TOVS, DI9. BH. BIEN
Parti de France qui est semé de (leurs-de-lis d'or, et de Provence qui est lui-^même parti de deux traits : au 1 ", d'argent à la croix potencée d'or, accompagnée de quatre croisettes de même, qui est de Jérusalem ; au 2', de France au lambel de gueules qui est d'Anjou-Sicile; au 3", de France à la bordure de gueules qui est Anjou moderne.
Pour assigner une date à cette pièce, il faut remonter au commencement du quinzième siècle; nous l'attribuerons à Marie d'Anjou, fille de Louis II d'Anjou, comte du Maine, roi de Naples, et d'Iolande d'Aragon. Marie épousa Charles Vil en H16. La clef de l'avers est celle d'Angers.
On connaît une autre pièce sans légende où la clef est accostée de deux fieurs-de-lis, selon l'ancien blason des comtes d'Anjou. Le revers portant une croix fleuronnée est également muet.
CRVCEM ; Vt\» l ADOKAIIVS ; OOIIHB;
povR ; DES ; coiPTBs : dangibrs :
M. Uucher pense que ce jetoir est de l'époque du
roi René; il peul avoir été frappé par Jean Bernard,
seigneur d'Estiau, qui fut maire d'Angers après avoir
occupé des places de finances à la cour du roi René.
Le savant numismatiste du Mans se fonde sur la forme incertaine des lettres qui accompagnent la croix. L'une surtout peut bien être considérée plutôt comme un B que comme un R. Alors on y, verrait l'initiale du roi et celle de son officier.
Celui-ci, dans ses lettres de noblesse en date de février 1 498, prend les titres de secrétaire du roi (de Sicile) et contrôleur de l'argenterie et de l'écurie du roy.
En 1479, dans un acte d'échange, il se qualifie trésorier d'Anjou.
Dans un autre dcte de 1 485, il se pare du titre de conseiller du roy, maître de la chambre des comptes (toujours du roi de Sicile René).
Sous François I", le receveur du domaine, JEH.iN. BELHOHME. RECEPVE'. D'.tNiov, fit frapper uu beau jeton portant ses armes propres, et au revers, l'emblème du roi avec celle devise MAGN.*. OPERA. noMiNi,
188 ORDKE ALPHABÉTIOUE
(lonl il n'est pas Facile d'appliquer au juste le sens.
Nuus mentionnerons les jetons de Dominique Boulfet, receveur d'Anjou au commencement du seiziènic siècle; de P.-D. Clermont, receveur de la ville en 1 581 ; les jetons mixtes de Nantes et d'Angers, aux aiines des deux villes, avec le motcalcuti.
Il nous reste à citer l'intéressante série des pièces des maires d'Angers et du conseil des échevins; ces derniers, à l'effigie des rois Louis XIV et Louis XV, portent les armoiries d'Angers avec les devises :
DE VrLLES. 189
On voit qu'il ne s'agit plus ta que de bons d'assistance, de récompense municipale et de jetons de vole.
Louis XI accorda la noblesse aux maires et échevins d'Angers, par lettres patentes du mois de février 1474, vérifiées au grand conseil le 7 mars de la même année, et leur permit de partager leurs successions, ainsi que par eux, d'un commun accord, serait divisé t't ordoDné.
BCCLESIE ATHBBATBN. -
HoDogramme de CipiluluDi.
[ avec une bordure formée
Au revers, le chiffre tie trois rats.
Il existe d'autres chiffres, et il est de règle que dans les méreaux de cette ville le nombre de rats soit égal au nombre d'unités placées dans le champ. On remarquera de plus que le rat est le rébus d'Arras.
■ Qunnd l«s rate prendront lea chats, Les FTan^ais prendront Àrraa.
Voici une autre indication : Capellanis distribuuntur pro stipendie missarum quas celebrare tenentur; hi temuncii francici, et calicem ad altéra eonim parte praeferunt cum har inscriptione : Ponr les wfssrx.
: ICCLBSIK : itVIMON.
ECU chargé d'une tour à trois étages.
CAPITVLV : ICCLESIB : AVENION.
La Vierge et l'enfant Jésus soutenus par un croissant.
SitLVR : bunctjI :' CRVx : — Ctoix k braochM égales.
■UNBTn : CAPiTVLi : — Aigle à deui léteiéplof^.
BAIOCRnSIS. — I.
Le chapitre de Bayeux avait le droit de battre mon-
naie.
POÏR. L*. MAISON. COKMVHE. DB. BL0T9.
Les armes de Blois sont d'or, à un écusson d'azur chargé d'une fl€ur-de-li$ du champ, accoité à dextre d'un porc-épic et à sénestre d'un loup de sable, supportés par une terrasse ou Champagne de même.
Le plus ancien emblème de la ville de Blois était K un loup qui figura sur son blason dès que les villes prirent des armoiries; et quand Louis d'Orléans, comte de Blois, voulut le remplacer par la fleur-delis royale, le loup fut conservé pour l'un des supports. Le comte de Blois donna pour l'autre support le porcépic qui était son emblème particulier.
■UNIFICBNTIA. URBI9.
192 ORDRE ALPHABÉTIQL'E
La pièce la plus importante de Fécu est la maison (le ville sur le bord de l'eau, par allusion au nom de la ville même.
CRESCAM. ET. LUCBBO. BORD. ACAD. NUMISMA.
L'académie de Bordeaux est symbolisée par un croissant qui grandira et jettera upe lumière de plus en plus vive.