, deux soldats. Sur l'étendard que porte l'un d'eux, on lit : dkcreto. Le fond représente un péristyle à colonnes et voûté, avec une clef retombante au milieu. ( Duch., n° 271 .)
L'épreuve de la coll. Sykes <n' 1 1 W| l'ut vendue 280 francs. — Celle de la coll. Durazzo hi* .1002), défectueuse, a atteint le prix de 100 florins.
375. Réunion de Guerriers. On voit, sur le devant, un général romain entre deux guerriers. Dans le fond, un certain nombre de soldats précédés de deux licteurs portant des faisceaux.
Haut., 39 millim.; larg. pritedu haut, 28 millini.; du bu, 29.
Pièce ainsi décrite pour la première fois dans le catalogue «l'une vente faite par M. Clément. Elle pourrait bien être la même que le u" 688 de Passavant. Une Mnrrhr ik plusirm* soldats (H., 41 ni.; !.. 20 à iSi, qui passe pour une imitation moderne.
Ël'HF.rVKS SUR PAPIER 2U7
376. Quatorze Soldats romaim. Ils sont très près l'un de l'autre, sur quatre de Iront. Kn bas, quelques petits arbres. (Passav., I, p. 328,
Haut., tt miilim.; l*rg., 27.
Travail italien du quinzième siècle. Epreuve d'une fçaine de poignard. <'«ibinet des estampes do Paris. — Collection Albertinc, à Vienne.
377. Deux Guerriers romains combattant. Ils sont à pied; l'un vu de dos tient de la main droite un bouclier et de l'autre son arme, tandis que son adversaire a le bras gauche levé et armé d'un poignard. Le sujet est renfermé dans un encadrement orné. (Reid, n° 42.)
Haut , 55 milliin ; larg., 20.
Travail Italien du seizième siècle.
L'épreuve de la coll. Salantam-a- (i £ 2 sh.), la seule connue, fait pallie du calnuel de .M. le baron Edmond de Rothschild.
378. Combat entre, un Cavalier et un Fantassin romains. L'un d'eux est à cheval et lève son sabre, tandis que son adversaire, à pied, placé à gauche, se protège à l'aide d'un bouclier. Dans le fond, un bois. ( Rcid, n* 43.)
llaiiL, H mlUim.;Urg.,3l.
Travail italien du seizième siècle.
L'épreuve de la coll. Salauianca, en mauvais état (16 sh.), est la seule connue.
379. Guerrier romain. Il est debout, entièrement couvert de son armure; vu de lace, la tète de profil, tournée vers la droite. Sur sa tète est un casque orné d'un grand panache ; il porte un bouclier. I>e fond est orné de quelques arabesques. (Duch., n" 273.)
Piice ovale. Haut., 63 raillim.; Ug., M.
Travail italien du seizième siècle.
Cabinet des estampes de Paris.