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L'essentiel est de le bien isoler des parties voisines, qui sont irès-multipliées : il est vrai que, par la coupe que nous avons indiquée, les nombreux rapports de ce muscle sont réduits à peu de chose: mais tel est le sort des préparations anatomiques, que quelques-unes d’entr’eiles ne peuvent s’exécuter qu'aux dépens de quelques sacrifices inséparables d’un pareil travail.
Du stylo-pharyngien. Le soin parlitulier qu'on a pris d’enlever le tissu cellulaire qui génait la préparation des deux précédens, a rendu très-facile celle du stylo-pharyngien : il occupe la base de l’apophyse styloïde, et se porte plus bas et plus en arrière que les deux autres; il faut le préparer par la parlie postérieure de la pièce. Le tissu cellulaire excessivement lâcbe qui l'entoure , est peu de chose, et on Pisole très-aisément. De même que Le stylo glosse, il ‘élargit à mesure qu'il s'approche du pharynx, dans lequel il se perd à deux ou trois pouces de son origine, en confondant intimement ses fibres avec celles de cette poche musculeuse.
Des trois constricteurs. L'étude de la myologie admet trois muscles dans le pharynx; nrais la préparation méconnait cette «listinction, ou, pour mieux m’exprimer, elle les confond dans le même travail, la dissection de Pun des constricteurs entrainant nécessairement celle des deux autres. Après avoir distendu le pharynx, en le remplissant de linge ou de papier mâché, délachez avec soin le tissu cellulaire qu peut se trouver à sa partie postérieure et sur ses parlies latérales; vous avez alors les trois constricteurs aussi bien préparés que l'exige une étude ordinaire de ses parties ; mais si vous voulez absolument voir la ligne qui les sépare, cela devient un peu jlus difficile, et quelquefois 1mpossible : je doute même qu’on puisse y parvenir sans le secours d’une bonne descriplion, parce que Îles divisions de ces muscles sont très-arbitraires. Quelques anatomistes modernes ont fait disparaître ces inutiles divisions, en confondant en un seul muscle toute la poche musculeuse du pharynx. Jadmets d'autant plus volontiers cette innovation, qu’elle est fondée, et qu’elle épargne beaucoup de tems.
Si lon veut juger de la différence qu’il y a entre le travail
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que j'ai entrepris, et ce que les anatomistes modernes ; Lieutaud, en particulier , ont écrit sur ce sujet, pour en être convaincu, on n’a qu’à Jeter un coup d’œil sur la préparation du pharynx et de tons les museles qui s’y rapportent. Lauih a passé cet article sous silence; Lieutaud, lui-même , est d’une telle diffu-
sion, qu’il est impossible de profiter de son travail et de ses con
seils. Je crois d’ailleurs avoir, sur tous ces anatomistes, un avantage qu’on appréciera sans doute, c’est d’avoir exposé la préparas tion qui convient à chaque partie, dans l’ordre que len doit suivre pour son étude anatomique.
Des deux péristaphylins. Coupez le pharynx longitudinalement dans sa partie postérieure, de cette manière vous avez à découvert les arrière-narines, le voile du palais, Pouverture postérieure de la bouche, appelée l’isthme du gosier, les trompes d’Eustache, le larynx, et tout l'intérieur du pharynx. Une mucosité abondante se trouve quelquefois sur tous ces objets ; il faut l'enlever pour passer à la préparation des péristaphylins : le premier qu’on rencontre est Pinterne, qui se trouve couché sous la base du crâne. Commencez par inciser avec précaution la membrane muqueuse de la partie postérieure du voile du palais; en écartant légèrement les bords de l’incision, on voit dans lPintervalle des fibres museulaires distinctes, se portant un peu en travers : Ce sont celles du péristaphylin interne, qu’il faut découvrir de plus en plus , en écartant fortement le pharynx en dehors, jusque dans sa partie supérieure , près de l'insertion du grand piérigoidien à los sphénoïde; alors le péristaphylin interne est à nu. Enlevez le prolongement de la membrane interne de la
bouche, qui recouvre également tous les objets placés dans l’intérieur du pharynx, et consultez souvent la description des par-
ties, pour en mieux reconnaitre la position et les rapports. Le péristaphylin externe est plus étendu et plus profondément caché que le précédent. I] se trouve logé dans l’intervalle qui sépare Le grand ptérigoïdien , du côté externe du pharynx.: il faut le cher- | cher également le long de la face inférieure du rocher, et dansla
fosse ptérigoide du sphénoïde, dont il parcourt toute l’éteudue. | Tirez de items en tems le voile du palais en sens contraire
DÉ L'ANATOMISTE. 205 pour apercevoir le passage du tendon du péristaphylin externe sur l’aile externe de Papophyse ptérigoide, et qui de là se rend au voile du palais.
Du palalo-staphylin, du £losso-staphylin , et du pharyngostaphyln. Les deux péristaphylins une fois préparés et bien vus ; les autres n’ont besoin, pour ainsi dire, que de la description , n’étaul passusceptibles d’être disséqués. En eflet, les deux palatoslaphylins sont logés daus Le voile du palais, dont ils forment la plus grande partie, et n’ont besoin que d’être débarrassés de là membrane interne de la bouche, qui les recouvre. Le glosso- Stapbyliu et le pharyugo staphylin forment , lé premier, le pilier antérieur du voile du palais, et le dernier, le pilier posté- ! rieur, dont la description doit indiquer plus particulièrement l'étendue et les rapports. |
PU GÉNIO-GLOSSE.
( Idem.)
- Siuation et figure. Aplati, triangulaire ; situé à la pärtie aniérieure et supérieure du cou. Ætendue. De la mâchoire inféz rieure, à los hyoïde et à la langue. Division. En face externe & recouverte par le mylo-hyoïdien , la glande sublinouale et Phyo= glosse. En face interne : en rapport avec le muscle du côté Op= posé. En bords : linférieur est couvert par le géni-byoïdien ; le supéricur , par la membrane supérieure de la langue ; la base parcourt la langue dans toute son étendue ; le sommet se fixe à Papophyse géni. Direction En forme d’éventail, de Pos hyoïde à l’apophyse géni, et de là à toute la partie inférieure de la langue.
Structure et usages. Tout charnu , il porte la langue également en avant elen arrière, par,la direction variée de ses fibres, de manière qu’il peut dans quelques cas la faire sortir hors de la bouche, et dans d’autres lentrainer dans le fond du gosier.
LÉ MANUËL