PREMIÈRE PÉRIODE
encore les charges publiques. « Afin donc que toute la postérité sache le mal qui presse la Bourgogne et le regret qu'elle a de voir aujourd'hui violer sa liberté et ses privilèges, les Etals ont conclu que de très humhles remontrances seraient faites au roi. » Alors le jeton prend une simple étiquette : poïr la
PROVINCE DE ROVRGONGNE.
Et il ajoute : oneri impar imqvo. Vousm'écrmez.
Pour comble de malheur, Gaston d'Orléans rompt avec son frère et vient se mettre à couvert derrière les fortifications de Seurre qu'avait élevées le duc de Bellegarde, gouverneur de la Bourgogne.Xouis XIII, à la tète de son armée, déconcerta par un mouvement rapide des projets qui pouvaient devenir funestes.
Après son départ, le 2S février 1630, l'émeute hurle dans les rues de Dijon. C'étaient les vignerons qui craignaient un impôt sur le vin. Le pillage commença, l'incendie suivit; le portrait de Sa Majesté fut mis en pièces et traîné dans la houe. Une décharge de la troupe, devant l'église Saint-Michel, calma l'irritation.
Le roi rentra à Dijon; tout était calme et silencieux. Les magistrats et plus de cent notables se rendirent tristement au palais, se prosternèrent, et là, Charles
Fevrel, l'orateur de la dépulation, parla les genoux
en terre.
SI. QVIS. ADHVC. PRBCIBVS. LOCVg. -
Sur le jeton, la Bourgogne, sous la figure d'une femme éplorée, estaux pieds du monarque et demande pardon s'il en est temps encore.
OEDXIËUE PtniODE.
Gaston d'Orléans n'avait pas dit son dernier mot. Retiré en Lorraine, il rassemble une troupe d'étrangers et se présente devant Dijon. Le faubourg Saint- Nicolas fut pillé et incendié; les environs de la ville furent exposés à toutes les violences.
Les Etats, sous le poids de dettes énormes et croissantes, de maladies contagieuses entraînant la misère, figurent sur leurs jetons une grêle de traits et s'écrient : Nous succombons I
obrvibVr nvmero. — 1634.
La province conservait néanmoins un reste d'énergie. La conquête de la Franche-Comté était à faire, car son voisinage donnait des inquiétudes. L'expédition était prête, le prince de Condé était déjà devant Dôle avec une armée nombreuse, quand Paris, menacé par le Nord, appela à son secours les troupes concentrées en Bourgogne. Dès-lors, le pays restait ouvert à l'invasion des forces combinées de l'Autriche et de la Lorraine. Quarante mille hommes l'envahirent; les bataillons de Galas s'arrêtèrent devant Saint-Jean-de- Lône. Mais, derrière les murailles de cette petite place, il y avait des hommes énergiques qui avaient juré de vaincre, et ils tinrent leur serment.
Le comte de Guiche partit de Dijon le 15 novembre pour aller annoncer à la cour la déroute des ennemis. Il fallait conserver la mémoire de cette résistance, et les Elus la confièrent au bronze de leurs assemblées.
Une lionne irritée, portant sur son cœur les armes de la province, foule l'étendard autrichien et s'élance contre les bataillons qui fuient. — J'étais seule et j'ai glorieusement vaincu.
Sur ces entrefaites, un fils étant né à Louis XIII, te prince de Condé, lors de l'ouverture des Etats de 1 639, fit savoir qu'il avait plu à Dieu de bienheurer la reine de la naissance de Mgr le Dauphin. La Bourgogne représenta le royal enfant qui avait reçu le nom de Dievrdonné. parmi les étoiles, sous ta forme d'un dauphin mettant en fuite une hydre à trois tètes. — Voici le Dauphin, nos maux vont finir.
OUCIDBHT. HOC. DMBRTK. UU. — 1630.
L'espérance revenait au cœur de la Bourgogne; elle se reposait sur son gouverneur, le prince de Condé, et se montra généreuse. Malgré cela, ses plaies ne purent se cicatriser, mais on avait encore foi dans l'avenir.
La province est figurée par un palmier doot les branches vont se relever sous l'influence du soleil. On y compte du moins, quoique dès le début des séances le dnc d'Enghien eût dit : « 11 n'y a pas d'autre moyen que de faire la guerre. » Ce à quoi Bnilard répondit : «Plus la guerre est longue, plus la paix est durable.»
Quelques mois après, Richelieu et Louis XIII moururent. Le vainqueur de Rocroy inaugura le nouveau règne par de glorieux faits d'armes et des prises importantes. Cependant, la victoire n'amenait pas la paix considérée plus que jamais comme la seule chance de salut.
La Bourgogne foule aux pieds les annes et élève l'olivier et le caducée.
L'année suivante, le duc d'Enghien, devenu prince de Condé par ta mort de son père, le remplace dans son gouvernement. Les Elus lui adressèrent un mémoire portant sur l'indiscipline des gens de guerre el leurs brigandages.
Le nouveau gouverneur arrive le 26 mars 1647, et
iSi JETONS DES ÉTATS.
ordonne « de courir sus aux gens de guerre commeltant ravages et rançonnements. »
Les Etats s'assemblèrent en i 648. Le prince les ouvrit, et demanda de nouveaux secours pour faire la guerre. « A ce coup, s'écria le président, le bras du prince de Coudé abattra l'orgueil de nos ennemys. »
La gloire rayonnait au front du demandeur, il était impossible de lui refuser. La province ne se dissimulait pas pour cela qu'après avoir résisté, elle était arrivée au terme de ses efforts. Son bras soutient un bouclier, mais les traits tombent sans nombre du ciel.
RBSISTIT. PAVCI8. OBRVITVR. PLVRIBVS.
C'est toujours le même et triste état; on serait tenté, en voyant le blason qu'accompagne la légende COMITIA BVRGVNDi^, — 1648, de Supposer que la province a une velléité de se séparer du roi, car les fleursde-lis ont disparu; il ne reste plus que le vieux blason provincial.
La France s'était divisée en Frondeurs et en Hazariniens et, le 18 janvier 16-50, le grand Condé fut enfermé à Vincennes. A cette nouvelle, Dijon s'èmut. Dans Beaune, à la suite d'un banquet, les Frondeurs mêlèrent de leur sang au vin de Bourgogne et juré-
DBUXIËME PÉRIODE- 285
rent, ea y trempant la pointe de leurs épées, de mourir pour défendre le héros de Rocroy. Après quelques escarmouches, ils se retranchèrent dans Seurre dont ils firent leur quartier général.
Vers ta fin de février, le duc de Vendôme, nommé gouverneur, arriva à Dijon et annonça aux Etats, réunis au ràois d'avril, qu'il s'agissait de réduire une bande de rebelles. Le roi en personne marcha contre la ville de Seurre dont les assiégés abattirent aussitôt leurs étendards semés de têtes de morts et crièrent : Vive le roi!
Louis XIV venait d'être déclaré majeur (7 septembre 1651) : la Bourgogne est couchée sur son vieux bouclier à la croix de Saint-André; elle se soulève,, tend la main au monarque et lui dit : Vous voici debout, je me relèverai.
TB. STANTE. RBSVHGAX. -- 16S1.
Au revers, une couronne encadrant les armoiries de la province signale la prise de Seurre. La devise FiDES ORDiNVH BVRGVNDi£ est la traduction des paroles du premier président et de l'évêque d'Autun, à l'ouverture des Etats, Les trois Ordres seront fidèles :
paroles dites à Dijon et frappées à Paris, mus que l'on oublia quand on apprit la délivrance du prince de Condé. Son exil en Guyenne occasionna une réaction de la part des royalistes, et les Frondeurs se retirèrent encore à Seurre. Le duc d'Epemon s'empara de celte dernière retraite des révoilés et en fit raser les fortifications. Au mois de juin 1652 tout ^tait fini; la royauté triomphait.
La province offre au jeune roi une couronne de laurier. Elle est due, lui dit-elle, à notre libérateur.
LlBBRATOni DEBITAH. I
Une année plus lard, Louis XIV fut sacré et ses armées obtenaient de brillants succès. Les Etats de Bourgogne se réunirent au mois de mai 1 656, et frappèrent un jeton dont la devise s'applique aux heureux et habiles capitaines qui faisaient la force de la France et en étaient les boucliers.
MILLB. CLIPEI. PENDENT.
DEUXIÈME PÉAIODE.
Au mois de novembre 1658, Louis XIV était à Dijon avec toute sa cour, se rendant à Lyon pour son mariage. Les Etats furent convoqués six mois avant l'époque légale, pour voter un crédit extraordinaire demandé par le roi. Les Elus ne voulurent pas consentir à une exigence qu'ils regardaient comme la ruine entière. du peuple, et le 23, le roi, qui venait de quitter Dijon, écrivit des bords de la Saône que l'assemblée eût à se séparer immédiatement. Cinq mois après (avril 1659), il convoqua les Etats à Noyers, et alors il trouva une soumission entière à sa volonté, car l'indépendant Brulard avait été envoyé en exil au fond des Pyrénées-Orientales.
On comprendra que le jeton frappé dans cette occasion ne pouvait faire allusion à la lutte qui venait d'avoir lieu ; il est au contraire un compliment au souverain qui a dépassé les espérances qu'il faisait concevoir.
VOTA FBFELLIT. — 1659.
L'aspect d'une riche moisson annonce la paix et l'abondance; c'est le signal de l'approche du traité des Pyrénées et du retour des deux nobles exilés bourguignons.
Ce jeton gravé par Varin, a Paris, au mois de juin
iSH JETONS DES ÉTATS.
1659, fut frappé à 8,500, dont <00 en or, 2,i00 en aident et 6,000 en cuivre. Il coûta 75 liv. pour les carrés ou trousses; 416 liv. 15 s. pour chaque marc pesant de jetons d'or; 33 liv. pour chaque marc de jetons d'argent, et 50 liv. pour chaque millier de jetons de cuivre.
La convocation suivante eut Heu en 1662, et le prince de Condé, rendu à la Bourgogne, ouvrit la session : « Il fallait, disait Brulard à H. de La Vrillère, que les intentions du roi fussent expliquées par une personne chérie comme M. le Prince, pour obliger les Etats à faire de si prodigieux efforts, car enfin la misère n'a jamais été au point où elle est, et jamais le don n'a monté si haut. »
Il dictait ainsi le corps et la devise du jeton.
ME. SPOLIAVIT. «MOR, 'lî M''' , "U-^
La Bourgogne, sous les traits d'une femme à moitié nue, tient un cœur de la main droite et semble l'offrir à celui pour l'amour duquel elle a consenti à se dépouiller.
Il fallut encore donner une grosse somme lors de la triennaUté de 1665; la Bourgogne ne savait rien refuser au prince qui avait toute son affection et au
roi dont elle attendait tout. Seulement, elle constate le dénuement où elle se trouve et exprime sa pensée.
.¥T. DJTET. 9P0UAT.
L'amour enlève successivement tous les vêtements d'une femme, image de la province; mais c'est pour l'enrichir qu'il la dépouille.
Le prince de Conti, Gaston, Mazarin et Anne d'Autriche étaient morts; des traités avaient été conclus; Colbert et Louvols rétablissaient la justice, le commerce et les finances; un Dauphin venait de naître, la France, l'Angleterre et la Hollande s'entendaient; une paix solide semblait devoir être la conséquence de la gloire acquise.
Cependant la mort de Philippe IV vint engager Louis XIV à faire valoir le droit de dévolution de Marie-Thérèse. Quoiqu'on craignit le retour des grandes guerres européennes, les Etats assemblés en janvier 1668 votèrent ce que l'on voulut, et le 6 février le prince de Condé parut sous les murs de Besançon. En douze jours la Franche-Comté fut conquise.
FiDES. ORDlflVH. BVRGVHDIX. — 16C8.
SBQVAHIS FROVmClAH.
A Louis XiV qui a sauvé la Bourgogne par la conquête de la Franche-Coin té.
Le roi est représenté à l'antique ; l'une de ses mains élève une branche d'olivier, et l'autre soutient une statuette de la victoire qui lui ofire une palme et une couronne. La France marquée d'une fleur-de-lis et la^ Bourgogne d'une croix de Saint-André sont à droite '■'^ etàgauche; elles présentent des palmes, et une corne'' d'abondance promet la prospérité.
Aux Etats de 1671, quand la couronne demanda deux millions deux cent mille livres, les Elus, comme à l'ordinaire, se montrèrent économes et offrirent un peu moins d'un million. Le roi, loin d'en être irrité, répondit : « C'est trop encore, je me contente de huit cent mille livres; mon but a toujours été de soulager mes sujets. »
Cet acte de générosité causa un étonnement profond ; les Etats en corps portèrent chez le prince de Condé d'humbles remercîments au roi et protestèrent de leur fidélité inviolable:
Le jeton interpréta de tels sentiments.
VNI. VIRHIOR. EST. ACIBS AHOR
Tous l'aiment, un seul peut le regarder.
Le soleil est, on le sait, Louis XIV; l'aigle perché sur un rocher est le prince de Coudé; les oiseaux qui s'agitent au bas, ce sont les Elus. Tous battent des ailes en signe de contentement.
La Franche-Comté avait été rendue à l'Espagne par le traité d'Aix-la-Chapelle, mais sa possession définitive était trop importante pour que le roi, dans le but ou sous le prétexte de traverser les projets du duc de Lorraine, ne s'en emparât pas de souveau, Tout d'une voix, et pour la première fois sans objection, les Etats votèrent l'allocation demandée. Une remise leur fut faite, comme à la triennalité précédente, et la reconnaissance générale adopta pour symbole un lion paisiblement couché et définitivMnent vaincu par la générosité de son maître.
JAI. SOLITVS. VINCI.
Il y eut 200 jetons d'or qu'on offrit à Leurs Altesses, dans des bourses doublées de satin de Gênes, richement brodées aux armes des Condé.
r Ces bourses furent faites à Paris dans la première quinzaine de décembre 1674. Il y avait pour les autres jetons trois bourses de peau de franche panne, avec cordons de soie incarnat; sept bourses de velours cramoisi doublées de satin, deux desquelles portaient les armes de la province et de messire Tabbé Fyot et de Langeron, avec double filet d'or sur les plis; et les autres, les armes de la province avec simple filet d'or.* Il y eut en outre dix-huit autres bourses de velours, doublées de satin, à cordons d'or et de soie, avec boutons ; enfin, quatre-vingt-dix bourses simples doublées de cuir rouge et portant cordons de soie.
Dans le cours de cette triennalité, on voit apparaître une nouvelle espèce de jetons qui, bien que portant les armes de la province, ne doivent pas être confondus avec les pièces triennales. Us se rapportent aux francs-fiefs et nouveaux acquêts.
Les biens nobles pouvaient être acquis par des roturiers, et alors la mutation entraînait de forts droits au profit du fisc. La dépréciation ainsi apportée sur la valeur des héritages, jointe aux exigences inquisitoriales des commis de la recette, engendra de graves abus et des vexations inouïes qui occasionnèrent jusqu'à des meurtres.
Les Etats de Bourgogne firent supprimer la chambre des francs-fiefs, et les Elus obtinrent de traiter en bons pères de famille, directement avec le roi. C'était
une œuvre de dévouement de leur part, el ils n'acceptèrent aucune indemnité pour ces fonctions exceptionnelles. Cependant, pour reconnaître un tel service public, les Etats offrirent à chacun cent jetons d'argent et un certain nombre de jetons de cuivre frappés exprès.
PKOVIDE^fl*. URDINVH.
SVCCVRRIT -OFFICIOSjI ■ SÏI9. •— iBTfl.
Va pélican et SA piété sont un emblème bien choisi et exprimant parfaitement la pensée qu'on a voulu rendre.
La liquidation, qui ne fut achevée qu'à la fin du dixseptième siècle, tant elle était difficile et embrouillée, fournit le type du jeton de la triennatité suivante. C'est un labyrinthe dont un homme n'a pu sortir que guidé par un fU.
BVRGVNDIJl.
. TEHVI. FILO. EITRICATVI
Un autre, qui fut encore frappé pour ce sujet, en 4696, montre la nature de l'opération qui consistait à admettre ce qui était juste et à rejeter ce qui ne l'était pas, de même qu'un van sépare le bon grain du mauvais lorsqu'il est mis en mouvement.
SBCRBGAT VT SBRVBT,
Le roi avait remporté partout des succès avec une rapidité jusqu'alors inconnue. Malgré cela, pour obtenir la paix il fallait continuer à se montrer fort et conserver les quatre armées sur pied. Les Etats ne reculèrent pas devant un énorme sacrifice qu'ils espéraient être le dernier.
QVO. PLVHA. RBFVNDAT. — 1BT7.
Le soleil dissipant les nuages les force de s'agglo-
DECXIÈHE PÉRIODE. 39S
mérer pour se dissoudre et retomber en pluie abondante et réconde.
Ce jeton fut gravé par Claude Balain, marchand orfèvre ordinaire du roi et conducteur de la Monnaie, demeurant aux Galeries de Louvre. Il reçut 7,750 liv. pour la fabrication de toutes les espèces d'or, d'argent et de cuivre. Il y eut des bourses données à MM. Colbert, de La Vrillère, Chàteauneuf, secrétaires d'Etat; àM. Picon, commis de M. Colbert; à MM. Gourvelte, CaiHet, de Chaulot, aux Elus, aux deux députés des comptes et aux ofiBciers des Etats. — La fabrication des deux bourses contenant les jetons donnés au prince de Condé et au duc d'Enghien qui avait présidé les Etats, brodées et blasonnées, coûtèrent 2i4 liv. .
La campagne fut brillante et amena ta paix de iSimègue. Les Elus se rendirent aussitôt à Paris, chez Jean-Baptiste Dufour, ancien tailleur de la Monnaie du roi, et lui commandèrent un jeton.portant un olivier chargé de beaucoup de fruits, avec une devise signifiant : J'ai imposé ta paix à mes ennemis, vous allez jouir de ses fruits d'or.
OPIBVSQVK. IVVABO.
Pour a>mpléler l'allusion, tous les jetons d'ai^ent.
y aussi bien que ceux de cuivre, devaient être dorés. L'artiste figura un arbre couvert de feuilles, mais nous n'y voyons pas de fruits dont la représentation offrait peut-être des difficultés d'exécution.
En 1682, le petit-fils de Louis XIV naquit à Versailles le 6 août. Les Elus qui se trouvaient à Paris en ce moment s'empressèrent de faire allusion à cet heureux événement. Le roi étant le soleil, ils crurent ne pouvoir mieux faire que de représenter le premier signe du zodiaque, aTie% ou le. bélier. La devise fut une étrange flatterie : Un des Diettx porte mon nom,
NOSTRYM. VNI. EX SYPBRIS. NOHBN. — 1689.
Cette figure reparait à la triennalité suivante; le bélier quitte les rayons du soleil et contemple la province.
Le jeton de 1 682 fut gravé au mois d'octobre par F. Chéron, graveur des médailles du roi. Il reçut 8,221 liv. 16 sols, savoir : 3,722 liv. 2 s. 6 d., pour 200 jetons d'or destinés au prince de Condé et au duc d'Enghien; 4,1 17 liv. 16 s. 4 d., pour 121 marcs 5 gros d'argent, a raison de 34 liv. le marc, y compris la façon. Plus, pour 90 bourses de cuivre de 100 jetons chacune, à raison de 3 liv. la bourse; plus 100 liv.
pour la façon des coins et 12 liv. pour les vins aux ouvriers qui monnayèrent les jetons. — Les bourses furent fournies par H. Tresneau, et coûtèrent 392 1. 10 s.