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Deuxgraodfîs causes uousaéimrentdubien:
l’une est néga- ,iive, l’autre positive. Examinons d’abord ce que nous avon.s de trop, nous verrons
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science de nos actes, il nous semble plus commode, peut- ^ire faudrait-i) dire plus spirituel, de fausser notre nature, d’échapper h nos sentiments
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dehors de liiiméine, il vogue «ms cesse vers cos deux écueils et se brise alternotive ment sur l’un et sur l’autre. Au lieu d’étro nous et d’avoir la con-
après ce que nous n'avons pas assez.
Ce que mus avons é l'excès s’appellolapeur du ridicule et l’amourdes plaisirs. L’homme est poussé en
L’IMPOSITION
Quand un volume se termine, il n’est pas rare que la composition n’offre qu’un nombre de pages insuffisant pour former la derniùre feuille; c’est le cas de la compléter par les parties éventuelles qui doivent prendre place en tête de ce volume, telles que le titre, la préface, l’avertissement, etc., qui, assez ordinairement, ne se composent qu’en dernier lieu. Dans ce cas, les pages doivent être imposées de manière à former un cahier spécial si leur nombre le permet; dans le cas contraire, si ce sont des cartons isolés, il faut qu'ils occupent le centre d’un cahier, de manière à permettre au brocheur de les détacher pour être mis par lui à leur véritable place.
Ainsi, une feuille in-8“ peut être formée de quatre cartons distincts, comme par exemple : un quart de titre, un quart de préface, un quart de table, et un quart à réimprimer pour une cause quelconque. La feuille alors devra être coupée en quatre, les deux premiers cartons seront placés en tête du volume, le quart de table à la fin. et le dernier dans le corps du volume en remplacement du carton fautif.
Lorsque, pour cause d’erreur, on réimprime un carton, il faut qu’il porte à sa première page la signature de la feuille à laquelle il appartient; on la fait suivre d’une étoile. Ce signe distinctif a
ET LES GARMTÜRES.
pour effet d’empôcher le brocheur de confondre le carton fautif avec celui qui ne l’est pas. Quand il y a lieu, on y ajoute la tomaison.
11 y a beaucoup d’autres impositions assez fréquentes, pour lesquelles il n'existe pas de règles absolues, et auxquelles on donne le nom de mariages, parce qu’elles consistent à réunir dans un seul châssis, ou même dans deux lorsqu’il y a retiration, des compositions de formats différents. Une page in-folio, par exemple, n’occupe qu’un seul côté du châssis; l’autre côté peut donc être utilisé, soit par -deux pages in-4“, soit par quatre pages in-8°, etc. On a vu, deux pages plus haut, un double exemple de ces impositions; le premier châssis contient un quart in-8" et deux pages in-â" pour être mis en retiration sur eux-mêmes; le second contient six modèles divers pour être imprimés en blanc, et séparés après le tirage. Par un petit bout de filet placé entre chaque modèle, on indique au brocheur les divisions de la feuille de papier. En pareil cas, on s’attache essentiellement â utiliser toute la superficie de la feuille de papier, afin d’imprimer d’un seul coup les divers objets qui ont pu trouver place dans le châssis. »
Les combinaisons de ce genre sont infinies; aussi n’avons-nous pas voulu négliger de les si-
L’IMPOSITION
gnaler, parce qu'elles reposent sur un principe d’économie.
Aux impositions se rattache le format des divers papiers qui sont le plus ordinairement employés en imprimerie. Nous ne croyons pas inutile et hors de propos de faire connaître leurs noms et leurs dimensions en centimètres :
Pot, ou papier écolier 3t sur 39
Tellière, ou papier ministre. . . 33 — 43
Couronne 36 — 46
Écu 40 — 52
Coquille 44 — 56
Carré 45 — 56
Cavalier 46 — 60
Raisin 49 — 64
Jésus 55 — 70
Colombier 63 — 86
Grand aigle 68 — 103
Ces mesures ont cessé d’être absolues, aujourd’hui que la fabrication des papiers par la mécanique permet d’obtenir des dimensions arbitraires.
Les papiers sont disposés ordinairement par rame. La rame est composée de cinq cents feuilles, lesquelles sont établies par mains ou cahiers de vingt-cinq feuilles chacun.
ET LES GARNITURES
Il se fabrique des papiers collés et d’autres sans colle. Les premiers sont destinés à recevoir l’écriture; les autres sont ceux qu’on emploie le plus communément pour l’impression, par la raison qu’ils offrent plus de moelleux.
LA CORRECTION
Nous avons eu occasion de le dire, on entend par correction : 1“ la lecture faite par le correcteur, qui consiste à relever et à indiquer sur une épreuve les fautes commises par le compositeur; 2® la réparation de ces fautes par celui-ci dans sa composition. C’est de celte seconde opération, qu’on distingue de la première en l’appelant correction sur le plomb, que nous avons seulement à nous occuper ici.
Il y a deux manières de l’effectuer; on corrige, selon la nécessité, en galée ou en formes, quand celles-ci ont été desserrées sur le marbre par le metteur en pages.
Dans l’un ou l’autre cas, la première chose à faire est d’examiner l’épreuve , de se rendre compte
LA CORRECTION
de la nature des corrections indiquées à la marge, et, s’il s’en trouve d’assez graves, d’aviser au meilleur moyen de les exécuter. On procède ensuite à une petite opération qu’on appelle lever ses corrections; elle consiste à prendie dans la casse toutes les lettres nécessaires à opérer les rectifications signalées sur l'épreuve, et après s’ètre assuré que ce sont de bonnes lettres, exemptes de défauts, à les 4)lacer dans la partie gauche d’un composteur s en bois, espèce de petite règle plate, dans laquelle se Irouve pratiquée une rainure qui les maintient.
J Pour lever ces lettres, on opère en sens inverse 'i de l’ordre dans lequel elles sont indiquées sur • l’épreuve, en commençant par la dernière, et ainsi de suite en remontant, de telle sorte que la dernière placée dans le composteur se trouve la pre- ' mière à prendre ; toutes les lettres se présentent alors dans l’ordre où elles doivent être utilisées. Au fur et à mesure des corrections, on met sur la droite de ce composteur les lettres retirées de la forme.
S’il s’agit de coiTigcr dans une galée, on place celle-ci sur la partie gauche du bas de la casse, en lui donnant une légère inclinaison diagonale; elle doit être rapprochée le plus près possible du cassetin aux espaces, sans toutefois le recouvrir, parce qu’on y a souvent recours. On délie le pa-
LA CORRECTION
quel, et l’on place une réglette en plomb sur l’extrémité libre des lignes, afin de les maintenir; puis, de la main droite à l’aide d’une pointe, et du médius de la main gauche, on opère une légère pression à chaque extrémité de la ligne fautive en la soulevant un peu au-dessus du niveau des autres, de manière qu’elle soit appuyée et maintenue à gauche par la tringle de la galée, et à droite par la pointe; on saisit ainsi la lettre ^u le mot à corriger et l’on opère le changement.
Si l’on corrige sur le marbre, il faut avoir une petite boîte à compartiments, pourvue d’espaces de diverses forces, les corrections ayant pour effet ordinaire de modifier l’espacement. C’est une mauvaise habitude de remplacer cette boîte par un porte-page.
Avant de corriger sur le marbre, il est bon de s'assurer de la place occupée par les coins; trop serrés ils gênent l’opération , trop desserrés ils peuvent donner lieu à des accidents ; bien qu’il soit utile de donner un peu de jeu aux pages pour en extraire ou y placer plus facilement les lettres, si ce jeu est trop considérable il peut mettre dans l’erreur et occasionner de mauvaises justifications; pour bien justifier, il faut que les pages soient suffisamment maintenues par les garnitures.
La correction la plus simple, la plus facile, est
LA CORRECTION
celle qui consiste à substituer une lettre à une autre de la même épaisseur, comme par exemple un U pour un n, un p pour un b, parce que cette, substitution ne change en rien les conditions de la justification. Mais, excepté le cas que nous indiquons, tout autre genre de correction a pour effet infaillible de déjustifier la ligne, puisque chaque correction entraîne avec elle l’obligation d’en retirer ou d’y ajouter quelque chose, c'est-àdire de lui enlever la précision que lui a donnée la justification dans le composteur.
Que la con-ection s’effectue en galée ou en forme, l’un des soins les plus importants est donc de rendre à cette ligne sa précision première; on. y arrive en appliquant le médius de la main droite à l’extrémité de la justification, de manière que ce doigt porte sur trois lignes, c’est-à-dire la ligne corrigée, celle qui la précède et celle qui la suit; si la ligne corrigée est trop faible, elle laissera un vide sensible au doigt; si, au contraire, elle est trop longue, elle fera saillie sur les deux autres : ces deux lignes voisines indiquent donc le point d’arrêt fixe, et c’est à la délicatesse du toucher d’apprécieis’il y a Heu d’ajouter ou de retrancher quelque chose à l’espacement de cette ligne.
En général la plupart des corrections n’ont d’influence que sur une seule ligne, et permettent de
LA CORRECTION
justifier sur le marbre; mais, s’il s’agit d’un bourdon ou d’un doublon entraînant avec lui un remaniement, il est nécessaire alors d’enlever de la forme le nombre de lignes que l’on suppose devoir être remaniées, de les remettre en galée et de les justifier à nouveau dans le composteur. Ce mode d’opérer est plus prompt et assure une meilleure exécution.
C’est ici l’occasion de rappeler ce qui a été dit plus haut, à propos de l’espacement. Lorsque la correction consiste à retrancher une ou plusieurs lettres, le vide occasionné par cette suppression doit être réparti aussi également que possible entre toutes les espaces qui se trouvent dans cette ligne ; si, au contraire, on doit ajouter un ou plusieurs mots par suite d’omission, c’est encore à toutes les espaces qu’il faut, en les réduisant, demander la place nécessaire à l’introduction de ces lettres. La régularité de l’espacement ne doit pas être moins respectée à la correction qu’à la composition ; il ne faut pas serrer outre mesure les mots pour faire entrer dans la ligne les lettres omises, nij^s écarter trop non plus pour combler le vide fait par une suppression. En pareil cas, il est indispensable de remanier le nombre de lignes nécessaire pour revenir à la régularité.
Si de l’échange des lettres retirées et remplacées
CORRECTIONS. i
Lettre» à changer ( coquille ).
Moi à changer
A ajouter (bourdon). ■ • • | A supprimer (doublon). . .
Grandet capitale* |
Lettre et mot d transposer. .
Ponctuation d mettre. . . .
Lettres A’un œil étranger. .
A aligner
A rentrer |
Ligne d transposer
A sortir
Petites et^taUs
Lettres supérieures . . r . .
Espaces d mettre
Lettres à retourner
Rapprodics j
Lettre à enlever (deleetnr) .
Alinéa d faire
Espaces d baisser
A mettre en italique .... I
Lignes à remanier. . . .
Apostrophe d mettre. . .
Texte d faire suivre. . .
Blanc à diminuer. . . .
Blanc d augmenter. . .
A mettre en romain