‹ Manuel de l'apprenti compositeurChapitre 56 sur 57 · IG'J · texte numérisé non relu

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qui so mettent à la marge extérieure des pages ; ces dernières , dont l’usage est presque abandonné aujourd’hui , reçoivent plusieurs dénominations : on les appelle indifféremment notes marginales, additions, ou manchettes. Les notes du bas dos pages ont été longtemps séparées du texte par un filet maigre do toute l’étendue de la justification. Cet usage se perd; on so borne aujourd’hui à mettre un blanc assez fort entre l’un et l’autre pour prévenir toute confusion.

CE IL. — Le relief même do la lettre. 11 est dos caractères qui diffèrent sous le rapport do l’œil, bien qu’ils présentent la môme force de corps; de lî» ces dénominations de onze gros œil, onze petit œil, etc. Il faut, dans tous les cas, avoir soin de ménager l’œil de la lettre.

Onglet. — Un feuillet de deux pages, imprimé recto et verso; la moitié d’un quart ou carton ; réimprimer deux pages d’un livre, pour une cause quelconque, c’est imprimer un onglet. On colle un’ onglet dans un volume pour remplacer deux pages fautives.

Opération. — Composition d’un caractère ordinairement plus petit que celui du texte, et disposé d’une façon particulière, où il entre soit des chiffres, soit des accolades, do l’algèbre, eU-.

Ouvrage de ville. — Ouvrages de toute nature, pour la ville, le commerce, l’industrie, le service des administrations publiques ou privées. Cotte dénomination comprend toute espèce d’impressions autres que celle dos volumes et ouvrages de long cours. Ils ne peuvent être exécutés que par des ouvriers qui font preuve d’habileté et do goût.

Page. — Assemblage de lignes déterminées, quant à leur longueur et à leur nombre, par le format du papier. On appelle page longue, celle où la ligne de pied est remplacée par une ligne de texte ; page courte, celle dont on a été obligé do supprimer une ligne.

Papiers. — Leurs noms et leurs dimensions. Voir page 102.

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Paquet. — Un nombre quelconque do lignes composées et non mises en pages. Un paquet do composition, do distribution, d’italique, un paquet do longueur.

Paqoetier. — Compositeur occupé uniquement à faire des paquets.

Parangonmer. — Combiner dans une môme ligne des caractères de corps différents, et les ajouter de manière qu’ils' s’alignent entre eux. Voir page 110.

Pâté. — Mélange de lettres d’un môme ou de plusieurs caractères, qui est le résultat d’un accident, d’une maladresse ou de la négligence. On dit : Composer, distribuer un pâté; me'.tre une forme, une page, une ligne en pâte. Dans tous les cas, le pâté doit être composé et distribué sur-le-champ. Un ouvrier assez peu soigneux pour avoir du pâté sur les tablettes de son rang s’expose à un blâme mérité.

Perdre. — Par opposition à chasser quand il s’agit dos caractères entre eux. Un caractère perd sur un autre quand, pour la môme quantité do mots ou do lignes, il occupe moins de place. Tel caractère perd sur tous ceux qui sont au - dessus de lui comme force de corps, et il chasse sur tous ceux qui sont au-dessous.

Se dit aussi d’un manuscrit dont l’écriture est plus large, moins minutée qu’une autre. Go manuscrit fait perdre, c’est - • à -dire produit moins.

Perles. — Petites vignettes, très-variées de dessin ; elles servent à former des ornements pour les têtes de pages et à établir des cadres de couvertures par diverses combinaisons ; elles sont fondues sur divers corps.

Piller (une casse). — Prendre dans la casse du voisin une ou plusieurs sortes qui manquent dans la vôtre. C’est une action indélicate qu’il faut bien se garder de commettre ; elle est assimilée, avec raison, à un vol d’argent; car le voisin a consacré son temps à distribuer, et le temps c’est de l’argent.

Piqûre. — Ouvrage do peu d’étendue, ne formant qu’un petit

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nombre de feuilles que l’on pique sur la couferture au lieu de les brocher.

Placards. — Imposition particulière et provisoire d’une certaine quantité de composition, pour être lue et corrigée avant la mise en pages. — On appelle ainsi l’épreuve obtenue sur la partie de composition imposée de cette manière.

Plat. — On dit le plat de la couverture pour désigner la page qui contient le titre, et la distinguer de l’autre page qu’on appelle revers.

Poésie. — Voir les dispositions qui lui sont particulières page 46.

Poinçon. — Tige d’acier qui porto à l’une de ses extrémités la gravure en relief d’une lettre. C’est à l’aide du poinçon qu’on obtient la matrice en creux dans laquelle la lettre est fondue.

Point typographique. Voir page 14. — Gros point. — Il se distingue du point ordinaire parce qu’il est fondu sur le demicadratin du corps auquel il appartient. Il sert dans les tableaux.

Police. — Liste do toutes les lettres et de tous les signes, chiffres, capitales, petites capitales, etc., qui forment l’ensemble complet de ce qu’on appelle un caractère, avec l’indication de la proportion de chaque lettre i fondre pour un poids déterminé.

PoLYAMATYPiE. — Procédé, dû à M.- Henri Didot, pour fondre d’un seul coup plusieurs fois la môme lettre. Il est à peu près abandonné aujourd’hui et remplacé par les procédés mécaniques, beaucoup plus expéditifs encore.

Ponctuations. — Leur caractère particulier. Voir page I‘20.

Pont de hauteur. — Plaque épaisse de cristal, munie do deux tiges écartées ayant la hauteur du caractère ; une petite règle en cristal ou en fonte, superposée et fixée sur ces doux tiges, forme pont ; c’est sous ce pont qu’on fait passer les bois gravés et les clichés , soit pour en réduire la hauteur, soit pour l’augmenter si elle n’est pas exactement conforme à celle du caractère. Si le bois présente trop do hauteur, on s’en prend à sa

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partie inféricui^ qu’on réduit à l’aide du rabot ; si au contraire il est trop bas, on y applique une ou plusieurs épaisseurs de papier.

Porte-page. — Papier plié en plusieurs épaisseurs, sur lequel on dépose les paquets de composition.

Première typocraphiqde. — Nom donné à l’épreuve lue pour la première fois par le correcteur de l’imprimerie.

Première d’auteur. — L’épreuve d’un travail ou d’une fouille envoyée pour la première fois è l’auteur; les éprouves suivantes prennent selon leur ordre le nom do deuxième, troisième d’auteur, etc.

P R OTE. — La personne chargée de diriger les travaux et le personnel d’une imprimerie. Los employés et ouvriers des diverses catégories sont sous sa direction ; c’est lui qui admet dans les ateliers les ouvriers et renvoie ceux qui font preuve d’incapacité ou d’inconduite. Dans certaines imprimeries il y a un sous-PROTE, qui supplée le prote dans ses diverses fonctions ; c’est à lui qu’incombent ordinairement les soins multiples du matériel.

Queue. — Le blanc resté au bas d’une page incomplète. On dit qu’un livre, un chapitre se termine par une queue.

Ramette. — Châssis sans barre séparative intérieure.

Rang. — Sorte de pupitre élevé sur dos tréteaux, où l’on monte la casse ; la partie inférieure est garnie de tablettes où le compositeur dépose les pages de composition et les divers objets à son usage. Il y a des rangs d'une casse, et des rangs de plusieurs casses.

Rattrapage. — La fin d’un alinéa qui complète une composition et qui se trouve sur le premier feuillet de la copie suivante. Demander, faire son rattrapage.

Rayon. — Grand casier horizontal dans lequel on place les casses qui ne servent pas.

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Réclame. — Marque sur la marge do la copie, pour indiquer à la fois l’endroit où finit une feuille mise en pages et où commence la feuille suivante. Vérifier, indiquer la réclame.

Regagner. — Faire rentrer dans une limite donnée une copie qui la dépasse, ce qui s’opère soit en emj)loyant un caractère plus petit, soit à l’aide de remaniements ou de réduction des blancs. On regajne une page, une ligne, un mol, etc.

Regard. — C’est placer une page à côté d’une autre page; une page dont le folio impair est en regard d’une page do folio pair ; on place une gravure on regard du titre. Dans les éditions à deux colonnes , s’il s’agit d’une traduction , elle occupe la première colonne, et le texte original est placé en regard dans la seconde. Quelquefois on fait l’inverse.

Réglette. — Petite règle qu’on emploie dans l’établissement des garnitures. réglette de longueur est spéciale au metteur en pages. Voir le chapitre relatif à la mise en pages.

Remanier. — Faire repasser dans le composteur un certain nombre de lignes pour les justifier à nouveau, par suite d’additions ou de suppressions.

Renfoncement. — Une ou plusieurs lignes rentrées dans la justification, et qui ne s’alignent pas avec la composition. Synonyme de rentrée.

Rentrure. — Cliché en plomb destiné à être tiré en plusieurs couleurs. On le reproduit autant de fois qu’il y a de couleurs à imprimer ; chacun des exemplaires n’est utilisé que pour une couleur, après lui avoir enlevé préalablement toutes les lignes ou tous les mots qui doivent être imprimés d’une couleur différente. Chaque cliché ainsi châtié prend le nom de rentrure, parce qu’à l’impression ces lignes ou mots doivent rentrer les uns entre les autres.

Report. — Un alinéa, une ligne, un mot, reportés d’une feuille ou d’une page à une autre. H faut reporter plusieurs lignes à la page suivante.

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Retir&tio.n. — Impression du second côté de la feuille de papier.

Révision. — Épreuve donnée au moment de la mise sous presse, pour s’assurer de l’exactitude des dernières corrections.

Serrer. — C’est retirer du blanc d’une page, d’un titre; c’est, dans la composition des lignes, remplacer des espaces fortes par de plus minces, aün de rapprocher les mots. Serrer se dit aussi de l’action de faire avancer les coins d’une forme avec le marteau.

SiGN&TDRE. — Chiffre placé au bas de la première page de chaque feuille, ou de chaque cahier d’une feuille, et qui indique son numéro d’ordre dans le volume.

Sommaire. — Sous-titre développé, qui accompagne les titres des livres, des chapitres ou autres divisions d’un ouvrage. Il se place au centre de la justilication quand il ne fait qu’une ou deux lignes ; au delà de ce nombre , il y a deux manières de le présenter, soit en alinéa, en renfonçant d’un cadratin la première ligne , soit en faisant le contraire , c’est-à-dire la première ligne pleine et toutes les autres renfoncées d’un cadratin. Cette dernière méthode, plus généralement suivie, a donné son nom aux compositions dites en sommaire, par opposition à celles qui se font en alinéa. Quand les sommaires sont courts, ils se composent en petites capitales ou on italique ; dans tous les cas on emploie un caractère sensiblement plus petit que celui employé pour le texte.

Sortie. — Ligne plus longue que la justification, qui fait saillie dans la garniture, et qui oblige à u:i parangonnage dans cette garniture. Quand, dans les vers, il s’en présente un trop long, la sortie se fait au bout de. la ligne. Si c’est dans un titre qu’on est forcé de la pratiquer, elle est double, et la différence en tixip doit être reportée également à droite et à gauche de la ligne.

Sources. — Nom donné aux notes par lesquelles l’auteur fait connaître les ouvrages qu’il a consultés et où il a puisé ses

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renseignements. On dit : L’auteur a pris le soin d’indiquer ses sources.

Strophes. — Couplets ou stances d’une ode ou d’une pièce de poésie. Elles doivent être séparées entre elles par une ou plusieurs lignes do blanc , mais toujours d’une manière uniforme. Cependant , il vaut mieux quelquefois faire varier ce blanc que de couper une strophe d’une page à la page suivante.

Stéréotypie. — Voir au mot Clichage.

Sl'périedres (lettres). — Il existe dans chaque caractère des lettres d’un œil très-petit, fondues à l’extrémité du talus supérieur de la tige; elles s’alignent avec le caractère par le haut, et ne servent le plus souvent que comme signe d’abréviation.

Surcharges. — Toutes les parties en caractères plus fins, telles que sommaires, notes, épigraphes, parangonnages, tableaux, opérations , corrections. Les surcharges comprennent toutes les difficultés qui motivent l’augmentation du prix de composition établi pour un texte uniforme.

Table. — Résumé plus ou moins succinct d’un ouvrage; tantôt la table n’est que l’énumération dos diverses parties dont il se compose , tantôt elle est analytique , et offre le tableau complet de tous les sujets dont il traite. Quand un ouvrage fait plusieurs volumes, chacun d’eux doit avoir à la fin sa table particulière. Les tables se composent toujours en caractère sensiblement inférieur è celui du texte, et doivent commencer en page recto. Lorsqu’elles présentent une certaine étendue, on les dispose à doux colonnes. Les articles se composent indifféremment en alinéas ou en sommaires. Le mot qui commence l’article, et qui en fait le sujet, doit être en petites capitales ou en italique. On sépare les colonnes soit par un filet maigre, soit par un simple bl inc.

Tableaux. — Sous cette dénomination générique, on comprend tous les ouvrages, quelles que soient leurs dimensions, qui

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comportent des colonnes à filets, à accolades, tels que registres, états, tarifs, prix courants, factures, etc.

T AM' s de la lettre. — Partie coupée en biseau qui se trouve immédiatement sous l'œil de la lettre, et a pour objet de le laisser se détacher entièrement.

T AO U ER. — Petite opération qui précède le serrage des formes; elle consiste à promener sur l’œil des pages un petit morceau de bois sur lequel on frappe à l’aide du marteau pour niveler les caractères sur le marbre.

Taql’oir. — Petit morceau do bois de quinze centimètres sur dix environ , dont l’épaisseur est formée de deux pièces , l’une en bois dur, l’autre en bois tendre; on s’en sert pour laquer les formes.

Têtes. — Le texte qui occupe la partie supérieure des colonnes d’un tableau , et indique la nature ou le nombre des objets mentionnés dans cette colonne.

Têtes ou Têtières. — Les garnitures qui se placent en téta des pages.

Texte. — Nom donné à la matière qui fait le fond d’un ouxTage et en est la partie dominante, pour la distinguer des parties éventuelles, telles que notes, opérations, citations en plus petit caractère. On dit : C'est la justification du texte. — Pris dans une autre acception , le mot texte est synonyme d'original. On place la traduction en regard du texte.

Tierce. — Épreuve donnée sous presse pour vérifier, avant le tirage, si les corrections ont été faites avec exactitude. On la nomme ainsi parce que c’est la troisième des épreuves typographiques, abstraction faite de celles qui ont pu être vues par les auteurs ou éditeurs. La tierce est souvent suivie d’une autre épreuve qu’on appelle révision : c’est une contre-vérification des corrections.

Tiret. — Nom donné au petit trait horizontal appelé trait

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d’union, et en imprimerie division. Voir page 35. Par extension on dit également d’un filet maigre prolongé : C’est un tiret , mettre un tiret.

Titrf ou Frontispice. — Page qui se place au commencement d’un volume pour faire connaître la matière dont il traite.

Il y en a de plusieurs genres.

Tomaison. — Numéro d’ordre qui se place à la première page' de chaque feuille, à gauche de la signature, pour indiquer à quel volume cette feuille appartient.

Trait d’union. — Voir le mot Division.

Typographie. — Art qui embrasse la série complète des opérations relatives à la fabrication et à remjiloi des caractères pour arriver par l’impression à produire un livre.

Typomètre. — Instrument de précision dont on se sert en fonderie pour s’assurer si les lettres sont bien de hauteur de papier, de ligue et de force de corps.

Variante. — C’est la reproduction d’une idée ou d’un môme texte sous une forme différente. Les poèmes et les ouvrages dramatiques sont quelquefois accompagnés de variantes. Elles peuvent prendre la forme de notes et se placent au bas des pages. Lorsqu’elles présentent de l’étendue, on les reporte à la fin, on caractères de notes.

' Vignette. — Nom générique des ornements typographiques. 11 existe des vignettes sur un grand nombre de corps. Quelquesunes sont fondues de manière à être combinées pour les utiliser ensemble ou séparément, et permettre de multiplier le dessin des encadrements.

Violon. — Calée dont la proportion excède en longueur la dimension ordinaire; elle sert plus spécialement à la mise en pages.

Visorium. — Petit instrument en bois qui sert à maintenir les

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feuillets de copie sous les yeux du compositeur. C’est une espèce de règle plate sur laquelle on place et maintient les feuillets à l’aide d’une pince en bois dite mordant ; sa partie inférieure , plus saillante, a pour effet de les arrêter par en bas ; il se termine par une pointe en fer qui sert à le fixer dans un trou pratique sur la bordure de la casse.

KIN UC VOCABCLAinE.

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