‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 64 sur 281 · DISSECTION PARTICULIÈRE DE LA MYOLOGIE · texte numérisé non relu

DISSECTION PARTICULIÈRE DE LA MYOLOGIE

Quoique de toutes les parties de anatomie, la myologie soit une des plus faciles à préparer , comme elle est la première qu’étu- . \dient les élèves, la dissection leur en paraît-toujours hérissée de difficultés ; mais c’est bien plutôt à leur inexpérience et à leur défaut d’habitude qu’il faut en attribuer la cause. Le tems et la patience , joints à quelques préceptes indispensables, aplanissent bientôt ces difficultés, et l'élève animé du vif désir de son instruction , et qui à du goût pour la dissection, devient eu peu de tems un habile anatomiste.

Les muscles étant tous composés de fibres à-peu-près parallèles les unes aux autres, semblent indiquer, pour ainsi dire , la manière de les disséquer ; Le plus pénible est de les mettre à découvert, et de les bien isoler de la graisse et du tissu cellulaire "sous lesquels ils sont cachés. Quelques muscles du has-ventre présentent, sous ce rapport, de très-grandes difficultés. 11 faut donc , dans la dissection des muscles en général, que le scalpel suive, aütant que

possible, la direction des fibres, pendant que “ peau qui les recouvre est fortement tirée dans un sens contraire , de manière que la pointe de l’instrument , que l’on doit tenir, mt le plus grand nombre de cas, comme une plume à écrire, FR exactement Îa couche superficielle et très-mince du tissu re qui recouvre immédiatement le muscle.

il faut s’habituer de bonne heure à disséquer avec assurance et p'omptitude , à ne point ménager les conps de scalpel , à les prolonger autant qu’on le peut, et à jeter, de tems en tems , un coupd'œil attentif sur l’ensemble de son travail, pour en mieux saisir Ja distribution et l’arrangement. Les muscles d’une couche étant mis à découvert, on doit procéder à la dissection des couches pro- Fondes, comme on l’a fait pour les premières, c’est-à-dire, qu’il - faut enlever avec beaucoup de soin tout ce qui les recouvre , en emportant avec les muscles disséqués et étudiés, la graisse , le issu cellulaire, et tout ce qui pourrait nuire et gêner l’étude des auires.

On a né diverses manières de se débarrasser momentané-

nent d’un muscle qui en recouvre un autre que lon doit étudier ; les uns veulent nes le détache à Fun des points de son insertion ; d’autres conseillent de le couper constamment par le milieu, et d’en renverser les deux lambeaux en sens opposés. Je crois qu’on ne peut pas suivre exclusivement l’un ou l’autre procédé ; ce qui convient.pour un muscle ne pouvant s’appliquer à tous indistinetement. Les muscies longs des membres doivent être divisés par leur partie moyenne , et on doit conserver les deux points d’insertion. Quel

nm

ques -uns des muscles larges du tronc veulent qu’on Îles

iétache à leurs points d'insertion ; d’autres peuvent être également coupés en travers; d’autres, ceux de la face, par exemple, doivent rester en place. Tout cela, d’ailleurs, dépend du lieu qu'occupe Île musele , ‘de la facilité qu’on a de mettre à découvert celui que l’on veut étudier, et d’une infinité de petites circonslances sur lesquelles ou ne peut donner que des EPL généraux.

Les meilleurs cadavres pour faire la myologie doivent être d’une

stature élevée, d’une complexion forte et vigoureuse, un peu

avancés en âge, et morts, s’il est possible , d’une manière violente

et prompte. Les cadavres infiltrés, trop maigres Ou trop gras ; ceux dont une longue maladie a terminé les jours,

les hommes sont préférables aux femmes.

ne conviennent PS .

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