‹ Manuel de l'amateur de jetonsChapitre 57 sur 102 · IL. ASSeVRB · texte numérisé non relu

IL. ASSeVRB

On avait compté sans la Ligue d'Augsbourg qui appela encore Louis XIV aux armes. Alors la richesse.

fruit du repos, est représentée par de magnifiques épis inclinés sur leurs tiges; mais on espère encore que les rayons du soleil relèveront la moisson.

CVBVATA, asSVRGBT.

<Juoique la Tortune des armes semblât abandonner la France, la Bourgogne se montre plus rassurée; elle compte sur les deux Coodé, celui qui se battit à Séner et son fîls le duc de Bourbon. Le premier étant devenu infirme, ne pouvait plus venir tenir les Etats; le second lui succédait par anticipation. De là les deux devises ;

KT BORBOMl AVaPlCIIS.

SKCVRA DVABVB. -

Le vaisseau de la province, sur une mer agitée par les vents soufflant des quatre points cardinaux, est retenu par deux ancres lixées au rivage.

DEUXIÈME PÉRIODE. i99

Il fallait à tout prix coûfondre la ligue des puissances européennes levées contre la France et obtenir enfin le repos et la paix. La Savoie tendit d'abord la main à notre patrie accablée, et les quatre traités conclus en 1697, à Risv^^ich, firent déposer les armes k la Hollande, à TEspagne, à l'Angleterre et à Fempereur. Aussi, la Bourgogne satisfaite représenta, sous la forme d'oiseaux» ses trois Ordres s'élaoçant à la suite de son gouverneur vers Tastre monarchique qui brille aux deux.

IVNGITQVE. RB61TQVE. DTX. AMOR. — 1698.

Il n*y a plus de Pyrénées. — Tels étaient les mots que l'on aimait à répéter en 1700; mais à peine Tas- .semblée était-elle dissoute, que la foudre éclata à l'horizon. Le Nord se liguait contre la France et l'Espagne dont le trône venait d'être donné au petit-fils de Louis XIV. Brulard, qui dans ses discours avait souvent fourni le sujet des jetons, indique encore celui de cette année dans ces mots faisant allusion au roi sous l'emblème du soleil : « Il entre d'abord dans les nuées par la douceur de ses influences. Si elles résistent, il les dissipe et les abat par la force de ses rayons. »

DissoLvn. n. istam. — 1701.

En attendant, la Bourgogne soutenue par les princes de Condé, comme une vigne supportée sur deux colonnes solides, s'élève et reverdit au soleil.

VVLTA vinssciT. — 1704.

La pauvre province, à demi rassurée, se complaît dans son amour pour ses deux gouverneurs. Le vaisseau qu'ils pilotent n'a plus besoin d'être au mouillage ; il vogue toutes voiles dehors avec sécurité, car ses deux astres Tavorables brillent au firmament.

CBRTA DUCtlBT SIDERA,— 1707.

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Hélas t Henri-Jules de Bourbon, fils da grand Condé, meurt le 1" avril 1709, et son petit-fils, le 3 mars de l'année suivante. Les Etats désolés offrirent au duc d'Enghien, resté deboutàla mort de son père, le jeton gravé par Hercule Lebreton, graveur du roi, représentant un arbre d'or dont une branche est brisée, tandis que l'autre s'élance avec vigueur.

Il y en eut 100 exemplaires en or, 1,750 en aident et 10,800 en cuivre.

Les personnages les plus illustres et les princes étaient moissonnés. Le duc de Bourgogne succomba le 8 mars 1712, laissant l'héritage du trône à celui qui devait être Louis XV. Quoique celui-ci n-'eût encore que trois ans, la province s'écrie en découvrant son berceau :

lA» <jii*irrufl IN OHTi;. — 1713.

C'esl-à-dire qu'il s'annonçait sous d'heureux et pacifiques auspices.

Le duc de Vendôme trépassa la même année, et Louis XIV le suivit le 1*' septembre 1715, l'Europe étant calmée par la paix d'Utrecht.

La France venait de tomber sous une régence. L'astre n'éclairait plus directement; il recevait la lumière d'un autre.

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