‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier: ou Traité complet et simplifié de ces arts (volume 2)Chapitre 25 sur 58 · DB L'ARMURIER · texte numérisé non relu

DB L'ARMURIER

vers et à sec sur une meule de granit tendre et dont la circonférence est plate et bien unie.

L'ouvrier aiguiseur, assis devant la meule, tient dans sa main gauche, et debout, une latte percée d'un trou de i4 millimètres, dont une des extrémités porte à terre , passant la baguette par le petit bout à travers ce trou ; il la tient de la main droite par le gros bout , il l'aiguise ainsi dans toute sa longueur à l'exception de (4 pouces) uq décimètre, de chaoue bout en l'ap-

f>uyant au moyen de la latte, et de la main droite sur a ineule, et en lui permettant de tourner lentement sur elle-même.

Le reste de l'aiguisage se fait en long sur une meule cannelée eu commençant par le petit bout, l'aiguiseur la fait tourner sans cesse dans sa main droite, tandis que de la gauche , dont le poucejjest garni d'un .morceau de cuir qui l'empêche de se brûler, il l'appuie sur la meule. Le gros bout est ensuite aiguisé de la même manière. Quand l'aiguiseur craint que réchauffement produit par l'action de' la meule ne détrempe la baguette y il plonge ceHe-ci dans une ange pleine d'eau qui se trouve à côté de lui.

La bafé en goutte de suif de la baguette «'aiguise et se forme par le côté fie la meule en balançant et tournant en mênfe tems la baguette sur elle-même. Ensuite le trerapeur redresse les baguettes qui ont pu se fausser par ces- diverses opérations , et puis le forgeur taraude le petit bout, après toutefois qu'il, l'a détrempé sur une longueur de sept à neuf millimètres pour y fixer à. vis le tire-bourre. <5ela fait, les baguettes reviennent à l'aiguiserie pour recevoir le polissage en , long. A cet effet , l'aiguiseur se sert d'une grande polissoire déjà usée dont il taille la circonférence en gouttières. Enduisant la baguette d'émeri délayé dans l'huile, il la promène en allant et venant sur cette polissoire , qui est ordinairement faite en bois de noyer et peut avoir 5^ centimètres ( 20 pouces environ) de diamètre v et en la faisant tourner en même tems dans ses mains, il commence à huit millimètres du petit bout çt finit à la même distance du grrjs bout.

Le brunissage se donne également eu long sur I'

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même meule qu'on a eu soin de dessécher en la frottant de charbon.

Les huit millimètres qui restent à poïir de chaque bout le sont en travers sur une grande polissoire plate en n'y employant que très-peu d'émeri. Le gros bout en goutte de suif est poli sur la même circonférence de la polissoire en tournant et balançant la baguette dans la main,

Les diverses opérations de l'aiguisage et du polissage, diminuent le poids de la baguette dé deux onces: de sorte que , toute finie , elle ne doit peser qu'en* viron neuf onces.

La vérification des dimensions étant faite , le contrôleur d'armes blanches, pour essayer les baguettes, les plie sur trois sens opposés d'environ vingt' à vingtcinq centimètres- de flèche, en appuyant le petit bout par terre : il les laisse ensuite tomber debout et sur leurs têtes, d'en viron. vingt centimètres de hauteur sur une {lierre dure, et il faut, pour qu'eues soient jugées bonnes et recevables, que le son qu'elles rendent «oit éclatant.

302. Baguettes, de carabine de chasseur. Le mouvement du cheval rendait très-difficile de remettre la baguette dans les capucines et même de ^introduire dans leçanoftde l'arme, pour. bourrer la charge. On a imaginé une petite bride mobile qui se place sur le bois près du bout du canon à travers laquelle passe la baguette et qui lui sert de guide , soit pour fourrer, soit pour la remettre à sa place après que l'arme est chargée. Le point autour duquel cette bride se meut étant à égale distance, du centre du canon et du trou de ra baguette, celle-ci se présente toujours, dans les deux cas, vis-à-vis l'un ou 1 autre ;~mai* alors, le petit bout de la. baguette doit être assez gros pour bourrer la charge au fond du canon , ce qui dispense de la tourner; mais on peut néanmoins le faire quand on a le te m s.

Quant aux autres garnitures du fusil, nous ne saurions donner de règles fixes sur ce' qui les concerne; elles ont souvent changé de forme et sont assujéties aux changeinens qui peuvent être ordonnés par lt ifcinitftère de la guerre»

DK LA1MTJS1BK. 1JJ

Fasil des Gardes-du-Corpt.

Le fusil, modèle de 1816, est à canon tordu , long d'un mètre a8 centimètres ( 38 pouces ) , calibre de 17 millimètres ( 7 lignes 9 points), épaisseur, au tonnerre, de.... niiiiim. ( i3 lignes 9 points) , 'platine de mousqueton , modèle de Tan 9 , avec bassinet à cylindre, e£ batterie ayant un léger retroussis. , garniture en cuivre rouge ( similor ou , or de Manheim 9 composé de 9a parties de cuivre rosette, 7 de zinc et une d'étain ) , pièce de détente à ailettes , pièce de

Îtonce en cuivre, bayon nette ordinaire, longueur de 'arme, non comprise celle de la bayonnette, 1 mètre " 4a (. 5a pouces 8 lignes 6 points ) ; poids total, 3 kil. 79 ( 7 îiv f 12 onc. 4 gr. )• Prix total, 53 û*. 37 cent, non compris la pièce de pouce, qui est payée 60 cent.

lie pistolet, modèle de i8i6 > à canontordu, long de 307 millim. (7 pouces 5 lignes) , calibre, 16 miliiuu (7 lignes 7 points) ; épaisseur, au tonnerre, »5 millim. ( 1 1 lignes o points) ; platine du pistolet de cavalerie, modèle de Tan i3 , garni turo çn cuivre, sous-garde, comme au modèle de 1763, la pièce de détente étant en ailettes ; longueur de l'arme, i4 pouces ; poids total , 1 kil. la ( a tiv. 5 oqo, ). Prix total de la paire» 56 fr. 26* cent.

ao3. La carabine ne diffère du fusil qu'en ce que seulement le canon est plus fort et plus court, efque la platine est d'un sixième environ moins forte : c'est le fusil des troupes légères tant à pied' qu'à cheval. L'intérieur du canon est rayé en hélice dans toute sa longueur d'environ un. tiers «sur un quart d'obliquité par rapport à la direction de l'axe. La carabine se charge à balles forcées, et , à cet effet, elle est munie d'une forte baguette d'acier. L'excédent du diamètre de la balle sur le calibre du canon fait que la rayure ou cannelure de celui-ci est exactement empreinte suc le contour de la balle quand elle est arrivée atf fond. Elle offre une plus forte résistance à l'exulosion de la* poudre et en reçoit par conséquent une plus forte im*

Ïiulsion ; elle prend en. sortant, par l'effet de la canneure en hélice, un mouvement de rotation sur ellemême qu'elle conserve pendant tout son trajet, et

\J& MAWOEL

qui contribue à la maintenir dans sa direction primitive. Il est reconnu qu'une carabine porte en effet plus loin et plus juste qu'un fusil ordinaire.

Le mousqueton est une arme à feu plus courte et plus légère que le fusil, servant spécialement à la cavalerie ; lorsqu'il est de forte dimension, il se porte au moyen d'un porte-mousqueton et d'une botte on étui fixé à la selle. Les courts se portent suspendus au

Îorte- mousqueton , et peuvent se tirer d'une* main. 1 y avait autrefois en France 1 trois mousquetons diffe- ' rens , savoir : un pour la cavalerie de ligne , un pour les hussards., un pour la gendarmerie.

Le porte-mousqueton se compose d'une seule bande en buffle ; l'extrémité de-gauche de cette bande porte une forte boucle en cuivre , fondue d'une seule pièce; le cadre de cette boucle est v plat et les angles sont adoucis'; les ardillons sont en cuivre-laiton , et retenus par une baguette du même métal fixée à 8 millim. ( 3 lignes 6 points ) de distance du dessous du cadre de la boucle, afin de laisser un passage au bout de la banderolle. .Pour obtenir cette distance entre le cadre de la bande et de la baguette qui porte les ardillons, Jes deux, petits côtés delà bouclé ont au milieu une saillie angulaire de îa millim. (5 lignes a points) de hauteur. La boucle est retenue par une enchapure formée en pliant le bout de la bande, chair contre chair.

A o, m. 1 15 (4 p. 2 lig. 8 points] en arrière de la boucle , est fixé un passant en cuivre qui embrasse la bande etest retenu par un morceau de buffle appliqué en-dessous de la bande, pour former l'enchàpure du passant,

Ce passant est en enivre fondu et à baguettes plates.

L'extrémité de droite de la bande est arrondie et ornée d'une plaque en cuivre en demi-cercle , dont le diamètre est découpé' de manière à figurer trois dents de feston. Cette plaque, dont les angles sont adoucis, est retenue par trois rivets qui traversent «le buflle., et qui sont assujétis- en-dessous au moyen d'une plaque en cuivre mince.

Le porte- mousqueton est en fer forgé et limé ; il est suspendu à 'la bande, la long de laquelle il peut jouer librement' au moyen d'un rouleau en tôle quj

Dfc L ARMtTRIKH» l»g

entoure la baguette supérieure du cadre dans lequel passe la bande ; la baguette inférieure est renfoncée au milieu et percée verticalement d'un trou pour le passage de la tige du crochet.

Le crochet a la forme d'une poire allongée ; il se compose d'une baguette arrondie extérieurement et plate intérieurement; il s'ouvre au moyen d'une charnière pratiquée de 20 m illira. (8 lignes 7 points) audessous du cadre dans lequel passe la bande roHe , et se ferme au moyen d'un ressort fixé par une rivure à l'intérieur de la baguette opposée.

Le passant du Crochet porte une courroie de retrait destinée à retenir l'arme ; a l'extrémité supérieure de cette courroie est adaptée une boucle en cuivre , retenue par une enchapure formée en pliant le buffle chair contre chair ; cette enchapure porte deux passant en buffle, le premier est placé au-dessus de 1 enchapure , près la baguette de la bpucle qui porte l'ardillon ; le second est placé -dessous l'ehchapure immédiatement derrière le premier , l'un et l'autre sont pris dans le pli de Tendra pure. Au moyen de ces passans, la coorroie, en entrant dans le passant de dessous, forme un anneau (fuiembrasse la baguette inférieure du cadre du porte-mousqueton ,* le passant de dessus est destiné a contenir la courroie lorsqu'elle, est prise dans la boucle. ,

Mousqueton , modèle de j8i6. La longueur du canon est de 5o centimètres ( 1 pied 6 pouces 5 lig. 8 points) ; son calibre est dç 7 lignes 7 points , sa longueur totale est de 2 pieds 8 pouces 5 lignes 8 points ; il est sans bayonnette ; les .garnitures .sont en cuivre , la baguette est portée séparément au moyen d'une courroie qui passe dans un anneau de cette baguette , 'et qui s'attache à la buffleterie du cavalier ; Je poids de l'arme , sans la baguette, est de 5 livres, celui de la baguette est de 4 onces 1 gros ; son prix le plus élevé eat de a5 fr. 5-i centimes.

Les pièces qui composent le mousqueton sont: le canon , qui porte un. guidon en cuivre près <le la bouche, la platine, la tringle pour fixer le mousqueton au porte-mousqueton, deux anneaux qui glissent dans la tringle , la sous -garde, qui est à ailettes, comme

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celle des fusils, l'embouchure qui remplace l'embouchoir et la capucine de l'ancien mousqueton, la plaque découche, la baguette qui, comme on l'a dit plus haut, se suspend à la. buftleterie.

Le mousqueton de poste, ancienne arme , trèslourde, dont la balle pesait jusqu'à 5 onces, a été abandonné avec raison.

Fusil de renipart*

On trouve l'article suivant dans le Mémorial encyclopédique, extrait d'une instruction du Ministre de la Guerre. Nous pensons qu'il est de nature à intéresser nos lecteurs.

« Le fusil de rempart se ctiarge par la culasse , le tonnerre se séparant du canon pour recevoir la charge. 31 s'amorce avec des capsules fulminantes. Le canon qu'on brase sur une pièce de culasse est carabiné à 12 cannelures rondes en hélices ; sa longueur est de î mètre 3 décimètres, son calibre de o m. 0218 réservé entre les cannelures qui ont elles-mêmes une profondeur de o, m 001 2 , et une largeur de o, oo45. Le tonnerre présente une chambre tronc-conique portant sur la surface supérieure un double crochet qui sert à le faire mouvoir , une cheminée sur laquelle se placent les amorces et deux tourillons. Une vis sert à maintenir la coïncidence de l'axe du tonnerre avec celui du canon, deux visières, l'une fixe, et J'aqtre mobile, sont fixées sur le carton en avant du tonnerre à o, xn. oo5 - environ , elles donnent les hauteurs nécessaires pour tirer, la première à 200 jn êtres et ia«econde à 4oo. La platine appropriée à l'emploi des amorces fulminantes ne présente rien de particulier. Le poids de l'arme est de 10 kilogr. , la balle a 0,0226 de diamètre, et sa charge est de 8 à 10 grammes de poudre. Ce fusil porte ses Voiles à 600 mètres de plein fouet sous des angles de* 1/2 de degrés : sous les mêmes angles, il donne fréquemment des portées totales de 1,000 à 1,300 mètres. Jusqu'à 600 mètres les balles conservent assez de force pour traverser deux planches de sapin de o m. 027 d'épaisseur, à 100 mètres elles peuvent en traverser 10 et jusqu'à 000 , elles traversent quelquefois le» saucissons de la plus grande épaisseur. La

DR L.ABSTOAISH. \g t

manœuvre en est facile et prompte, et le fusil se tire étant soutenu par des piquets enfoncés de toute leur hauteur sur la plongée du parapet, ou plantés en arrière , ou sur des chevalets portatifs.

aoi. L'épreuve des armes à feu se /ait de la manière suivante : on les assujéjit sur un banc de manière k ce qu'ils ne puissent reculer. On tire deux coups de suite, lé premier, avec une charge égale à un dix huitième de livre de poudre et une balle de calibre, le second, avec. un peu moins de poudre, environ un vingt-unième de livre de poudre et une ,b aile de même. On les examine alors, mais on ne les reçoit définitivement qu'après un mois de séjour dan» une salle basse et humide, où ils se chargent de rouille provoquée par le salpêtre et le soufre, plus particulièrement aux endroits défectueux.

Jl y a à Birmingham, centre delà fabrication des armes en Angleterre, une maison d'épreuve pour les* canons de fusil et de pistolet. Tout 1 intérieur de la salle d'épreuve, est doublé de très-fortes plaques de fonte d'un pouce' environ d'épaisseur. Les volets, qu'on ferme a l'instant où l'on va mettre le feu, sont doublés de même, de manière qu'il n'y. a aucun danger Eour les personnes chargées, de faire ces épreuves, 'explosion est à peine entendue du dehors de l'établissement. On attend toujours quelques minutes avant d'quvrir les volets, parce qu'il y a souvent des charges qui font long feu, et qui, ne partant que quel* que.tems après les autres , pourraient oçcasioner des accidens. ; ,

Dans -toute la longueur de cette salle d'épreuve 9 du côté des volets se trouve une pièce de fopte ayant deux rebords parallèles sur lesquels sont rangés les canons chargés, la lumière en dessous, vis-à-vis une petite rigole , dans laquelle on fait une légère trainée de poudre qui vient aboutir à l'orifice d'un trou percé dans le mur. C'est à travers ce trou qu'on met le feu à la poudre au moyen d'une baguette de s fer dont on fait rougir le bout. Les canons ne sont que posés transversalement sur les rebords de la pièce de tonte et ne sont point arcboutés du côté de la culasse , de ^orte que, *pax l'effet du recul , ils s'enfoncent dans un amas

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de terre relevé en talus derrière. eux, tandis que les balles vont s'enfoncer à l'opposé dans un semblable amas de gravier où on les trouve aplaties et déformées. Tous les canons sont éprouvés avec charge et balles doubles. Ceux qui crèvent sont dejsuite jetés à la ferraille ; ce n'est que 24 heures après qu'on examine Ceux qui résistent à cette épreuve. S'ils ont des gerçures , le salpêtre et le soufre y pénètrent et se manifestent alors à sa surface, ,11s sont brisés avec une machine à vis établie à cet effotk Ceux qui sont reconnu* sans défauts nuisibles sont marqués d'un poinçon et rendus au propriétaire qui paie l'épreuve ^et le poinçonnage en raison du calibre. Par un acte du Parlement., tout armurier qui ferait monter dés canons sans avoir été poinçonnés est condamné à une amende de 20 livrés stêrUngs, dont la moitié appartient au dénonciateur et l'autre moitié aux pauvres. Cette mesure a donné une grande confiance aux armes de Birmingham.

20 5, Le poids d'un fusil de munition est d'environ jj livres, dans lequel le poids*du canon entre pour 9 livres 1/2 chaise avec la 56 e ' partie d'une livre de poudre ; il porte la balle de calibre , à but fixé , à 180 toisés. Tiré sous lia angle, un peu moindre que 4* degrés, il porte la balle à sept ou huit Cents toises, où elle peut faire beaucoup de mal.

Lès troupes de l'artillerie ont des fusils pbis courts de huit pouces que ceux dé l'infanterie* qui ne pèsent, avec îeUTs bayonnettes, que huit livres 1/2; les canonmers les portent en bandouillère.

206. Nous consignons ici Un Fait relatif aux détentes, encore bien qu'il ait plus spécialement rapport aux fusils de chasse, pour n'avoir plus à revenir surcet objet. Les armuriers ont remarqué qu'une 'des choses qui contribuent le plus à changer la direction donnéeà un fusil, et encore mieux à un pistolet qu'on ne peut tenir que d'une main , est l'effort qu'il faut faire sur la gadK'tte pour faire partir le coup , iN ont imaginé un petit mécanisme très-ingénieux qu'ils nomment double détente. Le moindre petit attouchement, la pensée, pour ainsi dire, la fait partir dans l'instant où l'on voit que- la direction est bonne." On I*

dk l'aimciiki. l83

met plus particulièrement aux pistolets de combat. Ce petit mécanisme consiste en deux détentes, comme te mot l'indique, dont une , fortement pressée par un ressort , est tenue en arrêt par l'autre a une certaine distance de la gâchette. La seconde détenté, légèrement pressée par un ressort » n'oppose pour ainsi aire, pas de résistance à lâcher la première détente, qui frappant la gâchette de bas eu haut, fait partir le coup. II faut que , datas les armes à double détente , l'arrêt de repos dé la noix soit recouvert , au moment <Ju départ , par un petit tasseau qui ne permet pas à la gâchette d'y entrer, sans toutefois s'y opposer quand on relève le chien. Q

207 * Sods-gardo., c'est l'assemblage de l'écusspa ou pièce de détente et du poritet : la pièce de détente est celle qui, prolongée , sert de derrière au pontet.

Le pontet est la pièce qui s'ajuste sur l'écusson et qui est destinée à garantir la détente et à prévenir les accidens. -

Dans le modèle, 1 $16 la -détente est fixée sur l'écusson au moyen de deux ailettes et d'une petite vis qui traverse ces trois pièces : cette construction , qui est analogue a oe qui se pratique pour les fusils anglais.et autrichien^ , a permis de supprimer la goupille de la 4é tente, Par là on conserve davantage les bois qui se détérioraient -par les mauvais moyens employés par les soldat» pour démonter leurs armes. On donne à cette détente un mouvement plus libre et plus indépendant des effets hygrométriques c\u bois; enfin, on pare à l'inconvénient qui résultait souvent de l'élargis* sèment du trou, de cette goupille. Ce trou , augmenté par les démontages successifs., n'offrait plus le point d'appui qui doit résister à la-pression qu'on exerce sur la détehjtë cour faire partir l'arme. ■ * •

$., II. Pistolet d'arçon.

ao8. Le pistolet ne diffère du fusïj que par. ses dime osions qui sont*moindres ; la crosse, ne devant pas être épaulée, mais seulement tenue à la main , offre» aussi des différences*', mais elles sont peu importante! •pyg le rapport de la fabrication.

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Le mot de pistolet vient , dit-on , du nom de la ▼itle de Pistoie , en Toscane. Cette arme est à l'usage des troupes à cheval , les calibres en sont fixés par les réglemens. Nous aurons encore occasion de parler de cette arme à l'article des armes de fantaisie. On a fait dés 'pistolets . V bayonnette, mais il n'est point venu à notre connaissance qu'ils aient jamais été employés dans les armées.

209. Le pistolet d'arçon était autrefois fort long, comparativement à ce qu'il est de nos jours, on le diminua »on l'appela dèmi-arçon $ enfin le demi- arçon a repris le nom de pistokt d'arçon. ' '

, Le canon n'a pas de visière, il n'est pas rayé, à cause de, la difficulté qù% Ton éprouverait pour le charger étant à cheval ; son calibre est pour les balles de 20 à 38 à la livre» et la charge de poudre est d'environ o k oo32 ( 60 grains ). '

210. Pistolet de cavalerie, modèle de 1816. La longueur du canon est de deux décimètres ( 7 pouces 5 lignes) , son calibre de 7 lignes 7 points, sa longueur totale d'environ i3 pouces, son poids d'un kilog. i85£ ( 2 livres 6 onces 6* gros ) , ses garnitures sont en cuivre, son pri* te plus élevé est de 18 francs 30 cent.

Les pièces qui composent ce pistolet sont ; le canon, la platipe, le porte-vjs, ta- baguette, la sous-garde qui est a aile J tes, la capucine avec sa bride qui est retenue par la grande vis de platine, la bride de poignée, la calotte et la vis de poignée.

Pour éviter la perte des pistolets qui a fréquemment lieu dans les charges de cavalerie, on fixait les pistolets par une courroie attachée d'une part à un anneau mobile enchâssé dans un pitoa à vis à tête ronde percée , lequel devait être placé au pommeau de la selle , et d'autre part à un second anneau ou battant qui était fixé à la crosse des pistolets.

Les deux extrémités de Panneau étaient aplaties et

percées pour recevoir une vis ou une goupille- à tête

ronde, qui traversait l'épaisseur du lois à l'extrémité

L de la crosse. Cette goupille ; placée au rai de, 4 a ca-

B lotte , laissait assez de' jeu à Panneau pour qu'il pût

rouler librement sur son axe et parcourir ainsi circu»

as l'ahmchibi. i85

lairement l'étendue de la calotte, depuis la hauteur de la vis de la queue jusqu'à la vis de sous-garde.

Cette jnesure ayant présenté des inconvéniens,ona remplacé cet anneau par une via de calotte à tête percée et portant un anneau ; cette pièce s'adapte au pistolet* dans ieë manufactures du Gouvernement.

an. Pistolet à coffre. Il n'est plus en usage dans la troupe, on le nommait ainsi parce que les ressorts étaient renfermés en-dessous derrière le canon dan» une espèce de boîte en cuivre.

ai 3^ Pistolet de gendarmerie. Il est composé des mêmes pièces que le pistolet de cavalerie; mais il n'a

Ï>as de vis à anneau, et les garnitures sont en fer, la ongueur du canon. est de 4 pouces 9ligne%, son calibre de 6 lignes 9 points , sa longueur totale d'environ 10 pouces, son poids de i livre quatre onces quatre gros, et son prix le plus élevé de 12 Crânes 97 cent.

J\ ne sert qu'à la gendarmerie.

214. Pistolet de guerre.. On appelle ainsi les pistolets dont les troupes font usagé : ce sont les pistolets des officiers de cavalerie, de marine et d^ gendarmerie. Ceux que l'on fabrique maintenant dans les manufactures' royales se nomment modèles de 1.816$ mais les pistolets qui sont enrre les mains des cavaliers sont ceux de cavalerie, modèle de l'an i3, et de gendai merle, modèle dé l'an 9.

Le pistolet de cavalerie de 1816 diffère de celui de l'an 10, i° en ce que lé canon est renforcé dans toute la partie du tonnerre*où se fait' la charge; a° la crosse est un peu plus courbe ; 3° son bois est légèrement diminue dans ses dimensions et raccourci vers la bouche du canon ; 4° 0° a substitué à l'embouchoir qui avait la forme de celui du fusil une capucine semblable à celle du mousqueton, modèle ce 1816, laquelle e,st percée 'pour recevoir la baguette. *

ai 5. Le pistolet de gendarmerie de 1816, diffère. de celui de Tan 9 -en ce que, i° on a diminué de deux

f>oints l'épaisçeur du canon à la hauteur, du bouton de a colasse , et qu,*on a renforcé le métal dans l'endroit où se fait l'effort de la charge ; a° le bois et. toutes les pièèes de la .garniture ont été légèrement diminua d'épaisseur J 3° la crosse a été allongée d'enviror

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pouce ; 4° on a substitué à l'ancien embouchoir nue capucine semblable à ceile du pistolet de cavalerie, modèle de 1816.

Les cbangemens faits aux platines, le système de sous garde, remplacement de îajumière , etc. , Qpérés dans les fusils et le mousqueton de 1816, s'appliquent aux nouveaux modèles de pistolet, eu égard aux formes et aux dimensions de ces derniers.

216. 'Pistolet des officiers.. Ils sont à canons tordus du calibre des pistolets de cavalerie ; la longueur des canons , qui sont en couleur , est de 4 pouces 9 ligues 6 points , les platines sont semblables à celles des pistolets de guerre, mais elles sont plus faibles en dimensions. Les garnitures sont faites d'une composition, de 92 parties* de cuiyre», 7 de zjric, et Une d'étain. Les poignées sont Quadrillées et courbes pour être mieux assujéties dans là main , et ,1a paire coûte 5'6 -Crânes dans les ateliers du Gouvernement.

217. Pistolet de marine. Il ne diffère du pistolet de cavalerie que par un crochet de ceinture qu'on y ajoute. On perce dans, le bois un trou pour recevoir un pivot qnï donne À ce crochet un second point d'appui pour l'empêcher de tourner autour de la vis. Son poids , avec le crochet, est de deux livres 7 onces 4 gros - r il ne sert qu'a la marine. .

Manière de reconnaître si'uAe arme à feu est d'une bonne ■■ exécution, qualités qu'elle doit avoir.

Pour un fusil, une carabine, un pitolet, etc.

a 18. On ca|ibre le -canon conformément à la collection des cylindres-calibres ; uh cylindre de 7 lignes 9 points doit entrer dans les canons de fusil d'infanterie et de voltigeurs , et un cylindre de 8 lignes ne doit pas y entrer. Un cylindre de 7 lignes 7 points doit entrer dans les canons du fusil d artillerie, du inqpsqoeton et du pistolet de cavalerie, et un cylindre de 7 lignes 10 points ne doit pas y eptrer , tous les cylindres doivent avoir trois pouces de longueur. Le canon doit être encastré dans le bois de la moitié de son diamètre, bien porter sur ce bois dans, toute sa longueur, surtout a fa culasse. La lumière doit être percée bien ronde et suivant les règle» qnie

os l'ahmcbiib. lftp

nous avons données ci- dessus (177) , on y passe d'ailleurs une éptnglette. La culasse doit bien joindre sur le canon, n'être ni cassée ni fendue autour de la vis, et cette vis doit être perpendiculaire au plan de la queue. L'âine du canon doit être bien nettoyée, polie et brillante, on met la baguette dans le canon, elledoit sortir de 4 .lignes au fusil d'infanterie , et cet excédent doit être taraudé ( Voyez baguettes , 201 ) , on la fait jouer dans le canon, en raclant dans l'intérieur , pour sentir s'il n'est pas rouillé^ On la fait jouer aussi plusieurs fois, dans son canal pour s'assurer qu'elle ne tient ni trop ni trop peu dans son logeaient > (on observera qu'elle doit tenir plus fortement dans le mousqueton et dans les pistolets que dans le fusil) ; qu'elle porte bien sur son taquet, afin que, placée, elle ne déborde pas la touche du canon , affleure les bordsde son canal, dans la partie apparente creusée convenablement dans le milieu de la largeur du bois , et que la parti% cachée entre la capucine et la sous-garde soit bien dans le milieu du bois qui reste après Te logement du c'a non .'£n dirigeant l'oeil lé long du canon» on observe s'il est bien monté, si l'embouchoir estf

Îdacé bien droit , si le guidon se trouve bien dans la igné de mire.

La douille de la bayonnette doit affleurer du bas. l'embouchoir et le bois, du haut ejle jdoit arraser la bouche du canon. On fait tourner la virole pour s'as-» curer qu'elle n'est pas gênée par la baguette dans ses. 111 ouve mens, qu'elle pose bien sur son embase, que la vis serre bien 'son écrou, que le bouton d'arrêt est solidement placé,, la lame doit, en allant vers sa pointe, diverger un peu de l'axe.. On ôtela bayonnette, on. observe si la douille n'est pas rouiUée intérieurement % si la laine est bien trempée , si le coude est a>sez fort, sanscriques,travers, pailles, etc., les fourreaux doivent', être en bon Cuir de vache, cousus du côté opposé à. l'arrête, assez, longs et assez larges pour contenir la lame en entjer et pour qu'elle, eri soit rétirée facilement* Le tenon pour la bayonnette doit être arasé so-. lidement. ,

On fait tomber le chien sur la batterie pour voir s^it « assez de chasse pour la faire bien découvrir, ej s,'i£

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porte son feu au fond du bassinet. Si la batterie ne découvre pas ; c'est que le grand ressort est trop faible, ou que le ressort de batterie est trop fort. Si elle découvre et ré vient, te grand ressort est trop fort ou celui de la batterie trop faible ( Voyez 199 ) , et la percussion brisé promptement lés pierres. Il faut remettre les ressorts en harmonie. On fait passer plusieurs fois le chien de la chute au repos et dû repos au bandé, pour vérifier la solidité et l'harmonie des autres pièces de la platine et s'assurer , i° que les ressorts intérieurs ne frottent pas sur le bois; 2 qu'entre le corps de platine et le chien , il y a un jouir égal de o mètre 0006 (3, points) environ, jpour qu^l ne frotte pas contre ce corps , et qu'à' cet effet l'arbre de la noix déborde un peu ce même Corps de platine; 3° que le chien ne parte pas au repos quand on presse fortement sur la détente; 4° que le cran du bandé n'est ni trop, ni trop peu profond ; 5° que la gâchette ne rencontre pas le cran du repos en passant dû bandé % la chute; 6» que la détente n'a aucune espèce de jeu , soit au repos, soit au bandé, mais que, le chien étant abattu, la détente doit être libre ; 7° que le ressort de batterie a un peu dé jeu à la grande branché et que la petite porte bien ; 0° que le chien a assez de chute et qu'étant au repos* la pierre ne. touche pas la batterie; 9 que le chien tombe uniformément et sans secousse.' On examine si le chien n'est pas cassé à son carré, au trou de la vis, à la sous-gQrge : si la tête de la vis ou chien est assez haute pour que son trou soit toujours au-dessus de l'extrémité de la crête, quelqu'enfoncéeque puisse être la vis. On fait jouer la, batterie : elle doit s'ajuster parfaitement sur le bassinet et contre le canon, sans frottement dur. Sa vis étant serrée autant que possible , elle doit tourner et découvrir facilement. La vis doit être juste dans son trou , et ce trou doit erre. sans crique ni travers.

La grande vis du devant de la platine doit passer entre les branches du ressort de batterie sans les faire

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