ARTICULATIONS DES MEMBRES INFÉRIEURS
Il y a beaucoup d’analogie entre les diverses articulations des. membres inférieurs et celles des membres supérieurs. Si on n’en. excepte , en effet, l’étendue et la largeur des surfaces, on retrouve ici une parfaite ressemblance avec ce qui a été exposé plus haut.
Les articulations des membres inférieurs se composent de celle
u fémur avec la cavité cotyloide de los des hanches. Elle porte le nom d’ilio-fémorale. On y trouve une capsule , un ligament cotyloidien, un ligament inter-articulaire et un bourrelet cartilagineux. L’articulation du fémur avec les os de la jambe, appelée fémoro-tibiale, se compose d’un ligament latéral externe, d’un ligament latéral interne, du rotulien, du ligament posté rieur, des deux ligamens obliques ou croisés, et d’uue capsule ; dans laquelle se voient les cartilages semi-lunaires ou fibrocartilages. |
L’articulation péronéo-tibiale doit être considérée en haut, en bas et dans le centre. On trouve en haut un ligament amtérieur, un postérieur et une capsule; en bas, on trouve également un ligament antérieur , un postérieur , et de plus, un ligament interosseux, L’articulation moyenne , ou du centre, n'offre que le ligament inler-osseux.
L'articulation tibio-tartienne, ainsi que celles des autres parties du pied, diffèrent peu de celles de la main.
Administration anatomique.
La préparation des ligamens des membres supérieurs a tellement d’analogie avec celle des membres inférieurs, que cette dernière peut être regardée comme une répélilion de Ja première. Aussi aurais-je passé cet objet sous silencé, si je n’avais l'intention d'indiquer quelques précautions relatives à des particularilés, peu importantes cependant , de la préparatiou des membres inférieurs. Ainsi, dans la préparation de articulation ilio-fémorale , il ne faut pas oublier de bien isoler l’un des tendons de l'extrémité supérieure du droit antérieur , qui va se perdre sur la capsule. 1} faut également faire attention à la manière dont lextrémité inférieure de ce muscle se dispose sur l'articulation de la rotule avec Le fémur. On n’oubliera pas d'ouvrir la capsule de la grande articulation ilio-fémorale, ainsi que la fémoro-tibiale, pour en considérer l’intérieur, dans lequel se voient des ligamens qu’on ne retrouve nulle autre part. Quant à la préparation des autres ligamens du reste des membres infé-
rieurs , je crois inutile d’en parler, pour l:s raisons que j’ai indiquées plus haut.
ARTICULATION ILIO-FÉMORAL E.
Capsule. Situution et figure. Autour de lParticulation, la plus - grande et la plus forte de toutes celles qui se voient daus le corps humain, mais qui ne diffère point des autres de la même espèce pour la forme générale. Etendue. Du contour du bourrelet cartilagineux fixé sur la circonférence de la cavité pois à la base du col du fémur. Division. Sa face superficielle est recouverte par tous les muscles qui entourent larticulation ; mais les tendons du psoas et de l’iliaque , du droit antérieur et du petit fessier, lui fournissent des prolongemens , avec lesquels elle contracte de fortes adhérences. Dans l’intérieur, elle répond à l’articulation ; son bord supérieur s'attache autour de la cavité cotyloïde, en dehors du bourrelet cartilagineux. Vers l’échancrure antérieure, ce bord se réfléchit en se partageant en deux lames , dont Pexterne se perd sur le périoste voisin , et l’interne pénètre dans l’articulation , pour aller tapisser la lame cartilagineuse de la cavité cotyloïde. Son bord inférieur s’atiache, autour de la base du col du fémur, à une empreinte saillante qui se porte de devant en arrière du grand au petit trochanter. Comme le précédent, il se réfléchit en se partageant en deux lames , dont l’interne se continue avec la lame cartilagineuse de la tête du fémur. |
Structure et usages. Très - épaisse en devant, moins en bas, moins encore dans sa partie postérieure; la capsule ilio-fémorale est composée de fibres entrelacées en tous sens, plus serrées à l'intérieur , plus lâches à l’extérieur. Ses usages sont les mêmes que ceux de toutes les capsules ; mais en raison de sa grande épaisseur, elle résiste davantage aux efforts propres à la distendre , et s’oppose par là plus efficacement aux déplacemens de la tête du fémur,
et par conséquent aux luxations de cet os.
ce |
Bourrelet ligamenteux, ou ligament cotyloïdien. Sifuation et Jigure. De forme circulaire, situé autour de la cavité cotyloïde, dans l’intérieur de l’articulation, Division. 11 répond en dehors à la capsule, en dedans à la cavité cotyloïde, en passant par dessus les échancrures qu’on remarque autour de cette cavité et qu'il efface en parlie: vers Péchancrure antérieure, il passe par dessus le ligament transversal, qui lui sert de soutien et auquel il adhère fortement. Son bord libre, tranchant , répond dans la cavité formée par la capsule. |
Structure et usages. Te ligament cotyloïdien est composée de fibres circulaires qui s'entrelacent, et dont les intervalles, remplis d’une synovie épaisse, Le font paraître comme cartilagineux. Il a pour usages d'augmenter l’étendue et la profondeur de la cavité cotyloïde. Il n’est pas rare de le voir s’ossifier à mesure qu’on avance en âge.
On trouve, pour fermer l’échancrure antérieure de la cavité cotyloide, un ligament auquel on a donnéles noms de transversal, d’inter-articulaire. Quoique ce ligament ne paraisse s'étendre que de l’un des bords de l’échancrure à l’autre, un examen plus approfondi fait voir qu’il est placé sur toute la circonférence de la cavité cotyloide , et qu’il se confond avec le ligament cotyloïdien.
On trouve également dans l’intérieur de l’articulatiôn une portion fibreuse allongée, de forme un peu arrondie, qui, d’une empreinie que lon voit sur le sommet de la tête du fémur, oùil se fixe, va se porter dans le fond de la cavité cotyloïde, pour s’y fixer également.
ARTICULATION FÉMORO-TIBTALF.
Ligament rotulien. Si/uation ét figure. Aplati, très-large, situé à la partie antérieure dé l'articulation fémoro-tihiale. Etendue. De la rotule à la tuhérosité du tibia. |
Division. Sa face antérieure est recouverte par la peau, dont elle est séparée par un tissu cellulaire lâche ; la postérieure répond à l'articulation : dans l’intervalle se trouve un paquet de tissu graisseux, auquel les anatomistes donnent le nom de ligament adipeux. Il se confond sur les côtés avec l’aponévrose du fiscia-
lata. Son extrémité supérieure se fixe sur l’angle inféuriere de la rotule qu’il embrasse , en se confondant dans cet endroit avec lé tendon inférieur du droit antérieur de la cuisse. Inférieurmeent, il s'attache à la tubérosité antérieure de la rotule.
Structure et usages. Le ligament rotulien est le plus fort de tous ceux qui servent aux CONNExIONs des os. 11 est composé de fibres parallèles, réunies par un tissu cellulaire tres-dense. Ses usages sont de fixer la rotule sur le fémur et le tibia , d'empêcher son déplacement et de propager l’action des nn de la cuisse jusque sur le tibia. |
Ligament latéral externe. Siuation et figure. Aplati transversalement , situé au côté externe de l’articulation. Etendue. Du fémur au péroné. |
Division. Superficiellement, il est recouvert par l’aponévrose du fascia-lata et par quelques fibres dela portion externe du fémoral. Profondément , il répond à l'articulation dont il est séparé par de la graisse et par l’une des artères articulaires. Son extrémité su- périeure s attache à la tubérosité externe du fémur, l’inférieure au côté externe de la tête du péroné. | , Séructure et usages. Sa structure lui donne l’aspect tendineux. Ïl a pour usages de s’opposer à la trop forte extension de la jambe. | Ligament latéral interne. Situation et figure. Aplali, plus mince que le précédent, situé au côté interne de l'articulation. Æ'tendue. Du fémur au tibia.
Division. Il est recouvert superficieWement par quelques fibres | de la portion interne du féinoral: et par l’espèce de patte d’oie formée par la réunion de quelques muscles de la cuisse, et qui se voit à la partie supérieure et interne du tibia. Sa face profonde est appliquée sur l'articulation , et n’en est séparée que par de la graisse et les vaisseaux articulaires internes. Ses deux extrémités s’implantent sur la tubérosité interne des deux os, fémuret tibia.
Structure et usages, 1 diffère du précédent, en ce qu'il est plus mince, mais il a Les mêmes usages. |
Ligament postérieur. Situation et figure. Aplati et de forme triangulaire, situé obliquement à la partie postérieure de Particu-
lation. Etendue. Du fémur au tibia.
Division. Sa face postérieure est recouverte par le muscle plantaire, le jumeau externe et par les vaisseaux poplités. Sa face profonde ou antérieure répond à l'articulation et au ligament croisé postérieur. Son extrémité inférieure, pointue, se fixe à la tubérosité interne du tibia, dans le même endroit que le demi-membraneùx, dont il paraît être la continuation. De là ce ligament se porte, en s'épanouissant en forme d’éventail, vers le condyle externe du fémur , où il se fixe. Il a pour usages d’augmenter la force dela capsule. ; |
Capsule ou Jigament capsulaire. Situation et figure. De la circonférence des facettes articulaires du tibia , à celles des mêmes facettes du fémur.
Division. Sa face superficielle est recouverte, en devant, par le tendon inférieur da droit antérieur, et au-dessous de la rotule , par le ligament inférieur de cet os ; en dehors, par le ligament latéral externe; en arrière, par les ligamens obliques ou croisés ; en dedans, par le ligament latéral interne. Sa face profonde se voit dans l’intérieur de l’articulation. Supérieurement , elle prend origine de la partie antérieure des condyles, recouverte dans cet endroit par les extenseurs de la jambe ; de là elle se porte à la partie postérieure de l'articulation, après s’être réfléchie sur les condyles, qu’elle revêt dans toute leur étendue, fournit une espèce de gaïîne aux Jigamens croisés, qui, sans cela , seraient renfermés dans l’articu-
‘lation; enfin elle descend sur la surface articulaire du tibia, et vient se terminer derrière le tendon inférieur de la rotule, qu’elle embrasse dans toute son étendue.
L’épaisseur de la capsule est peu considérable. Ses usages sont les mêmes que ceux des autres ligamens de la même espèce.
Les ligamens obliques ou croiïsés , ainsi appelés à cause de leur direction, sont deux cordons fibreux ; très-forts , placés à la partie postérieure de articulation, L'un est antérieur : il s'implante en dedans du condyle externe, de là se porte obliquement à l’épine du tibia, et se confond avec le cartilage semi-lunaire; l’autre, poslérieur , fixé en dehors du condyle interne, se porte, de là, derrière l’épine du tibia, où il s’implante en se confondant avec le cartilage semi-lunaire,
98 MANUEL k ,
Les cartilages semi-lunaires, au nombre de deux, sont placés dans l’intérieur de larticulation. Inférieurement , ils sont appliqués un et l’autre sur les surfaces correspondantes 4 tibia , auxquelles; ils adhèrent. Supérieurement , ils correspondent aux condyles du fémur. Leur graude circonférence , plus épaisse, adhère aux ligamens latéraux ; leur petite circonférence, très - mince, regarde l'intérieur de l'articulation. Ces deux fibro- -cartilages sont unis entre eux, au moyen d'un prolongement du ligament capsulaire. Ils sont composés de fibres qui, partant de l’une de leurs extrémités, ‘vont! en décrivant des courbes concentriques , se rendre à celle du côté opposé. :
Leurs usages sont de garnir les surfaces articulaires, et d’amortir l’effet des pressions que les extrémités du fémur et du tibia exercent l’une sur l’autre dans les sauts et les chutes, et même dans la progression ordinaire. F
ARTICULATION PÉRONÉO-TIBIALE.
Il y a, pour l’articulation du péroné et du tibia , des ligamens qui les unissent supérieurement / d’autres qui ont lé mêmes usages inférieurement , enfin un ligament inter-osseux.
Les ligamens supérieurs sont : un antérieur , un postérieur etuneé capsule. Le premier ou antérieur, de forme quadrilatère , aplati , est couché sur la partie antérieure “ l'articulation. Il se fixe, d’une part, à la tubérosité externe du tibia, et de l’autre, à la facette articulaire correspondante du péroné. >
Le postérieur, d’une figure semblable au précédent, situé à la partie postérieure de Particulation , se fixe , d’une part, au tibia ; et de l’autre, à la partie correspondante du péroné.
La capsule a très-peu d’étendue. Elle s'implante, d’une part, sur le contour de la facette diarthrodiale du tibia, et, de l’autre sur la facetie correspondante du péroné. Superficieliement, elle répond aux deux ligamens précédens , et de l’autre, dans lintérieur de l'articulation.
L’articulation inférieure du tibia avec le péroné est composée de deux ligamens, un antérieur et un postérieur.
L’antérieur est tendu obliquement sur la partie antérieure de
larticulation, inférieure des deux os de la jambe. En dedans, il se fixe au tubercule externe et antérieur de l’extrémité inférieure du tibia ; en dehors , à la malléole externe.
Le postérieur a une situation opposée au précédent. Il se fixe ;; d'une part, au tubercule externe et postérieur de l’extrémité inférieure du tibia , et de l’autre , à la partie postérieure de la malléole externe.
Ces quatre ligamens ont une structure semblable , et sont composés de fibres parallèles, réunies par un tissu cellulaire trèsserré. Hs ont pour usages d’assujétir tellement les deux os de la jambe l’un contre l’autre , qu’ils paraissent comme immobiles, et ne semblent , sous ce rapport, former qu'un seul et même os.
Le ligament inter-osseux, allongé, aplati, placé dans Pintervalle des deux os de la jambe, est large dans sa partie supérieure et étroit inférieurement. Sur 3a face antérieure s’appuient les extenseurs des orteils: sur sa face postérieure, Les fléchisseurs ; ses deux bords se fixent aux lignes saïllantes du bord externe du tibia et de la face interne du péroné. Supérieurement , il laisse une grande ouverture pour le passage des vaisseaux tibiaux postérieurs. 11 est formé de fibres entrelacées en tous sens , naissant également du péroné et du tibia. Ses usages ne sont pas seulement d’unir le tibia et le péroné, mais aussi de servir de point d'appui aux muscles de la partie antérieure et de la partie postérieure de la
jambe. 34 ARTICULATION TIBIO-TARSIENNE.
Cette articulation offre une capsule et quatre ligamens , distingués en antérieur, en postérieur , en externe et en interne.
Le ligament interne, placé au côté interne de l'articulation, se fixe, d’une part, à la malléole interne ; de l’autre, 1l envoie des prolongemens qui vont s'implanter au côté interne de l’astragal. |
Le ligament externe, étroit, épais, placé au côté externe de l'articulation, vient du sommet de la malléole externe; de là, il se porte verticalement en bas, et s’insère au eôlé externe du
gl aneum.
Xao MANUEL
Le ligament antérieur est composé de deux faisceaux , qui, du tibia et du péroné, vont se fixer également au côté externe de Vastragal.
Le ligament postérieur est également composé de deux faisceaux, qui se fixent , en haut, à la partie externe et postérieure du péroné , et de là vont se rendre à la partie voisine de lastragal où ils s’implantent.
La capsule, semblable à toutes celles de la même classe, est comme enveloppée par les divers ligamens que nous venons d’examiner. Elle se fixe en haut à toute la circonférence de la grande cavité formée par l’extrémité inférieure du tibia et du péroné. De <e bord , il en part un prolongement qui va s’altacher au-dessous des deux facettes par lesquelles ces deux os s’artieulent. Dans sa partie inférieure elle embrasse toute la circonférence de la facette articulaire de l’astragal. |
Cette capsule, mince et très-làche , sert à maintenir l’union des os de la jambe avec l’astragal , mais surtout à sécréter et à contenir une grande quantité de synovie.
ARTICULATIONS TARSIENNES. x
Le calcaneum et l'astragal s’articulent ensemble par deux et quelquefois trois surfaces articulaires. Chaque surface correspondanie offre une capsule. De plus, il naît de la rainure qui se voit à la face inférieure de l’astragal , un faisceau fibreux qui se porte sur la rainure correspondante du calcaneum , et maintient fortement ces denx os en rapport. Il naît également de la partie postérieure de l’astragal des fibres ligamenteuses, qui se portent en dedans à la partie voisine du calcaneum.
Quoique le calcaneum ne soit point immédiatement articulé avec le scaphoide, on trouve cependant deux ligamens entre ces deux os, lun inférieur , qui se porte de la tubérosité interne du calcaneum à la partie inférieure du scaphoïde; l’autre, qui va de l& même tubérosité à la partie externe du scaphoïde.
Mais le calcaneum s’articule avec le cuboïde ; pour cette articulation on trouve une capsule qui se déploie sur les deux surfaces articulaires, De plus, deux ligamens, dont l’un supérieur, large
DE L’'ANATOMISTE. Toi
et aplati , qui , de la partie antérieure et supérieure du calcaneum, se porte au cuboïde, et l’autre inférieur, épais et très-long, qui, de la partie inférieure et antérieure du calcaneum, se porte à la. partie inférieure du cuboiïde.
Le scaphoïde et le cuboïde sont unis entre eux , sans contiguité de surfaces , au moyen de deux ligamens , l’un dorsal, transyersalement sitné , quadrilatère, et l’autre plantaire, plus fort que le précédent et arrondi.
Le cuboïde s’articule immédiatement avec le troisième os cunéiforme par des surfaces qu’entourent une petite capsule et deux
# Jigamens, dont l’un dorsal et l’autre plantaire.
Le scaphoide , de son côté, s’arlicule par sa fâce antérieure avec les trois os cunéiformes. Une capsule commune assujétit les rapports de ces divers os. Trois ligamens plantaires et autant de dorsaux se portent du scaphoïde aux eunéiformes , et augmentent eur solidité respective.
Enfin, les trois os cunéiformes s’articulent ensemble. rois ligamens transverses supérieurs et autant d'inférieurs sont élendus. des uns aux autres de ces os, et affermissent leur articulation:
respective.
ARTICULATIONS TARSO-MÉTATARSIENNES.
Les os du métatarse sont articulés avec quelques os du tarse, savoir : le premier avec le premier cunéiforme ; le second avec le secoml cunéiforme, et, de plus, avec le premier et le troisième, en sorte qu’il est comme enclavé dans cette triple articulation; le troisième avec le troisième cunéiforme, et les deux deruiers avec le cuboiïde : de petites lames cartilagineuses facilitent le glissement des os. On trouve , pour ces diverses articulations , une petite capsule ; de plus , entre chaque os du métatarse et la partie voisine de l’os du tarse , correspondent deux ligamens, l’un. dorsal et l’autre plantaire. Le second os du métatarse seul en reçoit trois, un de chaque cunéiforme.
102 MANUÉL ÂARTICULATIONS METATARSIENNES.
Les os du métatarse s’articulent entre eux par les parties latérales de leur extrémité tarsienne. fous présentent deux surfaces arlicuaires, excepté le premier, qui en manque à son côté interne , et le cinquieme à son côté externe. Pour assujétir ces articulations réeiproques, les capsules correspondantes des os du tarse se déploient en partie sur celles des os du métatarse entre eux. De plus, des ligamens dorsaux et plantaires, disposés comme à la main, affermissent ces articulations.
Outre les ligamens dorsaux et plantaires, on trouve , entre les” extrémités postérieures des os du métatarse, d’autres fibres interosseuses très-fortes, qui servent à maintenir leurs rapports.
On trouve enfin , au-dessus de leurs exirémités antérieures , un Bigament transversal qui sert à les unir , et dont la situation et les
usages ont beaucoup d’analogie avec celui des os du métacarpe.
ARTICULATIONS METATARSO-PHALANGIENNES.
L’extrémité concave des premières phalanges s’articule avec les têtes correspondantes des os du métatarse. On trouve pour cette articulation une petite capsule, conforme à celles de la main, mais plus lâche , et des ligamens latéraux divisés en externes et en
iniernes. . à
ARTICULATIONS PHALANGIENNES.
Les phalanges des orteils s’articulent entre elles de la même manière que celles des doigts de la main : une petite capsule, plus étendue dans le sens de la flexion que dans celui de l’extension , se déploie sur chacune des articulations en particulier. Deux ligamens latéraux, plus petits qu'aux phalanges des doigts de la main, affermissent les articulations phalangiennes. à
L’articulation de la tête du fémur, dans sa cavité glénoïde, est une énarthrose ; celle du fémur avec le tibia, une double
arthrodie, v
Les deux os de la jambe forment également une arthrodie, malgré l'obscurité du mouvement.
L’articulation de la jambe avec le pied est un ginglyme angulaire parfait, quand on ne considère que les mouvemens de. flexion et d’exiension; mais e’est une arthrôdie, si on a égard aux mouvemens en tout sens que permet ceile articulation.
L’articulation des os du tarse, et de ceux-ci avec les os dû métatarse , est une arthrodie.
Les os du métitarse s’articulent avec les premières phalanges par énarthrose, et les phalanges entre elles , par ginglymes angu- Jaires.