‹ Manuel de l'amateur de jetonsChapitre 58 sur 102 · ORBI LUX ALTERA · texte numérisé non relu

ORBI LUX ALTERA

Les libertés de la province avaient besoin d'une confirmation; les Etats l'ayant demandée, ils l'obtinrent, et cette circonstance les engagea à montrer le soleil se levs^nt sur la ville de Dijon.

VOJ» MB DUGTORE BBABIT. — 1719.

La devise du jeton gravé par Jean du Vivier sort de la bouche du prince de Condé : — Laissez-moi vous

conduire et le roi fera votre bonheur. — Si l'exemplaire de ce jeton était mieux conservé, on devrait y voir une étoile, image do gouverneur, au-dessus du village de Tataut placé sur une hauteur. Dans le marché fait avec le graveur parisien, il est dit : « Il y aura sur l'autre coin un soleil levant précédé de l'étoile da matin. »

Les Etats Tureat convoqués en 1 721 , et ils frappèrent un nouveau jeton. L'étoile s'y retrouve, mais plus élevée à l'horizon, et trois oiseaux (les trois Ordres) se dirigent à tire-d'aile vers le soleil dont les rayons seuls paraissent. Le guide est le même pour tous.

N0BI3 DVX IDBH SOLIQVK. — 1733.

En nsi, la tradition du soleil se perpétuait; le roi étant devenu majeur, c'est à la voûte des cieux que l'astre pATaîl pour animer un cadran solaire.

REGIT ME ET DIHIGIT ORBBI. — 1735.

Il me gouverne et l'univers est soumis à ses lois.

Lorsque J. du Vivier grava ce jeton, il ne pouvait faire allusion au mariage du roi qui n'eut lieu que quelque temps après.

Tant que le prince de Cotidé avait été premier ministre, on avait, en quelque sorte, moins pensé à lui; mais lors de son exil à Chantilly, l'aiïection de la Bourgogne semble vouloir le consoler. Les Elus font graver ses armes et celles de sa femme Caroline de Hesse-Reinfeld, couronnées et accompagnées du génie de la provinc» dont la corne d'abondance est renversée.

BODCR ET DBCUS HOVOM. ~ 1736.

En 1731, la Bourgogne, s'appuyant toujours sur le prince de Bourboo-Condé, veut qu'il soil représenté par un chêne vigoureux qu'enlace une vigne chargée de fruits.

BARRI HAUD iHGRATA. — 1131.

Les plaies de ta province étaient loin d'être cicatrisées, quand une nouvelle élection pour la couronne de Pologne alluma la guerre. Il faut suivre le roi.

NKC DE9BRRIIT NEC DBSEHGNTL'H. — 1735.

Il n'est plas question de privilèges, il faut abdiquer en faveur de la monarchie pure. Condé s'élance pour la dernière fois vers le soleil, et la province le suit,

BIC MK ¥iT\ VOCANT. — 1737.

Dans cette période, le blason de la Bourgogne existe

toujours, il aiïecle même plus d'ampleur et de beauté; sa forme est généralement ovale, mais au revers les devises de ta triennaiité sont remplacées par l'effigie ilu roi. Seulement, le costume dti monarque fait allusion aux événements.

LL'D. XV. HBK CHRISTIAniSS. — < D. V.

Louis XV, en manteau royal, porte le collier des Ordres et la perruque bouclée rappelant celle de Louis XIV.

La paix de Vienne ne fut pas de longue durée, et alors le roi tressant ses cbeveux endosse la cuirasse.

17iJ-1743.

Après la mort du cardinal de Fleury, cet ardent ami de la paix, la France eut à combattre la Savoie, ia Hollande, l'Angleterre et l'Autriche. Louis XV lit sa

première campagne en 17ii, et l'année suivante les Etats lui posèrent «ne couronne de laurier sur la tèle.

Les succès furent rapides en Flandre, et la bataille de Fontenoy est une belle page d'histoire,

La France qui avait souvent offert la paix la vit enfin accepter au mois d'octobre 1749, à Aix-la-Chapelle, et cette année la Bourgogne ajouta une nouvelle branche de laurier posée sur la poitrine du roi quin'avait pas encore quitté la cuirasse. Mais, lors de l'assemblée de 1754, il y avait longtemps que l'on se reposait, et malgré cela on ne représenta pas, comme en 4688, le monarque appuyé sur sa massue; c'est à peine s'il est possible de découvrir sur ses épaules un débris de la peau du lion de Némée.

N 1751 - nsa.

En résumé, la période du dix-huitième siècle n'offre aucun intérêt numismatique; nous la terminerons en donnant le dernier jeton frappé à la veille de la Révolution.

ROMITIA BUnSDNDIS 1189. —

JETONS PERSONNELS, fc-^^

Nous avons dit, p. 266, ce que c'était que le jeton personnel; et comme il n'était pas obligatoire, tous tes Elus ou autres magistrats qui y avaient droit n'en firent pas frapper.

:. LABRA. TIMBNT.

D'argent, à trois chardons de gueules feuilles el

soutenus de sinople ; armoiries de Philippe Baillet, doyen de i'égiise Notre-Dame de Beaune, élu du Clergé. D'abord conseiller du roi, maître ordinaire en la chambre des comptes, il avait succédé à Bénigne Pouffier, fondateur de l'Académie de Dijon. Il résigna, en 1616, pour embrasser l'état ecclésiastique.

F. PB GISSET. RSLBV. D. TIERS, ESTAT. D. BOVRGONliKE.

François de Gissey, élu du Tiers-Etat pour la même triennalité, portait trois (lambeanx surmontés chor cun d'une étoUe, avec cette devise : a. cœlo. lvx.

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