LE FAUX TITRE
donné au nombre de lignes que renferme le titre, et la manière dont les blancs sont dispensés peut ajouter au bon effet que l’on cherche à obtenir.
Si un titre présente divers groupes de mots foimant une série d’idées ou de choses, ces groupes doivent être séparés par un blanc un peu plus fort.
Autant que possible, il faut qu’un litre soit composé en caractèies de la même famille, c’est-à-dire de même forme ; ce précepte est à observer surtout dans les ouvrages d’un genre sérieux, bien n'est plus désagréable à l’œil que la superposition de deux lignes dont l’une offre un caractère serré, allongé ou maigre, et l’autre un caractère gras aux larges formes.
Si le titre est peu chargé, on use de la liberté qu’on a de multiplier les coupures, et de mettre en ligne perdue les mots qui en distinguent les différentes périodes, tels que précédé, suivi, accompagné, orné, illustré , etc.
Les caractères de bas de casse et d’italique ne doivent figurer dans un titre que dans des cas exceptionnels, et lorsqu'il est presque impossible de faire différemment.
Enfin, pour nous résumer, il faut que la combinaison des lignes d’un titre, leur disposition agréable, riieureux choix des caractères, offrent
\Vt LE TITRE.
dans leur ensemble quelque chose d’harmonieux, qui charme l’œil d’une manière spontanée.
Le tilre est toujours suivi d’une page blanche.
Le faux lilrc précède le titre, et l’annonce pour ainsi dire; il ne contient que la désignation principale de l’ouvrage, et doit occuper à peu près le cmitre de la page, le blanc inférieur tenu cependant un peu plus fort que le blanc supérieur; dans les ouvrages qui forment collection, on place audessous la tomaison du volume. Au verso du faux titre, on mentionne soit le nom de l’imprimeur, soit celui des libraires chargés de la vente, soit aussi la nomenclature des ouvrages du môme auteur. Parfois on se dispense de faux titre ; mais cette suppression n'est admise que dans les brochures, par défaut d’espace ou par économie'.
i. Ici, comme ailleurs, nous n’avons qu’eflleuré le sujet; aussi tenons-nous à insister sur ce point que, dans notre esprit, ce petit livre n’est qu’une passerelle établie pour donner à nos élèves le moyen de gagner la grand’route, c’est-à-dire pour les conduire aux livres didactiques qui renferment les préceptes complets de l’art qui nous occupe. Nous ne saurions donc mieux faire que de les renvoyer encore au Traité de la Typographie, par Henri Fournier, et au Guide praliqae de M. Tuéotiste Lefevre. Pour ne parler que des titres, ils en trouveront dans ce dernier des exemples variés de genre et de forme, et cette démonstration ne saurait être que très -utile à leur instruction.