MARCEL
ci p aux détails, fig. 55 , 54, 55 , est formé principalement d'une culasse à chambre a, fig. 5a, qui est coupée sur le derrière en plan in clip é, de manière que la percussion du piston arrive perpendiculairement àla lumière b 9 en platine pratiquée sur le milieu du plan incliné formé&nr la culasse : la lumière b traverse la chambre pour communiquer au milieu de la charge. - e , cheminée en platine* disposée sur le côté de la chambre pour' donner de l'air à l'explosion.
d, fig. '5a, 55, chien dont la tête est forée pour recevoir le piston e et résister à la percussion ; le piston e est cylindrique et échancré en g, fig. 54 , pour être reçu dans* la ooîte formant la tète du chien où il est retenu à l'aidé du ressort f, fig. 53 , qui donne la facilité de pouvoir l'enlever et le remettre à volonté avec l'amorce.
Fig. 54 , broche qui s'enfile dans le piston e contre le bout duquel il. repose., elle sert à enflammer Je grain de poudre qu'on y a introduit.
Cette arme, dans laquelle le grain de lumière est en platine , présente l'avantage de rie faire courir aucun risque aux chasseurs en. introduisant l'amorce dans le piston , puisqu'il n'a aucune communication avec la chargé. Le service est prompt et facile, et donne lien d'espérer qu'en diminuant' le coup de pondre , on obtiendra un résultat d'autant plus grand qu'il s'enflamme spontanément; enfin, si on a la précaution de retirer le piston du chien--» ce fusil pourra se mettre entre les mains des en i ans sans leur faire courir aucune espèce-de danger ; puisque, dans la supposition même que le chien viendrait' à partir au repos, il ne peut communiquer le feu au coup.
(Description des machinai et procédés , etc. , T. XIV, page 335 , pi. 5o. )
POUDBBS rOLMIlURTIS.
375. On appelle ainsi une poudre composée de trois parties de salpOti e , deux parties de tartrate acidulé de potasse ou de sel de tartre , et une partie de soufre. On pulvérise séparément ces matières et on- les triture ensemble , jusqu'à ce que le mélange soit complet.
Si l'on met de cette poudre dans une cuiller de fer ou d'argent, qu'on l'expose un quart-d'heure sur, ua
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petit feu , la chaleur t'enflamme et elle détonne avec violence.
Poudre fulminante. La première poudre détonnante dont , on ait fait, usage dans les armes dites à perçut' sion, était dj^ la poudre muriatique ; mais, comme elle oxide pfomp^ement les pièces en fer et en acier, on la remplace maintenant par des poudres - contenant de l'argent fulminant oudu mercure fulminant. Pour former avec l'argent fulminant la poudre d'amorce, on Ja m Me dans les proportions d'une partie avec trois parties de poussier de poudré ordinaire. On humecte ensuite ce mélange avec environ dix/ pour cent d'une eau légèrement gommée , et on forme la matière en grains en la faisant passer, à l'aide a'une. spatule, à travers un crible percé, comme pour la poudre fine. On fait, sécher ce gfcatn à l'air ou à une chaleur très- douce , en ayant, soin que ttf desBÎcatioa . soit complété. " ' / .
Cette composition exige beaucoup de précaution / dans les. manipulations, l'argent fulminant étant, de ^toutes les poudres connues, la plus terrible par ses effets : car le contact d'un corps froid suffit pour la ' faire détonner, et l'on ne peut- opérer que sur une très-petite quantité à-la-fois.
Le mercure fulminant paraît- beaucoup moins dangereux , tant sous le rapport de la chaleur, que soui celui du Froissement , et , en plus, grande quantité dans le dosage, il offre 1er mêmes A avantages que l'argent fulminant, suivant les expériences de M, Lepage.
Cet artiste fait des grains d'amorce de la grosseur d'une forte tête -d'épingle , et il les revêt de deux ou trois couches successives d'un vernis à l'esprit de vin , et d'une dissolution de.kaentçhôii dans l'alcool. Des grains de poudre, ainsi revêtus . restent quelque teins plongés dans l'eau sans perdre leur propriété de s'enflammer par le choc.
Cette poudre s'obtient en dissolvant une partie de mercure^dàns sept parties eFdemie d'acide nitrique, à trente degrés de l'aréomètre de -Baume , ajoutant onze portions d'alcool à la dissolution , faisant bouillir cette dissolution pendant deux à trois minutes et l'étant de dessus le feu. La poudre se précipite peu- à-
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Î>eu , par le refroidissement , sons la forme d'aiguilles, égèreraent aplaties : elle est d'un blanc gris.
Poudres muriatiqucs* On appelle ainsi ces poudres dans lesquelles il entre du mûri a te sur-pxigéné de potasse, (chlorate de potasse), elles s 'enflamment par la percussion , et communiquent rapidement le feu de l'amorce à la charge d'un fusil , au moyen d'un mécanisme particulier. On n'en emploie qu'on grain pour cette amorce, et on ne s'en sert jamais pour la charge des armes, à cause de ses redoutables effets, si la quantité était un peu considérable. •
Ces sortes de poudres , dont le. chasseur fait usage , , oxident promptement les pièces en fer des armes, sont d'une manipulation' dangereuse etrd'un transport peu sûr. Op enveloppe maintenant les grains d'amorce de rire molle , afin d'éviter les accidens de l'humidité qui les décompose.
Voici Une composition de poudre muriatique :
o, 4^o muriatesur-oxigéné de potasse , (chlorate
de potasse).
o, a5o nitrate de potasse.
o,, i5o de soufre.
o, 07S bois de bourdaine , râpé et tamisé, o,. 075 lycopode. t Nous le répétons, toutes .ces poudres ont le grave inconvénient de rouiller promptement les armes, le chlorate de potasse est un agent trVa-actif de détérioration; espérons. qu'on parviendra a^éconvrir ua moyen plus simple. Il n'est pas à notre connaissance que les armuriers aient essayé le moyen pneumatique : ce serait là le hec plus ultra. Nous doutons, il est vrai, que l'étincelle produite parla compression de l'air soit aussi énergique que le jet de flamme résultant du choc -du chien, qui brbye la poudre fulminante ; mais, peut être , y- a- 1- il moyen d'augmenter la force de. cette étincelle : peut-être y tt-t-il d'autres moyens qui nous sont' encore inconnus ; a-t-on essayé ces globules de verre remplis de gaz hydrogène, qui détonnent violemment ? 1 éveil est donné , espérons qu'incessamment le champ des découvertes, exploité par plus de bras, deviendra pJus productif eu choses réellement et évidemment préférables.
sx l'akhuaibi. 369
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