En typographie, espace est du f'iininia
ET L’ESEACEMKNT.
sur toute la ligue, par l’emploi d'espaces plus fortes ou par la combinaison de celles qui sont necessaires pour airi^cr à remplir la ligne. ïoulefois raugmentalion et la réduction du blanc s(‘paralif des mots ont leurs limites. L’espacement ne doit jamais atteindre les pioportions d’un cadratin, ni même en approeber; il ne doit pas non jdiis descendre à l'espao^ tine d’un point. On ne saurait lolén>r ni des lignes trop laiges ni des lignes trop serrées : dans le premier cas, les mots semblent courir les uns après les autres; dans le second, ils sont tellement rapprochés que la ligne entière paraît n’en former (pi’un seul. 11 faut à tout prix éviter ces deux excès.
S'il est indispensable d'espacer régulièrement les mots d'une même ligne, l'espacement aussi régulier que possible de l'ensemble de la composition n’est pas inoins nécessaire; rien n'est d’un effet plus désagréable qu’une suite de lignes dont l’espacement offre des différences sensibles, ou que deux lignes superposées, dont l’une est trèslarge et l’autre Iris-serrée; elles se nuisent réciproquement, et le défaut de l’une Aiit ressortir le défaut de l’autre. C’ed à respacenient régulier et suivi de la composition qu’une page bien faite doit le charme particulier qu’elle offre aux yeux.
Cette régularité ne s'obtient souvent qu’à l’aide