‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 196 sur 281 · DU CERVEAU · texte numérisé non relu

DU CERVEAU

Encephalon d. G. ; cerebruin d. L::

Situakion et rapports. Dans l’intérieur du crâne, dont iloccupe la plus grande partie; en rapport avec les os de cette cavité,

excepté en arrière et en bas , où il répond au cervelet. Figure. Elle: est relative à celle de la cavité dans laquelle il est renfermé, et: représente assez bien un corps ovoide, dont la partie inférieure: est aplaiie, Division. En surface ou plan supérieur; qui esten Tapport avec Îles os pariétaux, et portion du coronal : en surface “inférieure, occupant la partie interne de la base du crâne, et prés sentant trois tubercules , divisés en antérieur, moyen et postérieur. En régions latérales , logées en grande partie dans les fosses pariétales , et profondément coupées dans cet endroit par une scissure appelée scissure de SiZvius. L’extrémité postérieure, grosse , volumineusé , est reçue dans les fosses occipitales supérieures ; l’extrémité antérieure , plus mince , répond aux fosses coronales. Toute la surface extérieure du cerveau est immédiatement recouverte par la pie-mère et l’arachnoïde , et de plus se trouve eu rapport avec ‘la face interne de la dure mère. | 4

Mais cette division n'appartient qu’à la conformation extérieure du cerveau, et n'indique point les nombreux objets qui résultent de l’arraugement de ses différentes parties. On doit donc observer que la masse générale du cerveau est partagée en deux portions égales , l’une à droite , l’autre à gauche, appelées les hétnisphères du cerveau ; dans l'intervalle des deux hémisphères, se voit un sillon profond, qui loge la faux du cerveau. Chacan des hémisphères présenie de plus des circonvolutions et des anfraciuosités , dont la figure et la grandeur sont très-variables. En écartant les deux hémisphères , el en exécutant la coupe indiquée pour former le centre ovale de Vieussens , on trouve successivement les objets Suivans : |

1°. Les corps calleux ( meso-lohes ) , espèce de plancher médallaire, allongé de devant en arrière, plus large postéricurement que dans le sens opposé; sa face supérieure est parcourue dans toute sa longueur par les artères calleuses , et elle présente dans sa partie moyenne un léger enfoncement : sa face inférieure repose sur Ja cloison transparente ; ses parties latérales se confondent avec la masse du cerveau. sua

2°. La cloisontransparente { septum lucidum ) soutient le corps £alleux, d’une part, et repose sur la voûte à trois piliers , de

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l’autre. Cette cloison est formée par l’adossement de deux lames médullaires dans l'intervalle desquelles se voit une cavité, qui contient presque toujours une quantité variable de sérosité.

3°. La voûte à trois piliers est la partie que l’on trouve après ayoir enlevé le corps calleux et la cloison. C’est un triangle mé dullaire , placé entre les objets ci-dessus et les ventricules latéraux. En haut , la voûte répond à la cloison ; en bas, elle repose sur les couches des nerfs optiques en devant, et les ventricules latéraux en arrière : l’angle antérieur , formé de deux cordons qui

s’écartent toujours de plus en plus, se perd dans la masse du cer-

veau : les aigles postérieurs s’enfoncent dans les ventricules la"

téraux , et forment les corps frungés ; les parties latérales sont embrassées par Les plexus choroïdes. «

4°. Ces plexus sony deux productions membrano-vasculaires , rougeâtres, qui s'étendent des environs des couches des nerfs op

tiques , jusqu’a la partie postérieure des ventricules latéraux.

o°. Les ventricules latéraux ne peuvent s’apercevoir qu'après

avoir enlevé tous les objets décrits jusqu'ici. On y tronve d’avant en arrière, les corps cannelés, formés de substance grise en dchors, et de lames alternativement grises et blanches en dedans ; émis nences piriformes, dont les grosses extrémités, tournées en devant, se touchent dans cel endroit, et présentent en arrière un intervalle dans lequel sont logés les nerfs optiques. ‘ Les couches des nerfs optiques , ovoïdes , placées dans l'intervalle des corps cannelés , répondent en haut à la voûte et au corps

calleux , en bas à la prolubérance annulaire, sur les côtés aux corps cannelés et à la masse cérébrale; en dedans , elles sont ados-

sées l’une à Pautre, contiguës dans toute leur étendue , excepté dans la partie moyenne et un peu antérieure , où se voit un cordon médullaire , qui passe de Pune à l’autre des couches.

On remarque , entre les corps cannelés et les couches des nerfs optiques, un léger sillon qui loge un cordon blanchâtre, connu sous le nom de bandelette demi-circulaire , et qui, de la partie antérieure , se continue en arrière jusque dans le fond des ventricules latéraux,

Les cornes d'Ammon , pieds d’Hippocampe, sont deux prolon-

gemens médullaires, qui semblent être la continuation des angles postérieurs de la voûte à trois piliers , et qui se prolongent } jusque dans la partie la plus profonde-des ventricules latéraux, dont il suivent absolument la marche et la direction. extrémité antérieure , plus basse que la postérieure , est terminée par deux, trois ou quatre tubercules. La couleur de ces prolongemens, auch en dehors , est grise et cendrée en dedans.

Sur la partie interne et concave des pieds d'Hippocampe, règne une lame médullaire , festonnée sur son bord libre ,-et qu’on appelle corps frangé , corpus fimbriatum. Ce corps n’est autre chose que la continuation des piliers postérieurs de la voûte; maisil n’accompagne pas les pieds d'Hippocampe jusqu’à Se

Sur le côté externe des pieds d'Hippocampe , et à-peu près à la partie moyenne, se voit un tubercule appéll’ergot ; sa forme est semblable à celle de la cavité dans laquelle il est renfermé , et il se recourbe en sens contraire des péduncules qu’il avoisine. Son étendue est peu considérable , et sa couleur est en tout semblable à celle des cornes d'Ammon , de la handelette , etc.

6, À ces divers objets, il faut joindre la description des tubercules quadri-jumeaux, et de la glande pinéale, quoiqu’ils n’apparliennent pas spécialement aux ventricules latéraux.

Les tubercules quadri-jumeaux, placés sous la voûte à trois piliers et à sa partie postérieure, sont disposés par paires , et distingués en supérieurs et en inférieurs. Îls soutiennent dans leur intervalle un corps grisâtre , enveloppé d’une autre part par un. prolongement du plexus choroïde , appelé glande pinéale.

Cette prétendue glande est d’un tissu très-mou , s'écrase facilement sous le doigt, et laisse pour dernier résultat une foule de petits graviers, dont la présence ne peut être attribuée à aucune gause connue , et ne paraît avoir aucun but.

7°. En écartant les couches des nerfsoptiques , l'œil plonge ses regards sur une cavité allongée d’avant en arrière , c’est le troisième ventricule. 11 présente deux ouvertures : la postérieure est surmontée d’un cordon médullaire placé en travers, appelé la commissure postérieure, dont l'étendue dans la masse cérébrable est considérable : e’est sur la partie postérieure de celte commis-

DE L’ANATOMISTE. 567 sure que reposent les tubercules quadri - jumeaux et la glande pinéale; cette ouverture mène au quatrième ventrieule. L’antérieure est, comme la précédente, également surmontée d’un cordon médullaire, transversalement situé; elle communique avec un conduit que sa figure a fait appeler l’entonnoir, au fond duquel se voient la tige piluitaire et la glande du même nom : cette dernière est logée sur la selle turcique, dont elle occupe exactement la cavité; évasée du côté où elle répond à l’os sphénoide , elle se termine en haut par un prolongement qui n’a guère moins de trois lignes de longueur, appelé tige pituitaire. La couleur de la glande est Jaunâtre en dehors, grisâtre en dedans ; sa consistance molle et friable. |

6°. 1/aquéduc de Si/vius et la valvule de F’ieussens terminent la description du cerveau. Le premier de ces objets est un conduit placé entre la commissure postérieure, les tubercules quadrijumeaux et la protubérance annulaire , et qui va se terminer dans le quatrième ventricule. Le second est une lame médullaire grisâtre , appelée valvule de fieussens , qui se trouve dans le milieu ; elle est très-mince, et résiste faiblement aux secousses qu’on fait éprouver au cerveau.

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