RODEZ
H. FRANClSCVg. DBSTAINr.. EPS BVTHBMIiNSlS.
TA. UBCOHANT. 165a.
Annoiries. — De France, au chef d'or.
iii ORDRE ALPHA.RÉTil>L't:
Ce jelou porte une date bien postérieure au personnage représenté, car François d'Ëstaing, descendant d'une famille qui avait fourni plusieurs prélats à l'Eglise et qui en fut une nouvelle gloire, naquit à Rodez, en 1i6â, du sénéchal Gaspard d'Ëstaing et de Jeanne Murelti. Il devint chanoine de Lyon et memhre du grand conseil sous Louis XII, qui lui confia plusieurs négociations près du pape Jules 11. En 1501, il eut pour compétiteur à l'évêché de Rodez Charles de Toumon ; mais la mort de celui-ci étant arrivée trois ans après, il fut sacré par l'archevêque de Rourges, et mourut en odeur de sainteté l'an 15S9.
La ville de Romans doit son origine à un monastèri? fondé, sous Charlemagne, par saint Bernard, archevêque de Vienne. On pense que c'est à cette abbaye qu'il faut donner le méreau portant :
D'un côté est le saint en pied; de l'autre, une croix feuillue cantonnée des chiffres de la date. — 1547.
De gueulet, à un agneau d'argent portant bannière, au chef de France
Ce type de la ville de Rouen présente des revers qui rappellent les médailles antiques.
COHCORDI* HILITVM.
Deux guerriers soutenant la victoire au-dessus d'un lis.
El. VIGILAHTIA. VBEBTtS. — 1584.
Deux coqs vigilants perchés sur une corne d'abondance.
La série de Rouen, non moins nombreuse que celle d'Orléans, offre aussi une légende pieuse : placvit DEVM OBEDiENTiA, entourant la représentation du sacrifice d'Abraham. Comme elle aussi, elle a des emblèmes d'abondance et de commerce, l'ancre et le caducée en sautoir. Puis, Taisant la part de la mythologie, nous trouvons Jupiter foudroyant les Titans : v\vs FVLMiMAT OMMES. — 1692; et au revers, cette devise qui s'applique à l'agneau des armoiries : pax
AVREA VELLERA REDDET.
UKDRE kieuxnt'tHiVE
TBIA. LiaiHA. FANDIT. — «OTHO». BCIl". lin. IHT. «lU.
Minerve, couchée, désigne de la main, au haul d'une montagne escarpée, l'Académie de Rouen, sous la forme d'un temple tétraslyle qui offre une entrée aux sciences, aux lettres et aux arts.
Ces jetons d'argent, à l'instar des méreaux, avaient pour but de stimuler l'assistance. Aujourd'hui que le nombre des sociétés savantes a beaucoup augmenté et que, par suite, le zèle a considérablement diminué, ils seraient plus nécessaires que jamais; et si quelques compagnies ont repris l'usage des distributions, beaucoup ont reculé devant la dépense.
Ce n'est pas sans quelque hésitation que nous reproduirons ici les deux méreaux suivants dont l'attribution a été contestée.
Buste de la Vierge couronnée, tenant l'enfant Jésus nimbé. Deux R l'accompagnent. Au-dessous est un
grand V gothique. Le tout est encadré de lobes trèfles, comme dans certains méreaux de Bourges.
Revers de même, excepté que la Vierge est remplacée par la date 1595.
Autre variété avec le chiffre de la valeur xii s, et la date 1632. '