G O M P O S I T EUR
Ce Vocabulaire esl le complément indispensable de ce petit Traité. Il sera nécessaire d’y avoir recours, parce qu’il contient une quantité de mots et de détails que l’élève doit connaître, et qui n’ont pu trouver place dans le cours de ce travail.
Abréviations. — Signes par lesquels on supplée à un mot, à une phrase.
Additions. — Notes très - succinctes , qui se placent à la marge extérieure des pages, hors de la justification et sans renvoi. Elles se font en très-petit caractère, sans interlignes, et se placent en regard du texte auquel elles se rapportemt ; parfois elles ne se composent que d’un millésime ou d’une date. L’avantage de ces notes est, au point de vue de la facilité qu’elles offrent pour les recherches, incontestable, surtout dans les livres d’histoire; néanmoins l’usage en est presque perdu aujourd’hui. On leur donne aussi le nom de manchettes.
Addition se dit également pour signifier un ajouté soit à réprouve, soit au manuscrit. Il y a une addition de plusieurs feuillets de manuscrit à telle feuille.
VOGABULAIUE
Aïs. — Espèces de plateaux formes do planches de sapin ou de chêne réunies par doux traverses, sur lesquels on desserre les formes dont le texte doit être conservé. Il y a des plateaux de format carré, raisin et Jésus.
Ajouté. — Partie de manuscrit intercalée après coup soit sur la copie, soit sur l’épreuve.
Al. iGNEMKXT. — L’alignement est vertical ou horizontal. Les chiffres qui doivent être additionnés, les vers de même mesure sont alignés horizontalement ; les caractères qui différent d’œil ou de corps sont alignés horizontalement dans leur partie inférieure à l'aide de parangonnages.
A LIS K A. — ^ot qui veut dire à la ligne, aussi l’alinéa est-il toujours renfoncé d’un cadratin. Il peut être considéré comme un signe de ponctuation plus fort que le point, parce qu’il marque dans le discours un temps d’arrêt plus prolongé. Dans les grandes Justifications, on a pris, avec raison, l’habitude de le renfoncer de deux et même de plusieurs cadratins. En poésie , dans les vers de mesure régulière et suivie , l’alinéa s’indique par un cadratin ; mais il est préférable de le faire sentir par une ligue de blanc. Dans ce cas, on se dispense de renfoncer le premier vers.
Apaiité. — Mot emiirunté du latin. Dans les pièces do théâtre, ce sont les paroles prononcées jiar un acteur, de manière à n’ètre entendues que du public, et qu’on suppose ne pas l’être des acteurs. — L'aparté fait partie des Jeux de scène, et, comme eux, SC compose en italique ou en petit caractère parangonné.
Aposthopiie. — Signe de l’élision. Les mots de la langue française qui s’élident et prennent l’apostrophe sont : les articles la, le; les pronoms personnels Je, me, te, se; le pronom démonstratif ce; la préposition de; la conjonction que; les adjectifs et adverbes quelque , jusque , lorsque, puisque, quoique, etc. L’t de la conjonction si s’élide devant le pronom il. Il est d’autres élisions admises, telles que celle de l’adjectif féminin grande
DU COMPOSITKI U.
dans les exemples suivants : grand' chambre , grand' chose , grand'croix , grand’garde , grand’mère , gramVmesse, grand'rue , grand’ iant e , etr.
La configuration de l’apostrophe est exactement semblable à celle de la virgule ; la place qu’elle occupe- dans le texte établit la difTérence qui seule la distingue de cette dernière ; la virgule a sa place à la partie basse des lettres ; l’apostroplie , au contraire, en occupe la partie haute, comme les lettres supérieures. Elle se place, sans espace, dans le mot élidé. On ne doit jamais diviser un mot après une apostrophe, excepté toutefois dans les derniers exemples ci-dessus : grand'mère , grand'croix , etc.
Approche. — C'est la distance, le blanc que chaque lettre porte avec elle pour la séparer d'une autre lettre.
AssonTlME^T. — Police partielle, ])lus ou moins importante, qui a pour objet de compléter un caractère. Voir le mot Police.
Banql-e. — On appelle ainsi la p.aye des ouvriers. — Livre de banque; faire la banque.
Barre ne 'châssis. — Celle qui le divise en deux parties, parfois inégales, et aux extrémités de laquelle on a pratiqué une mortaise, pour recevoir les pointures dans les tirages à la presse manuelle.
Becheveter. — Imposer tôte-à-tfite, ou tète-bèrhe.
Bilboqc ET. — Petit travail sans importance, facture, adresse, etc.
Biseaux. — Tringle do bois de longueur indéterminée, qui s’amincit graduellement d’une extrémité à l’autre, et qu’on emploie pour serrer les formes.
Blancs. — Dans les garnitures, on distingue les petits et les grands blancs : les uns comprennent les fonds et les têtes ; les autres donnent les marges extérieures et de pied.
Blanchir. — Augmenter le nombre des interlignes, des lignes de cadrats, ou des plombs do garnitures, pour obtenir plus de blanc.
VOCABULAIRE
Bi.oqcer. — Remplarcr provisoirement une lettre par une autre de mé'me épaisseur : dans ce cas, et par exception, la lettres doit être placée le cran dessus.
Bois. — Les biseaux, les réglettes, les coins qui entrent dans rétalilissoinent des garnitures.
Boiteuse. — Se dit d’une colonne plus courte que celle qui y correspond.
Brochure. — Ouvrage de peu d'étendue, qui ne forme qu’un petit nombre de fouilles. — On entend également par ce mi.t le travail du brocheur.
C MI 1 ER. — Fraction d’une feuille qui est composée de plusieurs cartons.
CAi.er, cài.ance. — Manquer de travail pour une cause accidentelle.
Casseau ou Bardeau. — On donne ce nom à une casse dont les proportions sont beaucoup plus grandes que celles d’une casse ordinaire, et dans laquelle on survidc les sortes surabondantes ou provisoirement inutiles ; il en résulte que , selon la nature des travaux, certains cassetins sont remplis tandis que d’autres sont complètement vides; aussi attaclie-t-on ordinairement au mot bardeau l’idée de quelque chose d’incomplet. Ou dit qu’une casse est bardeaude lorsqu'elle est irrcgulièremetft remplie et hors d’état de servir.
Carton. — Quatre pages d’impression ou quatre pages de composition, quel que soit le format, l’in-folio et l’in-4® exceptés.
Chargée. — Se dit d'une épreuve qui comporte de nombreuses corrections. On dit : Cette épreuve est très-chargée.
Chasser. — Jeter des blancs, ou employer un caractère plus fort pour arriver à produire un nombre do lignes ou de pages plus considéralile , sans augmentation de texte.
Châssis. — Cadre en for servant à l’imposition des formes. Il en existe de diverses dimensions, selon les formats.
DU COMPOSITEUR
Chemise. — Couverture de papier de couleur, non imprimée, dont on recouvre une brochure do peu de feuilles, ou même un volume.
CiiEVACCHAGE. — Alignement défectueux des lettres, qui se produit plus particulièrement à l’extrémité des lignes, quand les formes sont mal serrées.
Chiffres. — Il y en a de diverses sortes : arabes, romains, supérieurs, italiques. — Chiffre : Fleuron du libraire ou de l’éditeur.
Citations. — Extraits d’autres ouvrages. Elles se composent soit dans le caractère de l’ouvrage, avec guillemets, soit en caractère' plus petit, soit eu italique quand elles ont peu d’étendue.
Ci.iCHAGE. — Procédé qui consiste à solidifier, en la fondant d’une seule pièce, une page de composition qui contient parfois plusieurs milliers do lettres.
Ci.iCHÉ. — Une page quelconque, un fleuron, un bois gravé, reproduits par le clichage.
Coins. — Petits morceaux de Lois rectangulaires, à l’aide desquels ■ on serre les formes.
Colonne. — Partie d’une page, d’un tableau, qui comporte plu-^ sieurs colonnes séparées ou non par des filets. Les dictionnaires, index, etc., sc composent à plusieurs colonnes.
Compositeur. — Nom donné à l’ouvrier qui asscml.le les lettres dans le composteur. — Ailleurs que dans une imprimerie, le mot compositeur n’exprime qu’une idée incomplète et demande un complément. Il n’est pas rare do voir certaines personnes se demander s’il s’agit d’un compositeur musicien ou d’un compositeur de... quoi ? d’autres appellent improprement tous les compositeurs des proies. On aurait très-bien désigné le compositeur d’imprimerie parle mot typothète, en latin typotheta, qui se rencontre dans la plupart des historiens do la typographie, lequel, en grec, signifie poseur de types; il était plus
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l)i-of et plus significatif que compositeur d'imprimsrie. Son étymologie, un peu prétciiticuso , l’aura peut-être fait abandonner.
CoNSCiENCK. — On appelle hooimes de conscience les ouvriers payés à la journée, et non selon la quantité de travail qu’ils produisent.
CoNSEnvATioN. — Partie de matériel do éompositjon mis en réserve, ^cn vue de réim])ression. On conserve en formes, en l)aquets, en armoire, ou sur des ais.
CoxsEnvEn. — Mettre en réserve après tirage, au lieu de distribuer.
Copie. — Le manuscrit ou la réimpression que reproduit le compositeur.
Coquille. — Substitution d’une lettre à une autre. Voir page 04. On appelle également coquille une sorte de papier collé, employé surtout pour la correspondance, les factures, etc.
CoRiiECTEUB , ConnECTiox, Corriger. — Voir page '•04.
CoRRiGEUR. — I\om donné au compositeur chargé d’exécuter des corrections sur le plomb, pour b diitinguer du correcteur qui corrige les épreuves.
Couchées. — Ixîttres inclinées, hors d’aplomb, et qui, pour cette cause, sont illisibles au tirage.
^ Coulisse. — Planchette mobile d’une galée spéciale, dite d coulisse, sur laquelle on place la page de composition pour la faire glisser sur le marbre.
CoupoiR. — Outil à couper les lames de filets ou les interlignes sur une longueur voulue.
Couverture. — C’est l’enveloppe du volume. — Voir les conditions dans lesquelles elle doit être établie, page 145.
Crax. — Petite entaille que porte chaque lettre, indiquant le sens dans lequel elle doit être placée dans le composteur; le
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nombre et la disposition des crans varient, pour qu’on puisse distinguer les caractères de même force et en éviter le mélange.
C RÉ NÉE. — Lettre dont l’œil dépasse le corps et fait saillie dans certaine partie. Ce genre de lettres se rencontre plus particulièrement dans l’italique.
Débloquer. — Retirer une lettre placée provisoirement et y substituer celle dont elle tient la place.
Décognoir. — Morceau de bois ou de fer, aminci à l’une de ses extrémités, qui sert à serrer et à desserrer les formes.
Défets ou Défects. — Exemplaires incomplets ou défectueux qui restent après le brochage entier de l’édition d’un livre.
Dégarnir. — Enlever toutes les parties de la garniture pour en débarrasser les ])ages. En dégarnissant pour mettre les formes en distribution, on enlève les lignes de pied, de tète, les titres, notes, sommaires, etc.
Deleatur. — Nom latin du signe de correction indiquant une suppression.
Dépatisser. — Composer et distribuer les pâtés.
Désinterligner. — Enlever les interlignes d’une composition. A cet effet, on la met dans une galée, et, à l’aide de la pointe, on retire successivement chacune des interlignes.
Desserrer UNff forme. — Faire rétrograder les coins au moyen du marteau et du décognoir.
Détransposer. — Replacer dans leur ordre naturel des pages ou des lignes transposées.
Diable. — Un des cassetins de la casse réservé pour y placer les lettres gâtées et hors de service.
Distribuer, Distribution. — Action de détruire la composition. Voir page 61.
Division. — Signe qui sert à couper les mots à la fin des lignes. Voir page 35. — Division d’une forme : opération con-
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sistant à séparer en plusieurs parties un mémo te Ae destiné à être imprimé en diverses couleurs.
Douai. En. — Synonyme de doublon; répéter deux fois un mot, une ligne , un alinéa. — Doubler signifie encore rejeter le dernier mot ou la dernière syllabe d’un vers au bout du vers qui précède ou qui suit. Doubler une composition, c’est la faire deux fois.
Échelle. — Signe de correction indiquant la manière dont un remaniement de plusieurs lignes doit être opéré.
Embaucher. — C’est admettre un ouvrier dans les ateliers. Il n’appartient qu’au prote ou au chef d’atelier d'embaucher des ouvriers.
Encart. — Dans les fouilles do formats divisibles par cahiers, comme l’in -12, l’in -18, etc., on appelle ainsi un carton simple ou double, qui se détache pour être intercalé au centre du cahier principal.
Encarter. — Faire un encart.
Épigraphe. — Citation courte, extraite d’un écrivain, d’un poète, ou quelquefois du livre même qu’on imprime, et qui résume l’esprit dans lequel ce livre est écrit. Elle se place au titre, à droite do la Justification, et ne peut en occuper que le tiers ou la moitié. On la compose indifféremment en sommaire ou en alinéa; le caractère en doit être beaucoup plus petit que celui de l’ouvrage.
Épreuves. — Voir pages 81 et 83.
Erratum, Errata. — Rectification des erreurs ou des fautes qui ont pu être commises à l’impression ou par l’auteur. Erratum ne s’emploie que lorsqu’il n’y a qu’une seule faute à relever.
Espaces. — Le blanc qui sépare les mots. Voir page 18.
Étoile. — Voir au chapitre des Signes.
Fantaisie. — On appelle ainsi les travaux dont la disposition
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est peu usitée ou capricieuse. On dit aussi d’un caractère qui s’éloigne des formes classiques : c’est un caractère de fantaisie.
Faux -TITRE. — Avant-titre, qui occupe le centre de la première page d’un livre, et précède le grand titre, dont il est l’abrégé. Quand l’ouvrage comporte plusieurs volumes, on y ajoute la tomaison. Il arrive parfois qu’on sépare les grandes divisions d’un livre par un faux -titre; il porte alors le titre propre à cette division.
Feuille. — Unité typographique quant à la composition et au tirage. Une feuille in-4", une feuille in-18.
Feuillet. — Deux pages imprimées recto et verso, quel que soit le format; ce mot s’applique aussi aux feuillets de manuscrit.
Feuillet de réclame. — Le feuillet de copie qui termine une feuille et en commence une autre, et où l’on a dû indiquer la réclame.
Filets. — Lames de métal, dont l’œil donne à l’impression une ou plusieurs lignes droites, et qui servent à encadrer les tableaux, à séparer les colonnes, à orner les couvertures. Il y en a de plusieurs sortes : les filets de cadre , maigres , doublemaigres, gras, demi-gras, ombrés, azurés; ils sont fondus sur des forces de corps qui varient de deux à six points. On appelle aussi filets , de petits ornements qui servent à séparer les titres ou le texte, et à indiquer la fin des chapitres. 11 y a le filet simple, le filet orné, le filet anglais, etc. Voir page 118.
Filet tremblé. — Petite vignette fondue sur corps six, qui se compose comme la lettre , et figure une espèce de feston ; il n’est plus guère employé aujourd’hui.
Fleuron. — Espèce d’ornement gravé sur bois ou sur cuivre, ou cliché, qui trouve sa place dans les titres ou dans les blancs à la fin des chapitres ; il y en a de toutes proportions ; ils no sont pas établis sur des forces de corps régulières.
Folio. — Chiffres placés en tète des pages pour indiquer leur
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numéro d’ordre. Lorsque les pages portent des titres-courants , le chiffre pair se jilace à l’angle droit de la page recto, et le chiffre impair à l’angle gaucho de la page verso. En l’absence de titre -courant, ce chiffre sc place au centre de la justification, au milieu de deux moins — 128 — ou encore entre parenthèses (347 ).
Fonctions. — Expression par laquelle on désigne tout ce qui n’est pas composition. Faire des fonctions, c’est corriger, imposer, ranger, etc.
Fond (Blanc de). — Partie des plombs ou des bois de la garniture qui forme la marge intérieure des pages.
Format. — Le format d’un livre est déterminé par le genre et le nombre de plis donnés à la feuille de papier. Chaque format doit son nom à la quantité de feuillets contenus dans une feuille, ou à la moitié de cette quantité. Ainsi l’in-folio renferme deux feuillets ou quatre pages, l’in -4“ quatre feuillets ou huit pages, et l’in -8° huit feuillets ou seize pages, etc.
Forme. — La moitié d’une feuille de composition imposée dans un châssis, ou encore toute composition complète contenue dans un seul châssis.
Frappe. — Collection des matrices qui composent un caractèrr complet.
Frontispice. — Le titre principal, le grand titre d’un livre, qui se place au commencement du volume ; il est ordinairement précédé d’un faux - titre.
Fumé. — Épreuve d’un poinçon gravé, qu’on obtient en présentant celui-ci à la flamme d’une bougie qui le noircit, et dont on prend empreinte sur une carte lisse.
Gagner. — Par opposition à chasser. Tel caractère, tel manuscrit gagne sur tel autre, lorsqu’il produit moins de lignes et fait gagner des pages.
Galée a coui.issn. — Outre la galée dont nous avons parle.
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il on existe d’une forme particulière, nommée galée à coulisse, Bordée d’un troisième, tasseau qui ferme l’angle supérieur de droite, elle sert pour les pages in-folio et in-4”. Le . corps do cette galée est formée de deux plapchettes , l’une fixe , l’autre mobile, maintenue entre deux rainures qui font coulisseau. C’est sur cette partie mobile, pourvue d’une poignée, qu’on place la composition. Pour imposer, on retire la coulisse, comme un tiroir, et l’on fait glisser la page sur le marbre.
Galvano. • — Nom qu’on donne aujourd’hui à un cliché obtenu par la galvanoplastie.
Garde. — Feuillet blanc cpii précède le titre ou qui suit la table, entre la couverture et le volume. Ce feuillet est mis tantôt par le brocheur, tantôt il résulte d’une feuille de fin restée incomplète.
G ARM R. — Entourer les pages des garnitures en plomb ou en bois qui servent à les maintenir dans le châssis.
Garnitures. — Plombs fondus systématiquement pour remplir les intervalles qui séparent les pages d’une forme ; ils déterminent et représentent les marges du papier. Quand on dit la garniture d'ww feuille, on entend par là l’ensemble de toutes les pièces qui la composent. Voir page 86.
Habillage. — On appelle ainsi l’opération qui consiste à entourer un bois d’une paitie de texte, remanié à cet effet sur diverses justifications, suivant la forme do ce bois. Dans les ouvrages illustrés, où les bois se représentent fréquemment, s’il s’en trouve un en page paire et un autre en page impaire, il faut, autant que possible, faire en sorte qu’ils tombent bien en regard et prendre soin de placer chacun d’eux do telle sorte qu’il confine à la grande marge.
Hauteur ou Hauteur en papier. — C’est la hauteur comprise depuis le pied de la lettre jusqu’à la superficie de l’œil. A Paris, elle est identique pour tous les caractères ; à Lyon, les caractères ont environ un millimètre de plus.
VOCABULAIRE
Ibidem. — Mot latin dont on se sert pour éviter de répéter le passage ou le titre d’un ouvrage qui vient d'étre cité.
Idem. — Mot latin qui s’applique d’une manière analogue au nom d’un personnage ou d’un objet. Ce mot et le précédent se mettent en italique.
Illdstrations. — Ce mot désigne les gravures sur acier ou sur bois qui accompagnent un livre, et dgurent hors du texte ou dans le texte même.
Imposition. — C’est une des fonctions du metteur en pages ou de l’homme de conscience. Voir page 86.
Intercalation, — Addition d’un mot, d’une phrase, d’un passage, d’un feuillet dans un texte manuscrit ou imprimé. — On appelle aussi intercalation un carton ou une demi -feuille qui, faisant partie ou non d’une fouille, trouve place dans cette feuille.
Intercaler. — C’est comprendre dans l’imposition d’une feuille un quart ou une demi -feuille qui en fait ou non partie. Dans ce cas, on impose ordinairement de façon que l’intercalation se rencontre au centre de la feuille, et puisse en être détachée au besoin.
Interfolier. — Placer un feuillet de papier blanc entre tous les feuillets d’un volume imprimé. C’est la tâche du relieur.
Interlignes. — Lames de plomb de diverses longueurs et épaisseurs, qui se placent entre les lignes.
Introduction. — Elle précède le texte du livre, dont elle est parfois le premier chapitre. Dans ce cas on la compose en caractère semblable à celui du texte.
Italique. — Caractère incliné de gauche à droite, comme l’écriture.
Justification. — Son importance. Voir page 28.
Labeur. — On donne ce nom aux travaux qui présentent un
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certain caractère de durée, par opposition aux ouvrages de ville, qui d’ordinaire s’exécutent en peu de temps.
Lardée. — Se dit de toute composition où les petites, les grandes capitales, l’italique, les chiffres, etc., se rencontrent dans une proportion considérable. On dit : Cette composition est lardée de chiffres et de petites capitales.
Lettres de decx points ou Initiales. — Elles ont la forme des capitales. Jadis on en plaçait une, sans la renfoncer, au commencement du texte d’un volume ou de chacune de ses grandes divisions. Cette dénomination de lettres de deux points vient de ce que leur force de corps et d’œil est à peu près double de celle du caractère qu’elles accompagnent. — Ce sont ces lettres qui servent pour la composition des lignes de titres.
Lettrine. — Petites lettres supérieures dont on se servait jadis pour renvoj er aux notes ; elles sont remplacées aujourd’hui par des chiffres.
Lever la lettre. — Mouvement de la main qui compose. On dit d’un compositeur habile qu’il lève bien la lettre. Voir page 25.
Lézarde. — Petit accident naturel de la composition, qui résulte de la rencontre fortuite do blancs ou espaces se succédant sur un môme point dans une série de lignes superposées, et qui a pour effet do produire un vide on ligne verticale ou diagonale désagréable à l’œil. On remédie à ce mauvais effet par un remaniement.
Ligne. — La ligne, selon sa nature, prend un nom qui lui est propre; il y a la ligne do texte, la ligne do titre, la ligue do tête, la ligne do pied, la ligne perdue, la ligne do blanc, la ligne pleine, la ligne pointée, et enfin la ligne d voleur.
Long. — Au long, pour indiquer qu’un mot abrégé ou qu’un nombre exprimé en chiffres doit être mis en toutes lettres.
Manchettes. — Synonyme d'additions. Voir ce dernier mot.
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Marbre. — Table recouverte d’une pierre dure polie, ou d’une plaque de fonte, sur laquelle on impose et on corrige les feuilles.
M ARGES. — Parties blanches du papier qui entourent la page ; on distingue la marge de fond , la marge de tète , celle de pied , et la marge extérieure , qui est la plus grande.
Matériel. — L’ensemble des objets de toute nature qui composent un établissement d’imprimerie.
Matière. — Le mélange de régule, de plomb et d’antimoine dont les caractères d’imprimerie sont formés; on dit : matière forte, matière dure, matière faible. — On appelle aussi matière les caractères hors de service destinés à être refondus. — On emploie encore ce mot dans certains cas, pour signifier texte ou copie. On dit : La matière fournira vinqf, lignes ; il y a dix lignes de matière.
Matrice. — Empreinte en creux obtenue dans du cuivre à l’aide d’un poinçon d’acior.
Mise EN PAGES. — Fonctions de la composition exécutées par le metteur en pages. Voir page 67.
Monter une casse. — C’est la drosser sur la partie du rang inclinée en pupitre. Monter, se dit aussi de l’opération qui consiste à dresser et à terminer un tableau dont toutes les parties sont composées ; monter un tableau.
Mordant. — Espèce do pince en bois qui sert à fixer les feuillets de copie sur le visorium.
Nombres. — Ils se figurent en chiffres ou s’expriment en toutes lettres, selon la nature de l’ouvrage. Ainsi dans certains livres spéciaux , où les nombres se représentent fréquemment , en statistique par exemple, il est préférable d’employer les chiffres, parce que les nombres sont alors plus apparents et plus aisément comparables.
Notes. — Il ya trois sortes do notes : celles qui se placent au bas dos pages, celles qu’on reporte à la fin du volume, et celles
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DU GOMPOSITEUH.