DIXIÈME ET ONZIÈME RÉGIONS
LINGUALE, — STAPHYLO-PHARYNGIENNE.
Muscles de La langue , du pharynx et du voile du palais.
Ces muscles sont pour la langue, le génio-glosse , l’hyo-glosse , le stylo-glosse et le lingual : il faut y ajouter le stylo-hyoidien , quoiqu'il n’appartienne pas à la langue. Ceux du pharyax sont les trois constricteurs et le stylo-pharyngien; ceux du voile du palais sont les deux péristaphylins, le palato-staphylin, le pharyugo-staphylin et le glosso-staphylin. |
Adminisération anatomique.
Ïl ne faut point se dissimuler que la préparation des muscles qui vout nous occuper ne soit difficile , et qu’elle n’exige beaucoup de soins et la plus grande attention ; je vais tâcher d'en diminuer les difficultés, par l'exactitude avec laquelle je vais exposer les divers Doubs qu'il faut mettre en usage pour y arriver. Coupez la ‘trachée-artère dans sa partie moyenne ; soulevez le flambeau supérieur ; enlevez le tissu cellulaire lâche, qui unit cette partie à la colonne vertébrale; poussez cette séparation
jusque près de la base du crène, en divisant sur les côtés le issu cellulaire , qui unit la pièce entière que vous avez à préparer, des artères carotides, des nerfs de la huitième LAN des scalènes, de la veine jugulaire interne, etc.; arrivé # la partie supérieure, passez le scalpel entre lPapophyse styloide et la partie voisine du temporal, de manière à conserver cette apo-. physe intacte, ainsi que les muscles qui sy atiachent ; ; alors | portez la scie ‘entre la colonne vertébrale et la pièce qui Va devenir l’objet de vos études. Dans la marche de la scie, Fa ÿ est rare qu'on n'emporte pas la totalité ou parue des peus M
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DE L'ANATOMISTE. 201 antérieurs du cou. Je ne vois pas la possibilité d'éviter cet inconvénient. On doit diviser les parties osseuses jusqu’à la hauteur de la racine du nez : cela fait, on exécute une autre coupe, en portant la scie de devant en arrière, du milieu du nez, pour tomber perpendiculairement sur la première division; alors on enlève la pièce, et on se dispose à en préparer les diverses partes, Pour rendre son travail plus facile, on fait con$tamment ürer sur les deux extrémités de la pièce en sens inverses , afin d'établir d’ailleurs un point d'appui nécessaire dans cette préparation. Les premiers muscles dont il faut s’occuper , sont ceux de la langue et de l’apophyse styloïde : ceux du pharynx et du voile du palais viennent après, et on termine par ceux du larynx. Les muscles de la langue sont le séngelosse, l’hyo-glosse, Le
Tingual et le stylo-glosse.
Du génio-slosse. Enlevez le génio-byoïdien en le coupant en travers, et renversez ses deux lambeaux en haut et en bas. Immédiatement au-dessous, se trouve le génio-glosse, masse charnue
F LA ? 2 22 ; LA L \ assez considérable, qui, de l’apophyse géni, se porte à la langue, en s’élargissant toujours davantage. En continuant de lisoler, il
faut faire attention aux connexious qu'il contracte en dehors avec
Phyo-glosse, ainsi qu'avec son semblable près de la langue.
En entrainant fortement cette dernière hors de la bouche, on rend plus facile la préparation du musèle en question , ainsi que celle des suivans.
De l’hyo-glosse. Placé au côté externe du précédent, et eu dedans du stylo-ylosse, il est moins étendu, mais plus épais
que le génio-glosse. Enlevez la glande sublinguale, la graisse,
et le tissu cellulaire; faites tendre les parties; Lenez la langue hors de la bouche, ei même sciez la mâchoire dans sa partie moyenne; écartez-en les branches ; par ces divers moyens on parvient facilement à suivre one qui, de los hyoide,
se porte sur les parties latérales de la langue , où il se termine.
Du linguul. Ce muscle compose en grande partie la propre substance de la langue : il est placé tout le long de cet organe, entre les deux précédens, et ne peut être vu qu'après avoir enlevé le corps de la mâchoire, de manière à pouvoir diviser la
202 | MANUEL partie inférieure de la langne dans toute sa longneur. Une ohservalion à faire, relativement à la préparation des muscles de Ja langue, c’est qu’on ne doit pas chercher à la terminer définitive- Ment, qu'on ne se soït préalablement débarrassé de ceux du Pouas et du voile du palais, dont la préparation est plus minutieuse qu'embarrassante; et on ne peut s’eu occuper cependant qu'après ceux de la De d'où résulte la nécessité d’étrdier tous ces muscles simultanément. Cependant il ne faut pas se dis= simuler qu’on ne peut acquérir, la première fois qu’on dissèqre, une connaissance aussi parfaite des muscles de la série qui nous occupe , que de ceux du dos 6u des membres , par exemple, Du stylo-hyoitien. Quoique ce pelit muscle soit deyuis Jongiems à découvert par gets les Lie rations précédentes, je pense qu’il convient de ne s’én occu per qu'au moment où lPon peut faire les deux autres muscles, ÉiMianns aitachés à la même apophyse. Le stylo-hyoïdien est le plus superficiel et le plus facile des trois à disséquer : le seul isolement du digasirique el du sterno-cleido-mastoïdien le met parfaitement à nu. Mais comme il n’est pas nécessaire de diviser et d'enlever les muscles des deux côtés à la fois, on a dû laisser l’un des sterno mastoidiens eu place, et ne le détacher qu'au momeutl où l’on se dispose à faire le stylo -hyoïdien. Le nom seul que porte ce muscle indique assez la marche qu'il doit tenir, et donne la facilité de le reconnaître. Mais on ne doit pas négliger de voir la manière dont il se partage pres de la byoïde , pour recevoir le tendon du digastrique.
Stylo-glosse. Celui-ci est situé presque derrière Je précédent ;
mais il est plus enfoncé, et monte plus haut, pour se rendre à
la langue. Une grande quantité de tissu UE les entoure également près de l’apophyse siyloide, ainsi que le stylo-pharyngien; mais à peu de distance de cette apophyse, tous trois s’écartent et vont, dans des directions différentes, se rentre à leer
destination. Le stylo-glosse s’élargit beaucoup à mesure qu'il
approche de la langue, dans laquelle il se perd bientôt. Il ne
faut pas en poursuivre la préparation au-delà de son entrée dans k
cel organe, ses fibres se confondant avec celles de l’hyo-slosse.