ARTICULATIONS SPÉCIALES OU PARTICULIÈRES
{ 0 e . : « | e e e Quoique le ligament cervical dans l’homme soit principalement
destiné à servir de point d’appui aux muscles de la partie posié-
‘rieure de la tête et du col , On peut aussi le considérer comme moyen de maintenir la première dans sa rectitude naturelle sur le trouc, et de s'opposer, quoique faiblement , à sa tro) grande flexion. C’est pourquoi je conseille de l’examiver un instant avant de se débarrasser des parties molles , placées à la partie postérieure du col, et qu'il est indispensable d'enlever avant de passer a la préparation des ligamens nombreux qui appartiennent aux articulations de cette série.
. ° \ CT e Ces articulations sont celle de Poccipital avec la première ver-
- ièbre ou Patlas, celle du même os avec la seconde vertébre ou l’axis , et celle des deux premières vertèbres entre elles.
On peut , sur la même colonne vertébrale, préparer, non seule: ment les ligamens des articulations en question, mais aussi c:ux de toutes les verièbres, ainsi que celles de ces dernières avec les côtes. Le tronc étant complètement débarrassé des viscères pectoraux et abdominaux, et, en général , de toutes les parties molles
qui se trouvent sur Logle létendue de la colgnne , on coupe les
côtes à quatre travers de doigt de leur articulation avec celte dernière, On sépare également la colonne du bassin ; ensuite on fait à la tête une coupe horizontale, comme si l’on voulait en étudier l'intérieur après avoir enlevé la totalité du cerveau : on termine enfin par seier toute la, partie antérieure de la base du crâne, en portant la scie sur l’apophyse basilaire , le plus près possible du trou occipital, sans-en intéresser le contour. On passe alors sans peine à l’examen de l’articulation de l’occipital avec l’atlas.
Articulation octipito-atloidienne. Les ligamens qui aMfermissent celte articulation sont les deux ligamens vertébraux , distingués en antérieur et en postérieur, et les deux eapsules.
Les deux ligamens vertébraux, appelés par quelques anatomistes surtonts lisgamenteux , ne sont autre chose qu’une espèce de bande ligamenteuse placée en avant et en arrière , dans intervalle qui sépare l’occipital de la première cervicale. On peut se contenter, pour les rendre visibles , d’incliner alternativement la tête, tantôt en avant , lanlôt en arrière, cela suffit pour en donner une idée ; mais si on voulait en prendre une connaissance plus étendue, il faudrait alors scier la portion postérieure de l’occipi'al le plus pres possible du trou du même nom , ainsi que ses parties latérales ; séparer la première cervicale de la troisième , et ne pas se conten-
- ter d'étudier ces ligamens en dehors , mais les examiner également en dedans, après avoir exactement enlevé les portions des membranes du cerveau , qui tapissent Le canal vertébral: On peut'aussi,
» par cette préparation , voir la manière différente dont les ligamens
vertébraux de Part Hnlitiqn occipito-atloidienne se comportent en
+ # *. dedans. Ji faut examiner également la manière dont les artères Be iébioles entrent dans le crâne. Elles sont recues dans une es-
| pèce de canal que leur fournit la portion ligamenteuse ‘qui, de
4 …larc postérieur de la premiere cervicale , se rend à la partie voi- “sine du grand irou occimital,
Les deux capsules n’exigent point d’autre préparation. Mais
pour en voir en même tems toutes les particularités, il faut en
… diviser une en totalité et laisser Pautre intacte. Ces capsules sont
» exlrémement serrées et ne permettent que des mouyvemens bornés.
6o MANUEL | Il ne faut pas ignorer cette circonstance et savoir que l'instrument peut à peine passer entre les surfaces osseuses.
Arliculation occipito-axoïdienne. Comme l’occipital a des rapports d’articulation avec la seconde vertébre cervicale , il ne faut pes se presser de détruire ceux que le même os présente avec la première. Les ligamens qui unissent l’occipital avec la seconde cervicale sont tous placés dans l’intérieur du canal ; ce sont les ligamens odontoïdiens et loccipite-axoïdien. Pour bien voir ces ligamens, il faut exécuter une coupe au moyen de laquelle on met à découvert toute la partie postérieure du canal rachidien , qui est également formé par la portion correspondante des deux premières vertèbres que l’on doit enlever avee la scie , en respec-. tant les points d’articulation de ces vertèbres. On peut alors porter. avec facilité et les regards et le scalpel sur les parties qu’on désire préparer. Le ligament occipito-axoïdien s'étend de la surface basilaire de l’occipital jusque dans les environs de la troisième cervicale, en passant, pour s’y rendre, derrière l’'apophyse odontoide. Cons il est collé intimement aux ligamens odontoïdiens placés: au-dessous , il faut, pour voir ces derniers, n'emporter le précédent que par lames, ce que l’on exécute sans peine en se serfant. d’une erigne ou de l'extrémité de la pince pour le soulever.
L'odontoïdien vient ensuite. I s'étend de l'extrémité supérieure: de l’'odontoide:aux deux tubercules qui se voient sur les parties la-. térales et antéricures de la circonférence du grand trou occipital.. En faisant exécuter des mouvemens Eté à l'apophyse odon.
ioide et de pelits mouvemens semblabies , mais en sens contraire, ‘ à la portion de l’occipital conservée pour étudier ces parties , on: prend une idée très-exacte de la forme et de l'étendue de l’odon- toidien, On peut alors séparer et enlever la portion de Poccipital: qui tient à la première cervicale, en coupant en travers les liga-. mens dont nous venons d'indiquer la préparation. Cela est même: nécessaire pour pouvoir examiner l'articulation des deux vertébres entre elles.
4 rliculution atloido-axoidienne. Cette articulation se compose des rapports de lapophyse odontoïde avec la première cervicale, et de ceux des deux vertèbres entre elles. Le premier mode offre le
ligament transverse et les petites capsules antérieure et postérieure; le second présente les ligamens antérieur et postérieur ‘et les deux capsules. ,
Quand on a enlevé avec soin les portions de moëlle, de meninges et le ligament occipite-axoidien, qui se trouvent à l’entrée du canal rachidien, le transverse est à nu. On le reconnaît à sa direction , à sa figure annulaire ; à sa force et à son épaisseur. On le rend plus apparent encore en faisant exécuter des mouvemens de rotation à l’apophyse odoutoïde. Après l’avoir bien examiné, on le coupe près de l’une de ses atiaches , pour le renverser du côté opposé et voir en même tems la.petite capsule qui l’unit à l’odontoide. Cette dernière en présente une seconde en devant , pour son articulation avec la partie postérieure de l’arc antérieur de la première eervicale. On la coupe dans sa partie supérieure , et en renversant les deux surfaces en sens contraire , on en voit très-bien l’intérieur.
Les ligamens antérieur et postérieur des deux premières cervicales n’offrent que de très-légères difficultés pour leur préparation. Quant aux capsules, il suflit d’en diviser une et-de laisser l’autre intacte pour en étudier l’ensemble.