INTRODUCTION A L'ART DE DISSÉQUER
Il ne paraît pas que l’art de disséquer chez les anciens ait été poussé très-loin : tout, en effet, concourt à le prouver, et parmi les Causes qui paraissent en avoir retardéles progrès , on doit sur-tout compter le peu de connaissances qu’ils avaient de l'anatomie, la pusillanimité qu’ils mettaient dans les grandesopérations dechirurgie, et le défaut de pièces préparées. Cependant les embaumemens et les ouvertures fréquentes d’animaux propres aux sacrifices, annoncent au moins qu’ils n'étaient pas tout -à - fait étrangers à cette partie de l’anatomie; car il devait y avoir des préceptes, des règless pour guider ceux qui étaient chargés d’embaumer les morts, et on n’était pas moins scrupuleux sur la manière d’ouvrir les animaux, dans les entrailles desquels on prétendait fixer la destinée de quelques hommes éleyés en dignités, oa même de tout un peuple; et l'imposture se mêlant ici souvent à la superstition, il fallait beaucoup d’adresse, même une certaine habileté , Pour tromper l’œil des assistans : l’on sait que de prétendus oracles, appuyés sur le mensonge , disposaient quelquefois du sort des peuples et des empires,
Quelles que fussent les notions que devaient à la longue acquérir ceux qui, tous Îles jours, jetaient les regards sur les entrailles des animaux qu’on égorgeait, ainsi que les monumens durables que les peintres et les staiuaires grecs nous ont laissés de leurs connaissances en anatomie , cela ne change point mon opinion sur le peu de progrès qu'avait fait l’art de disséquer chez les anciens. En effet , l’anatomie superficielle seule était nécessaire aux derniers. La beauté des formes extérieures , el les justes proportions qu'ils avaient continuellement sous les ÿeux , en contemplant leurs propres contemporains, suffisaient à leurs travaux ; et l’on sait que Praxitelle n’eut besoin, pour former sa Vénus, que d'emprunter un trait de chacune des çourtisanes célèbres de son temps.
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Galien seul, dans la vue de faire avancer la science anatomique, fit une étude particulière de la dissection des animaux ; depuis cet homme célebre, plusieursanatomistess’en sont occupés avec beaucoup d’ardeur et de succès. Que ne doit-on pas aux travaux des Willis, des Malpighi, et de tant d’autres savans anatomistes, qui, embrassant l’art dans toute son étendue, ou bornant leurs recherches à quelques points particuliers , l’ont également enrichi des plus précieuses découvertes ! Il parviendra à la perfection, si les anatomistes , prenant pour guide de leurs recherches et de leurs efforts le plan et les vues proposées par M. Duméril, que j'ai eu occasion de citer plus haut, s’en occupent davantage désormais.
La dissection en anatomie n’est autre chose que la préparation méthodique et raisonnée des parties constituantes des animaux. Pour l'exécuter avec succès, il faut avoir égard aux considérations suvantes :
1° N’employer dans ses travaux anatomiques que de bons instrumens, et en avoir la quantité nécessaire pour suffire à l'ensemble des préparations. Les premiers , et les plus indispensables, sont des scalpels bien trempés , d’une forme commode et variée pour toutes les espèces de préparations. Ceux dont on se sert pour la myologie ne conviennent point pour l’angéiologie, encore moins pour la névrolopie : plus forts pour la première partie , et pour ainsi dire plus grossiers, ils doivent être plus délicats , plus fins, plus minces et plus déliés pour Les deux dernières. Les pinces et les ciseaux ne demandent pas moins d’attention ; il faut que Îles premières , longues, fortes , pour la myologie, soient plus petites pour la névrologie, et que leurs dents réciproques se croisent très-exactement. Les élèves ne consultent ni leur intérêt ni leur instruction en se servent, dans leurs travaux anatomiques, d’instrumens aussi grossièrement faits, qu'ils sont maltrempés : les couteliers Grangeret , Sir-Henry et les deux Lesueur, sont seuls en possession d’en vendre de trèsbons.
2° Avoir une idée générale des diverses régions du corps humain, pour pouvoir faire les coupes et Les ouvertures convenables.
Je vais en offrir un tableau rapide.
Le corps de l’homme se divise » comme Îe squelette, en tête, en tronc et en membres. £a tête offre six régions : la première, supérieure, porte le nom, de sommet de la tête ; la de
2 À : F4 À CE ’ férieure, celui de base de crâne ; la troisième , anlér
uxième, inieure , celui de face : on y voit, de haut en bas, les régrons du front, des sourcils, des paupières et des yeux, des joues , du nez, de la boucl
1e, des lèvres et du menton ; une quatrième , postér
jeure: on y voit la nuque; deux latérales, qui présentent la région: de l’oreille et celle des tempes. Au-dessous de la tête se voit le cou, divisé en parties antérieure, postérieure , et deux latérales.
Le tronc offre quatre surfaces. Une antérieure ; elle présente la
poitrine et le bas-ventre. La première offre , sur les côtés, la ré- . gion des mamelles. La seconde se divise en trois régions : une supérieure, appelée épigastrique ; une moyenue , ombilicale ,€tune inférieure, bypogasirique: ces trois régions se trouvent à des dis tances égales du creüx de Pestomacau pubis, et présentent une partie moyenne et deux côtés. Le milieu de la région supérieure s'appelle épigastre, et les côtés, hypocondres; le milieu de la région moyenne s'appelle ombilic, et les côtés, les flancs ou lombes ; le milieu de la région inférieure s'appelle hypogastre, et les côtés, les iles ow banches. Entre l’hypogastre et le pubis, on est encore dans l’habitude de considérer une quatrième et dernière région, appelée bypogastrique inférieure ; le milieu s’appelle région de la vessie eu région pubienne , et les côtés, les aines.
La surface postérieure se divise en région du dos et en celle des Jombes ; l’nne et l’autre sont séparées dans toute leur la suite des apophyses épineuses des vertèbres , appelée vulgairement épine du dos : sur les côtés de la première surface se voit la région des épaules, et les fesses sur celle de la seconde.
Les surfaces latérales n’offrent point de divisions particulières.
Quelques anatomistes comptent encore une région infér tronc : elle présente , dans lun et l’autre sexe, les orsanes de la génération. Dans l’homme on voit, de devant & la verge, terminée en devant par le gland, sur lequel se développe une peau lâche, appelée prépuce : au - dessous de la verge, les bourses; plus en arrière, le périné, qui se termine à l’anus,
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n arrière, le pénis ou
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Dans la femme, ce sont, de devant en arriére, le pénil, la fentiæ ou vulve, et sur les côtés , les grandes lèvres ; en dedans de cellesci, les petites lèvres, le clitoris; plus bas, le méat urinaire, l’orifice externe du vagin, l'hymen chez les jeunes filles et chez les femmes non déflorées ; la fourchette, et en arrière, le périné jusqu’à l’anus.
Les membres supérieurs commencent en haut par l’épaule, se continuent par le bras, l’avant-bras et la main. A la partie supépérieure du bras et en-dessous se remarque l’aisselle. Entre le bras et l’avant-bras, se voient en devant le p'i du bras, appelé vulgairement la saigée, et en arrière , le coude : la main présente en dedans la paume , et en dehors, Le dos de la main : elle commence par le poignet.
Les membres inférieurs commencent en haut et en arrière, par les fesses, secontinuent par la cuisse, le genou, la jambe et le pied. La partie postérieure du genou porie le nom dé jarret, et la partie postérieure de la jambe, celui de mollet; en bas se voient , en dedans et en dehors , les deux moliéoles, La partie supérieure du pied s’appelle le dos, où se voit, près de l’articulation de la jambe, le coude-pied; et l’inférieure , la plante, qui se termine en arrière par le talon.
3° Avoir une grande habitude de l’ouverture des cadavres; la faire avec méthode et précision. Voici la manière d’y procéder.
Ouverture de La téte. Elle est, sans contredit, la plus longue et la plus difficile; la forme arrondie de la tête, la dureté de ses parois, en sont les causes les plus ordinaires. Pour y parvenir cependant , on fait aux parties molles extérieures une section circulaire, qui, commençant immédiatement au-dessus de la région des sourcils, se rend sur les côtés, de là à la proinbérance occipitale externe, et se termine au même endroit en devant : la tête ù alors fortement retenue ou placée dans le centre d’un corps circulaire et élevé sur ses berds, on porte la scie progressivement sur tous les points de la division que lon a faite aux tégumens. LE est essentiel , en divisant les os, de ne point intéresser Pintégrité : de la dure-mère , n1 celle du cerveau: ce qu'on évitera en allant:
) avec lenteur, à mesure qu’on s'aperçoit que la résistance des os)
DE L’'ANATOMISTE. op est moins considérable : cela fait, on enlève la portion sciée, espèce: de calotie qui sert à recevoir le cerveau, ou quelques-unes de ses parties, quand on les à étudiées.
Une autre méthode, plus facile et plus prompte, imaginée et constamment mise en usage par Bichat, consiste à ouvrir circulairement le crâne, à. coups de marteau aigu, convenablement ménagés. La résistance de la dure - mère empêche que l’ébranlement ne se communique au cerveau , et cet organe reste intact.
Les ares coupes de la tête, plus recherchées, et parfaitement étrangères aux travaux desélèves, sont inutiles à indiquer dans un ouvrage de Ja nature de celui-ci.
Ouverture de la poitrine. Commencez par une incision cruciale. de la peau de la poitrine; enlevez les quatre lambeaux et les chairs. qui recouvrent les os; divisez ensuite tous les cartilages intercostaux de haut en bas, et Le plus près possible de leur union avec les côtes, en évitant de porter l'instrument sur les poumons ou le: cœur : soulevez alors, de bas en haut, le sternum et les cartilages, en délachant à mesure le médiastin antérieur : vous avez, par ce: moyen, la poitrine à découvert, et vous pouvez y faire les recherches convenables, Pour les rendre plus exactes et plus éten-
dues, on peut briser les côtes près de leur articulation avec les.
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vertèbres, en incisant d’ahord les chairs , qui sont dans les inter valles inter-costaux , et en tirant ensuite fortement sur les côtes, de dedans en dehors : on en use de même pour les clavicules. On.
peut encore , en suivant un procédé différent de. celui que nous.
venons d'exposer, commencer par une incision longitudinale, qui, de Pextrémité supérieure du slernum, se prolonge j jusqu’à. lPappendice xiphoïde, De la partie on ieure de cette première: incision , on en fait partir deux autres , qui suivent à-peu-pres Je rebord inférieur dé la poitrine. On enlève les deux lambeaux de dedans en dehors et de bas en haut, et on termine comme précédemment.
Ouverture du bas-ventre. Si cette dernière n'est pas la plus difi= cile , elle est au moins celle qui demande le plus.d’attention, soit. relativement à la manière-de la pratiquer, soit relativement aux aombreuses précautions qu’exigent les viscères abdominaux ; libre
et fiottans dans la cavité du bas-ventre , la moindre cause »la plus petite secousse , peuvent changer leur situation et leurs rapports nombreux. À ces premiers motifs se joignent souvent les dérangemens organiques survenus à la suite de longues maladies ou de lésions graves, occasionnées par des coups extérieurs, comme coups d'épée , de couteau , etc. ; une-grande quantité d’eau, de Pair, un enfant , contenus dans celle cavité, donnent quelquefois lieu à des chargemens et à des différences, soit dans la forme extérieure des parois, soit dans la disposition intérieure des par lies , qui méritent une attention serupuleuse. Frop de précipitation dans lPesamen des olÿets induit en erreur, nuit à la science et humilie l'amour-propre+ j'ai va des personnes quiise donnaient pour d’habiles analomisles, se tromper très-grossièrement dans des ouvertures cada vériques.
Celle du bas ventre exige qu'on fasse une première incision, qui, de Fl'appendice xiphoide, se prolonge jusqu’au .pubis, en laissant l’ombilie intact : une secorile incision coupe la première en travers dans le milieu, et embrasse l'étendue qu'il y a d’un côté à l’autre, Les premiers coups de scalpel ne doivent intéresser que la peau, le tissu cellulaire, les muscles et la graisse , quand il y en a : lé péritoine doit être divisé le dernier; sans cette pré caution , les iniestins pourraient se précipiter au dehors, avant quesl’opération ne fût fuie, et c’est ce qu'il faut éviter , sur-tout quand il y a des liquides épanchés dans l’abdomen. Pour arriver a ce but, on a même proposé de ne faire d’abord qu’une trèspelile incision du péritoine, dans les environs de Pombilic , suffi-
sable pour y plaéer deux doigis, et de faire filer un bistouri , ou scalpel , de hgut en basket de bas en haut, pendant que les doigts soutiennent et soulèvent cette membrane : les lambeaux sont écarlés avec précaution à droite el à gauche, le plas en arrière possible, et par ce moyen, la cavité abdominale est entièrement à découvert. |
Pour remplir le même objet, on a conseillé de ne pousser la première incision que jusqu’à l’ombilic, et de là d’en prolonger deux autres obliquement vers la région des aines : de cetie ma-
nière,*on n'a que trois lambeaux, deux supérieurs qu’on relève
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sur dés côtés, et un inférieur qu’on porte en bas , pour couvrir les organes de la génération. |
L’ouverture des enfans nouveaux-nés exige un procédé différent. On peut l’exécuter de deux manières. La première consiste à faire aux parois abdominales une incision en forme d’ arcade , dont la convexité se trouve à la partie supérieure el moyenne. On prolonge les deux branches ou piliers sur les côtés jusqu'aux aines. Il résulte de là un large limbeau que l’on renverse de haut en bas, et à la partie interne duquel se voient les vaisseaux ombilicaux, dont l’examen ne doit pas être négligé à cet âge.
Le second procédé consiste à faire deux incisions longitudinales dans toute l’étendue des parois abdominales, éloignées supérieurement de deux travers de doigt, et de six inférieurement. On détache en haut et en bas ee lambeau , que l’on renverse à contresens jusqu’à lombilie, qu’il faut conserver. De cette manière on voit très-hien aussi les vaisseaux JT. 1FeeS
Je passe maintenant à quelques considérations générales sur les précautions que présentent la dissection des diverses parties de l'anatomie. Le choix du sujet, celui de la saison , les précau-
tions que doit prendre l’élève pour lui-même, forment autant de
points essentiels , sur lesquels je me permettrai ps réflexions rapides.
Le choix du sujet à disséquer est une chose à ne point négliger. Tel qui convient pour la myologie, serait fort incommode pour la névrologie. Mais comme on n’est pas toujours à même de faire ce choix, l'élève doit tirer le meilleur parti possible du cadavre qui lui est destiné; et son travail n’en sera que plus recommandable , si, l'adresse et l’intellisence suppléant au mauvais état des parties qu’il doit préparer , il vient à bout de triompher des difficultés. Il est seulement assez convenable qu'il prenne quelques précautions , relativement aux cadavres des personnes mortes ûe maladies contagieuses , où dans un état de putréfaction trop avancé ; mais 1l ne faut pas s’effrayer sans motif, et s'imaginer qu’à la moindre piqüre on ait contracté une ERA funeste. TI est vrai que j’ai vu quelques jeunes gens êlre victimes de leuièles mais jen ai vu aussi un très-grand nombre se cor uper assez profon<
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190 MANUEL dément et à plusieurs reprises, sans qu’il en soit jamais résulté rieu de fâcheux.
La saison, pour disséquer , n’est pas toujours très-favorable , et on est, avec juste raison , dans l'habitude de préférer celle de l'hiver pour se livrer aux travaux anatomiques. Cependant il est certains jours d'hiver, tels qu’on en voit beaucoup dans les mois déliovembre et de décembre ou après un dégel, qui sont aussi défavorables que les plus beaux jours d’été. Cette dernière saison ne peut pas çonvenir, sans doute, par la rapidité avec laquelle les parties animales passent à la putréfaction. Le tems des fortes gelées me permet pas de disséquer, à moins d’avoir du feu; mais c’est une tres-mauvaise habitude de se chauffer en disséquant , c’en est encore une plus mauvaise de faire dégeler les cadavres au feu, rien ne les altérant plus vite. Indépendamment du choix de la saison, on ne doit point ignorer que P heure du matin vaut mieux que celle du soir , et qu'ou ne doit janilis, autant qu’on le peut , disséquer a nuit à la lumière, parce qu'il est prouvé qu’alors l’activité plus grande des miasmes ambians les rend aussi bien plus délétères,
Il faut également régler le tems de son travail, et ne point le pousser au-delà des bornes prescrites par la râison. Une trop grande application d’esprit et la présence trop long-tems prolongée des élèves dans les amphithéâtres, nuisent à leur santé et peuvent les rendre victimes de leur zèle. Il n’est pas nécessaire de leur recommander la propreté, eux-mêmes en sentent trop le besoin. Cette propreté s'entend également de la personne qui dissèque , du lieu de iravail et des parties préparées, Rien n’est plus préjudiciable à la santé , que l’onbli de semblables précautions. L'élève doit avoir un habillement destiné pour l’amphithéâtre , et dont il à fait le sacrifice; sans ce soin , il emporte souvent avec lui le germe d’une maladie, qu’il n’eût jamais éprouvée en changeant de vêtement, Que sa nourriture soit abondante et substantielle, et que le vin en fasse partie. L'expérience m’a prouvé que la plupart des maladies des élèves, pendant l’hivér, étaient assez généralement dues à trop d'économie dans la nourriture, à la mauvaise qualité des alimens,
et af bstinence qu'ils font du vin, Qu'ils n’oublient jamais de se lex er les mains dans une eau vive et froide : c'est de tous les anti-
DE L'ANATOMISTE: io putrides le meilleur et sans contredit le plas abondant; qu’il en soit souvent répandu sur les tables, dans les salles de l’amphithéâtre ; qu'avec une éponge on lave fréquemment les parties contenues dans les grandes cavités du corps humain , où les foyers de putréfaction sont multipliés et prompis à se développer. 1/aspersion du vinaigre et de l’eau-de-vie camphrée, les fumigations de plantes aromatiques , du genièvre particulièrement , mais sur-tout le dégagement du gaz acide muriatique, sont autant de moyens puissans , dont le fréquent emploi entretient la salubrité des amphithéâtres et prévient la contagion de certaines maladies. On n’a pas besoin de recommander aux élèves de ne jamais fermer , à moins d’un froid rigoureux, les croisées des appartemens dans lesquels ils dissèquent. Le meilleur de tous les ventilateurs , ce sont
les courans d’air dont l'ouverture des croisées permet l’entrée libre
et continuelle, Par ces précautions, aussi sages que faciles à mettre en usage, la fréquentation des amphithéâtres , les travaux anatomiques , loin d’inspirer le dégoût et l'éloignement , deviendront, au contraire, des lieux d'étude aussi salubres qu’agréables.