DE LA BOUCHE ANTERTEUR
+ Des levres. Elles n’exigent aucune préparation : placées à l’ex-
térieur , il suffit de jeter les yeux dessus ces parties pour en con-; naître la situation et les rapports. A l'étude des dèvres , il faut
joindre celle des joues, et de la barbe qui se trouve en grande: partie répandue sur ces divers objets. Les femmes étant dépourvues: de cette dernière, on fera très-bien de se procurer une tête de: l’un et de l’autre sexe, pour mieux apprécier les différences qui. les caractérisent sous ce rapport.
Des dents et des gencives. ILest indispensable d’écarter les lèvres: pour apercevoir les objets cachés par elles. Cette légère préparation: veut, de plus, qu’on fasse une incision à droite et à gauche dans: la direction de la commissure des lèvres, pour rendre plus apparentes les dents et les gencives. Il faut avoir, autant que cela est: possible, une tête dontles mâchoires soient garnies de toutes leurs: dents; c’est le moyen de se former une meilleure idée de l’arrangemept de ces petits os, de leurs usages, et sur-tout pour se convaincre combien leur présence est nécessaire pour donner à la. bouche la perfection la plus désirée. Si Pon veut s’en teuir à la connaissance des dents chez l’homme, il suffira d’avoir des têtes d'individus à des époques différentes de la vie, mais si or est jaloux de faire quelques rapprochemens de ces parties entre l’homme et les animaux, il faut alors se procurer des têtes ou des mâchoires de ceux quisont le plus connus, tels que le chien, le chat, le cheval , etc., rien n’étant plus varié et plus intéressant à connaitre d’ailleurs que l’histoire anatomique et physiologique des dents, dans toutes les espèces d'animaux qui en sont pourvus. On pourrait, pour les mêmes raisons, plonger les dents dans quelques réactifs et les \ laisser un tems plus ou moins long, pou: en mieux apprécier la structure intime.
Du pulais et de ses glandes. La membrane palatine étant exactement appliquée sur des os, on peut l’étudier en place avec beaucoup de facilité, et comprendre également dans cette étude, celle qui Lapisse le palais osseux, et celle qui, sous le nom de membrane des gencives, enveloppe une partie des dents .et les affermit d’ailleurs d’une manière si solide dans leurs alvéoles. I n’en est pas ainsi des glandes palatines, buccales et molaires, dont cette : membrane est si abondamment fournie : le plus souvent on ne le: apercoit qu’à l’aide d’une forte loupe. Pour les rendre plus sensibles, on peut laisser macérer, pendant quelque tems, une portior
de cette membrane dans l’eau commune, ou plonger les parties auxquelles elle 1dhère , dans Peau bouillante, ce qui est plus expéditif. On pourrait également les examiner sur un animal vivant, qui aurait long-tems souffert de la faim , el auquel on aurait présenté, à différentes reprises, des alimens qu’on lui aurait sans cesse relirés.
De la langue. Cette partie doit être mise à nu ,en prolongeant lincision des commissures des lèvres en arrière , et en tirant fortement sa pointe dehors. Les glandes qui la tapissent seront examinées à la loupe , quoique ces glandes soient en général plus grosses et plus saillantes que celles de la mambrane palatine, ce qui permet de les étudier à l'œil nu.
Des glandes salivaires. Elles sont au nombre de trois, la parotide , la maxillaire et la sublinguale. La première est placée dans lenfoncement du même nom , qui se trouve derrière la branche de la mâchoire inférieure. Pour la mettre à nu, faites à la peau une Aincision longitudinale, comme pour préparer le muscle masseter ; en écartant les lambeaux, on reconnaît cette glande à sa couleur d’un rouge tres-pâle , à sa forme bosselée, etc. Son conduit excréteur marche parallelement à Load zygomatique , à un ou deux travers de doigt au-dessous. Une fois découvert et reconnu, on le poursuit sans peine jusqu’à son entrée dans la peau des joues , qu’il perce, ainsi que le muscle buccinateur , à la hauteur a-peuprés de la troisième dent molaire supérieure. +
La glande maxillaire , cachée sous l’ angle de la mâchoire + 4 rieure, n’est pas aussi tés que la précédente ; mais sa forme et sa couleur sont les mêmes. Elle s’unit quelquefois avec la sublinguale , qui est placée sous le corps de la mâchoire , et qug est recouverte par le muscle milo-hyoïdien. Une incision faite à la peau, dans la direction’ du muscle digastrique, suflit pour mettre l’une et l’autre facilement à découvert. Il ne reste plus qu’à suivre le canal excréteur de la maxillaire, qui passe à travers la sublinguale, va s'ouvrir à la pointe de la langue, et qui perce dans cet endroit la membrane interne de la bouche. On voit quelquefois, sur le vivant, jaïllir la salive des deux tubercules qui terminent les canaux salivaires de cette glande.
s Ja sublinguale a plusieurs petits canaux excréteurs qui se per- * dent dans celui de la maxillaire , et qu’on ne peut bien voir qu'à .
Paide d’une injection faite avec le mercure.