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ensuite suivre les branches qui viennent des viscères abdominaut et celles qui se distribuent dans le foie. Si.on avait le tems et les moyens , on pourrait injecter le tronc de la veine-porte, pousser Pinjection du côté du foie, dont l’artère et le canal auraient été également remplis de matières de couleur différente ; ce qui offrirait l'avantage de suivre, daus l’intérieur de ce viscère , la marche de ses divers vaisseaux. Mais ce travail est long et demande beau coup de soin : l’élève seul ne peut pas l’entreprendre.
La veine- porte et ses principales divisions connues, il faut enlever le paquet intestinal avec les précautions d’usage; mais, de plus , il est indispensable de ne pas toucher à la veine cave, qui est placée sur la colonne vertébrale, mais à droite. Les veines crurales , iliaques et hypogastriques doivent être respectées : si on les ouvre, le sang coule en abondance et gâte tout. Le foie doit rester en place, ainsi que les reins. J’observe, de plus, que la préparation de la veine cave inférieure, dans toute son étendue, exige un soin, une propreté très-grande. C’est sur-tout lorsnu’elle franchit le foie pour se rendre dans l’oreillette droite , en recevant les veines hépatiques, qu’elle est plus difficile à découvrir, parce qu’elle est entièrement cachée par cet organe ; mais on la découvre facilement , en soulevant le foie, qu’on peut même se dispenser d’emporter, pour étudier cette veine.
Une dernière veine reste à voir : c’est l’azygos; contenue dans Ja poitrine, elle marche sur la colonne vertébrale à côté de l’aorte, dont elle est facilement distinguée par sa couleur : cette veine, qui prend origine de la veine cave inférieure ) à la hauteur à-peuprès de la première vertèbre lombaire, vient se perdre dans la même veine cave inférieure , près du cœur, ét forme, de cette manière, une longue courbure, dont la convexité est à gauche.