‹ Manuel de l'amateur de jetonsChapitre 9 sur 102 · DAT PACEM DAT QVE GORONAS · texte numérisé non relu

DAT PACEM DAT QVE GORONAS

C'était le cas d'adresser au roi des félicitations.

ADSRRTORI 8ECVRITATIS PVBLir.iE.

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Avant de donner notre avis sur le classement général des jetons, nous reconnaîtrons d'abord au moins trois grandes classes :

1** LesMéreaux.

2** Les Jetoirs.

3*" Les Jetons proprement dits.

Il faudra ensuite s'entendre sur le vrai sens des noms donnés aux deux premières ; c'est ce que nous essaierons de faire dans chacun des chapitres qui leur sont particuliers ; quant à la troisième, elle comportera inévitablement une série de subdivisions.

Le méreau, considéré comme bon, remonte à une très haute antiquité; nous le retrouvons, au moyenâge, entre les mains des nombreuses troupes d'ouvriers qui ornèrent la plupart des villes européennes de ces temples majestueux par leurs dimensions et

leur architecture découpée. On les fit en plomb, et dans les derniers temps surtout en cuivre.

On s'en servait, dès le douzième siècle, pour indiquer n/ que le prix des marchandises ou de. leur exposition avait été acquitté. Cet usage, comme signe de Facquittement de faibles sommes, fut si fréquent que les distributeurs reçurent le nom de Méralliers,

Du Cange dit que les percepteurs du droit d'étalage remettaient dans les marchés et les foirejs des méreaux aux marchands qui avaient acquitté ce droit.

On a pensé que Fabréviation d'une pièce du quatorzième siècle, qui termine la légende je svi de laiton AQTE, signifiait à compte; nous proposerons de Tinter- /f ^^ ^ ^4 myh f^tiii, prêter par le mot acquitté. Voir page 38.

En 1320, une contestation s'étant élevée entre les maîtres des 26 métiers de la cire de Paris, d'une part, et les pauvres femmes qui, depuis saint Louis, avaient l'habitude de vendre des cierges dans les rues , de l'autre, à propos de la redevance que devaient cellesci ; il fut établi que les premiers avaient fait des méreaux de cire pour remplacer les anciens billets.

« .... Fecerunt merellos cereos, quos volebant tradere dictis pauperibus mulieribus, et habere pro quolibet duos solidos, et antiquitus solebant habere cedulas, et pro qualibet unum sterlingum tantum solvere tenebantur, etc. »

A Saint-Omer, on donnait quelquefois des méreaux aux ouvriers et aux étrangers pour recevoir de la boisson dans des cabarets affectés à cela par le Chapitre. Sur la renyse de ces méreaux, le trésorier acquittait

66 HÉREAUX.

le prix de la consommation. Ils avaient remplacé les méreaux spéciaux que le Chapitre faisait frapper au quinzième siècle sous le nom de MeralHforaneorum.

DB SAIHT-OIER.

Dans les temples de ta religion réformée, on donnait des méreaux à ceux qui devaient participer à la sainte cène.

En certains cas, le méreau remplaçait une subdivision non existante de menue monnaie.

Quoique le poète Villon prisât peu les méreaux, comme nous l'apprennent les deux vers suivants :

Une bourse d'argent légière Oui ëuit pleine de me»réaiilit.

quelques-uns n'en obtenaient pas moins crédit au dehors, tels que les pallofas ou méreaux du Chapitre de Saint-Jean de Perpignan, qui avaient cours dans la ville. Il en était de même pour ceux de Termonde, de Maubeuge et du Puy.

Ces exemples sont à citer, car, quoique beaucoup de méreaux d'église portent le moimoneta dans leur légende, ils n'avaient de valeur qu'au Chapitre; et la preuve, c'est que leur falsification ou changement de destination était puni avec la plus grande sévérité, et même du bannissement.

MÉBEAUX. 67

L'Angleterre appliqua largement un signe conventionnel si commode dans les entreprises industrielles. La légende de la tranche indiquait les comptoirs où l'on pouvait en exiger le remboursement. Quand Vilkinson vint prendre la direction de notre grande usine du Creusot, alors à sa naissance, il apporta des pièces à son effigie ayant au revers un forgeron qui présente sous le marteau-mécanique un morceau de fer qu'il vient de tirer du fourneau.

LKISON IHOH aASTSIl.

Sur k tranche ; — anglksbï. london . OR. uvbrfool.

Puis il les remplaça par d'autres qui continuèrent -/ à être distribuées aux ouvriers. Elles n'ont pas de revers; elles offrent à l'avers deux L entrelacées et surmontées d'une fleur-de-lis, ce qui indique le règne de Louis XVL Au bas, se trouve W, initiale du nom du maître de forges. Leur légende est : mime de

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