L. La platine étant ajustée au canon , la lumière doit
se trouver au indien de la fraisure du bassinet. On ote la platine de dessus le bols et on examine, i« si
DB l'AKMUBJKH. < l8o
elle est propre dans l'intérieur ; 2° s! la gâchette tourne librement après avoir serré la vis le plus possible, et si elle engrène bien dans les crans de la noix; 5° si là' bride n'est pas fendue ou cassée près des trous du pivot de la noix et des vis de bride et de gâchette ; 4° si les ressorts gpnt bien cintrés , bien étoffés , sans l'être trop, si leurs petites branches s'ajustent bien, si les grandes ne frottent point, en ne laissant cependant entre elles et le corps, que le jeu nécessaire à leur effet : au ressort de gâchette c'est la petite branche qui est libre; ,5° si. le bec de gâchette est suffisamment fortf 6° si les fentes des vis ne sont pas défectueuses ; j? si l'arbre ou la tige de la noix est bien
}*uste dans son trou, a/fcsî que le pivot dans le trou de a bride ; 8° si la griffe de noix ne déborde pas le bord inférieur dû corps de platine lorsque le grand ressort n'est plus retenu; 9 si la noix est bien ajustée et toume bien.
On observe le. gîte où logement de la platine , il faut, i° que toutes les arêtes en soient bien vives; 2° que l'encastrement des têtes des vis de gâchette ne perce pas le, bois jusqu'à la détente, ni jusqu'à la. culasse, que celui de la t£te de vis du grand ressort ne perce pas jusqu'au canon ; 3° que le fond du Jogement du, grand ressort ne fasse pas découvrir le canon; 4* que le trou de Ik queue de la gâchette soit le plus étroit possible , que la profondeur ne débordé pas plus de six; points la mortaise de la détente du côté le plus éloigné de la platine ; 5° que les goupilles soient justes à leur trou «ans forcer', et que celle de la détente ne soit pas trop près du trou qui reçoit la queue delà gâchette ; 6° que, la platine s'ajustant parfaitement au catton , ses' bords portent bien sur le bois en-dessus du corps , que le bois réservé en dehors autour de la plarme ait aujpoiris a lignes d'épaisseur, et qu'il soit très-peu entaiSé à .Vendroit où Vespalet du chien porte sur le- corps . de platine ; 7 enfin, que toutes les pièces soient .sans bavures.
Le devant de Urdétente doit former à-peu-près un angle droit avec le plan extérieur de i'écusson , la fente qui la reçoit doit être juste à la dimension pour, que la détente n'ait de mouvement que dans un seul
1«0 MAIÏUBL
plan perpendiculaire à Taxe de la goupille , le taquet doit porter exactement dan 9 son logement. L'écusson doit être sans pailles nuisibles à la fente et à ses trous de vis, ainsi que le pontet vers ses nœuds. Il est essentiel, dans le modèle de 1816 surtout, que l'écusson porté bien sur le bois dans toute sa longueur ; car, si Ton pouvait le faire enfoncer plus qinl jie doit être en forçant la vis de culasse, cela donnerait trop de fer a la détente et nuirait beaucoup à la marche de la platine.
La plaque de couche doit appuyer sur le bois , partout elle doit être débordée dans son pourtour par le bois de 6 points (deuii?ligne), les tiyms de ses vis doivent être sains et le dessops du cul-de-poule à l'autre bout arrondi, bien dressé.
L'emboucnotr , la grenadière , la capucine , doivent s'ajuster convenablement sur le bois et sur le canoo pour les unir solidement ensemble ; mais on doit*pouvoir les ôter et les remettre eu place avec la main et sans le secours d'instrumens.
Lés ressorts de garniture ne doivent pas trop plonger dans le bois, leur logement ne doit point se faire Sur dans celui du, canon , ils doivent bien revenir sur bande quand on cesse de. les presser.
En général, les vis doivent avoir leur tige cylindrique bien droite, les filets .vifs et assez profonds, leur logement être exact à leur diamètre , les têtes ne * * doivent être ni trop , ni trop peu fendues , bien rasées
à leur; fraisure , sauf celle' de culasse qui doit être saillante. Toutes les arêtes vives de celle qui ne sont pas encastrées dans le bois doivent être abattues à la lime; il M oit en être de même à l'égard des pièces de la garniture.
On s'assure de la bonne pente du fusât au moyen du calibre qui sert à la vérifier. 9a crosse trop droite fait tirer trop haut et repousser, la crosse trop courbée nuit à la solidité de la monture , enfin , on s'assure que le fusil a la résonnance prescrire.
Tout ceci s'applique au mousqueton et an pistolet, ^ en ayant cependant égard à la différence des formes
et des dimensions. •
SE L*ABMORIEâ. I9I
Réparation des arme*.
319. Pour ajuster qne'nouvelle platine surjun canon, les armuriers sont assez ordinairement dans l'usage de limer, pour cet effet , le pan de la lumière , au lieu $e faire cette opération snr le rempart de la batterie où cela est moins facile, il est vrai , lorsque la platine est trempée. On ne doit toucher au canon atec la fime, a» cette pièce si importante , que quand les environs de la lumière sont tellement piqués de rouille qu'il soit nécessaire de dresser 4e pan.
Lorsqu'on pose lé tenon de la bayonnette il faut faire attention à ne pas trop entailler le canon en cet endroit, qui est • très- faible,- et prendre garde que le fer ne soit pas refoulé en-dedans. 11 faut faire passer le cylindre-calibre dans lé tube après l'opération.
L 'ors qu'on remplace un corps de platine, il faut, pour que la platine soit bien sur le bois, c'est-à-dire s'y raccordé Dieu, si ce bois est conservé , abattre te rempart et la boutterolle du corps de platine à remplacer , et s'en servir comme d'an calibre et d'un conducteur pour le contour et les indications précises de la situation et cm la grandeur des trous à. percer au nouveau corps de platine dont, à cet effet, -on dégrossit une des faces. • .
L'ajustage du chien ejùge communément qjPon rafraîchisse son carré pour le coordonner S une nouvelle noix ; qu'on lime le dessus deres*paletpour qu'il porte entièrement sur l'extrémité -supérieure du cOrps de platine pet qu'on le disposé de manière qu'il y ait un jour égal entre la face intérieure et. le corps de platine. • ' ' -
L'objet de l'ajustage de la mâchoire supérieure dtt chien est de donner à son encastrement et à son trou les dimensions nécessaires pour recevoir la crête et la vis du chien; st la crête, ou la vis. étaient trop fortes, il faudrait limercès pièces.
poser
façon ^__ x 1JS .
Sarfaitement en conservant néanmoins l'inclinaison e ce plan.
Quand des platines ont beaucoup servi > -U faut re>
19* MAITCHL
voiries batteries, en redresser la face à la lime, les retremper au paquet et recuire # le pied ; mais, si la face était usée-, il faudrait y mettre une feuille de bon acier bien fin et bien égal ; mais cela donne beaucoup d'où- ^frage et autant Vaut refaire une nouvelle batterie.
La réparation de la noix consiste ordinairement â refaire le carré et à retailler le cran , si la circoo- *iérence de cette pièce le permet, on ne doit jamais diminuer l'épaisseur.
Pour ajuster la bride de noix , il faut diminuer endessous 1 épaisseur du corps de cette pièce , ou limer «on pied suivant qu'elle est trop forte ou trop faible par rapport à la npix*
Dans l'ajustage de La gâchette , on règle principalement les dimensions du bec de cette pièce et la courbure, d'après les crans et le contour de la noix.
L'opération de retailler la noix et la gâchette exige qu'on recuise ces pièces ; on les retrempe ensuite en paquet.
Four ajuster les ressorts de platine , il faut disposer l'étoquiau et leur patte, de manière à ce qu'ils se rapportent aux trous auxquels ils doivent être adaptés et ©ter les frottemeps de ces moteurs.
11 faut avoir soin, dans l'ajustage des vis , que leurs tiges âtai plissent exactement les trous destinés 4 les lecevoir, que les filets soient vifs, etc.
Pour le remplacement des pièces de la platine , on doit se servir ae pièces de forge, ou de pièces de lin*, un peu fortes, afin de pouvoir les limer de manière a les ajuster facilement.
Les armuriers ne pouvant pas retremper les baguettes qui auraient été détrempées, il convient de les remplacer par des neuves.
Les détentes qui ne s'ajustent pas bien dans la mor- ' taise de l'écusaon, ou auxquelles il manque du fer sous la queue de la gâchette, doivent être remplacées.
Lorsqu'on remonte des sabres , .on doit soigner l'ajustage des rivets, de manière à ce qu'ils entrent juste et même de force. Quand le quilion d'un sabre aura , été cassé, il faudra, autant que possible, remplacer la monture , l'opération de braser cette pièce étant mauvaise.
DK LA EMUMES. Ig3
Lorsqu'on remplace la hampe d'une lance on ne «doit employer que dn bois de fil et sans noeuds, (V. i65)« Nettoiement désarmes»
930. Lorsque les armes sont rouillé es, on emploie^ pour les nettoyer , de l'émeri bienpolvérisé et de l'huile d'olive ; on se sert, pour les frotter, de curettes de bois tendre et de brosses rudes. À défaut d'émeri pour enlever les grosses taches, on se sert de grès pulvérisé tarpisé et humecté d'huile. Quand les armes ne sont que légèrement rouillées , on se sert seulement de brique pulvérisée, tamisée et également humectée d'huilé.
* Lorsqu'on opère sur le canon , il faut , pouf l'empêcher de se courber sous l'effort qu'on fait, le soutenir intérieurement avec une broche de son calibre on bien le poser à plat sur un banc ou sur une table, ou bien encore ne faire peser là force que dans le sens de sa longueur^
On fait usage d'un linge pour essuyer toutes les pièces \ mais celles de l'intérieur de la platine doivent conserver un peu d'onctuosité, ainsi que toutes les armes qui sont destinées à rester dans les salles d'armes'. Pour que -les armes ne*puissent graisser les vëtemens des soldats, on doit essuyer les bois avec un linge propre avant de les délivrer. '
Lorsque L'nuile ou la graisse qu'on a mise sur une lame s'est desséchée sur cette lame dans le fourreau', sl,ne A fàut' employer, pour l'enlever,, que- de l'huile nouvelle qu'on laisse sur les taches pendant quelque tems, après quoi, on enlève le tout en frottant avec un linge. v t
Quand un fourreau en Jeu fr a été .mouillé , il faut en retirer la lame, la faire sécher et la frotter avec un linge légèrement imprégné oVhuile avant de la remettre dans son fourreau. " •
Si on laissait rouiller fortement les lames de sabres , elles deviendraient trop minces après quelques dérpuillages , et elles* seraient par conséquent hors de .service. Cette observation s'applique aux fourreaux de sabré en tôle d'acier, attendu que cette tôle est mince. "Voici l'ordre que l'on suit pour démonter et remonter une armer à feu.
19J MANDBL
221. Ordre suivant lequel on doit démonter te fusil pour le nettoyage à fond,
*° La bayonnette; i4° ^e ressort de la gre-
2° Là baguette ; nadière ; " •
3> Les deux graudes vis.; i5° La capucine ;
4» Le pôFte-yis ; " i6° Le ressort de la ca-
5° La platine; pucine ;
6° La goupille du battant 17 La. vis de culasse ;
de sous-garde ; *8° Le canon ;
j° Le battant de sous- 19 La culasse ;
garde ; 20° La vis de l'écusson ;.
8° Le pontet ; " ai° X'écusson ; 9° La goupille 4è la de- * 22° La goupille du rassort
tente * de baguette:
io° La détente,; . «3° 'Le ressort de bail L'embouchoir ; ' . guette; 12° Le ressort de l'ém- a4° Les vis de la plaque
bouchoir ; 'de coufche ;
i3° La grenadièrfe; ." i5° La plaque de couche.
On doit remonter Je fusil dans -un ordre inverse, c'est-à-dire , en commençant par les n°? a5 , a4 » 20 , etc.
On ne doit déplacer les quatre dernières pièces que lorsque la -rouille pe permet pas de les nettoyer eu
Elace ; il doit ^en être de même du ressort de l'eunouchoir et de celui de la grenadière. La .culasse -ne doit être démontée quepai'un armurier, parce qne les soldats dégradent toujours plus ou moios cette pièce importante. Cette observation s'applique aus$t à la vis de détente du modèle de sous garde de fusil de 1816. -
222. Ordre suivant lequel on doit démonter ta platiné avec le monte-ressort actuellement en usage,
i° La vis du grand res- 2 Le grand ressort (1) ; sort ; .
ta m
(1) On l'oteà l'aide d'une pression qu| on fait avec le monteressort ; on le remet par une opération inverse quand îl s'agît de remonter la platine-
de l'autobus. iq5
3» La via du ressort de. ia° La vis de batterie (4);
gâchette (1) ;, i3* La batterie ;
4° Le ressort de gâchette; i4° La vis du ressort de 5° La vis de gâchette ; batterie ;
6° La gâchette ; ^ 1 5° Le ressort de batterie ;
7 é La ris de bride ; " 16 La vis du bassinet ;
82 La bride; . % 17* Le bassine t ;
9° La bride de noix ; 18 La, vis dii chien ;
io° La noix (a) ; îo» La mâchoire sun/ii° Le chiçn (3) y rieure.
On doit remonter la platine dans un ordre inverse , c'est-à-dire , en commençant parles n°* 19, 18, 17, etc.
Pour reconnaître les vis de la platine ,*on observera que la vis du chien a la tête percée , celle du bassinet a la tête fraisée j celle de la, noix, dite clou du chien, a la tête d'un plus grand diamètre que les autres > les six autre* suivent cet ordre de longueur :
i° Vis du grand ressort , terie plus grosse que là
1 a. plus courte ; précédente, à-peu -près
2° Vis du ressort de ga- . égale de longueur ;
chette ; 5° Vis de gâchette ;
3<> Vis de bride; e> Vis de Batterie.
4° Vis du* resàott de bat-
Les deax grandes vis. ne sont pas égales de longueur, celle du milieu est un peu plus, longue que l'autre ; afin que les soldats ne prissent les confondre et mettre Tune de ces vis à là plaee de l'autre, lajpras granae doit être marquée d'une étoile. •
Avant de replacer les vis», il faut mettre un peu d'huile dans Técrou ou sur les filets de la vis. Il faut avfcir là même précaution pour l'axe et lejpivot de la noix. Quand la platine est, remontée, il faut également
(«) Avant de la retirer entièrement , t»n frappe sur le. col dta ressort , de manière à-faire sortir, le tenon de son encadrement.
(a) Il faut la repousser avec un poinçon qui entre facilement dan» le trou destiné à recevoir ht vis. ., • ■ .
(3). On a dû commencer par abattre avant d'ôler la vis dn grand ressort.
(4) On fait «Tant une pression «ur le. ressort dé batterie arec la moule* ressort.
I96 MANUHL
mettre un peu d'huile entré les branches mobiles des ressorts et le corps de platine , ainsi que sur la griffe et lés crans de la noix. 11 faut s'assurer si les vis ne sont pas trop serrées, et si les pièces tournent bien. 11 faut enfin avoir l'attention, avant de remonter les différentes pièces des armes,. de ne pas laisser dans les trous des vis de , l'émeri , de la brique ou autres substances dures pulvérulentes ayant servi a dérouiller.
aa5. Ordre suivant lequel on doit démonter le? mous- ■• queton> modèle de 1&16,
1° La vis du* milieu de la platine (1) ;
a° La vis du devant de la platine ;
3° Le porte- vis;
4* La platine;
S v L'emboùchoir ;
6° Les deux couteaux r
7 La vis de la tringle ;
8° La tringle ;
9 La vis du pontet ;
io° Le pontet ;
1 1 • La vis de culasse ;
12° Le: canon ;
i3° La culasse ;
i4° La vis de l'écusson ;
i5° L'écusson ;
16 La via de détente ;
17° La détente ;
18 Les vis de plaque de
couche ; 19° La plaque de couche.
(Voyez, pour la platine et les précautions à prendre , ee qui vient d'être dit pour le fusil. )
On suivra Tordre inverse pour remonter ce mousqueton.
On doit , autant qu'il estpossible , s'abstenir de démonter la vis de la tringle et les vis de la plaque de couche. La culasse et la vis de détente ne doivent jamais être démontées que par 'un armurier.
'Le mousqueton, modèle de l'an 9, se démonte et se remonte comme le fusil , sauf la tringle qui se déplace et se replace d'une manière analogue à celle du mousqueton modèle de 1816. On ne démonte le battant d en bas que quand la vis est rouillée.
(1) On lève la tringle pour 6ter U vis de devant.
dk* l'armdiibr. 197
324* Ordrt suivant lequel on doit démonter te pistolet - de cavalerie , modèle de l*an 10.
i° La .baguette ; 10* La culasse;
3° Les deux grandes vis 11* La vis de i'écusson ;
de la platine (1) ; is° La goupille de lade-
3° La platine ; tente ;
4° L'embouchoir ; i3° La détente;
5° Le porte-vis ; i4° L'écusson ;
6° La vis du pontet ; . i5° La vis de calotte ;
7 Le . pontet ; f i6° La calotte ;
8° La vis de culasse ; 17° La bride de poignée.
9 Le canon ; %
( Voyez, pourla platine et les précautjoi$ à prendre • le démontage du fusil. ) On suivra Tordre inverse pour remonter le pistolet»
Graisser les armes,
sa5. Les avinés ne peuvent être loog-tems préservées de la rouille si elfes ne sont enduites d'un corps gras*; on graisse toutes les pièces en fer de ces armes avec une composition de- quatre parties de suif et d'une d'huile. d olive fondues. ensemble; l'expérience a fait. connaître qu'il ne faut .pas employer la graisse toute fraîche , <et qu'if convient de la garder environ huit jours avant de s'en servir : on met aux articulations des pièces, et particulièrement de celles^le la platine, de l'huile d'olive purifiée. 'Si ,. par inadvertance , on graissait les pièces en cuivre , elles seraient prouiptèment couvertes de verdet.
L'huile d'olive pour graisser les platinei étant rarement assez pure , voici le procédé en usage dans les manufactures d'armes pour le purifier. On verse du plomb liquéfié dans l'huile froide,, à-peu-près- dans la proportion de 8 ode es de plomb pour a livres d'huile , on fait évaporer les parties aqueuses qu'elle peut contenir, et' les parties grossières ou lès autres substances étrangères qui y sont mêlées s'attachent à ce plomb, en sorte qu'en répétant deux ou trois fois cette opé-
(») Ou ôte cille de devant la première*
ration, . On obtient de 'l'huile bien purifiée qui csmbouise beaucoup moins que les autre" corps graa de cette nature , et qui est très-conservatrice du fer.
Il faut avoir la précaution de mettre l'huile dans un Taie de métal pour qu'il ne se ca^se pas. lorsqu'on r verse le plomb, et de la laisser déposer après l'opéralion, en l'exposant à cet cflet bu soleil ou à. une chaleur artificielle pendant quelques jours.
Gravure- dtt failli et du tabrtt.
Jî6. On grave au burin sur la queue de culasse des fusils et des pistolets la désignation de l'année, dn mpdèle , et sur le Corps de platine le nom de la manufacture; vais, cette opération se fait plus prompti ment et plus économiquement au moyen de poinçons portant plusieurs lettres. La gravure snr les lames de sabre se fait an moyen d'un procédé dont les ouvriers ont long-tems fait un mystère , voici en quoi
Les lames étant essayées après l'aiguisage, lé graveur les expose sur un grill la chaleur d un brasier de bois de hêtre pour enlever leur humidité. Il les fait chauffer de nouveau, afin d'étendre facilement un vernis qu'il y applique avec du coton : il enduit chaque lame de quatre couches, ayant «ni n de les faire sécher successivement avant d'en étendre une nouvelle. Ces couchas donnent au vernis une épaisseur suffisante
Eonr que l'empreinte des caractères soit assez Forte >isqu on se sert du style , ou pointe sèche, ce vernis ne s'écaille point. Sa composition est i litres d'huile d« lin, o k. 14 ( S onces) de copal, kil. i« (4 onces ) de térébenthine, okil. i4 (° onces) <Knoii de Bourgogne. H l'étend sur In lame suivant la longueur couvenante , selon ce qu'il a a graver et a la place où il veut graver. En fabrique , on l'étend suivant une longueur de Si centimètres (1 pied) environ a partir du talon. Les lames a graver sont plongées dans un mordant dontla composition
vert-de-gris.
4i iii onces) de couperose.
o ii ( S onces) rouge d'Angleterre.
% litres d'eau claire.
DE l'aBMURIII. ig^
Cette composition se fait dans des rases en cuivre rosette qui contiennent cinquante à cent James.* On se sert de ce métal parce qu'il n'est pas attaquable par la composition ci-dessus. . Ce n'est que lorsque ce mordant est en ébullition qu'on y met les lames , on les y laisse pendant une 1 heure, elles se trouvent attaquées dans l'endroit gravé , le. verni* n'éprouvant aucune altération. Il faut, pour que les lames' plongées ne soient point endommagées , que le Ternis qui leur est appliqué dépasse le niveau du mordant dé 54 millimètres ( a pouces) environ. Ce vernis est ensuite enlevé au polissage.
Cette méthode,' dont on faisait mystère» est comme on le voit, fort peu de chose,. c'est bien à-peu -près celle employée par tous les graveurs de la capitale.
Grain de lumière pour tes canons Je fusil*
337. Lorsqu'un, long usage a trop agrandi la lu- roière du canon de fusil, on répare ce défaut au moyen d'un grain. On nomme ainsi un cylindre en fer pour les armes de guerre , en or, en argent ou en platine pour lés. armés de luxe , qu'on fixe à l'endroit Où était la lumière et qu'on fore ensuite : voici le procédé suivi pour mettre un grain en fer, il est le même pour les autres métaux.
On grandit la lumière avec un foret dont la plus forte épaisseur doit être un peu moindre que le diamètre de la tige de la vis du chien ,- on taraude le trou qui en résulte avec deux tarauds, dont le premier doit être à trois pans sur le bout .et un peu conique, et le second. du même diamètre que cekij de cette tige. Après avoir fileté le grain dans une filière, aussi, de même diamètre, on le fait -entrer dans son écrou à l'aide. d'un ctau à main , et on l'y enfonce jusqu'à la paroi mtérieure'du canon. Ayant coupé la partie supérieure qu'on laisse un peu déborder, on- la matte, refoule, rive, etc. , et on repasse dans l 'écrou du ton* lierre le taraud qui a terminé cet écrou (177)) on perce ensuite la lumière au milieu dé cette pièce rapportée.
Si le canon auquel' i^ est nécessaire de mettre 'un grain en .avait déjà eu un , on ferait partir celui-ci au moyen d'un foret , si la lumière est encore au milte'