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BOURGES

La ville de Bourges, qui possédait un très ancien atelier monétaire, a fourni, de grands produits, mais nous ne pouvons donner que quelques-uns des méreaux de ses Chapitres. Ils offrent plus souvent qu'aucune autre série l'encadrement multilobé et tréflé.

Dt: VILLES. 193

Longue croix double, accostée des initiales de saint Ursin, premier cher de l'Ëglise patriarchale, primatiale et métropolitaine d'Aquitaine.

RCCLBBU. PATRIAHCHitLIS.

I # STBPHANI 4i BITVniS.

Saint Etienne debout, portant sur sa main gauche la Cathédrale qu'il soutient avec la droite.

Dans le champ du revers, le chiffre xx accosté de deux tleurs-de-iis.

Buste de saint Etienne accompagné de deux flearsde-lis, et au-dessous, V. B. (urbs Bituris).

Même buste nimbé, entouré de six fleurs-de-lis, el au-dessous, BIT.

M. le baron de Girardot a donné dans les Hémoires de la Société archéologique de l'Orléanais, t. II, p. 1 1 9, le tarif des distributions manuelles, ad manum, et par corruption, amanons, faites au Chapitre de Saint- Etienne de Bourges. Ces distributions en aident ne pouvant pas toujours s'effectuer avec facilité, on y

l!li [l»DRE ALPHABÉTIQLE

.suppléa par des méreaux. En iiiS, le Chapiire en lil faire dei5 deniers; en M'iQ, de 3 deniers. En 1494, Pierre de Chappes, orfèvre, recul 35 sous pour la façon de 300 marreauLr. En 1 495, il fut ordonné qu'à l'anniversaire du duc Jean, il serait donné des méreaulx de 30 deniers, parce qu'on ne pouvait distribuer d'argent à cause des guerres.

Pour les nbUs, dix stations étaient faites sur les tombes des défunts, àpTèsprime. pendant les dix premiers jours de chaque mois, sauf les jours de fêtes de chantre et de sous-chantre, et les dimanches de l'octave de Pâques et de la Pentecôte. En ce cas, on ajournait au jour suivant : chaque chanoine recevait 5 d. tournois en inéreaux.

Tous ce.s méreaiix devaient être rendus chaque samedi en échange de la valeur pour laquelle ils avaient été donnas.

R*PBLLA : STl : ftiLÏATORIS.

Trois fleurs-de-lis. — Le chiffre vi.

La Sainte-Chapelle de Bourges, comme celle de Dijon, a disparu; mais heureusement que la Saintefthapelle de Paris existe et que ce délicieux type de l'architecture du treizième siècle reçoit en ce moment une restauration complète.

DK VILLES. 195

Les jetons de la mairie de Bourges offrent une singulière particularité. >La maison de Jacques Cœur, après avoir passé entre plusieurs mains, fut vendue par décret sur Charles de FAubespine, marquis de Châteauneuf, et adjugée à Jean-Baptiste Colbert, ministre d'Etat, le 13 mai 1679, qui la délaissa aux maire et échevins de Bourges, le 30 janvier 1682; ce qui fut accepté en l'assemblée des habitants, le 28 février suivant, à la charge d'un écu d'or de cens annuel envers le marquis de Châteauneuf, et de fournir au seigneur de Châteauneuf, à chaque mutation de maire de Bourges, de quatre en quatre ans, une médaille d'argent d'une valeur de dix livres, à l'un des côtés de laquelle devaient être gravées les armes du marquis de Châteauneuf, et de l'autre celles de la ville de Bourges; avec inscription, d'un côté, du nom du seigneur de Châteauneuf, et de l'autre, de celui du maire de la ville; et en outre, movennant trente-trois mille livres de deniers.

Les jetons municipaux n'étaient que la reproduc- v tion du type de la médaille.

Nous ajouterons encore à l'article Bourges les notes suivantes :

1497. Jacquelin de Malaisson touche v sols pour avoir faict le patron des gectors à compter, qui ont été faicts pour la chambre de la ville, lequel patron a été porté à Paris.

1 51 2. A André Belenfant, orfèvre demeurant à Bourges, six sols tournois pour avoir faict une pille et ung "^'^^-'-^ ^ trousseau, en laquelle pille a troys moutons couron- ^«**w:

196 ORDRE ALPHABÉKytt;

liés; et audict trousseau ung Bituris coroiiiié et taillé, avec uae fleur-de-lis au dessoubs dudict Bitiiris.

1606. A Rogier Rongev, maître orfèvre, 16 livres pour avoir faict deux carreaux pour les jetions aux armes du roy et de la vitle que l'on marquoit au moulin.

L'archevêque de Cambrai jouissait du droit de battre monnaie, et son Chapitre fit frapper des méreaux d'une beauté particulière aux vieux ateliers monétaires.

*VE MkHIk GBATM FLENÀ. — CAMKIIACV.

Cette pièce est frappée au type des monnaies que Duby attribue aux évèques qui se succédèrent sur le siège de Cambrai vers la fin du treizième siècle.

Celle-ci, d'après le même auteur, ne serait que de quelques années plus moderne; il lui assigne même

la date de 1 il96. Nous ne pouvons en juger, car nous ne l'avons pas vue en nature, non plus que la précédente.

CAPITVLVH. C^HKHACENSK

Chiffre VI surmonté d'une couronne et afcosté d'un lion rampant.

MARIA. VIHGO. C. U. : 156.0. — SALVB • KSGINA • MISBRICORS.

Il y a plusieurs variétés, soit quant au chiffre, soit quant à la pose de la Vierge. On voit par le dessin de celles que nous venons de donner que malheureusement il nous a fallu les copier dans Duby.

Les prévôt et échevins de la ville de Cambrai eurent aussi de petites pièces portant : deniers monnaie — DE CAMBB.ti. Elles présentent d'un côté l'aiglp ^ k double tête, et de l'autre le chiffre iv.

PRXTOB. BT. «DILES CARNOTBNSKS.

L'explication du type chartrain a exercé la science

198 URORE A.LPHAfiÉTl(JLE

et la. sagacité de MM. Cartier père et tils. L'un a souleau qu'il n'était que la dégénérescence de la figure de la Vierge; el l'autre, que ces petits signes hiéroglyphiques sont la représentation des reliques de N. D. de Chartres.

GLORIOSA. Dieu. avNT. DK. lE. CIV]TA!«.

Vue de la ville en 1689.

S4INT Iff GENES. — SllNT # GBNES. 1656.

Le saint en habits pontificaux, s'appuyant sur une croix primatiale qu'il lient de la main gauche et bénissant de ta droite.

Une variété d'un plus grand module est de forme hexagone.

Nous trouvons trois personnages du nom de saint Genès. Les deux premiers Turent martyrisés sous Dioclétien; le troisième, dont il s'agit ici, naquit au septième siècle de parents illustres. Il entra dans les ordres, et, l'évôché de Ciermont en Auvergne étant devenu vacant après la mort de Progèle, on le choisit pour en prendre possession. C'est à ce prélat qu'est du« la constnirtinn du monastère de Hanglieu, à l'en-

droit nommé primitivement Tudurneine, en l'honneur de saint Sébastien dont les reliques avaient été rapportées deRonie par un prêtre que les légendes appellent Magnus.

Armoiries du Chapitre de Saintr-Anié de Douai : — Coupé d'or et d'azur à trois fleurs-de-lis de l'un ev l'autre. — Buste de saint Amé (v. p. 90).

Voici l'explication que donne un vieux chanoine de Douai du méreau suivant :

VICARIATVS, -

Les chanoines de la Collégiale de Saint-Amé peuvent être divisés en deux classes : les uns étaient hénéficiers presque à titre gratuit; les autres, qu'on nommait bénép,cier» vicarianx, devaient assister régulièrement aux offices, et leur présence était constatée par des jetons.

La pièce placée au-dessous est braetéale.

iOO UUbRË ALPHABËT1ULE

Datis le champ est un grand D, initiale de la ville, avec Qeurs-de-lis et étoile en accompagnement, comme plus hant. Le P que l'on voit au-dessous peut être considéré comme indiquant l'office de prime. Si l'on veut renverser la pièce, on aura E. P., monogramme du mot ppiscopm.

En outre d'un certain nombre de variétés des pièces précédentes, on attribue encore à Douai, mais au Chapitre de Saint-Pierre, d'autres méreaux portant deux clefs en sautoir, et au revers, tantôt une croix cantonnéedeslettresC.P. S.P., ou un Corné, ou bien deux C liés par un cordon disposé en croix, etc. ; puis des pièces en plomb offrant quatre clefs dont les anneaux viennent se réunir au centre, et au revers des chiffres variés qu'encadre la légende sancte petre,

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