‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 129 sur 281 · Partie postérieure · texte numérisé non relu

Partie postérieure

1°. Du long supinateur. Le premier et l’un des plus superficiels de cette région, eit le long supinateur, La peau de Favant - bras

DE L’'ANATOMISTE. 231 ayant été divisée postérieurement dans toute sa longueur, depuis le coude jusque près des doigts, on en écarte les deux lambeaux avec les précautions d'usage : en dehors et un peu en devant se trouve le long supinateur , que ses attaches font aisément reconnaître : isolez-le des deux radiaux , et découvrez exactement son attache inférieure.

Des deux radiaux. Ceux - ci sont placés à côté et en dehors du précédent , dont on ne peut les séparer que dans Jeur partie inférieure. Les deux radiaux eux-mêmes sont quelquefois tellement collés l’un à l’autre, qu'on a d’abord un peu de peine à les distinguer; mais leur point d'insertion inféricure se faisant à des parties différentes , c’est là qu’on doit chercher à les isoler lun de Vautre, jusqu’à deux ou trois travers de doigt de leur atiache supérieure. :

De l'extenseur commun des doigts. Ce muscle, qui se confond en haut avec les précédens , ainsi qu'avec ceux qui vont être exposés , ne devient libre et distinct que vers Le milieu de lavant-bras : il ne faut pas prendre pour des muscles particutiers les deux ou trois portions qui le terminent inférieurement. Son passage sous le ligament annulaire , qu’il faut conserver, le fait facilement reconnaître ; il y est logé avec le tendon de Pextenseur propre du petit doigt : mais la direction et la marche de ce dernier ne peut pas induire en erreur. Les tendons de l’extenseur commun vont se rendre et s'attacher aux troisièmes phalanges ; il faut donc poursuivre la dissection de la peau jusque-là; ce qu’on exécute en portant le scalpel longitudnalement sur toute la longueur des quatre doigts qui suivent le pouce, ce dernier ayant ses muscles propres. On ne doit point enlever l’espèce de gaine aponévrotique qui entoure et retient les tendons en place, qu'on n'ait fini la préparation. des muscles de l’avant-bras; seulement on peut en découvrir un d’entre eux , pouf voir la disposition et la inanière dont tous les autres s’atiachent aux phalanges.

De l'extenseur propre du petit doigt: Ce petit musele est presque toujours confondu avec le précédent dans toute sa longueur, au moins jusqu’à son passage sous le ligament annulaire ; mais au delà et sur le dos de la main, on peut aisément le distinguer

le suivre isolément jusqu’au petit doigt. Lorsqu’on éprouve de la dificulté à le séparer de l’extenseur commun, au-dessus du ligament annulaire, il faut en abandonner la dissection , et se conienter de l’étudier ainsi confondu avec le précédent,

Du cubital postérieur. Placé immédiatement au-dessous de la peau et en dedans de l'avant-bras ,il suffit d’avoir enlevé cette der-

nière pour voir le cubital dans toute son étendue. Il faut laisser en

place l’aponévrose qui le couvre supérieurement, et ne point cher-

cher à diviser ses connexions avec les muscles précédens et l’anconé; sa siluation sur le cubitus, son insertion à l’os pisiforme , le font aisément reconnaître.

De l’anconé. Différent des muscles précédens, en ce qu’il est extrêmement court, l’anconé se. voit à la partie la plus élevée de la partie postérieure de Pavant-bras. 11 faut étudier en place, et ne point chercher à l'enlever ni à le détacher du lieu qu’il occupe. L’aponévrose commune qui le recouvre, ainsi que le cubital ,eache et empêche de voir les lignes de démarcation qui le séparent des parties voisines ; mais cette aponévrose se laisse assez facilement enlever; alors l’anconé est parfaitement à découvert ; et il n’exige pas d’autre préparation.

2°. Du court supinateur. Ici commencent les muscles de la seconde couche, qu’on ne peut voir qu'après avoir enlevé ceux de la précédente; mais il ne faut pas détacher entièrement ces

derniers : il suffit, au contraire, de les couper en travers, à

leur tiers inférieur, en renversant les lambeaux en haut et en bas. Si, par ce simple procédé, on ne découvre pas entièrement les muscles de la seconde couche, alors on y supplée, en détachant les précédens jusqu’à leur partie supérieure. Le premier qu'il faut voir, et qui est Le plus en dehors , est le court supinateur, qui embrasse la presque totalité de la moitié supérieure du radius. il est indispensable de poursuivre l'isolement du long supinateur et des deux radiaux jusque près de leur insertion à l’humérus. Une grande

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