DE L'OREILLE INTERNE
De la membrane du tympan. Sifuation et rapports. Au fond du eonduit auditif externe, qu elle sépare de la caisse du tambour ; sa figure est à- peu- près circulaire. Division. En face externe, qui répond dans le conduit externe; en face interne, qui se voit dans la caisse, et sur laquelle s'appuie le manche du marteau. Sa circonférence est reçue dans une pelite rainure creusée sur Vos temporal. : RUES
De la caisse du tympan. Situation ef rapports. Dans l'épaisseur da rocher , au côté interne du conduit auditifexterne , au côté externe du labyrinthe. Division. En paroi externe , qui répond à la membrane du tympan; en paroi interne , on y voit deux onyerturés séparées par une proéminence : la première porte le nom de
DE L'ANATOMISTE. 397 * fenêtre ovale, fermée par l’étrier; la seconde, celui de fenêtre ronde , fermée par une membrane mince. La proéminence s’appelle le promontoire. VE . La circonférence présente, en haut et en arrière , la pyramide . qui loge le muscle de létrier ; plus en arrière, l'entrée des cel” lules mastoidiennes ; un peu en avant , la scissure de Glaser ; audessus , la trompe d’Eustache, et le bec de cuiller. Dans la caisse sont encore contenus les quatre osselets de l’ouïe , qui sont : le marteau , l’enclume , l’os lenticulaire , l'étrier , et les petits muscles des osselets de l’ouie.
Le marteau esi le plus extérieur ; il répond d’une part àla mem- à brane du tympan , et de l’autre à l’énclume : on lui considère üne
tête, qui s'articule avec l'enclume ; un cok, d'où naît une apophyse grêle, qui donne attache à son muscle antérieur ; un manche,
dont la pointe appuie sur le centre de la membrane du tympan, De son origine, le manche dsnne naissance à une apophyse à laquelle s’attache le muscle interne du marteau.
L’enclume est située entre le marteau et l’étrier. On lui considère un corps, qui s’articule avec le manteau , et deux branc hes, dont l’uné ; supérieure et postérieure ; se porte vers l'entrée: des cellules mastoïdienhes , et l’autre, inférieure , s'articule avec los lenticulaire.
L’os lenticulaire est le plus petit de tous ; situé entre l’énelrime et l’étrier , il s'articule avec ces deux os. NE
L’'étrier est situé horizontalement entre l'os lenticulaire et la fenêtre ovale , qu’il ferme en grande partie. On lui considère une: ; têle, qui s'articule avec Pos lenticulaire ; un col , qui donne atta che au muscle de l’étrier, et uu corps qui a la figure d'un étrier, d on: la base est placée sur la fenêtre ovale. Ure membrane min ce, appelée périoste par le plus grand nombre des anatomistes, mem hrane muqueuse par Bichat ; se réfléchit sur toutes les partie s de da caisse , affermit les osselets, et envoie des prolongemens clans les cellules mastoïdiennes , et dans la trompe‘d’Eustache.
… Les muscles de l’ouïe sont au nombre de trois , qui sont le n aus-
ele de l’étrier et les muscles interne et antérieur du marteau.
Le muscle de l’étrier naît du fond de la pyramide ; et se poorté 2 |
398 .:. MANUEL de là vers l’étrier , sur le col duquel il se fixe. Il fait exécuter à ect. os un mouvement de bascule. do à
Le muscle interne du marteau naît de la portion raboteifst du. rocher , qüi se voit devant le trou auditif interne. De là , ce muscle entre dans l'oreille interne , renfermé dans un canal osseux , appelé le bec de cuiller, pour aller s'implanter au manche du marteau ;il entraîne cet os en dedans, et tend la membrane du tympan:
Le muscle antérieur du marteau est beaucoup plus petit que le précédent. Il se porte de l’apophyse épineuse du sphénoïde et dei la partie voisine du cartilage de la trompe d’Eustache , à la fêlure de Glaser, qu’il traverse pour pénétrer dans la caisse, et se fiser à l’apophyse grêle du marteau. Il relâche la membrane du tympan, en l’entrainant en dehors. :
Du vestibule. Situation et rapports. Au côte intern ne de la caisse, derrière le limacon , devant les trois canaux.demi- circulaires ; son y voit les orifices des trois canaux side plus , louverture de la fenêtre ovale, celle de la rampe externe da limaçon , et celle de laqueduc du vestibule. L'intérieur du vestibule est tapissé par un périos Le très-mince. /
Du limacçon. Situation et rapports. Au- dessous de la face supé— rieure du rocher, au côté externe des autres parties du labyrinthe. Division. Le limacon se compose d’un noyau commun , d’où partent deux lames osseuses , dans l'intervalle desquelles se voient les deux rampes, distinguées en externe, plus longue et plus étroïlte, qui aboutit au vestibule ; et en interne, plus large, plus courlie, qui se termine à la fenêtre ronde, L'intérieur du limaçon est térpissé par un prolongement du, périoste du vestibule.
Des trois canaux demi-circalaires. Situation et rapports. Ces canaux naissent tous du vestibule, et y rentrent après avoir décrit, dans l'épaisseur du rocher, des courbes de l'étendue d’un demiovale. On les distingue en vertical supérieur , en vertical postérieur , et en vertical horizontal. Ils sont également tapissés par un prolongement da périoste très-fin,continuation de celui du vestibule-
Séructure et usages. Le temporal forme à lui seul toutes 1e parties de l’organe de l’ouie : les auriculaires , les muscles da pa: villon et son cartilage , ceux des osselets , Les osselets eux-êmnes à
une membrane très-fine , l’expansion pulpeuse du nerf acoustique, sont les parties qui entrent dans sa composition. Ses usages sont de servir à l’audition. On n’en connait point le mécanisme. On dit seulement que les rayons sonores, Ou, Ce qui est la même chose, l'air mis en mouvement par des corps sonores et vibrans, se précipite dans le conduit auditif, ébranle la membrane du tympan; cet ébraniement se communique aux osselets, qui le transmettent par le vestibule dans les rampes du Bimacon, où l’on suppose qu'il va, en dernière analyse, se porter sur la portion pulpeuse du nerf acoustique , et de là au sensorium commune , où
se fait la perception du son. ;
PR
DE L'ORGANE DE L'ODORAT, Considérations générales.
L’organe de l’odorat a son siége dans le nez, qui est aussi une portion du conduit qui transmet l'air dans les poumons. Il peut donc être considéré sous le double rapport de la respiration et de la perception des odeurs. Comme partie de l’appareil respiratoire , il n’en forme qu’une portion isolée, dont la connaissance n'inspire qu'un faible intérêt : organe de l’odorat, ilréclame toute Pattention du physiologisie, et c’est sous ce dernier point de vue que nous allons l’envisager. Il se compose du nez proprement dit et des fosses 'nasales,
Administration anatomique.
Cette portion excédente, qu'on appelle le nez , ne demande . qu’une préparation peu recherchée. Sa situation > Sa figure , son étendue s’apercoivent facilément. Les os » les muscles qui le forment en partie sont déjà connus. Il ne reste plus qu’à découvrir ses carlilages latéraux et celui de la cloison. Les premiers occupent les parties latérales et inférieures du nez ; étils ne sont recouverts que par une peau mince, dont on les débarrasse facilement ; alors ils sont à nu , et on:voit qu’ils sont composés de deux portions , dont l’inférieure a recu le nom de cartilage gnomonique , ou de l’aile du nez. Le cartilage de la cloison appartient à da préparation des fosses nasales.
400 MANUEL Celles-ci exigent un peu plus de soin, et on ne peut les aperéevoir qu’en exécutant la coupe suivante : Faites d’abord l’ouverture dé la tête , comme il a été indiqué page 1:6; sciez ensuite la base du crâne par la partie moyenne , de devant emarrière ; que la scie ne détruisé pas la cloison du nez , mais passe à côté, de manière à la laissér intacte sur l’un dés côtés sciés, et que la fosse nasale du côté opposé soit tonte à découvert. C’est une des coupes les plus heureuses et les plus faciles , et celle au moyen de laquelle les objets sont et plus visibles et moins endommagés. L'ostéologie des fosses nasales ne donne que des notions incomplètes de ces organes ; mais , recouvertes et environnées de toutes leurs parties molles , elles ne laissent rien à désirer , et présentent une foule d’objets intéressans à connaître. La cloison qui, dans l’ostéologie , n’était formée que par le vomer et une portion trespeu étendue de l’ethmoïde, occupe ici tout lintervalle des fosses nasales , et ne laisse pas la plus petite trace de communication. Si vous portez vos regards sur le plan externe de la fosse nasale découverte , vous voyez , en procédant de haut en bas , trois parties saillantes appelées cornets, partagées par trois enfoncemens qu’on nomme méats. Promenez avec précaution un petit stylet sur chacun de ces méats, vous trouverez que le supérieur communique dans les cellules ethmoïdales, et plus en arrière, dans un trou appelé sphéno-palatin. Dans la partie moyenne du méat moyen ,, on rencoutré uni pelit trou qui s'ouvre dans le sinus, maxillaire ,, et qui est l’orifice externe de ce sinus. On examinera la petitesse: actuelle de cette ouverturé, comparée à la grandeur énorme; qu’elle offre dans l’ostéologie. A la partie antérieure du méat in-férieur , se voit la terminaison du canal nasal: Il faut soulever lé: cornet inférieur pour l’apercevoir. La manière dont le cornet se: recourbe sur la fin du canal nasal , explique la marche que lom doit faire tenir à l'instrument , quand on veut le sonder par sa: partie inférieure On ne doit point oubliér de jeter un coup-d’œill - sur la trompe d’Eustache , qui se voit à la partie postérieure et su périeure des fosses nasales ; c’est ici l’occasion la plus favorablé àe la bien observer. | | Pour compléter la préparation des fosses nasäles , on peut en-
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eore , sur une tête entière, exécuter une coupe horizontale , qui les divise par leur partie moyenne de haut en bas; ce procédé procure l’avantage de voir les nombreuses anfractuosités recouvertes
alors de leur membrane muqueuse ( pituitaire ).
Si je ne conseille pas de faire une coupe en travers, c’est que je
la crois parfaitement inutile.