PRINCES
le même sens; leur avis prévalut sur celui de Ruy de Gomez, et la résistance fut décidée.
LIB8H REVinCIRI LIO PSRHfiGAT.
Le pape et le roi d'Espagne. Celui-ci présente au lion de Belgique une branche d'olivier, tandis que dans l'autre main il tient un collier qu'il cache derrière lui.
ROSIS LBonBM LOUIS m?s libbhat.
Une colonne au haut de laquelle est la statue do l'inquisition; au pied est attaché un lion dont un rai ronge le collier sur lequel on ht iNQViIsmô].
Les villes de Bois-le-Duc et de Valenciennes venaient d'abandonner les Etats et de se déclarer pour l'Espagne. Il y avait eu, en 1 579, une assemblée à Cologne pour régler la paix des Pays-Bas, par la médiation de l'empereur Rodolphe II. Elle eut sept mois de retentissement; mais comme il était à craindre que les propositions de l'Espagne n'eussent pour résultat que de river des fers si généreusement brisés, on préféra une guerre ouverte à une paix trompeuse. Après la rupture du traité de Cologne, les Etats firent frapper, en 1580, la représentation de leurs sentiments. La branche d'olivier, symbole trompeur du roi d'Espagne, déguise le collier que celui-ci se prépare à passer
au COU du lion, et le revers indique la délivrance des provinces unies des rigueurs de l'inquisition.
HENRI un. n.G. FHitNCOR. 1
Le roi à cheval.
ReV«rs. — régis sacra fobdbra magki.
Deux colonnes snpportant une vaste couronne et enlacées par deux branches, l'une d'olivier et l'autre de palmier.
Il s'agit, dans ce revers, de l'alliance renouvelée avec les Suisses en 1 60â, dont la médaille commémorative fut frappée sur de l'or provenant d'une mine découverte aux environs de Lyon.
Pour comprendre cet autre revers, il faut savoir que Charles-Emmanuel de Savoie, sous le règne de Henri III et pendant les troubles de la Ligue, s'était emparé du marquisat de Saluce, et qu'à cette occasion il avait fait frapper une médaille à son effigie, représentant au revers un centaure qui tenait un arc bandé et fou-
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lait à ses pieds une couronne avec cette légende : OPPORTVNE. En 160i, Henri IV, s'étant emparé de la Bresse et d'une partie des places de la Savoie, fil à son tour frapper le sujet ci-dessus. Le centaure est abattu par la massue de la France qui relève une couronne et dit OPPORTVNIVS.
Le traité d'alliance fut suivi d'un autre avec l'Angleterre, dans lequel les Hollandais furent compris. La tranquillité qui en résulta est exprimée par utii" mer calme sur laquelle les alcyons font leur nid. Lii légende, — ALCroMiVM. ab. .irmis, 1603, — explique les deux bras armés qui sortenldes nuages pour maintenir la paix.
Il faut probablement voir dans le jeton suivant le souvenir de la conversion de Henri IV, consacré par ces paroles : — tvta. mihi. nvmtnes. xrh.. 1606.
Le roi debout, vêtu du manteau royal, place la main droite sur un Christ et lève la gauche vers le ciel.
Le baptême du Dauphin eut lieu en 1606, à Fontainebleau. La piété conduit le jeune prince à un temple fort élevé sur des rochers, emblèmes du chemin ardu de la vertu; mais )a devise dit avec raison qu'à l'aide d'une courageuse persévérance, on arrive à un ai^ile assuré.
Les affaires des Pays-Bas amenèrent, en 1609, une ligue entre les Etats, la France et l'Angleterre. A cette occasion on Trappa une médaille portant trois cœurs avec cette devise : — ivncta. corda, fidelivh.
Ce fait nous autorise à attribuer le revers suivant :
LES COBVRS FIDELBS. l'>4^.
au traité de eonfédération conclu, le 1 "juin de l'année précédente, entre la France et Jean IV de Portugal, dans lequel les Hollandais furent admis et signèrent une trêve de dix ans.
Nul règne n'offre plus de jetons historiques que celui de Louis XIV; c'est une conséquence des nombreuses médailles qu'il a produites. Nous avons déjà vu, page 43, l'expression du traité de l'ile des Faisans, sur la Bidassoa, conclu le 7 novembre <659, réglant le mariage du roi avec l'infante. Ce mariage fut célébré à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1660, et un an après Marie-Thérèse, symbolisée par l'are-en-cie', disait :
Il est impossible de parler du grand règne sans faire mention d'un des plus grands ministres dont Ja France s'honore.
DR. L'IirtEBD" DE. ■'. COLBERT. DE. S'. P"'C0H8'. D'KSTAT. 1858.
Armoiries de Colbert, d'or à une couleuvre (coluber) ondoyante en pal d'azur.
Ajoutons encore, pour bien faire comprendre l'intérêt historique des jetons, qu'ils reproduisirent une foule d'intrigues et de petits mystères qu'il s'agirait de pénétrer. N'oublions pa^ non plus que bien du sang fut répandu pour des médailles satiriques, et que ces discussions de vanité blessée donnèrent le jour à une infinité de monuments métalliques.