‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 204 sur 281 · DES PARTIES ACCESSOIRES DU.GLOBÉE DE L'AN L LS · texte numérisé non relu

DES PARTIES ACCESSOIRES DU.GLOBÉE DE L'AN L LS

1°. Des sourcils. Siuation et rapports. Parties proéminentes , situées au-dessus des orbites, allongées en forme d’arcades‘de de-

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‘ 889 MANUEL | dans en dehors ; et ornées de poils , dont la quantité, la couleur ét la longueur sont variables. Ærendue. De la racine du nez , aux environs de la tempe. Direction. On considère dans l’ensemble des sourcils, une portion osseuse, appartenante au coronal ( arcade surcillière } ; le muscle du même nom , décrit page 181 ; une trèspetite couche de tissu cellulaire; portion de la peau du front, dense et serrée dans cet endroit, et des poils : ceux-ci, plus longs chez l’homme que chez la femme; se portent tous dans une direc-

tion plus ou moins oblique , de dedans en dehors.

” Structure et usages. ci les poils seuls méritent une attention paruculière; pour leur structure, voyez page 421. Les sourcils donnent de la grâce au visage, détournent la sueur qui tombe du front , modèrent l'impression d’une trop vive lumière , et dans leurs mouvemens très-expressifs, indiquent les passions qui nous agitent. 1

2°, Des paupières. Situation et rapports. Au nombre de denx.,

mobiles , situées au-devant du globe de l'œil , qu’elles recouvrent quand elles sont dans le relâchement ou fermées, et qu’elles laissent à découvert quand elles sont écartées , et, comme on le dit communément , ouvertes. Etendue. La supérieure , plus grande, naît de la base de l'orbite , et dans son épanouissement couvre les trois quarts du globe de l'œil ; l’inférieure , plus petite , qui a la mémeorigine , s'élève à peine jusqu’à son quart inférieur. Division. En face antérieure , recouverte par les tésumens communs, et sur laquelle se voient des rides transversales , qui augmentent avec Pâge ; en face postérieure , lisse et polie , qui s’applique sur le

-globe de Pœil. En bord adhérent , qui s’attache à la base de Porbite ; en bord libre, sur lequel s’implante les cils. La réunion des deux bords libres des paupières forme un canal triangulaire , plus étroit vers la glande lacrymale , plus large vers les points lacrymaux , et que parcourt l’humeur des larmes, pour se reudre de là glande Îacrymale vers les points lacrymaux , dans lesquels elte pénètre.

Siructure ef usages. Les paupières sont formées d’une partie de

la peau du visage, mince, élastique , et sous laquelle il ne s’amasse | jamais de graisse ; d’un Higament large, d’un cartilage tarse et de

DE L'ANATOMISTE. : 383 ses prétendues glandes , appelées glandes de Weibomius ; des cils et d’une membrane muqueuse, nommée coujonctive, qui revêt leur face postérieure. |

Ligament large. C’est une production cellulo-membraneuse , qui s’étend du contour de l'orbite jusqu’au cartilage tarse dans chaque paupière : à la paupière supérieure , ce ligament est placé entre le muscle orbiculaire et le releveur de la pauvière ; et à la paupière inférieure, il est entre l’orbiculaire et la conjonctive.

Cartilages tarses. Ws occupent le bord libre des paupières. Le supérieur est plus étendu et plus large que l’inférieur. Leur couleur est jaunâtre; on voit , à leur partie postérieure, des lignes saillantes, qu’on a regardées comme les canaux excréteurs et prétendues glandes, appelées glandes de Meibomius. Ces canaux, au nombre de vingt à trente, laissent suinter , vers le bord libre des paupières, une humeur onctueuse, destinée à prévenir et à modérer le frottement du bord libre des paupières l’une sur Pautre. Cest cette humeur qui, en s’amassant entre les cils des paupières, forme, chez les enfans, ce qu’on appelle des yeux chassieux.

Des cils. Double rangée de poils, placés sur le bord libre des paupières; plus nombreux 'et plus longs à la supérieure qu’à Pinférieure. Leur direction est telle, qu’à la paupière supérieure ils sont courbés de bas en haut, au lieu qu’à lPinférieure ils le sont de baut en bas. Leurs usages sont de modérer l'impression d’une trop vive lumière et d'empêcher que les corpuscules ambians ne s’introduisent entre les paupières et le globe de lœil.

De lu conjonctive. Elle s'étend du bord libre d’une paupière, au bord libre de l’autre, en passant sur le globe de l'œil. D’une part elle répond à la face interne des paupières et à la partie externe du globe de l’œil ; de Pautre elle est libre.

La conjonctive est mince, transparente, formée d’an tissu cellulaire très-serré, que traversent des vaisseaux peu apparens dans l’état de santé, mais que développent facilement des maladies inflammatoires de l’œil; elle est le moyen d’union des pauprières avec l’œil. |

Les usages des paupières sont de couvrir le globe de l'œil, de le 8 Pau? 8 ;

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protéger et d'entretenir la souplesse de la comnée , en étendant

uniformément l’humeur des larmes sur sa surface.

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