NON. NOBIS. DNE. SED. NOMINI. TVO. DA. GLORIAM
— entourant un trophée d'armes propre aux troupes de terre et de mer, sans oublier l'arc et le carquois.
Le règne de François II, quoique de courte durée, n'en fui pas moins désastreux à cause du nombre de grands hommes qui étaient en rivalité et se disputaient le pouvoir. Les Guise, forts de l'appui du monarque, ne craignirent pas de soutenir la lutte contre les princes du sang qui, eux, se fondaient sur la jeunesse du roi.
François, duc de Guise, et le cardinal de Lorraine, oncles de Marie Stuart, sont placés à la tête du gouvernement.
F couronné et palmé qu'encadrent deux cornes d'abondance.
SVHITE. QVXSTORES. QVC OFFERT. GALLIA, GRATIS.
Au revers se voit le roi à cheval foulant des trophées. — PBjELIO. terribilis.
MM. de Guise, pour relever leur ministère, font rendre des édits très sages : l'un pour défendre de porter des armes à feu; un autre pour révoquer toutes les aliénations du domaine; un troisième par lequel le roi ordonne que, lorsqu'il y aurait une place vacante dans les tribunaux de justice, les juges eus-
sent à présenter trois candidats parmi lesquels Sa Majesté choisirait.
FRANCIA DVCTA EST. PHVDEHTIA.
F couronné avec accompagnement de deux palmes que lient des serpents.
FELICITAS PVBLICA.
Personnage imitant une statne antique, aux attributs du commerce et accosté de deux F couronnés.
ABVNDANIIA. FVBLICA. GALLIAH.
Reven. — pibtas rbgib invicia,
F couronné et soutenu par deux cornes d'abondance. De l'une sort te buste de François H, et de l'autre celui de sa femme Marie Stuart. Réminiscence j d'un grand bronze d'Aotonin aux tètes de M. Aurèle l et de L. Vérns.
Ces jetons peuvent servir à combler en quelque sorte une lacune désespérante pour les collecteurs de monnaies, car on sait qu'il n'en fut point frappé en
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France au nom de ce prince inforluné. Celles que l'on fabriqua sous son règne provenaient des trousseaux gravés au nom du feu roi Henri, sur lesquels le tailleur Jean Beaucousin ajouta la date de 1559.
François d'Alençon, fils de Henri H et de Catherine de Médicis, avait été baptisé sous le nom d'Hercule, et ce fut à la confirmation qu'il prit le nom de François. Le comté d'Alençon avait été érigé en duché, l'an 1414, par Charles VI, en faveur de Jean I" de Valois. Il fut réuni à la couronne par l'extinction de ses ducs, et Charles IX le donna à son frère le 8 février i 566.
FHAN. I
Sa devise, fovet et discvtit s applique au soleil qui sort du sein des flots pour échauffer et dissiper' les nuages.
Ce jeton n'appartient pns comme on I a pensé, k la ville de Bourges, puisque François ne reçut le Berry en apanage que cinq ou six ans plu't tard
Bizot et Duby ont reproduit plusieurs jetons du duc d'Alençon, mais ils sont postérieurs de dix années à celui-ci, c'est-à-dire qu'ils furent frappés après son élection de prince des Pays-Bas, ce qui a fait croire
faussement que la devise se rappurtait aux services rendus à sa patrie d'adoption.
ANI : CAHDINALIS : GH*NVELLANI.
Armoiries du cardinal entourées des insignes ecclésiastiques.
Au revers, un vaisseau demate par la tempête est surmonté du mot dvr.^te (résistez).
Cette pièce n'est sans doute qu'une restitution de celle qui fut frappée, en 4567, dans les circonstances suivantes :
Les Pays-Bas venaient de se soulever de nouveau, et Philippe voulait, à l'exemple de son père Charles- Quint, marcher en personne contre les Gantois, mais il se borna à tenir un conseil secret. Ruy Gomez de Silva opina pour la prudence, la douceur et la conciliation. Le duc d'Albe, au contraire, exposa que l'indulgence du roi envers les Flamands n'avait eu d'autre résultat que d'encourager leur audace; qu'on leur avait •accordé ï'éloignement des garnisons étrangères et la sortie du cardinal de Granvelle ; que, forts de ces concessions, ils en avaient profité pour attaquer le gouvernement par des libelles et la religion par des impiétés; qu'enfin le temps de Tindulgence était passé. Antoine Perrenol, cardinal de Granvelle, parla dans'