DU LONG DORSAL
( Compris dans le sacro-spinal. )
Situation et figure. Allongé, épais dans sa pârtie. inférieure , plus mince supérieurement ; situé à la. partie postérieure du tronc, dont il occupe toute la longueur. Etendue. Du sacrum, à lapophyse transverse de la première dorsale. Division. En face postérieure, recouverte par les aponévroses des muscies oblique et
DÉ L'ANATOMISTE. 143 transvérse du bas-ventre, les deux dentelés, le rhomboïide, le grand dorsal, le trapèze et le splénius ; en face antérieure , appliquée sur le sacrum, les apophyses tranverses des lomhes et du dos, les côtes et les inter-costaux correspondans. En bords, l’interne répond aux apophyses épineuses de toutes les vertèbres 5 l’exierne est uni et confondu avec le sacro-lombaire. En extrémités : l'inférieure s’attache au sacrum et au quart postérieur de la crête de l’os des îles; la supérieure, à Papophyse transverse de la première dorsale, Direction. Verticale.
Structure et usages. Une large aponévrose , confondue avec celle du sacro - lombaire, se remarque à sa pariie inférieure; des tendons à ses attaches aux apophyses transverses, et la masse charnue dans les intervalles : il produit et maintient l’extension directe du tronc. ‘
Ces trois derniers muscles forment avec les inter-transversaires des Iombes, le sacro-spinal, qui est composé d’une portion costos trachélienne, d’une portion dorso-trachélienne', et d’une portion lombo-cervicale.
Les muscles que nous venons d’examiner présentent des usages très-variés, et d’ailleurs indépendans les uns des autres: si l’ordre de la dissection en rapproche l'étude, l’histoire de leurs usages ne permet pas de les confondre; nous allons les examiner ici successivement. |
Le trapèze, le splénius, les deux complexus et même l’angulaire ont plus particulièrement pour usages d'imprimer à la tête de grands mouvemens de rotation, de la maintenir en équilibre sur le tronc, et de s’opposer aux ellorts qu’elle fait continuellement pour s’incliner en devant et tomber sur la poitrine. Lorsque l’action de ces muscles est très-affaiblie ou momentanément suspendue comme dans la syncope, l’ivresse ou par le sommeil , alors la tête abandonnée à sa propre pesanteur, obéissant aux lois de gravité , : se porte fortement en avant, et entraine même la chute de l’individu , s’il est debout , assis ou sur les genoux.
Le rhomboïde n’agit que sur l'épaule qu'il entraine en arrière et qu'il fixe sur le tronc. Le Les petits muscles de la région profonde du eou , sans produire
d'aussi grands mouvemens, n’en ont pas moins des usages trèsimportans. Ce sont eux qui impriment à la tête, lorsqu'elle est . parfaitement en équilibre , ces mouvemens si variés et si prompts de rotation et de légère inclinaison. Très-près du centre d'action, ils n’ont besoin que du plus petit effort pour faire rouler sur ellemême la tête , qui obéit alors avec d'autant plus de facilité, que les surfaces par lesquelles elle repose sur la portion cervicale de la colonne vertébrale sont extrêmement lisses et polies.
Quant aux grands muscles qui tapissent la presque totalité de la partie postérieure du tronc, leurs usages étant à-peu-près uniformes , il est très-facile de s’en former une juste idée ; ils maintiennent la rectitude du tronc , ramènent le centre de gravité , que le poids des viscères abdominaux, de ceux de la poitrine et de la tête, tend à incliner en avant. Lorsque, dans la vieillesse, la sécheresse et le défaut d’élasticité des cartilages inter - vertébraux ne permettent plus à ces muscles, dont l’action s’épuise de plus en plus, de redresser la colonne vertébrale, alors le dos s’arrondit, le tronc se courbe en devant, et l’homme ne peut pius marcher qu'appuyé sur un bâton ou soutenu par un bras étranger. Inévitable effet de notre triste destinée...., comme si la nature voulait nous faire entrevoir que nous devons bientôt retourner d’où nous avons été tirés.
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