DE L'ORGANE ENCÉPHALIQUE
IT se compose du cerveau , du cervelet et de la moelle allongée, ainsi que de son prolongement , appelé moelle épinière ou rachi-
dienne. Il faut joindre à ces premiers objets, les méninges ou membranes du cerveau. Nous suivrons, pour le cerveau et ses membranes , la même marche que nous avons adoptée pour les orzanes des autres cavités du corps; c’est-à-dire, que nous nous occuperous d’abord de toute la masse cérébrale, même de la moelle épinière , et que nous ne ferons les membranes du cerveau qu'après la description des organes qu’elles enveloppent.
Administration anatomique.
Du cerveau, du cervelet et de la moelle ullongée. La préparaon du cerveau exige qu’on exécute la coupe indiquée page 116 ; mais il est ici des précantions à prendre , que l’on peut négliger quand on ne fait l’ouverture de la tête que pour y chercher des dérangemens occasionnés par certaines maladies. Ne choisissez pas , par exemple , un sujet mort d’apoplexie ou à la suite d’une violente chute sur la tête; mais procurez-vous, s’il est possible , celle d’un homme adulte, mort à la suite d’une maladie de quelques jours. Ménagez les secousses dans.la marche de la scie, et ne la portez pas jusque dans l’intérieur du crâne, car il est rare que les membranes ne soient pas déchirées , et le cerveau intéressé. Pour éviter cet inconvénient, 1l ne faut scier qu’une portion de l'épaisseur des os du crâne , et terminer leur séparation définitive avec le ciseau et le maiïllet ; de cette manière, on ne risque pas de déchirer la dure-mère , et on ébranle moins le cervéau. On n’a pas à craindre de déchirer la dure-mère ,; ni d’imtéresser le cerveau , lorsqu’au lieu de la scie on fait usage du marteau pour ouvrir le crâne, Voyez page 116.
Lorsqu'on 2 complètement séparé la caloite du crâne, on l’enleve avec précaution de devant en arrière. Souvent la dure-mère y est fortement adhérente ; sur-tout dans l’endroit qui répond à la suture pariétale et au trou borgne ; pour faire cesser cett&adhérence , on passe le manche du scalpel ou un.ciseau d’une longueur suffisante, dans l’intervalle des os du crâne et de la dure-mère , et on détache , à mesure qu’on eulève la calotte, les vaisseaux qui sont les principales causes de cette adhérence. Cette préparation préliminaire élant achevée, on voit très-bien la manière dont la
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dure-mèére enveloppe le cerveau ; mais on ne peut pas en suivre: les divers prolongemens , dont la connaissance est plus importante; c’est pourquoi je conseille d’en remettre l’étude après celle du cerveau. En suivant une marche contraire, il est impossible de se former une idée de la disposition de cetté membrane, relativement au cerveau. On peut, il est vrai, en examiner la conformation extérieure , comme la couleur , l'épaisseur , la densité , etc. ; mais il faut ensuite la sacrifier pour passer à étude du cerveau. Pour cela, on la coupe circulairement au niveau des os du crâne, et on met le cerveau à nu, en soulevant d’abord la dure-mère sur son sommet ; ensuite, en la détachant de l’apophyse crista galli, on l’entraine de devant en arrière , et on l’abandonne dans cet endroit. On ne trouve aucune difficulté de Pisoler ainsi, l'humeur séreuse dont sa face interne est continuellement humectée, lui permet de glisser très librement sur la masse cérébrale. Il n’en est pas ainsi de deux autres membranes immédiatement appliquées sur le cerveau , et qu’on appelle larachnoïde et la piemère : elles sont l’une et l’autre extrêmement minces comparativement à la première. L’arachnoïde , sur-tout, présente de trèsgrandes difficultés dans sa préparation : elle ne s'enfonce point dans les anfractuosités du cerveau, mais elle passe , sans s'arrêter , sur toute sa surfaee extérieure , intimement adhérente à la piemère , dont on ne la détache qu'avec beaucoup dé peine, excepté vers la base du cerveau où leur isolement est plus sensible ; et où l’on peut bien:voir l’arachnoïde ; cependant, si vous voulez la voir également surle sommet du cerveau, soulevez légèrement, soitavec de petites pinces à disséquer, soit avec la pointe du scalpel, la plus petite portion de ce que vous voyez de membrane, c’est Jarachnoïde.: La pie-mère est au-dessous ; c’est une espèce de réseau celluleux , parsemé d’une très-grande quantité de vaisseaux sanguins, qu'il faut soulever avec lés pinces à disséquer, et détacher avec précaution’ et lenteur, parce qu’elle s’enfonce dans les anfractuosités du cerveau, et qu’on-entraîne souvent la propre substance de cet organe en la tirant avec force. On trouvera, à la Gu de cet article, des détails plus étendus sur la préparation. des trois membranes du cerveau. Lorsqu'on a ainsi enlevé les
membranes qui recouvraient le cerveau, celui-ci reste à nu, et présente à l’œil ses nombreuses circonvolutions, que l’on a comparées à celles des intestins. fl faut d’abord , et avant de procéder à son étude ultérieure , examiner sa forme , son volume , sa consistance et sa couleur : celle-ci n’est point la même à sa surface extérieure et dans sen intérieur. Pour s’en assurer , on coupe sur les côtés une portion de sa substance , à une profondeur d’un pouce tout au plus , et l’on juge alors, non-seulement de cette différence de couleur , grise en dehors et blanche en dedans , mais aussi de Pépaisseur de celle qui est extérieure , et qui est de deux lignes, ou à-peu-près. La première porte le nom de substance cendrée ou corticale , et l’autre celui de substance médullaire.
On passe ensuite à l'examen particulier du cerveau. Ce travail est long et difficile, et demande beaucoup de patience. Il ne faut point oublier que son étude et sa préparation doivent marcher de concert. L’impossibilité de conserver les objets en place, à mesure qu’ils sont mis à découvert , en est la principale cause.
il est assez ordinaire que le cerveau sur lequel on a l'intention de faire les recherches nécessaires pour son étude, soit d’une consistance molle, ce qui nuit singulièrement à la préparation des diverses parties qui le composent. Pour le rendre plus ferme et le conserver ainsi plus long-tems, on le plonge pendant douze ou quinze heures dans une dissolution de muriate de mercure, ou dans un mélange d’eau et d’un acide quelconque; mais il ne faut pas le laisser trop long-tems en contact avec ces réactifs. La dissolution de muriate de mercure jette sur toute la masse cérébrale une couleur d’un blanc mat; et les acides , une couleur noire, : très défavorable à l'étude du cerveau, Commencez par enlever la portion de cet organe qui se trouve au-dessus de la coupe horizontale et circulaire des os du crâne, il en résulte ce que les anatomistes appellent le centre ovale de Vieussens. Dans cette coupe, le cerveau doit être enlevé par masses, et de manière à laisser jutact un corps allongé, hlanchâtre, qui occupe le centre même des deux hémisphères de l’organe encéphalique , qu’on appelle le corps calleux (méso-lobes ); en écartant doucement la masse des deux hémisphères, et en plongeant les regards dans l’intervalle, on voit tres-bien Le corps ealleux.
Pour étudier les objets placés au-dessous, et qui sont en grand nombre, on porte avec précaution la pointe du scalpel sur les côtés et dans toute la longueur du corps calleux. On est averti qu’il est complètement divisé, lorsqu’en cherchant à le soulever, on aperçoit une espèce de voûte au-dessous. Alors, avec le manche de deux scalpels, on le soulève sur ses parties latérales, pour voir un corps médullaire très mince, placé de champ au-dessous , et qui le parcourt dans toute sa longueur; c’est le septum lucidum ( septum medium), dout il faut remarquer la transparence. Le corps calleux et le septum lucidum portés en arrière, on voit que ce dernier repose sur un prolongement médullaire , appelé la voûte
à trois piliers, laquelle est immédiatement appliquée sur une espèce de cavité triangulaire, qu'on nomme les ventricules latéraux. Pour les mettre à découvert, il faut se débarrasser de la voûte à trois piliers, qu’on porte en arrière, ainsi que deux corps rougeâires , espèce de réseaux vasculaires, appelés plexus choroïdes. Ces diverses opérations demandent beaucoup d’adresse et une certaine délicatesse dans la manière de soulever et d’enlever les objets déjà étudiés, dont la présence nuit à l’étude de ceux qui sont placés au-dessous.
Les veniricules latéraux, débarrassés du cerps calleux, de la cloison transparente, de la voûte et des plexus choroïdes, offrent les objets suivans, en procédant de devant en arrière :
1°. Deux corps assez volumineux , de forme ovoïde, grisâtres, appelés corps cannelés, occupant toute la partie antérieure de
l’espace mis à découvert. | -
2°, Les couches des nerfs optiques, placés dans l'intervalle des
premiers, adossés l’un à l'autre, d’une couleur blanchâtie et
séparés des corps cannelés par une baudelette médullaire , qui se
prolonge en arrière, et qu’on nomme fænia semi eircularis.
En écartant les couches des nerfs optiques, on apercoit dans l'intervalle une petite cavité, appelée troisième ventricule; aux extrémités de celte espèce de gouttière, deux ouvertures, audessus desquelles se voient deux cordons médullaires placés en travers , appelés commissures antérieure et postérieure, dent il /
DE L’'ANATOMISTE. 358 faut voir l'étendue et la direction, en emportant la portion de la masse cérébrale qui les recouvre des deux côtés.
Les deux ouvertures mènent, l’antérieure, à la tige pituitaire et à la glande du même nom ; la postérieure , au ‘quatrième ventricule. Mais avant de passer à l'examen de ces divers objets, il faut terminer tout ce qui reste à voir des ventricules latéraux. On poursuivra donc ses recherches en arrière et sur les côtés, en écartaut de plus en plus la masse cérébrale dans la directio de la bandelette demi-cireulaire. On pénètre de cette manière dans la partie la plus profonde des ventricules latéraux; on est guidé, pour y arriver, par la présence dun corps médallaire aplati, qui semble faire suite aux prolongemens postérieurs de la voûte à trois piliers, et qu’on nomme les pieds d'Hippocampe. L'un des . bords de ceite large bande médullaire est comme fesionné. Les. anatomistes ont appelé cette partie, corps frangé, corpora fimbria'a , striata.
Ces divers objets bien vus et recommus, on passe aux suivans. En. soulevant de plus en plus, et portant en arrière la partie postérieure de la voûte à trois piliers, on aperçoit quatre tubercules blanchâtres, parties intégrantes du cerveau, dans le milieu desquels se trouve un petit corps grisâtre, qu’on enlève quelquefois avec la voûte à trois piliers, lorsqu'on n°ÿ fait pas aitention , ou qaw’on agit
trop brusquement ; c’est la glande pinéale, dans laquelle on ren
contre constamment de pelits graviers, ce dont on s'assure, en la pressant entre les doigts, après avoir pris une idée de sa situation et de ses rapports : là se termine l’examen des objets placés sur. les ventricules latéraux. Si Pon a procédé avec soin , et qu’on ait warché avec lenteur, rien ne doit être dérangé et gâté, que les. parlies dont la présence. était nuisible à l’étude des autres. H est essentiel cependant de s’en débarrasser à mesure qu’elles deviennent inutiles à conserver.
Les couches des nerfs optiques laissent voir, en lesécartant , une cavité qui marche de devant en arrière, c’est le troisième veniricule. En suivant l'ouverture antérieure, on parvient dans. l’enfundibulum, espèce d’entonnoir, au fond duquel on trouve un petit prolongement grisâtre, qui se continue jusque sur la selle
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turcique, c’est la tige pituitaire qui mène à la glande du même nom ; Mais pour mieux voir encore ces objets, on soulève légèrement le cerveau par sa partie antérieure; ou coupe deux corlons blanchâtres qui passent sur la selle turcique et qui en cachent la vue : de cette manière, l’on parvient sans peine à la glande Pituitaire, qui est profondément logée dans la fosse du même nom. ER |
L’ôtverture postérieure du troisième ventricule mène au quatrième, qui ne peut bien se voir qu'après avoir enlevé la masse entière du cervelet , la moelle allongée, et ce qui reste du cerveau. Pour cela, on fend dans toute sa circonférence le plan de la duremère, placé entre le cerveau et le cervelet; on dégage alors les deux hémisphères du cervelet des fosses occipitales, et en portant un scalpel le plus avant possible dans le canal rachidien, on coupe le prolongement de la moelle allongée; ensuite, avec des ciseaux j on détruit, à mesure qu’on soulève le tout, les vaisseaux, les nerfs, tu tout ce qui s’oppose à la libre sortie de la masse encéphalique, que l'on renverse sur la table, pour poursuivre ses recherches. Les premiers objeis à examiner sont le cervelet, ses prolongemens vers un corps médullaire, placé entre le cerveau et le cervelet, et qu’on appelle moelle allongée, protubérance annulaire (méso-céphale }. Elle semble donner naissance à quatre prolongemens, deux.pour le cerveau et deux pour le cervelet; c'est ce qu’on a appelé les cuisses et les bras de la moelle allongée; leur réunion porte le nom de pont de Varole.
Æntre le cervelet et la moelle allongée, se voit le quatrième ventricule, dont on peut apercevoir les divers objets , en soulevant uue espèce de queue méduilaire qui termine la moelle allongée, et qui:est le commencement de la moelle vertébrale ou chi dirt La première chose qu’on aperçoit est une espèce de gouttière, appelée le calamus scriptorius ; plus loin , une petite cloison médullaire {valvule de Vieussens), au delà de laquelle se trouve l'aquéduc de Si/vius ; et sion poursuit plus loin ses recherches, on arrive à l'ouverture postérieure du troisième ventricule, précisé ment à l'endroit où l’on avait abandonné l’examen du cerveau , Hour passer à celui du eervelei, qui ne présente rien de particulier
gi
. DE L’ANATOMISTE. 362 dans son intérieur , si ce n’est la disposition des deux substances grise et blanche, dont l’arrangement particulier, dans quelque
sens qu’on le coupe, donne lieu à ce qu’on appelle l'arbre de vie.
La moelle vertébrale ( rachidienne } est contenue dans le canal du même nom, et s'étend de la moelle allongée à la partie inférieure du canal sacré. On ne peut la mettre à découvert ; qu’en enlevant la partie postéricure des vertèbres, dans toute la longueur du rachis ; on y procède de la manière suivante : la partie postérieure
de la colonne vertébrale complètement débarrassée de ses muscles,
on enlève, avec le ciseau et le maillet, toute la partie postérieure des vertèbres, c’est-à-dire , les apophyses épinenses et les lames, ce qui laisse parfaitement à nu la moelle vertébrale. Cependant il faut laisser intacte la partie du canal par où s’échappent les nerfs vertébraux, qui naissent sur les côtés de la moelle, et qui sortent du canal dans la même direction. Il faut également éviter d’intéresser la moelle et les membranes qui Penveloppent, par des coups de maillet trop violens ; mais pour rendre cette préparation plus complèie, il ne suit pas que le canal vertébral soit parfaitement mis à nu dans loute sa longueur, il faut encore que toute la partie postérieure des os du crâne soit enlevée, ce qui se pra-
tique avec la scie , le ciseau, ou avec un marteau aigu. On voit par-
là qu’il est difficile qu’une seule tête suffise pour lPétude de Porgane encéphalique ; mais cet inconvénient, si c’enest un, fournit les movens de voir l’origine des nerfs, dont il n’est pas possible de s’occuper dans la préparation spéciale du cerveau. |
Si on a bien exécuté celle de la moelle vertébrale, alors on la voit enveloppée d’un prolongement des méninges, qu’il faut fendre dans toute leur partie postérieure. Un vide, assez grand, se remarque entre les méninges et la moelle; quelquefois une petite quantité d'eau s’y trouve contenue; le plussouvent il n’y en a point. A Perdroit où la moelle vertébrale s’échappe de la protubérance annulaire , elle est comme entourée de quatre renflemens, auxquels où a donné les noms d’éminences olivaires et pyramidales. Cette moelle épinière descend dans le canal vértébral, en conservant à-
peu-près une grosseur relative à la cavité dans laauelle elle est
renfermée ; elle se termine vers là première vertebre des lambes,
et, dans cet endroit , elle donne naissance à une grande quantité : de cordons nerveux, qui se prolongent dans le canal rachidien,
et l’accompagnent jusqu’au bas du sacrum: c’est la queue de:
cheval.
Préparation des membranes.
La préparation de la moelle épinière, telle que nous venons de Pindiquer, a encore l’avantage de fournir les moyens de voir Parrangement des membranes du cerveau ; mais si on peut se procurer une Lête d'enfant, cela vaudra mieux encore , par la facilité d’en scier, où même d’en couper les os. Voiei la manière d’y procéder : on enlève à droïte et à gauche, sur la partie supérieure de la tête, une portion des os du crâne, en forme de losange, dont le grand diamètre marche de devant en arrière. Son etendue doit se mesurer des environs de la bosse frontale, à la protubérance occipitale externe, et de la fosse temporale, à deux travers de doigt de la coupe du côté opposé : de cette manière, il reste dans le ceutre et dans la même étendue , une espèce de bande osseuse, qui suit assez bien la direction du sinus longituditial supérieur , et qui le soutient. Les os enlevés , on fend la dure-mère au niveau de la coupe, et par cette ouverture, on en fait sortir la masse cérébrale; on en fait autant du cervelet par le trou oceipital, et, de cette manière, on conserve la dure-mere intacte. On voit alors en devant la portion de cette membrane, qui se place entre les deux hémisphères, et qu’on appelle la faux du cerveaux; plus bas et en arrière, une espèce de plancher formé par cette mêmemembrane, qui marque la séparation du cerveau et du cervelet: e’est la tenie du cervelet; et au-dessous, placée de champ, la faux du cervelet. Ce n’est pas assez : la dure-mère forme encore des sinus ou veines du cerveau, dont le volume est considérable, et le nombre multiphé. La tête qui a servi à la préparation du cerveau , peut également servir à celle de ces sinus. *
Le plus long et le plus considérable de tous, est le longitudinal supérieur , qui est logé dans la gouttière du même nom. Il faut briser les os du crâne, dans cet endroit , pour le poursuivre ;
c’est pour celte raison qu’il est si agréable d’avoir pour cet objet
DE L’'ANATOMISTE. 363 une tête de jeune sujet. Le long du bord inférieur et libre de la faux , règre un autre sinus, beaucoup plus petit que le précédent, qu’on appelle sinus longitudina! inférieur. Tous deux aboutissent à un troisième, qui appartient en partie à la tente du cervelet, et qu’on nomme sinus droit, A-peu-près au même endroit, le sinus supérieur se partage en deux branches, qui se portent dans les gouttières latérales, et ferment les sinus latéraux.
Une autre manière de voir le sinus longitudiral, c'est d’enlever la calotte du crâne, sans intéresser la dure-mere. Le sinus reste intact tout le long de la partie supérieure de la tête, et on le poursuit dans toute sa longueur avec beaucozp de facilité.
Les autres sinus de la dure-mère, plus nombreux, sont et plus petits et beaucoup moins étendus que les précédens. Ce sont les sinus pétreux supérieurs et inférieurs, qui marchent le long des bords supérieur et faférieur du rocher, et qui se perdent dans Îes sinus latéraux. Sur les parties latérales du corps du sphénoïde , et autour de la selle turcique, se trouvent les sinus caverneux et les sinus coronaires. Enfin, les sinus occipitaux sont distingués en supérieurs et eu transverses Les premiers, au nombre de deux, marchent sur les parties latérales de la crète occipitale interne ; ils se perdent dans le golfe de la veine jugulaire : les seconds , plus nombreux, sont placés en travers sur la gouttière vertébrale, et communiquent avec Les pétrenx inférieurs. |
Il faut, avec la pointe du scalpel ou des ciseaux, ouvrir ces différens sinus dans toute leur longueur , pour en examiner l’inté-
rieur et en suivre plus exactement la marche et les embranche-
mens ; ils sont ordinairement remplis d'un sang épais d’une
couleur rouge très-foncée.