‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 244 sur 281 · DE L'ARTÈRE PLANTAIRE INTERNE · texte numérisé non relu

DE L'ARTÈRE PLANTAIRE INTERNE

( Idem. )

Situation. À la partie inférieure, et au côté interne du pied. Etendue. De la division de la tibiale , jusque près du gros orteil. Rapports. Elle est , en grande partie, couverte par le muscle adducteur du gros orteil, et le court fléchisseur commun des orteils. Divisions. Les rameaux qu’elle fournit se perdent dans les muscles voisins, l’aponévrose plantaire, le périoste , et elle finit par

s’anastomoser avec les collatérales du gros orteil. " DE L’ARTÈRE PLANTAIRE EXTERNE.

Situation. À la partie inférieure et externe du pied. Ztendue. De la division de la tibiale, jusqu’à l’extrémité postérieure du cinquieme os du mélatarse. Direction. Oblique de derrière en devant , et de dedans en dehors. Rapports. Dans sa marche oblique, elle est couverte , d’une part , par le court fléchisseur des orteils, et de l’autre est appuyée sur Pabducteur du gros orteil, et l’ab+< ducteur du petit. Divisions. Plusieurs rameaux se portent aux muscles superficiels de la plante du pied; mais, arrivée vers le cinquième os du métatarse , elle s'enfonce sous la plante du pied , arche de dehors en dedans, pour s’anasitomoser avec la pédieuse, et former. arcade plantaire, de laquelle partent des rameaux nombreux qui se portent en avant, en arrière , en haut et en bas. Les branches antérieures soht les plus remarquables , et elles sont destinées à former les collatérales des orteils.

DE L'ARTÈRY PULMONAIRE.

( Zdem. }

Situation, Dans la poitrine, à la hauteor de la troisième vet tèbre dorsale. Zrendue. De la partie supérieure et gauche du ven tricule droit, aux poumons, apports et Divisions. Elle repos d’abord sur Paorte; mais bientôt elle lui devient postérieure ; € Jorsqu’elle à parcouru un espace d’environ deux pouces ,elle $ divise en déux branches, dont une droite » plus grosse et moin longue ; pour le poumon droit, et l’autre gauche, plus petite e plus longue $ pôur le poumon gauche. Ces deux artères pénètren: dans ces organes par un nombre indétérminé de branches, qui se ramifient à l'infini dans leur issu.

DE LA VEINOLOGIE.

L'exposition dés veines appartient à l’angéiologie, et leur distribution présente les mêmes considérations que celles des artères. Comme ces dérnières, les veines offrent des troncs , lesquels fournissent des branches, d’où naissent des rameaux et des ramifications, dont les dernières divisions échappent à l’œil de lanatomiste. Les veines mème ne présentent pas, à beaucoup pres, le même intérêt que les artères ; la lenteur de la circulation du flaide qui les parcourt, la nature de ce fluide, l’incertitude de leurs rapports et de leurs divisions, l'influence peu marquée qu’elles ont sur l'ensemble des fonctions de l’économie > rendent raison de l’espècé dindifférence qu’elles inspirent ét du peu d’empressement que mettent les élèves à les étudier.

IT faut en excepter cependant le système de la veine-porte , qui réclame , au coniraire , la plus sérieuse attention et qui présente les détails les plus instruclifs, comme les plus intéressans. Je me bor-

DE L’'ANATOMISTE. £57 herai done à n’indiquer, pour les veines, que des préparations générales , et leur description n’occupera que le plus court espace possible.

La manière de les injecter diffère de celle des artères; ce n’est point par les gros troncs qu’on procède à cette opération, mais il faut au contraire prendre les deux veines caves à leurs dernières ramifications, et faire une injection séparée pour l’une et pour l’autre. Les valvules dont sont garnies les veines, et qui ont pour usage de faciliter le cours du sang vers le cœur, en s’opposant à son retour vers Les extrémités, expliquent la raison de cette diffé rence, C’est sur le dos de la main qu’il faut injecter les veines des membres supérieurs; pour cela , ôn se sert d’un tube, dont le calibre soit proportionné à la petitesse de la veine dans laquelle on l'introdait. De cette manière, il est vrai, les veines jugulaires; celles de la face sont difficilement gonflées par linjection, mais à

peine en ont-elles besoin. La grosseur des premières, dont Porigine répond au sinus du cerveau, la situation superficielle des

secondes dispensent , jusqu’à un certain point, de les injecter. Il n’en est pas de même pour les membres abdominaux, et pour toute la veine cave inférieure. [’injection, poussée en quantité suffisante dans l’une des veines du pied, remplit parfaitement toutes les divisions de cette veine. Celles de la veine-porte sont difficiles à injecter, mais elles n’en ont point besoin : on peut en suivre les divisions sans ce secours, à moins qu’on ne voulüt en suivre Ja distribution dans le foie; car , alors, il serait indispensable d’injecter la portion de cette veine, qui se rend dans cet

organe. Je peux même assurer qu’ on injecte rarement les veines dans Îles amphithéâtres particuliers. Il est vrai que la connaissance des artères facilite singulièrement celle des veines qui

accompagnent presque toujours ces dernières dans leur distribution,

Jankius n’est pas le seul qui soit parvenu, comme on Îe prétend, à faire passer l'injection des artères dans les veines. Le hasard avait plus d’une fois offert cette circonstance à plusieurs anatomistes. Un de mes anciens collègues dans les hôpitaux

de la marine, le docteur Brunel, le même qui a imiginé des

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appareils à ressort pour les fractures des membres, pecfectionn depuis par le professeur Boyer, ma plusieurs fois montré di membres supérieurs dont les artères et les veines avaient été 11 jectées par le même coup de piston, et qui présentaient absoli ment les mêmes résultats obtenus depuis par Jankius.

Le sang revient au cœur par deux veines principales, qui sor la veine cave supérieure où ascendante, et la veine cave inférieur ou descendante. La première rapporte au cœur le sang de la tête du cou, et des membres supérieurs; la seconde lé ramène de membres inférieurs et de quelques organes du bas-ventre. Le veines des autres viscères de cette cavité se réunissent en un trôn commun , appelé veine-porte,'qui aboutit au foie, et s’y consum entierement. | |

Les veines de la poitrine se rendent en grande partie dans un quelquefois dans deux gros troncs, isolés et distincts, qui porten le nom de veines azYg0s.

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