‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 245 sur 281 · DE LA VEINE CAVE SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

DE LA VEINE CAVE SUPÉRIEURE

Administration anulomique.

La portion supérieure du système veineux est en partie déjà connue, puisque les sinus du cerveau, qui en forment, pour ainsi dire, Porigine, le sont déjà. La veine Jjugulaire interne, qui en est la continuation, et la jugulaire externe, rendez vous commun des

veines de Ja face, sont très volumineuses, et on peut les suivre jusqu’à leur réunion à-peu-près à la hauteur de la clavicule. Il est essentiel d’ouvrir la poitrine et d’écarter les clavicules pour les voir se rendre, ainsi réunies , vers le cœur, et recevoir, avant d’y arriver , les veines sous-clavières. Les choses ne sont pasles mêmes à droite et à gauche. Comme c’est du côté droit que se trouve l’oreillette dans laquelle Viennent aboutir les deux veines caves : il s’ensuit que les veines jugüläire et sous -clavière du côté gauche ont un plus long espace à parcourir pour se rendre dans la veine cave. Si les veines sont injectées, 1out cela s'aperçoit très-facile-

ment; dans le c1s contraire, il faut allér avec précaution , dans la crainte d'ouvrir une de ces veines ; car le sang coule en abondance; et quelque soin qu’on prenne alors de l’enlever, il s’en

épanche toujours assez pour nuire à la préparation. D'ailleurs les veines s’affaissent, et cette circonstance en rend encore l’étude plus désagréable. {

! Les veines du bras, celles au moins qu’il importe de connaître, sont superlicielles, et on peut également les suivre dans l’un ou Pautre sens. Elles sont au nombre de deax, la céphalique et la basilique, dont les divisions multipliées n’ont pas recu de noms particuliers, excepté au pli du bras, où chacune d'elles en fournit

une seconde; ce qui donne quatre veines principales pour cette

0 . 2 « LS , . parte , qui portent les noms de céphalique, de médiane, de basi-

lique, et de cubitale, en procédant de dehors en dedans. Lorsqu’on est arrivé au creux de laisselle, il faut un peu plus de soin pour dégager la veine axillaire de l’artère et du plexus brachial ; et sans chercher à disséquer les branches de l’axillaire, passez de suite à la sous-clavière pour terminer par la veine cave, Pour les membres inférieurs, il faut d’abord s’occuper de Ja préparation de la grande veiue , qui , de la malléo!e interne, se

‘porte le long de la jambe et de la cuisse, pour se rendre sous le

nom de grande veine saphène, dans la veine crurale; passer:

ensuite à l'étude de cette dernière, qui suit absolument la marche

et les distributions de l’artère du même nom. La petite saphène P PR

placée au côté externe de la jambe, vient se perdre dans la véine poplité, qui est elle-même la continuation de la crurale.

Mais pour étudier la veine éave inférieure, il faut absolument s’être déjà occupé de la veine-porte , et s’en être même débarrassé. J! faut donc procéder à l'étude de cette dernière ; dont la préparalion consiste particulièrement a découvrir le tronc commun des branches qui en forment l'origine , et de celles qui se distribuent dans le foie, On trouve ce tronc dans le faisceau des vaisseaux du foie ; situé un peu en arrière et à droite. Son volume, sa couleur bleuâtre ne permettent point de la méconnaître. Déjà on a dû rencontrer souvent cetle grosse veine sous l'instrument, lors de l'étude du canal cholédoque et de l'artère hépatique. On peut

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