‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 182 sur 281 · DB LA VÉSICULE BILIAFTRE · texte numérisé non relu

DB LA VÉSICULE BILIAFTRE

Vesrcula-Cistis.

Situation et rapports. Dans Fhypocondre du côté droit, audessous du grand lobe du foie; auquel elle adhère ; au-dessus du côlon et du duodénum. figure. Pyriforme. Division. En grosse extrémité , appelée le fond , située en avant et en bas, elle dépasse

le foie quand la vésicule est pleine , mais elle en est cachée dans.

le cas contraire ; en peüte extrémité, nommée le col , tournée ea haut et en arrière , qui se termine par le canal cystique.

Structure et usages. La couleur du foie, mélanse des sues biliaires et d’un sang noÂr et abondant , est d’un rouge obscur , mêlé de jaune.

. . . , L :, 2h 7 + 4 ° ; * Sa structure intime résulte Ge Îa disposilion et de la cerubinai-

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PNA NOR

son d’un grand nombre de vaisseaux sanguins, artériels et vei-= neux, de nerfs, de conduits biliaires et des vaisseaux lymphatiques, que deux membranes très-minces enveloppent de toutes parts. L'une de ces membranes est de l’espèce des séreuses, extérieure et prolongement du péritoine ; son amincissement est extrême, et on la détache du foie avec beaucoup de facilité. Les vaisseaux sangains Îles plus remarquables, sont la veine-porte, qui prend ses racines dans les intestins , les épiploons, l’estomac, la rate, le pancréas, et qui se ramifie à l'infini dans l’intérieur du foie. Chacune de ses nombreuses divisions, dans cet organe, est accompagnée d’une artère , branche de l’hépatique, d’un nerf ei d’un cunduït biliaire, dont le fluide marche dans un sens contraire à celui des vaisseaux sanguins. Une membrane, appelée membrane de Clisson , enveloppe immédiatement ces divers objets, les accompagne jusqu’à leurs dernières ramifications, et les empêche, de cette manière, d’adhérer à la propre substance du foie. Les veines hépatiques, au contraire, dépourvues de cette gaîne , adhèrent fortement au foie et marchent dans une direction opposée aux premiers vaisseaux, On voit très-bien cette disposition eu coupant le foie par tranches, qui laissent à nu et béantes les veines hépatiqnes comprises dans la section que Pon a faite.

On a découvert, dans ces derniers tems , une couche celluleuse qui enveloppe le foie immédiatement au-dessous de la membrane “séreuse , et qui se porte même dans les endroits où cette dernière n'existe pas, tels que le lieu qu’occupe la vésicule, celui où se rouve le ligament coronaire. Cette troisième membrane du foie a été nommée membrane celluleuse.

La vésicule présente une structure bien différente. On n’y trouve, en effet , que deux membranes appliquées l’une sur Pautre; l’extérieure est de l’ordre des séreuses, assez dense, et prolongement du péritoine. L’interne , muqueuse, est celle que quelques anatomistes appellent membrane villeuse ou veloutée : dans les cadavres, ces deux membranes sont jaunes et fortement imprégnées de bile ; mais chez le vivant, leur couleur est blanchâtre.

Les usages du foie ne sont point équivoques. Organes de la sécrétion de la bile, il fournit cette humeur avec abondance.

Contenue d’abord dansles radicules des conduits biliaires , elle s’avance bientôt dans les divisions principales, et se réunit enfin dans le tronc commun, appelé canal hépatique. Arrivée à peu de distance du foie , la bile rencontre le conduit de la vésicule ( canal cystique ), pénètre dans cette poche, y séjourne plus ou moins de de tems, etse porte ensuite dans le duodénum, en traversant de nouveau le canal cystique, qui la transmet dans le cholédoque. La bile suit le premier trajet que nous veuons d'indiquer , hors le tems de la digestion, et le second lorsque celle-ci se fait.

Es] DEEE A EUR ATT E.

Splen d. G.

Situation et rapports. Dans la partie la plus profonde de lhypocondre gauche , au-dessous du diaphragme, au-dessus du rein du même côté, entre les fausses côtes du côté gauche et la grosse exirémité de l’estomac , auquel elle est unie dans cet endroit par le moyen des vaisseaux courts. Cette circonstance explique les changemens nombreux que la rate peut éprouver dans sa situation et ses rapports. figure. Ovalaire, aplatie, allongée de haut en bas. Division. En face externe convexe, qui répond aux côtes ; en face Interne concave, contiguë à l’estomac par le moyen des vaisseaux courts. Elle présente de plus une scissure longitudinale, par laquelle les nerfs et les vaisseaux spléniques s’introduisent dans son intérieur. Ses bords, antérieur et postérieur, ses extrémités, supérieure et inférieure, n’offrent rien de remarquable,

Structure et usages. La structure et les usages de la rate sont également inconnus , et on ne pourrait avancer que des conjectures, en Cherchant à expliquer l’une ou les autres. Tout ce que l’on peut dire de certain , c’est que la rate est d’une couleur d’un rouge très-foncé, d’une consistance tantôt molle et facile à déchirer , tantôt dure et d’un tissu plus serré ; qu’elle est pénétrée d’une grande quantité de vaisseaux sanguins ; que son parenchyme paraîit en être uniquement formé, et que sa membrane extérieure est très-faible : en effet, la rate, légèrement pressée , laisse facilement échapper un fluide noir et abondant.

La

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