‹ Manuel de l'amateur de jetonsChapitre 48 sur 102 · SAIN TOME R · texte numérisé non relu

SAIN TOME R

Le type des méreaux de Saint-Omer est un écu chargé de trois pommes de pin. Si parfois ils sont

i'SG ORDRE ÀLPHàBÉTIQLK

muets, le plus souvent ils ont pour légenctp celle (|tip nous avons rapportée page 70.

En dernier Heu, la change de distribuer les méreaux nommés jïamïs dans le Chapitre el présences dans la ville était toujours confié à un bénéficier appelé petit bounier e\. pointeur.

SAINT-UUK^T1N.

Il • (JVITINI.

Tète de saint Quentin, treizième ou quatorzièine siècle. — Revers, cinq anneiets.

Vers le treizième siècle, le Chapitre de Sainl-yuentin avait une discipline sévère. Nul chanoine n'osait manquer à l'assistance au chœur. On exemptait à peine les septuagénaires de l'office des matines célébré à minuit. Un ponctuateur nommé Gardien dex heures [custos horarum) était chargé de veiller au maintien de la discipline. Le coupable était puni par la privation des distributions en blé, en avoine et en argent, attachées à l'assistance de chaque office. On

peut admettre que le gardien faisait la répartition des méreaux, et que le nombre d'annelets indiquait la valeur représentative de la pièce.

SIGNVM :: SAVIGN.

Bras tenant une crosse accostée d'une rosace.

L'abbaye de Savigny, dans le Lyonnais, portait : d'azur, à mie main d'argent sortant d'un froc de «able et tenant une crosse d'or en pal.

BCCL. TORN. 1734.

Plusieurs contre-marques accusent des années différentes; l'une d'elles a effacé au revers le sommet de l'église de Notre-Dame qui doit avoir cinq clochers qne les habitants de Tournay nomment chanc clotiers.

; s : IVLI*SVà : —

Saint Julien debout, nimbé, armé de pied en cap, s'appuyant de la main droite sur sa longue épée nue, tandis que la gauche est posée sfjr sa hanclie.

Au revers, les armoiries de l'église de Saint-Julien affectées autrefois à un de ces Chapitres appelés Collégiales, parce qu'ils n'appartenaient pas à des sièges épiscopaux. Cette église; dont ta constniction primitive remonte au treizième ou au quatorzième siècle, eut, vers le commencement du quinzième, une Collégiale qui fut confirmée bientôt après par une bulle du pape Eugène IV, à la date de 1443. Elle était une annexe de Notre-Dame-de-Tain, qui dépendait elle-même de l'abhaye de Cluny.

La mairie de Tours fut instituée par Louis XI, en 1462; depuis lors, l'élection du maire se faisait le 1" novembre de chaque année^dans l'assemblée des notables habitants dont le choix était confirmé par le

roi.

DE VILLES. â39

Le plus ancien jeton municipal que l'on ait retrouvé fst celui de Jean Dufaultrey, élu maire, le 1" noveDibre 1580, pour l'année 1581 et continué pour 1582.

La devise municipale a été placée pour la première fois autour des armoiries en 1 590.

Le privilège de la noblesse ayant été retiré aux maires de Tours, en 1666, ces magistrats regardèrent comme moins intéressante pour eux et leurs familles l'exhibition de leurs armoiries sur les jetons municipaux, et il y eut interruption d'émission. M. Cormier fit exception en 176i.

La mairie de Tours peut fournir aux collections cinquante à soixante pièces portant les armes des maires au revers de celles de la ville, avec une devise qui a varié. L'exemple que nous choisirons

LILIA. PBR. TVRHES. STABVNT PBR. MOBHU. TVR>.

fait allusion aux armoiries de la ville, (rois tours au chef chargé de trois fleun-de-lis, et en même temps est une snrte de serment politique.

Saint Félix debout, nimbé, bénissant et appuyé de la main gauche sur un bâton pastoral.

insmniA : sccle : valbncib.

Croix large (armoiries de l'église de Valence), surmonlée d'un demi-lis.

: FOBT¥!«»T¥S : DTACnOS.

Saint Fortunat en pied, nimbé, ayant lamain droite sur la poitrine, et de la gauche tenant une crosse.

Armoiries comme plus haut. A gauche se trouve le chiffre 5, et à droite le nombre 135.

Quelques-uns ont voulu faire remonter l'origine de l'Eglise de Valence aux premiers temps du christianisme; mais il n'est pas à présumer que saint Paul, allant en Espagne, ait laissé dans cette ville, comme on l'a dit, son disciple Rufus, fils de Simon le pyrénéen, pour y annoncer la foi du Christ.

C'est déjà beaucoup d'indiquer les premières an-

nées du troisième siècle comme ayant vu le christianisme s'introduire à Valence.

Le légendaire des trois martyrs qu'on y révère raconte que le vertueux et savant Irénée, évêque dé Lyon, désirant répandre la lumière de l'Evangile, confia à trois de ses disciples, Félix, prêtre, Fortunat et Achillée, diacres, la mission d'annoncer la parole du vrai Dieu à la ville de Valence.

Us vinrent s'établir dans une petite cellule, non loin des murs de la cité qu'ils voulaient appeler à la foi. Le jeûne, les macérations et la prière les préparaient à la prédication. Dieu leur accorda le don des miracles, et les peuples recevaient le baptême de leurs mains.

Saint Félix connut par une vision les épreuves qui l'attendaient, ainsi que ses compagnons et les deux apôtres de Besançon, Ferréol et Ferrutien. A l'empereur Sévère avait succédé Caracalla dont la fureur contre les chrétiens allait toujours croissant.

Cornélius, un de ses lieutenants, gouvernait Valence lorsque le chant des psaumes parvint à son oreille. Il fit aussitôt jetei* en prison les trois hommes à la voix desquels de nombreux prosélytes abandonnaient le culte des faux dieux pour embrasser la foi du Christ. Colère, menaces, séductions et tortures, rien ne put ébranler la fermeté des saints confesseurs. Un ange vint briser leurs fers, et les martyrs réduisirent en poudre les statues de Jupiter, de Saturne et de Mercure. Cornélius ordonna de les décapiter sur le lieu même qu'ils avaient choisi pour retraite. Pendant la

m ORDRE ALPHABÉTIQUE

nuit, les chrétiens recueillirent leurs corps pour les confier a. la terre, et Dieu fit éclater de nombreux miracles à la place où ils furent ensevelis.

L'enfance de l'Eglise de Valence fut longue et ses développements marchèrent lentement, car les monuments historiques ne révè]ent l'existence de son premier évèque que vers l'année 374. C'est alors qu'un Concile provincial se réunit à' Valence le iv des ides de juillet (12 juillet), avec l'autorisation de l'empereur Gratien.

HOSTRE DAHB DE VERDVH.

La sainte Vierge tenant l'enfant Jésus, assise sur le ■ toit d'une église à quatre tours surmontées de clochers.

Saint Joseph en pied, nimbé, portant l'enfant Jésus sur le bras gauche et une branche de lis dans la main droite.

Nous avons donné, page/77 et suivantes, plusieurs

méreaux de Saint-M»urice de Vienoe; en voici un appartenant à l'église de: Saint-Pierre de la même ville.

LIB. BCCLIE. 8CT1. rBTHI. TIENNE.

Saint Pierre assis sur un lai^e siège, tenant d'une main la double croix et de l'autre deux clefs.

IN. HOC. SlGfiO. VINCn.

Croix tressée se terminant aux bras par des couronnes et aux cantons par des boules.

VfLLEPRANCHE.

Un jour, il y a bien longtemps de cela, un pâtre, conduisant son troupeau, le vit s'agenouiller pieusement et s'incliner devant l'image d'une madone. Comme ce lieu était fort aquatique, l'oratoire qu'on y éleva fut placé sous l'invocation de N. D. des Marais, et devint l'église collégiale de N.-D.-des-Mares de Villefranche-sur-Saône. On y comptait trente-un autels desservis par une société de six prêtres avec le curé comptant pour deux. Trois des chapelles étaient prébendées de la fondation des princes et seigneurs de Beaujeu et de Bourbon. De plus humbles personnages y firent aussi des fondations; nous retrouvons leurs noms sur les méreaux de plomb qui suivent

m ORDHE ALPHABÉTIQUE

celui de la société et sont d'un plus petit module, portant, comme le premier, la contre-marque .h., signe propre à marquer le plomb, servant de contrôle au métal et indiquant peut-être la démonétisation et la suppression de ces méreaux. Leur date est 1 604, date d'un renouvellement de série.

POÏH. L*. MVSIEIK. DE. VULB. FRANCHI.

Vierge assise, tenant l'enfant Jésus. — Croix fleurdelisée et cantonnée des chiffres de la date.

N" 2. GviLLAVME HASTE. — Dans le champ, les dew premières lettres de ce nom.

L'autre face représentant la Vierge comme ci-dessus, indique l'office canonial : tierce k viLLEFBANrHE,

N"» 3. VBRÀ. AVIARD. ESLVT. DB. BEOLIOS.

Veran Aujard, élu de Beaujolais, — (Armoiries.)

MAITRE. IBHAN. PAIAN. ~ (ÀriDOirieS.)

Il faudrait peut-être lire gaiàn, nom que l'on retrouve souvent dans Téchevinage de Villefranche, tandis que celui de Paian y est inconnu. Du reste, Jean Gaian avait fait une fondation en 1 473.

N° 5. Ge méreau ne porte pas, comme les autres, N.-D.-des-Mares, mais on voit d'un côté le nom du fondateur, et de Tautre deux noms.

M«. IBHA. VBTRON. POVR. SBSSTE. (Sexte).

Les armoiries sont pariantes; c'est un J, initiale de Jehan, et un poisson de l'espèce nommée véron.

i PIERRE. ET. ANTHE. GVBRREIN. — (Armoiries.)

Pierre et Antoine Guerrein furent échevins, l'un en 1521, l'autre en 1512. Antoine fit probablement la fondation à laquelle il voulut associer son parent, peut-être son père.

N° 6. Voici un dernier méreau de cette église; son type est moins ancien. Il servait pour complie, que l'on s'était sans doute décidé à chanter; chose qui n'avait pas lieu antérieurement, quoique Mgr Jehan de Bourbon en eût fait, en 1 475, une des conditions de sa donation pour l'aumône laissée à la disposition des prestres dudit lieu.

Un petit cornet et une clef accompagnent le C du champ. Dans une autre variété ipour primes, c'est un grand F qui forme le type. L'une et l'autre portent au revers ]Votre-Dame-des-Marps.

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