SS MANCEL
53. Il ne'nous reste plus qu'à donner la description de l'appareil représenté fig. 87 dans son ensemble > et dans ses détails fig. 88 ,- 89, 90, 91 , 92 , 9??, g4 , et 95*
/*, fig. 87 , est une. sphère de fonte de fer ou de 1er forgé , ayant une attache quelconque qui facilite sa fixation ; cette sphère est vue en dessus et à part, fig. 91. On peut varier de beaucoup de manières les formes de cette, attache, on n'a fait de modèles que des suivantes, i a celle dont nous venons de parler et que nous nommons sphère à patte, elle se pose en dessus ou en dessous de l'établi, selon qu'on veut élever Tétau ; il sera saillant au '-dessus de cette table , ou bien il l'affleurera si on le pose €n dessous. Cette forme de l'attache permet aussi de placer l'étau dans un coin* sûr un angle saillant.
qu elle lie détériore pas dessus et que le rebord, s il y en a un , peut être continué tout autour sans qu'il soit besoin de l'entailler, comme cela a Heu pour la pose des étaux ordinaires.
3°' Celle représentée fig. 9a, que nous nommons à èquerre, et qui est la même que celle dont nous venons de parler, à cette différence près, toutefois, que la bande est repliée à angle droit : ce qui donne la facilité de poser l'appareil sur un coin et en même teins sur le champ ae l'établi.
4° Celle représentée fig. #3, que nous, nommons à vis, qui est encore une sphère à bande, mais d'une pose plus facile, puisqu'il ne s'agit que de percer un trou sur le champ de l'établi de. calibra avec la vis qui forme la queue * d'y insérer avec force et en tournant cette queue qui fait taraud;, et d'arrêter ensuite l'embase avec un dou ou deux pour qu'elle ne puisse* tourner et se desserrer : cette attache est plus promptement fixée ;' mais elle offre le désavantage d'éloigner l'é|au de l'établi, l'emhase ne pouvant s'encastrer dans le champ de l'établi, comme cela a lieu pour la sphère $ bande, fig. 94.
5° Enfin, celle représentée figure 95, que nous pommons à barre. C'est tout simplement une sphèrs dont la queue a la forme du parallélipipède rectangle,
di l'amiuii. 5g
elle ne se pose pas à demeure ; on la prend dansl*étan ii pied par sa barre , qu'on serre entre les mâchoires. L'étan, monté sur la sphère , tourne dans toutes les directions à la droite ou a la gauche de l'ouvrier; il rem- £lace alors avec des avantages tout-à-fait marquant iê pinces à chanfreiner, lorsqu'on n'en a pins besoin on l'ôte et on le met à l'écart ou dessous l'établi. ' Ces cinq espèce» d'attaches paraissent devoir suffire à' tontes les nécessités.
54* Independainment.de la sphère , l'appareil se compose encore de deux capsules g , h , oo coquilles en fonte de fer , dont la supérieure •£ est représentée , vue en dessous , fig. 88 , et vue en dessus , lig. 89.
La calotte des capsules doit faire partie d'une sphère creuse d'un diamètre moins fort que celui de la sphère pleine, fig. 91 , 92, etc. , afin qu'il n'y ait de contact entre Jes capsules et la sphère sur laquelle elles jouent que pur le périmètre de la capsule., et qu'en aucun' cas la sphère pleine ne puisse toucher au fond de la' capsule; ce n'est pas que cet état soit mauvais par luimême , mais c'est qu'il n'aurait pas de durée; parce que, les bords de la capsule s'usant. plus vite-que le fond ou lé centre, il n'y aurait bientôt que ce centre qui toucherait, et alors toute la résistance serait détruite.
55.. La capsule g s'ajuste après la patte h de l'étan, en limant tes deux talus on but loirs I>. D. D. , fig. 87 , 80, jusqu'à ce que (a patte ,dé i'étau y entre en employant un peu de force. Si le dessous n'était pas hier* d'équerre, on le dégraisserait avec la lime, sans toutefois lui ôter de sa force ; car alors , il faudrait limer le dessus de la capsule', qui, étant de fonte douce, est susceptible de recevoir toutes les formes qu'on veut lui donner ; le centre -de cettetcapçule doit correspondre avec le centre de -la- vis e : pour s'assurer de cette coïncidence , on fera monter cette vis jusqu'à la capsule, et, si l'on s'apercevait que le centre de la capsule soit en dehors du centre de la vis, on entaiU lerait cette capsule par le côté qui touche au dos de l'étau, jusqu'à ce que les deux centres se rencontrent ; si le centré -de la capsule se trouvait en dedans delà ligne de centre , l'opération serait plqs difficile ; mais il eat inattte/d'eo parler ; car ce, serait alors la preuve
60 MAHVBL
3ue l'appareil serait trop petit pour l'étau et qu'il faarait en prendre un plus fort : les modèles sont faits d'ailleurs de manière à ce que cette disposition na puisse jamais se rencontrer. La situation de la patte est indiquée par une pointure sur la fig. 89.
56. Lorsque la capsule supérieure est ajustée , on s'occupe d'ajuster celle h x fig. 87, vue à part,- et en dessus fig. 90. 11 n'a pas été nécessaire de la dessiner en dessous , puisqu'elle est plane de ce côté : elle ne présente pas ptus de difficulté que la première pour son ajustement. On commence par percer au centre du creux un trou, visible sur la figure 90.Ce trou «fcitêtre de calibre à recevoir, sans aucun balottemenî, le tourillon de la vis de pression c entrant dans le trou c* du triangle en fer , fig. 96 , qu'on supprime , ou que l'on tient en réserve pour les cas où l'on voudrait reposer l'étau à demeure .après l'établi. Si ce tourrillon était de la grosseur du plein de la vis, c'est-à-dire si les fileta seulement faisaient èpatttement , saillie à l'entour , on réduirait , en le, limant, ce tourillon de manière à former un épaulement destiné à butter contre le dessous de la capsule , et alors jl faudrait avoir soin de percer le trou plus petit. En général , on ne risque rien de faire le trou petit, sauf à. réduire le tourùlon a son diamètre; ce tourillon n'a pas besoin d'être fort ; sa fonction est intéressante ,< mais elle n'exige point de' force et il est au contraire très-utile d avoir un épaulement solide , parce que c'est cet épaulement qui supporte toute la fatigue des pressions , qui sont quelquefois très-considérables. Lorsque le tourillon est ajusté dans le trou , il ne reste plus qu'a ajuster la capsule A après l'étau, qn'elle doit embrasser par sa partie postérieure. Si l'étau était façonné , et que le support Ju talon a ne fût .pas bien tiré de longueur, c'est-à-dire si ses longs côtés n'étaient pas parallèles entre eux, ce qui est très-rare, il faudrait établir le parallélisme à l'aide d'une lime ou d'un burin, ciseau à froid (6£) , ensuite limer la capsule de manière à ce que l'entaille E embrasse exaetement , sans efforts, maïs surtout san* balottement , le dos de l'étau et le support du talon a, ainsi qu'on voit en t, fig. 87, Il faut que U capsule puisse, monter et 4ea-
m l'abmusibi. 61
cendre d'une ligne ou deux ( a a 5 million ) le long de Jefau : l'ajustage est alors achevé.
57. Pour placer la sphère' entre les capsules , on fait rentrer en entier, dans l'écrou du talon a, la vis et son tourillon , on incline les capsules en dehors , et , s'il le faut, on lime un- peu la partie extérieure dn talon a, qu'on arrondit sur son arête supérieure , ainsi qu'on peut le remarquer dans la figure 87 : on introduit la sphère , qu on est quelquefois obligé de forcer en la frappant avec un marteau de bois , on met le tourillon de la vis c dans le trou de la capsule « en ayant bien soin de mettre uqe goAte d'huile sur ce tourillon et sur i'épauleinen^, afin qu'il tourne facilement dans le trou , et l'étaji est monté «t prêt à servir.
58. Nous devons ajouter qu'il faut faire une scrupuleuse attention à ce que le tourillon ne dépasse pas en dedans le fond de la capsule ; car , s'il venait à toucher la sphère » une grande partie de l'effet de l'appareil serait détruite.
Si nous avons insisté sur la description de cet appareil , c'est que c'est une chose neuve et encore inconnue qui, de l'aveu de tous les ouvriers , donnera d'immenses facilités pour le travail^ lorsqu'elle sera plus répandue et appréciée : nous. avons multiplié les essais ; nous avons fait des- boules et des capsules en cuivre : elles n'ont pas présenté une résistance convenable ; le fer ou la fonte de fer nous ont seuls paru convenir parfaitement ; les plus .fortes pressions , des chocs capables de rompre un fer de |5 millimètres sur dix n'ont pu , non-seulement casser laamueue de la sphère dans son colet , qui est l'enôVoit Viole , mais même faire tourner sensiblement les capsul%8ur la sphère. Nous pensons que nos lecteurs ne seront pas fâchés de rencontrer ici des détails un peu plus étendus que les bornes de cet ouvrage ne. le comportent sur cette utile découverte.
Indépendamment de cet étau, il doit eneore y avoir dans l'atelier un gros étau commun y fort et robuste a qu'on nomme étau à eiwud, ( Voy. fig. 3p, pi. 1 1 *). Cet étau doit être placé a proximité de la forge. Nous en parlerons plus bas. <
5o. Lu ciselais, poinçons, Lé» oiselets sbnt.de petit?
<Î3 KARCBL
outils tranchans par an bout et arrondis de l'autre : c'est sur ce dernier bout qu'on frappe avec un marteau pour ciseler, évider des mortaises, percer des rainures : ils doivent être faits debon acier et trempés bleus. Les figures 55, 56, 57 et 38 „ donnent l'idée de ce que sont les ciselets, poinçons,, burins-bédanes, et autres petits outils de cette nature , dont les formes sont très-nluftipliées, mais que nous ne pensons pas devoir reproduire, les quatre que nous donnons devant suffire.
60. Les mattoirs^ Ces petits outils sont de même nature que les oiselets, à cette différence près qu'ils ne sont pas coujRns , mais bien carrés, ronds oh méplats par lé bout rron'les^rerope plus -durs que les ciselets ; les figures 3§ , 4.0 et 4 1 en fourniront une idée. Ils servent à refouler , à enfoncer les tôles et le cuivre en planche.
61. Grattoirs ; pointes à tracer , brunissoirs. Les. fi g. 49) 5o, 5i , 5a, '33) 54, 55, 56, 5j<et 58 , donneront une Idée suffisante de ces outils , sur lesquels nous n'avons rien de particulier à faire remarquer!
6». lutt rabots. Tout le monde connaît le rabot : cet outil du* menuisier est également utile à l'armurier ; nous n'-en donnerons pas la description ; nous renvoyons à cet effet au Manuel du Menuisier-Ebéniste.
63. La même observation sera applicable aux ciseaux à bois. >
64* On appelle indifféremment burin ou ciseau à froid une petite bandelette de "bon acier trempé, très-dur, affûtée par un bout et sur laquelle on frappe par son bout arrOQjkk Ce ciseau est , à proprement parler , un ciselé t «nnVplus grand et plus dur, servant à couper
le fer .4 -*
65. La pfanc ou couteau à deux manches sert à dresser les bois, à les aplanir, à les arrondir grossièrement ; cet outil est plus particulièrement employé par les tonneliers. L'inspection de la figure 9*7 sera suffisante pour en donner une juste idée : c'est a ailleurs tin outil connu de tout le monde.
Depuis quelque temps on se sert dans les ateliers de facteurs de pianos, ébénistes et autres, d'une plane dont l'emploi serait très- favorable aux armuriers : on la nommç pkuicçnfulçe, ou, plw cojuinunÇmeut, b*s-
- Dl l'akmurikr. 65
fringue : c'est une petite plane dont les bras ne sont pas terminés par des boutons en bois comme dans les planes ordinaires , mais par des parties carrées des*tinées à traverser le fût. Ce fût. est nu . morceau de bois qui se termine par les deux bouts en deux poignées, et qui, dans le milieu, est percé d'une lumière .semblable a celle des rabots' dont la plane forme le fer. On vend ces outils tout préparés ; l'intéressant est d'en constater l'existence.
66. La fie. 33 représente un. outil faisant partie d'une série d'outils semblables qui portent indifféremment le nom de bitttçir ou pousse-avant , mais plutôt ce, dernier;- ce sont des outils en acier solidement maintenus dans des manches courts et arrondis , devant ne placer dans la paume de la main , les uns affectant la forme de gouge , les autres celles de ciseau plat , les autres sont angulaires , ils s'affûtent trèsfriands. Ils sont destitués à. sculpter ié bois et principalement, a fouiller dantf les creux. Les guimbardes sont des espèces de petits rabots avec .conducteurs qui ser* vent à aplanir le fond des creux où elles font le service du rabot ; ces outils sont quelquefois employé* par l'armurier ; mais ils n'appartiennent pas positivement à sa profession, ils appartiennent plutôt au Sculpteur et au graveur sur bo'cs ; auxquels l'armurier trèsoccupé confie les sculptures à faire sur les fûts, des armes de prix.. Nous nous contenterons donc de les indiquer sans entrer dans de pi us. grands détails sur ce qui les concerne. Tous ce6 petits outils seront d'ailleurs cités dans le Vocabulaire qui suit l'ouvrage. ■
OUTILS SEAVAKT A FOBJSB, A PBBCKK , A ALXSIR 9
A *RAV6*R. , , f
67. Les on tUs. compris sous Ce titre sonOrès-nom'' breux ; aucun', à l'exceptioaftdés vrilles dont les armuriers ne se servent pas , parce qu'elles sont sujettes à faire fendre le bois et que d'ailleurs elles n'avancent que lentement, aucun, disons-nous-, ri*est mu parla main sans intermédiaire; et,' soit que l'on fore , qu0 l'on alèse où que l'on frlise un trou ,' on est obligé d'employer un pôrte-mècbe ou porte-foret qui permette d appuyer plus ou moins fort, selon la résistant
64 iiAiro&L
des matières à percer , et de donner en même tems un mouvement de rotation. Plusieurs porte-mèches ont été inventés ; nous ne parlerons pas de ceux compliqués mis en usage dans les grandes manufactures : ils sont mus par les moteurs généraux ; ces moyens se rencontrent rarement dans l'atelier de l'armurier; cçux dont il faitjisàge sont : l'étrier mobile ou à potence , le vilebrequin \ l'arçon, le toûret. Nous examinerons chacun qe ces quatre moyens.
68. Ont appelle àtrUr mobile un cadre, en fer surmonté par le haut d'une vis en £er à pas carrés dont le bout intérieur est aciéré et appointé et dont la tétc est traversée d'un trou dans lequel passe une. manette semblable a celle dés vis d'étau. Xes deux montans de ce cadre sont prolongés par le bas en dehors du cadre et reçoivent dans des mortaises pratiquées à leur extrémité inférieure des coins où clavettes en fer qui servent à. fixer l'ensemble sur un banc destiné à k porter ; la traverse-inférieure du cadre, celle qui pose sur le banc , est fendue dans une partie de sa longueur de chaque côté, à partir du milieu qui reste plein ; au centre de ce plein est un trou qui sert à livrer passage au foret ou à la mèche , lorsque l'objet à percer est traversé. Cet objet est maintenu pendant qu il est soumis à l'action de la mèche par deux mâchoires tailléeà et trempées comme les mâchoires d'étaux ordinaires; ces mâchoires sont mobiles, elles glissent dans les fentes ou rainures de ta traverse inférieure an moyen de deux vis de rappel dont les, têtes ou poignées sont saillantes en dehors du cadre de chaque coté; Le vilebrequin qui reçoit la mèche est en fer , il est pointé par le haut et forme une crapaudine dans laquelle s'engage la pointe de la vis qui domine l'appareil ; l'objet étant pris entre les mâchoires et posé au ceatre, on pose dessus la mècfc} , on fait descendre la vis de
Sression dans le pointage du vilebrequin qu'on tourne 'une main', tandis que l'autre > appuyée sur la vis , la fait descendre en la tournant à mesure que -la mèche
- assez souvent dans l'atelier de fabrication en grand»
di l'akhcbwi. 6&
6g. L'étrier en potence diffère de l'étrier mobile , d'abord par la forme, et ensuite en ce point qu'il est posé à demeure dans un endroit quelconque d'où il ne peut être transporté. Son nom lui vient de sa forme. On place cette potence contre un poteau à demeure entre deux pitons sur lesquels elle tourne à droite et à gauche : au moyeu d'un demi-cèrole avec vis de pression» on la fixe à Vendroit convenable. La traverse du haut forme une coulisse dans laquelle glisse une barre dont l'extrémité antérieure est façonnée en forme d'olive. Cette olive est traversée par un trou taraudé qui est l'écrou dans lequel s'engage la vis de pression qui domine l'étrier, qui eut absolument faite eomme celle de l'étrier mobife , qui sert au même usage et se manœuvre .de la même manière,, Mais, comme cette barre , qui glisse dans la coulisse , pourrait reculer ou avancer pendant le travail , ce qui dérangerait la position absolument verticale .du vilebrequin , elle est ellemême réglée dans son mouvement de tiroir par une vis. de pression qui la fixe invariablement à. l'écartément convenable ; lorsque l'étau à pied dan» lequel on prend l'objet à percer (cette sorte dé tiroir ne pouvant servir isolément v*t sans le secours d'un étau) est luimême à demeuré , l'instrument est beaucoup plussimple , puisqtr'aldrs oq peutvse dispenser de pratiquer la coulisse dont nous venons de parler., et que l'écrou peut être taraudé à l'extrémité de U barre supérieure, elle-même. On ne fait la coulisse quelorsquil s'agit d'étendre ou de ! restreindre le rayon du cercle;de portée de la potence pour aller chercher la perpendiculaire de l'étau; Quant à l'usage et à-la manœuvre, cet étrieg est îe même que celui que nous avons décrit (68} * mais il .a moins de force.il est souvent plus commode à placer et ne demande pas autant de frais, de fabrication.
70. -Aorés ces moyens qssez compliques' vient le. vilebrequin ordinaire , jmu aussi à la main , mais poussé, par l'estomac : c'est c^lûi dont les menuisiers , les ser« ruriers et autres font usage. Le vilebrequin-est en fer,. Sur le milieu de ta partie coudée est une pommé mobile, ordinairement en bois, mais mieux en fer,, qui facilite la manœuvre. Cet ustensile étant connu , aov
66 MATVHBL
n'en diront rien de plus , la figure fera le reste : a , fig. 59, la,poignée ; 6, la pomme mobile ; c, la botte ; rf, la vis de pression. Il sert principalement à percer le bois.
71 . L'arçon et la boîte à forets sont plus spécialement employés pour les menus forages des métaux ; c'est un moyen commode en ce sens qu'il est portatif. Ce moyen de percement se compose , 1* de fa botte à forets ; 2 6 de V archet ou arçon qui là fait mouvoir ; 3« du plastron ou conscience , qu'on applique sur l'estomac ; 4° enfin, dans la majeure partie des circonstances , d'un moyen quelconque de maintenue de l'objet à forer, é tau , presse , valet y etc. La botte à forets est un arbre en 1er, appointé rond par un bout , carré dans son milieu pour recevoir une bobine en fer ou en bois dur, foré par l'autre bout d'un trou quelquefois rond, le plus souvent carré , dans lequel s'engage la soie du forej et où elle est parfois maintenue par une vis de pression. Cette partie de l'arbre , qu'on nomme Aussi la tête, mais plus" souvent la botte, affecte des formes diverses ; parfois le trou est pyramidal et alors on ne met point de vis de pression ; la* force d'impulsion suffi^pour fixer le foret; d'autres fois on fait une mortaise transversale servant de dégagement ,et utile lorsqu'il s'agit de retirer de la bbîte , fa soie d'un furet rompu , qu'on n'en pourrait extraire, sans ce moyen. ISarcùn est une lame de fleuret ou d'épée plate faisant le crochet par le bout, emmanché solidement et ayant un crochet du un piton pris dans le manche, pour arrêter la corde, qui n'est autre chose qu'une lanière de cuir cru, ou une corde de boyau recouverte de fil de -fer : cette corde doit faire un tour ou deux sur la bobipe et forme l'arc avec la lame de l'arçon. Le plastron^ ou conscience, est (in morceau d'acier dans lequel sont pratiqués des trous peu profonds destinés à recevoir le b.out pointu du porte-foret et à former crapaudine. Ce morceau d'acier est fixé sur un morceau de bois ayant une légère courbure , afin qu'il puisse mieux prendre la forme de l'esfomac sur lequel H tient à l'aide d'un cordon passé sur le col.
La figure 69 représente un porle-fbret ordinaire : a, est la pointe ; b, la bobine ;'c, la boîte à forets j d 4 la vis de pression Je ; uû foi et pris dans la boite.
DE l'aRMDBIKE. 67
La fig. 67 représente l'arçon : a est la lame ; b, la corde ; c, le manche ; d, le crochet ou piton où passe la corde.
La fie. 68 est le plastron ou conscience ; a , la planche en bois; b; le morceau d'acier foré ; cc f ies cordon».
7a. Ze tourèt, fig. 64 , est aussi un porte -forêt qu'on fait mouvoir avec l'archet ; mais il diffère de la boîte ordinaire en ce qu'il est fixé à un endroit déterminé et que l'objet à forer est tenu dans Ja main de l'ouvrier. La très-faible pression que peut exercer cette main , comparativement à celle qu'on donne dans les é trier* au moyen des vis de pression avec le vilebrequin et avec l'arçon au moyen de la pression. du corps, fait que le touret ne peut être employé que pour le forage des petits trous;' maïs il remplit admirablement bien cet o fil ce et perce très-droit et très-promptement.
On trouve ces touret? tout faits chez les marchanda d'oUtils à des . prix très-modérés. On les prend dans ré tau, ou bien, on les visse sur l'établi au moyen de la vis a; on met la corde de l'archet sur ja bobine b ; la vis de pression csert à prévenir les bailotemens en poussant le collet de l'arbre qui est cemique dans une bague de cuivre, formait coussinet, renfermée dans la poupée de devant. La boite est garnie d'une petite vis de pression d qui assure, l'immutabilité du foret e.
Mèches, forets yécarrissoirs y alésoirs, fraises, tournevis»
75. Les mèches servent ordinairement à percer le bois \ mais on donne aussi, ce nom à- de gros forets plats servant à percer' dés trous dans les métaux, elles prennent alors le nom de mêolies à conducteur : nous n'en parlerons point, parce qu'il West pas à notre connaissance que l'armurier en fasse usage : nous ne considérerons les mèches que' comme' des outils servant à^percer le bois.
. Les mèches sont de deux espèces , plates ou rondes. Les plates servent plus particulièrement dans les bois en planches , les rondes avancent bien plus sur le bois en bout.
74. Les mèches plates, autrement dites mèches à trois pointes , mèche* anglaises, sont de plusieurs sorte
nous n'entrerons dans aucun détail sur ce qui les concerne ; on les achète toutes faites chez te marchand ; l'usage enseignera à reconnaître celles qui doivent être préférées par l'acheteur ; l'armurier doit en avoir un assortiment. Cette sorte d'outil a l'avantage de
Î>ercer très- droit et très-régulièrement, et de ne point aire fendre le bois.
75. Les mèches rondes ou à cuiller Se trouvent également toutes fabriquées' danjs le commerce : elles affectent à-peu-près la forme d'une vrille qui n'aurait
Eaâ de vis d'appel ; l'armurier doit en avoir une série, a fig. 61 représente une de ces mèches : il y en a de toute force. v
76. On appelle forets des outils d'acier trempé plus dur que celui des mèches , et qui servent à percer les métaux, l'ivoire, la corne et les autres corpj durs et tenaces : il y a des forets de plusieurs espèces. Comme l'ouvrier fabrique lui.- même ces outils, qu'on ne trouve dans le commerce qu'en petit nombre et de mauvaise qualité , et simplement comme garniture des tourets , nous sommes contraints ^de donner quelques détails sur ce qui les concerne..
77. Le foret proprement dit est représenté par la. fig. 65 : il est destiné à percer dans le ter des trous de deux à sept millimètres de diamètre ; plus petits , les. trous sont plus facilement percés par leforet langue dû carpe dont il sera parlé plus bas ; plus-grands , c'est la mèche à conducteur qui remplit cette fonction. Ainsi qu'on le voit dans la figure, ce foret.» étant à biseaux contraires 9 ne coupe que dans un sens de rotation, il ne produit que la moitié de son effet lorsqu'on le fait tourner à l'aide de l'archet qui va et vient et produit £ chaque coup des retours pendant lesquels l'outil cesse ae couper ; ces forets avancent donc beaucoup mieux par un mouvement de rotation continu, tel que. le vilebrequin ou Jes tourets mus par une cetde sans fin. Comme les biseaux né coupent que d'un côté, ils sont plux friands que les tranchans formés par la rencontre de deux plans inclinés., comme cela ajieu pour les langues de carpe : ces derniers ne font que gratter, tandis que les premiers enlèvent un copeau ; ainsi donc, (es forets & biseaux contraires ae seront na*
DB L*ABMTK1ER. 69
aussi communément que les autres mus par on arçon. On lés fait avec un bout de fil d'acier qu'on éqnarrit
}>ar un bout, si la boite à forets est carrée, ou qu'on aisse rond en l'ajustant au creux de la boite et en l'aplatissant un peu par l'autre pour lui donner de l'entrée. On fait les deux biseaux à la lime ; on trempe daqs toute la force de l'acier; on fait revenir
faille, si l'acier est faible , et rouge d'or si l'on a employé 'acier fondu. On affale- les biseaux sur la pierre à l'huile en conservant le côté plat bien droit et bien vif.
78. Le foret langue de carpe se fait de la même manière, avec le même acier et reçoit la même trempe ;
3uant au" tranchant , il diffère en ce point qu'on fait e chaque côté un biseau arrondi qui tient toute la largeur du- foret, ainsi que le fera comprendre la fig. % 66 ; ces forets peuvent être capillaires et parvenir à la * même force que les forets à biseaux contraires ; et , comme ils coupent en montant et en descendant, ils st>t plus propres a être maintenus dans les porte-forets qui sont mus par l'archet, puisqu'ils coupent également , soit qu on pousse, soit qu'on retire le' bras ; cependant, comme ils ne font que gratter , lis n'avancent pas autant que les autres forets lorsqu'ils sont mus avec la pression et dants les circonstances qui leur «ont propres,
79. Le foret langue a"a$pic sert phis particulièrement à percer le cuivre ; il est affûté des deux côtés et se termine en pointe ; il y a encore quelqu'autre. espèce- de forets* mais dont les armuriers ne font point usage. ,1
80. Les écarrissoirs , fig. 61 , 6*2, qu'il ne faut pas confondre avec les alésoirs , comme cela a lieu assez «ouyent dans la dénomination technique % sont" des outils qui servent à, agrandir des trou* faits dans les jnétaux. On lès fait' à quatre et à cinq pas , quelquefois à six j ils affectent tous une forme pyramidale ; ils doivent être faits en acier de première qualité et , autant que possible, en acier fonda; car ils sont sujets à casser , s'ils sout trempés trop durs, et ils blanchissent et s'arrondissent promptement , s'ils sont mous. C'est ce qui fait qu'on' emploie l'acier fondu , afin qu'il soit possible* de les faire revenir bleus et qu'i'
soient encore assez durs pour conserver la vive arête de leurs angles. La trempe des écarrissoirs demande quelque précaution , l'outil étant sujet à se voiler lors de cette opération, et devenant par là même , et à part tout autre cons idération , plus sujet à casser. Après les avoir mis au feu, on les présente à l'eau dans . une position verticale , la pointe: en bas : il faut que l'eau soit profonde, afin qu'il soit possible de plonger; mais', comme ordinairement on ne trempe point la soie , on a soin de tenir cette partie moins chaude. Quelques ouvriers ne trempent point cette soie : ils la tiennent au-dessus de l'eau ; c'est une mauvaise manière ; il vaut mieux laisser aller au fond jusqu'à submersion : le. refroidissement est plus instantané, surtout pour, les gros écarrissoirs qui échauffent l'eau; et, comme on risque d&les faire voiler en les promenant à droite et à gauche, il vaut mieux le* laisser plonger. S'il arrivait que la. soie fût trempée, on la ferait -revenir davantage que le reste de l'outil, «n g faisant porter le coup de feu de son côté : il est même, ■ dans tous les cas , prudent d'en agir ainsi , la pointe \ étant sujette à revenir plus promp^ement qu'on ne voudrait. ,
81. Les . écarrissoirs carrés coupent mieux que ceux à ciuq ou à six pans , mais sont plus sujets à s'égrener ou à nlanchir sur les angles :. presque tous les (écarrissoirs du commerce ont cinq pans ; ceux que les ouvriers font eux-mêmes sont plutôt quadr angulaires , forme qui est plus facile de. fabrication. Ces outils s'adaptent dans le vilebrequin et y sont maintenus par une vis de pression entrant dans une entaille pratiquée sur la soie.
82. Les aiesoirs sont des outils également d'acier bien trempé à J'aide desquels on dresse l'intérieur des tubes et généralement tous les trous qui ont besoin d'être parfaitement droits et ronds. On les nomme trous ou tubes alésés lorsque l'alésoir y a passé. Nous ne pouvons parler que très-sommairement de cet outil important, dontla description complète nécessiterait un ouvrage spécial. Les Anglais ont imaginé des alésoirs 1res corn m odes à l'aide desquels ils alèsent l'intérieur des cylindres à piston. L'industrie française n'est point
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restée en arrière sur ce point et les a même surpassés. Il nous est donc impossible de rapporter ici tout ce qui a été dit sur les alésoirs : on peut consulter , à cet égard, les écrits techniques. L armurier n'a jamais besoin d'aléser des tnbes plus gros qne le canon d'un fusil : nous devons donc nous contenter de lui parler des petits alésoirs qui diffèrent en tous points de ceux destinés aux fortes pièces.
85. Le petit alésoir ordinaire diffère peu de l'éçarrissoir ; la différence est peu sensible , mais clic est cependant: importante : î'alésoir ne grandit pas le trou , elle l'égalise , le calibre , le rend égal de diamètre dans toute sa longueur. L'àlésoiç doit avoir un peu d'entrée , mais il ne doit point être pyramidal, il doit être cylindrique par le haut, il ne doit que couper faiblement et avoir des partie* rondes qqi appuient sur la paroi du trôn à aléser et conservent le rond ; nous donnons ici , Gg. 98 , la figure d'un alésoir ordinaire : c'est un cylindre d'acier dont on » enlevé un segment ; la Gg. 98 le représente en élévation vu du côté, du côté plat ; la coupe est À -côté et accolée. •
84. On lit dans le tome I** , Journal des ateliers , pag. 384 (0» " Tous les ouvriers savent que les aiesoirs de coupe 'pentagonale. , tels qu'on les trouve dans le commerce,' ont le défaut de ne pas aléser très* correctement, surtout lorsque les trous sont pratiqués dans des planches métalliques de peu d'épaisseur. W mouvement du vilebrequin n'est jamais assez assuré pour que les trous alésés ne soient sensiblement évaséspar leur orifice supérieuc. Pour parer à cet inconvénient, les mécaniciens tournent leurs alésoirs ronds et les liment ensuite en laissant une partie ronde, ainsi qu'on peut le- voir parla coupe fig. 101 : là partie a réservée ronde appuie contre la paroi du trou et sert de conducteur, tandis nue l'angle aigu b coupe vivement la matière et que l'angle obtus e, qui vient ensuite , adoucit et redresse. Cette coupe d'alésoir est
(1) Le Journal des Ateliers , T. 1 ( les suivans n'ont pa.< enrpr» para ) » un vol. ih-8* , ivec ta pUuches gravées : prix 6 fe. A Paria, chez RomsT , Libraire, rue HanUfaiille , au coin d» ««lie du Battoir ,
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sans doute préférable à toutes celles précédemment mises en usage ; mais on y a reconnu un inconvénient* Si un copeau, ou quelque partie de limaille y vient à s'introduire entre la partie ronde a et la paroi du trou, l'angle b est poussé en avant et le trou n'est plus régulier. Pour éviter ce désagrément, M. L....^. préfère donner à ses alésoirs la forme indiquée par la fig. 100. Il a trois parties rondes qui lui servent de conducteurs. La matière n'est coupée que par des angles obtus ; mais, au moyen.de ce qu'ils sont multipliés, la marche de l'outil est, à peu de chose près, aussi prompte que celle de l'autre aie soir et bien plus assurée. Ces alésoirs sont d'une confection infiniment plus facile que cellft des cinq tt six pans qu'on trouve dans le commerce. »
85. Nous ajouterons que la dernière forme, celle 6g. îoo, est incomparablement plus sûre et d'une exécution plus facile» Plus sûre, parce qu'elle a trois con docteurs qui, formant les angles d'un triangle équilatéral,
.ne peut souffrir aucune inexactitude. Plus facile a exécuter , parce que l'angle aigu b de la figure 101 , pour qu'il se trouve à la circonférence , exigé une main très-exercée , et'que d'ailleurs , au premier affûtage , cet angle se trouvera eh dedans de la circonférence et ne coupera plus. Ce qui- rend les alésoirs à pans d'une exécution peu facile , c'est de faire porter le carré , le pentagone ou l'hexagone par tous leurs angles à la circonférence du trou .' dans les alésoirs carrés surtout il
. n'y a assez souvent que deux angles qui coupent ; les deux autres ne touchent pas : dès lors il y a irrégularité dans l'opération. L'alésoir fig. îoo nous semble donc présenter seul toutes les garanties d'un bon service.
86. On trouve encore dans l'ouvrage cité , pag. a5 , la description d'un alésoir plus commode, plus facile à faire et d'un effet bien plus assuré ; mais, comme il né nous paraît pas absolument propre aux besoins de l'armurier , nous nous contentons de renvoyer le lecteur qui voudrait en prendre connaissance à l'ouvrage même. Nous aurons d'ailleurs encore l'occasion de revenir sur cet outil important : celui que nous indiquons peut suffire à l'ouvrier ; les autres, plus compliqués,
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employés dans les fabriques, seront compris dans l'explication des fabrications spéciales.
Fraises.
87. Voici encore an nom qui , dans le langage technique, s'applique à plusieurs outils de forme et de destination très-différentes { nous ne l'appliquerons, ea armurerie, qu'à deux sortes d'outils, 1 ° l'outil qui sert à évaser l'orifice supérieur d'un trou livrant passage à une vis, lorsqu'on veut que la tête de cette vis ne forme aucune saillie en dehors ; a" i'ootil qui sert à dégraisser , à aplanir et à dressée en dessous les têtes de vis qui doivent être saillantes au-dessus du niveau des plaques danrlesquelles elles sont enfoncées : cette-dernière fraise pourrait être rangée dans une classe autre que celle «des outils servant à forer , fraiser, etc. ; cependant, comme, l'usage^lu vilebrequin s'y rattache, et qu'elle trouve ici naturellement sa place, nous avona cru devoir en parler de suite.
88. La .figure 60 représente une fraise ordinaire telle qu'on les. rencontre le plus souvent dans Je commerce. 11 y en a beaucoup qui diffèrent de cette forme^, et qui même-, à notre avis, sont pins avantageuses ; on en voit chez les serruriers qui sont simplement en pyramide a quatre pans renversée ; mais on ne les rencontre pas communément dans la boutique des armuriers , qui se- servent plus volontiers ' de celle que nous avons dessinée. Ils l'achètent toute faite. Pour s'en servir, on la place comme une mèche dans la boîte à forets, dansi'e vilebrequin ou dans le totiret ; un introduit la -pointe obtuse qui la termine dans le trou à fraiser , et Ton tourne en appuyant jusqu'à ce qu'elle ait produit une noyure, partie de cône -renversée , suffisante pour recevoir en entier la tête de la vis. . ' . .
89. L'autre fraise est un cube d'acier percé de part en part , et au milieu , d'un trou de calibre avec la vis dont on veut que la tête soit fraisée en dessous : ce trou doit être percé parfaitement d'aplomb. La sur* face supérfeure du cube , celle au centre de laquelle est percé le trou, ne doit' point être plane , elle doit être convexe, afin que U vis en reçoive eu dessous •
égère concavité qui fait que la tête prend plus d'assiette lorsqu'elle porte sur une partie unie et dressée. On lime cette partie convexe de manière à en faire des couteaux striés , comme cela a lieu pour la fraise, fig. 60. Quelques ouvriers se contentent de faire quatre couteaux , un à chaque angle, suivant les diagonales du carré : oette méthode est moins suivie. Quand ces entaillurçs , qui doivent donner du mordant 4 cette surface convexe et en faire une espèce de lime , sont terminées, on trempe le cube dans toute la force de l'acier. Pour s'en servir, on le prend dans un étau à pied; on le serre convenablement ; on introduit la vis dans le trou du milieu jusqu'à ce que la tête appuie sur Ja surface taillée en lime ; on met alors un tournevis dans le vilebrequin et On fait tourner Cette vis à droite et à gauche en appuyant dessus. On nomme cette opération roder, d'où vknt le nôra de rotfoir que l'on donne souvent à cette, fraise.
90. Le tournevis est un outil trop généralement connu pour qu'il soit besoin d'entrer dans aucun détail sûr ce qui le concerne. Sa forme est déterminée par celte de la vis qu'il est appelé à faire mouvoir. Si cette tête, est forée, un simple barreau d'acier sert de tournevis ; si elle est carrée , le tournevis offre une série de trous carrés de grandeur ^assortie ; mais, dans l'armurerie, toutes les vis étant à tête fendue, on se sert du tournevis plat ordinaire, celui qu'on nomme à ffrt est le plus commode': il est représenté en e , fig. 59 , tout prêt à servir, pris dans le villebrequin, c'est l'outil de fabrication : le tournevis, fig. 99, est l'outil de fourniment , il sert à monter et démonter les platines et antres parties des armes à feu, lorsqu'il s'agit de les nettoyer ou de les mettre en état. Le tournevis doit être fait d'acier trempé dur , revenu bleu.
Les Scies»