MA 1TOB L
i3 féyrier 1795. — Brevet et invention de i5 ans pour des rnadùnes propres à travailler et à polir extérieurement les 1 canons de fusil tans le secours des meutes , au sieur Jean Javelle , de St. -Etienne.
m Ces machines consistent en trois sortes de tours sur lesquels les canons sont mis successivement.
Lé premier a pour objet de faire sur divers points &u canon des bouches ou repères dont la profondeur ïnarqùe la quantité de fer à enlever pour le réduire à l'épaisse ur exigée par les réglemens. Cette machine étant absolument dans le genre de la seconde, la description de celle- ci fera comprendre celle-là.
Le second tour a pour objet d'enlever tout le fer excédant les épaisseurs marquées par les hpuches. Un mandrin 'en acier, portant te calibre de l'âme du canon de fusil et ayant une manivelle à l'une de ses extrémités , tourne dans deux collets de poupées séparées l'une de l'autre de la longueur d'un canon de fusil de munition , qu'on enfonce et qu'on fixe dessus avec une vis , pour que le mouvement de rotation du mandrin l'entraîne. Denx poupées à lunettes, fixées solidement vis-à-vis les houch.es, embrassent le canon sans le «errer pour l'empêcher de branler.
Up curseur porte-outil qu'on fait aller et venir parallèlement à l'axe du mandrin le long de deux barres deJTer bien calibrées et au moyen d'une vis de rappel dont la manivelle est placée du côté opposé à celle du mandrin , enlève successivement tout le fer excédant et polit enfin le canon.
La troisième machine, ou le troisième tour, sert a former tes pans du tonnerre ; pour cet effet , une grande roue de tour met eq mouvement un axe porte- Fraise sous laquelle on présente successivement toutes les faces à former : un châssis, glissant à frottement sur. un autre châssis à coulisse, le tient à une distance convenable de la fraise,: on le fait manoeuvrer au moyen d'une vis.
Explication des figures 57 , a8 , 29 , 3o , planche 5.
a, fig. 27 et 38 , banc sur le que] le tour est placé. k, supports du tour : ils sont enfer.
SB L'ARinTRIU. 37I
c , pièces latérales en fer, de forme carrée, servant de guides au curseur armé sur ses côtés de deux burins ou coupoirs.
d , curseur ; e t partie npn achevée du canon du côté du tonnerre; e\ partie achevée du canon du côté de la bouche ; f 9 mandrin «ur lequel Je canon est monté ; il est tenu aux extrémités. dans des- collets ; g\ manivelle adaptée- sur le mandrin, avec laquelle on fait tourner le canon.
/1, vis de rappel faisant mouvoir le curseur ;y, manivelle delà vis de rappel ; h ; lunettes qui soutiennent le canon. *
l 9 bride avec une vis pour contenir les deux vis : yn > -vis de pression pour. maintenir les lunettes, le curseur , etc. ; ri , coussinet de cuivre.
a , colliers ou brides des coussinets*
Figures ag-ef'So.'
a ,- grande roue motrice , ( nous ne l'avons pas dessinée , c'est une roue à bras ordinaire ) ; fi , manivelle ("m/. ) , c, support; ( id. , c'est* le bâti ordinaire ) ; , d, corde sans fin faisant mouvoir la. poulie e montée sur Taxe dé la fraise/*;* cette fraise forme lès pans on faces du tonnerre du canon.
gt vis de rappel mouvant une coulisse.- '■
h , table'' en fer sur laquelle on assujétit le canon on toute autre pièce qu'on veut dresser; j 9 coulisseau* maintenant la table dans sa position* v
À, caisse latérale en fer sur laquelle la table /* se meut ; /, vis de pression assbjétissant lés coussinets ; m , poupées du tour. (
n, pieds, où apports 'sur lesquels la machine est montée (i). .
(Publication des brevetedont ta durée est expirée, T. II, page i33* planche 3o). .
(») Cette description est auccinrte>petfl-être un peu trop; «aïs, telle qu'elle est, l'opération érant d*a.O leurs .simple , un mécanicien intelligent suppléera à ce qui manque :<uue seule omission, plu» .grave que les autres , e*ige de notre part une- observation. Dans T Jour tel ^u'-H esi donné, on. conçoit bien te mouvement parallèf' chariot \ mair«oaunenia-t<-ill« mouTenjenV inclmé nécessaire
»7» MAttVtL
378. Description et usage cT un instrument pour connaître et comparer ta force relative à de* ressorts du fusil de munition , et pour déterminer le degré de force le plus convenable à ctuicun d'eux, par M. Rbgnibe.
a, a, planche 3 , fig. 19, planchette sur laquelle est établi l'appareil placé sur une table.
h , support de fer coudé terminé parjme fourchette pour recevoir, le fusil qui y est maintenu par une clavette en cuivre-
c , fusil posé verticalement sur la tablette pour en éprouver les ressorts.
que le canon afferlé la forme conique, ou en cierge, qu'il doit avoir; un mouvement d'avancée ou de recul delà p«ftipée de, droite qui porte le mandrin , 00 plutôt ce même mouvement procuré nu support de la vis de rappel doit produire cet effet ; mats sien de ceU n'est exprimé et c'est pourtant le point délicat , le gîte delà difficulté : ce tqur' n'offrant rien d'ailleurs qui le distingue des tours parallèlesvnrdinaires et ressemblant au tonr dt'M, Smart, décrit dans .le volume 8 du Hepository àf arts , qui a été décrit dans le n* 106, pag. 7g du Bulletin de )a<Société d'encouragement t et rapporte dans' le T- a t pag. s45r,' deuxième édition cfu Manuel du Tourneur» Il n'est pas dit non plus comment s'opère le rappel de la vis A. Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas cru devoir nous arrêter à ces imperfections , pensant bien que l'adresse des mécaniciens y remédierait.
Cette manière, de travailler extérieurement les canons de fosil parait devoii être préférée à l'emploi des meules ; elle est d'ailleurs plus économique , plus prompte , plus assurée , et il doirea résulter beaucoup moin* dinconyénieus relativement à la santé des ouvriers-, telle est du moins l'opinion d'écrivains très -distingués |ui ont écrit sur cette matière ; nous avons lu quelque part que le ►oids du fer enlevé suffit pour compenser les frais de la journée de ouvrier , et il n'y' a plus de meules fort chères à entretenir «t ' avançant que très-lentement le travail.
On trouve, sous le n* 3o8, pag. 5» -5a du Bullet>i de la Société I Encouragement , pl„4i8 , aij.e année , i83o , la description d'au (Dur exécuté en Russie , à Sestroveski , a cinq lieues de Sl.-Péters- ~j° ur €» P» r M, I* colonel de Lancry, qui -se f approche absolument du tour de M. Jean Javelle, mais qui est beaucoup plus compliqué r B on« n'avons pas cru devoir le reproduire ici, et nous reuvoyons '** lecteurs à r ouvrage cité-, oblige de choisir entre les deox pro- «dés et peu capable de faire un choix motivé , nous avons donné* *• préférence à l'antériorité de date et a la plus grande simplicité • cséctttioa, le premier paraissant évidemment avoir fourni Vidée
DI l/AftM€B1EB. %y%
*/, socle sur lequel appuie la crosse du fusil.
e, levier placé entré les mâchoires du chien armé.
f, plateau de balance pesante hectogrammes.
g v cases en huit divisions, contenant tes poids nécessaires aux expériences.
h, levier à bascule pour.fair» découvrir la batterie.
j , support de la bascule, fixé sur une petite planchette a coulisse pour être rapproché ou éloigné du fusil.
A , coin gradué èTainùré' fixé au bas du socle rf, et destiné à faire porter exactement l'extrémité dn petit bras du leVier h au point où frappe la pierre sur la batterie. '
du second. Nous invitons cependant lelecteoV à consulter l'ouvrage que nous venons d'indiquer , avec d'aulant»plus d'instance qu'il y trouvera en,ontre-la description d'noe machine a rnbaner les canons de fusils qui , ericore. bien, qu'elle ne nous a pas semblé remplir son objet t pourra être jqgée, différemment par les» artistes, et , dans tous les cas , leur fournira des idées.
Ils trouveront <bms ce même volume,, **g.e année , la description d'une machine à tarauder (es culasses /ifs canons de fusils, qui, encore bien qu'elle nous semble pc&entei Luxe de moyens relativement à l'effet obtenu* est cependant. digne de remarque, quoi qu'elle n'obvie en rien aux inconvéuiens ordinaires, et<que. nous- avons signalés dans notre ouvrage à' l'article du Taraùdçge desiécrous qui reçoivent lu culasses (T'oyez- 1<}6 ,§.$ ). . ' ' "
Ils' y trouveront aussi uQe machine très-compliquée servant h àtester et a polir intérieurement les canons de fusils , qne nous n'avons
Îas comprise .dans notre recueil , parce qu'elle ne nous a pas sembla tre d'une utilité immédiate à Parmurier ^ et ne pourrait que satisfaire une. louable , mais stérile curiosité ; la même observation, s'appliquera à la machine a forer le; platines et à roder le» bassin e ta ; dans toutes ces machines, d'ailleurs fort curieuses î il y a surabondance de, moyens d'exécution relativement Aux effets produits. Ce même volume contient en boire la description d'un )ami*> noir a étirer les Jamesde sabres et de bayonnettes que nous né faisons qu'indiquer , attendu qu'il 'n'est pas encore très-sur que l'adoption du laminoir ppurcette sotte de fabrication prdduise.de bons résultats : l'acier perd vde sa vertu au laminoir; les essais qu'on a faits jusqu'à pfrésent n'ont pas été heureux ; le martelage est encore aux yeux de tous lestons ouvrier! une nécessité ; cependant, t noos le répétons encore^ notre avis , dans foutes ces .choses ,' ne doit avoir aucun poids, et nous engageons lès armuriers à' voir euxmêmes ces machines, quev dans tous les cas, dons n'aurions pu dessiner sans augmenter dé beaucoup Les planches et par conséquent I' prix de cet ouvrage.
*74 IfAHOtt
/, position du4evier à bascule, lorsqu'il est rapproché de la batterie pour la faire découvrir.
m , extrémité du levier.auquel on accroche le levier pour faire découvrir là batterie par l'effet du poids.
Usage.
1™ expérience. Le chien étant armé et chargé de 30 hectogrammes , y compris le poids du plateau/ 1 , on appuiera le doigt sur la détente ; il s'appuiera doucement sur le rempart du corps de platine ; si la chute est trop forte , on ajoutera du poids , et on en ôtera si le chien ne peut pas élever le plateau ; les grands ressorts qui soulèvent 20 à 24 hectogrammes par ce procédé paraissent le» meilleurs.
a* expérience. On éprouve- la résistance de la batterie en faisant , comme on l'-a dit plus haut , porter exactement l'extrémité du petit levier h ,- au point où frappe la pierre : alors on accroche le plateau à l'autre extrémité du levier ; 12 à i5 hectogrammes , y com-
5 ris le poids du plateau, doivent sujfire pour faire écouvrir la batterie.
* ' . \ Observations.
Gomme il est impossible £e faire des ressorts parfaitement égau'x.et cravoir des frottemens uniformes , il peut être accorde une tolérance de quatre degrés , comme de -20 à 24 hectogrammes pour le grand ressort, et de 12 à i5 pour celui de la batterie.
Le degré de force sera bientôt sentipar la main du platineur ; l'habitude lui donnera le tact, et il ne s'en éloignera pas.
Les platines en blanc peuvent être éprouvées par le même moyen. Pour cet effet* on a construit une espèce de fut destiné à recevoir facilement chaque platine l'une après l'autre : ce fftt, qui a un encastrement et un levier de* détente , se place dans la fourchette du support de fer de la même manière que le fusil.
Gomme la main du contrôleur sera le premier vérificateur de la platiue , l'emploi de l'instrument ne parait nécessaire qqe lorsqu'on aperçoit une trop grande différence dans l'action des ressorts , afin de connaîtra
i>b i'aiituiiii, 37 5
1a valeur de cette différence , et la faire remarquer à l'ouvrier , qui verra bien ajori qu'on ne juge pas son ouvrage arbitrairement.
Enfin, cet instrument peut être considéré comme un type qui doit amener un principe sur la fprce des ressorts et éloigner lés erreurs dans lesquelles on est tombé , faute de moyens convenables.
Croirait-on que des fusils de choix recommandés ont donné une différence, sur la même espèce de ressorts,
de io à 27?.
Ainsi , il est important qu'un inspecteur de manufactures d'armes ait à sa disposition un instrument comparatif pour s'assurer, d'une manière certaine, de cette action de l'arme Vi essentielle au bien du service ; car l'expérience de plus, de vingt mille coups de fusil noûâ a démontré que les platines à grands ressorts vifs et ressorts de batterie lians rateqt bien moins , toutes circonstances égales .d'ailleurs , que les platines qui s'éloignent du terme indiqué.
On voit , par ce que nous venons d'exposer , que lé a ressort» n'ont pas été éprouvés ««parement de la plà? tine; il faut aussi "avoir égard à la Confection des autres pièces qui agissent conjointement avec eux.
En effet, un* pied de batterie peut se trouver plus ou moins long ou plus ou moins avancé sur le ressort ; une griffe de noix peut être plus ou moins pleine , ( et donner par consèquéut de» résultats différons»
, Ainsi, nous ne devons avoir égard qu'aux résultats dés différentes causes qui impriment l'action au chien et qui opposent de la résistance à>la batterie, afin de faire coïncider convenablement le choc de là pierre et . la résistance que lui fait éprouver ht batterie pour produire des étincelles. ' ' -
----- •- .. " d .....* faisant entt Mes ressorts des platines. L'Institut t
France a approuvé ce même instrument, et en a parlé
376 MA2TOKL
avec éloge ; enfin , plusieurs officiers du cofps d'artillerie pensent qu'il remplit bien ton objet (1).
. (1) Nos lecteurs ne perdront pas de me que, dans tons ces rapw
Ï>orls , nous ne faisons que transcrire littéralement et pour porter à eur connaissance une infinité de choses très-intéressantes pour le* armuriers, sans avoir la témérité d'y joindre noire aots, qui a*aarait aucun poids après le« autorités respectables qui 00* prononcé sur le mérite de ce* inventions utiles* Peu versé dans ces matières, uoutne disoos qu'avec hésitation ce que nous en pensons : il mous semble qu'il y a luxe d'éloges et emploi de moyens trop compliqué* relativement a l'effet obtenu ; s'il s'agissait de peser la force d'an grand ressort, nous le monterions simplement sur une barre de fer sur laquelle nous l'assujettirions à l'aide de la vis et de l'étocjoian cl même d'un buttoir tenant lieu du rempart du corps de platine ; nous prendrions cette barre dé fer, qui pourrait servir poor tous les ressorts, dans l'étau* lé ressort .sortant en dehors dans une position renversée ; non* placerions un fort annean dans l'arcade renversée de- la griffe , et à cet- anneau nous suspendrions un plateau dans lequel seraient dé, poses les poids destiné* à taire fléchir ce ressort ; nous aurions alors le poids de la force dn ressort f tandis qu'avec le moyen proposé on ne peut obtenir que itt évaluations approximatives , puisque la longueur dp chien et celle de la griffe de; la noix , qui font levier sur le pivot de la noix , doivent t - suivant leur plus ou moins 'd'étendue., influer sur le résultat des épreuves ; qu'un ressort paraîtra plus fort, si les via d'asseavblage-jont peu- serrées , si 'les frdttemens sont lubrifiés , si les pivots sont bien rodés, si enfin le mécanisme marche librement ; «jn'il paraîtra plus faible, si les rotmes circonstances se rencontrent est. sens inverse. Tout re monde sait que de l'écartement du clou du chien à la vis-pivot de la batterie dépend la force dn choc , qui sera pins violent si le chien a plus de course , etc. , etc. J/ épreuve des ressorts ne nous paraîtra donc'concluante que lorsqu elle sera dirigée sur les ressorts eai-mème*. liait , nous le répétons , nous ne annaraes point juges compétens en cette matière , et nous nous *©•mettons à l'avance et avec toute confiance au jugement des riers.
«;E.*.»tïii!iï*.itï :■ |
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Observations générais»
On voit, par cette table, i° que les huit fusils à grands ressoi ts vifs et ressorts de batterie liàns ont raté cinquante-sept fois sur huit cent soixante-dix amorces brûlées; ce qui donne un coup raté sur quinze coups tirés ; .
a° Que les huit. fusils à grands ressorts faibles et ressorts de batterie forts ont raté cent vingt-cinq fois sur huit cent soixante-dix coups; par conséquent un coup raté sur huit coups .tirés.
Ainsi, ces expériences démontrent que nos fusils de munition donneraient moitié moins de. faux feux , si on déterminait le degré de force des ressorts dans la proportion indiquée.
( Bulletin de la Société d'Encouragement , y année , 180& — Mars. — Page 5?. ) :
Éproùvettes.
379. La poudre* à tirer est de plusieurs qualités : il importe de pouvoir reconnaître la meilleure ; car, une arme offre des résultats bien dHTérens , selon qu'on emploie de bonne ou de mauvaise poudre pour son service ; il y a plusieurs signes extérieurs auxquels on peut d'abord préjuger de la bon té de la poudre,les voici:
On met une pincée de poudre sur une feuille de pa-
Îtier blanc, on y met le feu; si la poudre est bonne, toute a masse s'enflamme à-la-fois «an» laisser de trace sur le papier., ce qui est bien rare cependant. Si la poudre est mauvaise, ou elle laisse sur le papier des traces de, brûlure ce qui annonce qu'il y a excès de soufre et que le mélange est mal fait, ou bien, des espèces de piqûres et grains grisâtres qui s'enflamment lorsqu'on y met le feu , lorsqu'il y À trop de salpêtre; enfin, elle noircit le papier lorsqu'il y a trop de charbon. La poudre, doit être d'un grain égal, dur et bien dépouillé de poussier. Pour en vérifier la dureté, on en prend plusieurs pincées dans les échantillons choisis pour les épreuves, et on les frotte fortement avec le doigt dans le creux de la .main ; ils ne doivent s'écraser qu'avec difficulté; enfin, on s'assure que le grain est bien épousseté lorsque», en faisant couler
di h'kRuaniEB. 979
snr le dos de la main , elle ne laisse aucune trace sur la peau. Ce n'est que lorsqu'elle réunit ces qualités diverses que la poudre peut être jugée propre à être éprouvée. . -
La portée de la poudre fine doit être de aa5 mètres • ( i r5 toises 3 pied») v avec une charge de 93 grammes ( 3 onces 5 gros 3/8 ). Nous ne parlerons pas des éprouvettes des poudres de guerre, l'armurier n'est pas communément appelé à en confectionner» celle qui a été inventée peur la poudre de chasse et qui est faite en forme de pistolet conviendra mieux. La plus anciennement connue est celle à' roue dentée : suivant MM. Bottée et Riffcult 5 anciens membres de l'Administration des poudrés *t salpêtres , elle est la plus commode et la plus durable des petites éptouvettes ; mais, ayant une chambre dont la capacité est constante pour éprouver des poudre* à grains et à densités variables, les' effets ne sont pas toujours exactement comparatifs., spit qu'on charge nu, poids» soit qu'on charge au volume. D'un autre côté, une arme courte est peu propre à .constater Je degré de^ force -d'une poudre qui, en raison de Ja finesse et de la densité de dota grain, â-besoin, pour l'entier développement de son effet, d'accompagner, pendant un certain tems, le pro*. jectile ou l'obturateur de Péprouvette ; enfin, ces épfouvettes n'ont éutr'elles qu'une graduation, arbitraire , - et leurs frottemens varient suivant la force du ressort et l'état de propreté où d'oxidation de leur mécanisme. Four parer à ces inconvéniens , M. Régnier a imaginé d'adapter un petit canon en cuivre au ressort des pesons ordinaires , afin de peser l'effet de l'inflammation de la poudre-, et d'avoir un moyen comparable d'estimer son action en supprimant autant que<possible les frottera eng. Quoique cette éprouvette dite à peso* ait, quant à ,1a chambre, les inconvéniens de celle dentée, qu'elle ne donne point des résultats rigoureux et que,. généralement le nombre des degrés augmenté avec le nombre des coups tirés de suite; cependant, elle est encore la meilleure de toutes les éprouvektes inventées fusqu'à ce jour pour les poudres de chasse, et^pour ainsi dire, la seule qui «oit maintenant en usage.
a$2 MANUEL
cù pédié, et, quoique cette espèce d'aréomètre soit bien éloignée de remplir so'n objet, toujours est-H certain au'ïl en eut l'intention ; et c'est ainsi que naissent les inventions qui sont reçues soifs différées rapports. ' "
- Voici le moyen que j'ai employé', et qui m'a réussi.
~< Description»
a , planche 3 , fig. 8 , seau en fer- blanc de 65 centimètres (a4 poupes) de haut, et aa centimètre* (8 pouces) de -diamètre; ce seau est peint et verni en-debors et en-dedans pour le préserver de la rouille et pour qu'il puisse être placé dans un- laboratoire de chimie ou dans, un cabinet de physique.
b b, quatre supports en fil de laiton , fixés à écrouz sur un cercle en fer-blanc ajusta au bord supérieur du seau ; ces quatre supports maintiennent une rondelle 'de même, métal percée d'une ouverture circulaire.
,c, tube en laiton poli de 4.0 centimètres (î 8 ponces) <Je long , sur 45 millimètres ( 20 lignes ) de diamètre ; %jt tube "gradué passe librement dans l'ouverture de la rondelle. • •
</, plongeur en fer-blaùc verni, ajusté au tube c, et lesté à la partie inférieure e. ^
f, petit mortier, en fer. formé d'un bout de canon de munition placé à la partie supérieure du tube pour recevoir la poudre que. l'on veut éprouver.
Fig. 11, la., i3, le même mortier Vu séparément en coupe, de- profil et en place.
Fig. jo, index eu fil de lôiton très-délié tel qu'il est disposé dans l'intérieur du tube pour marquer le degré d'enfoncement du plongeur clans Peau lorsque la poudre s'enflamme. v
Fig. 9 , racloir pour nettoyer au 3* coup l'intérieur et l'orifice du mortier. .»
Usage.
1 ° On remplit aux trois quarts le seau avec de l'eaa de pluie ou de rivière.
x* On place le plongeur garni de son tube et de ton mortier,
SB l'abmc»iki. 283
5° On ajoute encore de la même eao dans le seau jusqu'à ce que le tube s'élève. à zéro au- bord de la lunette qui maintient le tube gradué perpendiculairement ao milieu du seau».
4° On vérifie si le tube se tient bien verticalement dans l'eau sans les supports, et, dans le cas contraire, on repousse avec la main la boule inférieure e ^oi contient le lest, afin que ce lest soit bien, ail centre du tube pour qu'il se maintienne naturellement d'aplomb.
Le cran marqué sur le bord du mortier doit.se rapporter au-desstis oe l'échelle de division.
Lorsque tout est bien accordé; on verse a l'aide d'une cartei piiée on- djajne petite puisette .en ferblanc, trait grammes de poudre dans le mortier'; cette quantité -est la plus- convenable à cette épfou- ▼ette et elfe ne remplit, qu'envirfe là moitié de la capacité du canon. '.
On laisse ainsi cette charge .sans la bourrer, on ne fait' qu'y ajouter une petite etoupille qui sort de l'emboucnure pour. y mettre, le feu? cette é toupille est composée <l'un gros fil de coton imbibé dans delà
Ïtouare pulvérisée» et délayée ou bouillie dans de 'alcool. '
Enfin , on fait descendre l?index à zéro et on met le feu à l 'etoupille avec un petit bout de bougie filée que l'on tient dans un porte-crayon ou dans une plume à écrire pour servir de boute-feu.
Effet*.
La poudre, en s'enflammant dans cette éprouvétte, ne fait pas plus de bruit qu'une porte que 1 on fermerait brusquement j cependant, l'action du recul est très-sensible, et il est estimé par l'index, qui reste sur l'échelle graduée, et indique par. conséquent la forcé de la poudre. ' -, •'
Une poudre de' munition est bonne lorsqu'elle conduit l'index a trente degrés ; ce- terme a été pris avee de la poudre qui a lancé le gros globe de l'éprouvette à mortier à 5oo mètres de distance.
Or ,'il résulte de cette, division qu'on pea^ juger par aperçu la distance à laquelle le globe de l'éprouvette
•84 MANCBL
. de l'ordonnance aurait été lancé ; avantage précieux surtout pour un officier d'artillerie qui n'aurait pas a sa disposition l'éproiivetie à mortier.
< Plusieurs expériences , répétées sur différentes poudres, tant à Essonne qu'à Vincenaes, ont dons* constamment un rapport assez exact. ' '
On a également comparé cette éprouvette hydres» tatique avec celle à pendule du chevalier d'Arcj , et cette dernière a produit plus de variation dans ses effets , quoiqu'on ait pris tous, les soins nécessaires ppw que les charges et les bourres fussent les mêmes; ensuite, on a remarqué qu'une bonne poudre de guerre donnait douze degrés- et *% poudres superfines de chasse a4*> or* il est faux qtfe les meilleures poudra doublent la portée des bonnes poudres de guerre.
Cette action né peut être évaluée qu'au tiers , l'expérience le prouve journellement, et c'est positivement le terme que TéproùVotte hydrostatique a indiqué dans le Cours des expériences comparatives qui ont été faites. -
> Les bonnes poudres de guerre ont donné sur celte éprouvette 3o degrés, 'et les poudres superfines de chasse. £5 à i6 degrés.
Cette éprouvette a paru plus exacte; i° parce que l'embouchure du mortier donne à la flamme une is»ue assez large pour ne pas agrandir son diamètre. L'expérience de plus de douze, cents essais n'a pas altéré cet orifice.
2° Parce, qu'il n'y a pas de bourres qui puissent . augmenter ou diminuer l'action de la poudre*
3° Parce que lé déplacement de l'eau forme une résistance toujours égale. N
4° Enfin, par la construction de cet instrument, . qui peut être réglé sur des dimensions fixes et dimt
la division peut être déterminée par la force d'une .poudre conque , 4 en résulte que cette éprouvette
peut servir aux expériences comparatives sur 1*
di l'ahmohikh. a8S
joudre et qu'elle est d'un usage facile , puisqu'on 'emploie dans upe chambre.
Nota « Cet instrument a été présenta au Conseil, dans sa séanc» , T "L ^ 1 "^- ,8o 7* W« IWgnier F« soumis m présence des membres le la Société d'encouragement à plusieurs épreuves qui ont p »r fatamen t réussi et qoi prouvent la précision et la bonne construction de * f . le x ep'oàvetie hydrostatique. Le président a témoigne* de yive> oix à M. Megnref la satisfaction qn'épr6ùvait la Société en voyant ;ette nouvelle production de son gertie industrieux: elle ne peut |u augmenter la répntatroh qve cet haiulè artiste s'est déjà acquit» ►ar «e* nombreuses et ingénieuses découvertes. »
( Bulletin dt la Société fmcokragenunt pour tindèstrit nationale , >.e années octobre i%oj , page $%. ). •
S* 4. Pistolets.
281. Nous avons déjà parlé des pUtolets d'arçon éf le cavalerie (208)'; ce qui nous resté-. à examiner, ce (ont les pistolets de fantaisie 'que les armuriers fabri-
{ lient pour contenter tous les goûts. Il serait trèsifHcile de s'en faire upe idée précise, le modèle rariant à l'infini, : les uns sont à bascule, les autres rat le canon brisé $ quelques-uns sont faits à canons le cuivre avec renflement à la ' bouche , d'autres jont faks en espingole ( Fuir ce mot au Vocabulaire). L'intérieur du *ufce dam» les canons brisés est quelquefois péntagonal , d'autres fois â six a huit pans. La platine de ces pistolets est ordinairement posée comme celle des. fusils, dont elle ne diffère que par les dimensions ; maïs, assez souvent, dans les pistolets. dits à l'anglaise-, le mécanisme est tout- à -fait différent: . le chien forme noix, le grand ressort forme gâchette» la détente le soulève immédiatement, le bassinet est en-dessus, Je ressort de batterie est replié sur le couvre-feu. Je ne suis pas armurier «t j'ai vu. plus de douze mécanismes. différens, sqivant les pays d'oùvenaient les armes. Il est donc impossible de rien, tenter relativement à la description de ces platines*. ta même observation peut s'appliquer aux nombreux moyens de fixer irrévocablement le chien au repos: tantôt c'est nri tiroir placé derrière le chien, une autrefois ra sous-garde qui glisse et forme arrêt, ou biea eucofe c'est la détente qui se reploye, ou c'est le chien
qui se retourne à volonté , etc. J'ai tu des secrets de toute espèce i il en est même que je n'ai pu jamais deviner ; d'où il" résulte que chaque armurier peut avoir le sien et qu'il est encore impossible de rien donner de bien certain à eet égard , et que d'ailleurs l'annonce d'un secret serait une dérision , puisque, par le fait même delà publication, il n'y aurait plus secret ; si Ton considère seulement ces secrets sons le rapport de la sûreté personnelle et comme fcrtoyen* « s'opposer s- ce que l'arme ne parte an repos, dans U poche de celui qui la porte, mille moyens sont offerts ; nos lecteurs se contenteront de données générales. ' • v 282. 'Entre ces pistolets il en est qui sont d 'assez forte, dimension et' particulièrement soignés sons le rapport de l'exécution, ce sont ceux qui servent &a tir et dans les duels : nous devons en dire deux mots, -
Pistolet de combat.
Le pistolet de combat est: composé d'an canon ml porte un tenon ou guidon et une visière'; éVuné platine qui est à.roulette et à chaînette , d'une calotte , d'uae sous-garde, d'une baguette eu baleine, (on n'en tnet pas toujours à ces pistolets), et d'une monture qui ne .s'étend que vers la moitié de la longueur du canon : elle est quadrillée , pour que l'arme soit miens: retenue en main. Ce canon est fixé -sur le bois, au moyen d'en tiroir et de sa goupille , comme dans le fusil de chasse, et les deux grandes vis portent sur deux rosettes, " comme dans le fusil de chasse à un coup.
Le calibre est ordinairement, de 5a à la livre, la charge de poudre est 36 grains pesant.
Le pistolet de combat est toujours rayé en spirales, dites à cheveux; il est aussi' à double détente, <ao6f). '
Les détentes ordinaires ont, tomme on sait, poar objet 'd'exercer sur la gâchette une pression, qui, dégageant le bec de cette pi$ce du 'cran du bond* 4e la noix, fait partir l'arme; "cette pression, quelquefois assez considérable , est communiquée par l'index de la main, qui tient l'arme; il arrive to-
AS l'aBMCRIEI. 287
[uemment qu'elle nuit à la justesse du tir. Pour remédier a cet inconvénient, on a inventé la double létente, dont l'effet est assuré, (V. ci-dessus) ; on sait jue l'usage de cette double détente exige les plus grandes précautions , et que l'on ne peut s'en servir >our les pistolets d'arçon^, ni pour les fusils- de :hasse.
La paire de pistolets de combat est ordinairement renfermée , comme* les fusils de prix , dans un nécessaire de bois d'acajou., de noyer, etc., qui contient en outre une poire à poudre , à ressort ou à genouillère, un moule à 'bal les, des balles et des calpins, des pierre» à feu , une baguette portant ube mesure graduée pour les charges de poudre, -une seconde baguette servant a enfoncer la poudre, un\ maillet en bois» un tire-balle , un lavoir en fer disposé de manière a recevoir le tire-balle,, un marteau d'acier destiué à rafraîchir les pierres, un monte-ressort , un tourne- vis» une épinglette et un huilier." .
La couche' de ce*, pistolets est plus courbe que celles des pistolets de guerre, pour être mieux en ^nain et viser' plus facilement, les canons sont à pan» flans toute leur longueur , en-dessus et ea-dessous, le bois est entaillé en conséquence.
Une paire de pistolets de combat, bien établis, coûte, avec son nécessaire, environ 000 fr.
î»83. Xe pistolet de poche, dit à l'écossaise* diffère des autres pistolets, principalement en ce que la platine est disposée symétriquement , par rapport à l'axe du canon, dans une espèce de coffre formé parle
{prolongement de ce cauon, derrière le logement de a charge. Cette platine a trois ressorts, pommela platine ordinaire; mais ils sont disposés en sens inverse. La noix et sa bride sont supprimées, la partie inférieure du chien en tient Heu , étant conformée comme une noix ayant ses crans et sa griffe. Là gâchette a une queue qui remplace la détente ; le bassinet étant placé immédiatement àtr-dessus du ton* nerre,.la lumière qui est au fond se trouve dans une direction verticale. Le canon est brisé *mi le démonte au moyen d'une clé , pour y mettre la- poudre et la balle, qui en sort forcée ; la poignée seule. est en boa
^988 HAKOKL t
et est fixée au reste de l'arme an moyen de deux
vis- La disposition de In platine s'oppose à ce qoê l'on puisse viser avec cette/arme, aussi est-elle réservée à la défense , et on ne s'en sert guère qu'à bout portant.
Cette platine est ordinairement à secret , et le mouvement du chien se trouve arrêté par un verrou placé derrière cette pièce, ou adapté immédiatement sa pontet dé la sous-garde.. Quelquefois, cette «bus-garde elle-même est mobile, s et forme l'arrêt v ou bien eht est entièrement supprimée, et la queue de la gâchette» qui est. à charnière,» se loge daos un encastrement pratiqué à cet effet sous la> platine, et ne se remet à fa position'- nécessaire pour faire partir l'arme que quarid on porte le chien au. cran du bandé.
Lé calibre est. ordinairement de {o à la livre , et la charge de huit. grains pesant de poudre; en général, cette arme est de très-petite dùnsnsi 9 n ; il y en a même dont la longueur n'exfcède pas quatre pouces, et qu'on nommé coups, de poing.
Une paire dé pistolets de poche,' bien établis, coûte jusqu'à. i5o fr.
S- 5. ; ; " CouteaUx do chasse,
284. On nomme ainsi des sabres que les chasseurs portent avec eux , lorsqu'ils ' doivent attaquer le sanglier où autres animaux qui reviennent sur le coup et ré ponde ut à l'attaque: le couteau de chasse peut eqcore servir à couper des branches et à se frayer on passage : c'est, en général, une arme' de peu d'utilité, mais dont cependant on fait encore usage. Le lecteor comprendra dé suite que nous n'avons rien de particulier À dire sur ce 'qui le concerne « aucune forme particulière n'est arrêtée, aucune dimension de rigueur. La poignée recevra tel enjolivement que le §oût ou la mode prescriront; quant à la lame, elle oit être dé bon acier, une lame de fer ou de mauvab acier serait, une surcharge inutile pour, le chasseur: ce que nous avons dit des lames d épée et de sabre 1
Dt i/AMfimiti. 289
est appliquable aux lames des couteaux ie chasse. Cette aune, considérée dans sou eo semble, doit être •impie, naas ornemeas superflus, sans sallies ou gardes, qui pourraient s'accrocher dans fes broussailles; sa. longueur doit être restreinte , ain qu'elle ne gêne point la marche.
- Canns» à èpèc et à dard:*
a85. Ces sortes d'armes sont' prohibées par del réglemeos, qui, nous 4e pensons sauf en être cepen- -dant bien certains, gont-encore en vigueur. Quoi qu'il en soit, on en Tend continuellement, ,soit aux per» sonnes m unies. -d'autorisation, soit à toutes autres; nous n'avons aucune connaissance * ce qui a lieu à cet égard : nous savons- seulement qu'on «n vend , et • par conséquent qu'on en Abriqi*»
- 286. La canne à èpèe^at crevée intérieurement , et forme le fourreau d*»ne ép*5 dont la poignée est la pomme de la ça»?*e. Les' Urnes qu on veut monter en cannes sont ordinairement étroites relativement à leur Joa£r»~ ur : eUes'sont a trois on quatre cannelures ; ces / | " a ** ;re s sont beaucoup- plus rares, et avec rai*>a ^/âas estimées , mais on n'en voit presque plus ; Jca lames le9 plus commîmes sont carréeà dans leur coupe e . ce sont des lan"?s de fleuret» appointies et é vidées. Les Ânglai font de r ^s cannes à épées très-ilégéres , et 'qui *« vendent à bjft prix dans les rues de Londres; ce «ont des bambous creusés dans lesquels sont enfermées des lames assez bien ajustées. Nous n'avons rien de particulière dire concernant cette fabrication, ci ce n'est en ce qui concerne te percement -des cannes, et le moyen de consolidation de la chape pour prévenir la fente de la canne.
287. Percement* Les caunes destinées à être forées •ont.de deux sortes, ou de bois creux naturellement, ou de bois plein. Pour vider les cannes dont le bois est creux, mais don,t la moële ou les nœuds s'opposent à l'introduction de l'épée, On a une broche en fer, dont on fait rougir le bout ; on introduit ce bout dans la canne, on plongé un peu» oa retire, on entretient le
*§0 ' MA,!UJ8L
fer chaud *t on laisse refroidir le bois, on plonge de nouveau et in peu plus avant, on retire promptement le fer et ah si de suite, jusqu'à- ce qu'on ait fait le creux. Pour, certains bois , il faut nourrir d'huile ou de graisse , sais quoi le bois, devenu trop sec, se fendrait ; pour t»us^ il faut plonger et retirer promptement labroçke, afin que la brûlure «oit locale et ne s'étende pas ài-delà des clôisoiîs qu'il s'agit de percer pour fraye! le passage;, si l'on laisse séjourner la broche chaude dans la canne , le bois s'échauffe et se fend. Après que la broche a passé , lorsqu'on veut que ' la lame soit parfaitement ajustée aux creux, on a une lame pareille qui est dentée sur ses quarres comme une râpe,, et l'on finît le creux avec cette lame-mandrin. À l'endroit de la, chape et intérieurement on collé ut* peu detrapou de 'cuir qui, par son élasticité , retient l'épée ijans le fourreau,
a&8. L'épée. doit ê>e emmanchée bien droit, la soie lie doit point paraître sur la -pomme, cette dernière doit êjtre entée par-dessus la rivuw»- les deux morceaux celui plus long formant le fourreau, <»t celui plus court formant la poignée, doivent être cou^ bien carrément et s'ajuster le mieux possible; on cni/»- lt ordinairement un nceud pou» l'endroit du raccora ,,. t g ak qu'il soit moins apparent. CKdoit surtout veiller a y que là cannene paraisse point coi»be à l'endroit de U poignée ; «et effet désagréable a Ueu quand la soie n'est point emmanchée bien droit dan»U poignée; ai l'on veut passer un cordon d«na la poignée •* mettre des rosettes ou yeux sur les orifice» du trou transversal par lequel. passe le cordon, on y parvient en creusant avec attention un trou incliné qui tourne autour de la soie , mais on ne fait' aisément cette opération, qui demande dïailléurs du soin, qu ayant la rivure de la soie qu'on ôte alors de dedans la poignée : ces trous, ainsi percés, ont cela d'agréable, qu ils détournent l'attention , et qu\>n s'imagine difficilement qu'une canne percée transversalement et traversée par un cordon puisse contenir une épée : il y a d'autres moyens de produire cetxffét ; mais celui que nou9 indiquons réussit très-bien.
a8o. L'autre manière de percer Ici cannes, çu •*
DE l'aIWJITIB. SAl
la seule employée lorsqu'il s'agit de les faire en bol» plein, c'est le percement sur le tour à lunette. C'est assez ordinairement le noisettier qui fournit le bois qu'on emploie, parce crue son bois est léger, résistant et flexible. On emploie aussi le cornouiller, le néflier» le micocoulier, mais ils sont moins propres à cet usage que le noisettier 2 lé micocoulier ou bois de Perpignan l'égale peut-être en bonté, maïs il est plu* cher; quant au houx, au troène, ils «ont bons aussi , mais moin» faciles à-. forer, moins de fil » plus lourds et plus sujets à casser. Nous n'entrerons dans aucuns détails sur ce qui concerne \é percement sur le tour ; parce que cela nécessiterait Ja description du tour et des outils accessoires; nous renvoyons à cette égard an Manuel' du tourneur* Nous ferons observer seulement que , .lorsqu'on est juste de matière et qu'il s'agit de percer par les deux bouts , -aGn de moins s'écarter dit centre , on fait ce percement avec une très-petite) mèche.; et par les deux bouts ,, sauf à égaliser le point de rencontre avec on mandrin de la nature de celui dont nous venons de parier, (387) : on met ensuite par le bas une petite cheville, collée qui bouche la tube de ce côté ,'et on élargit le haut selon la force de la lame.
390. Un défaut capital, des lames à épée c'est de se fendre par. le haut , comme il y a peu de bois à l'endroit des angles intérieurs, le bois s'éclate pour/ peu qu'oa n'enfonce, pas droit ou bien qu'pn se. trompe de côté, ou bien- encore que le bois se confié pac «on exposition à. l'humidité ; et,, comme il n'est pas possible de mettre à l'extérieur une virole ou collicc de. métal pour le Contenir, attendu que cela 'serait d'un effet désagréable y il est difficile de remédier à> ' cet inconvénient. LeS . garnitures en tôle de fer ou en; cuivre que l'on met à l'intérieur du creux ne sont pas un moyen de consolidation bien efficace puisqu'alors cette garniture représente la lame et agit sur le bois comme elle agirait elle même. Je me suis servi» dans un cas semblable, d'un moyen qui m'a'parfaitement réiftsi et qui est facile, à mettre en usage. J'ai roulé sur. la tige d'une forte mèche cassée , préalablement arrondie à. la- lime 4 un morceau de '
ftûft MANUEL
d acier que j'ai fait tenir avec des goupilles croisées. |je tube que formait alors la tôle dépassait la tige «le la mèche de io à 12 millimètres, largeur de la virele que je voulais insérer dans le bois. Le bord de ce tube étant taillé, en scie avec une lime et formant alors un trépan ,• j'ai pratiqué dans l'épaisseur du bois une rainure circulaire , profonde de dix à douze millimétrés, d'un calibre assorti avec une virole de cuivre Î[ue j'ai placée dans cette' rainure ; cette virole a paraitement maintenu la canne qui était antérieurement fendue et a fait même en partie disparaître la fente. Employé dès l'abord , ce moyen de consolidation serait, je pense* très4>on pour prévenir tout accident.
391. La canne à dard varie encore davantage dan a ■es formes : "tantôt le dard est placé dans la poignée , tantôt dans le bout , quelquefois des deux boots. Lorsque le dard ou \*me est caché dans la poignée, ce qui est le plus ordinaire , il est caché par un clapet à ressort qui bouché l'endroit* de sa sortie. On donne 'une forte secousse, ta lame se projette en dehors, et un ressort à cliquet s'engage dans un oran pratiqué dan» le talon de la lame et la retient hors du fourreau. Chaque armurier a sa méthode pdur mieux déguiser le secret de cette lame ;" assez souvent, il ne s'agit que de peser sur une goupille cachée qui comprime le ressort pour 'que la laine rentre d elle-même dans la canne et que Te clapet, se referme. Lorsque le dard sort par le bout opposé, il n'y a pas de clapet , maison faux bout qui se- visse sur le bout à demeure ; l'action de dévisser un bout suppose qu'on se sera méfié à l'avance «t qu'on aura prévu l'attaque. Aussi cette méthode est -die moins suivie que celle delà lama placée dans la pomme qui peut être mise dehors par le seul fait du premier coup lancé contre l'adversaire. La saillie des. dards hors de la canne est facultative , mais elle ne s'éloigne guère que de deux décimètres. Une canne à dard bien exécutée est une arme de prix et de bonne défense.
S- "VU- Poignards, Sillets.
*oa. Chez nous le poignard est l'arme de la ira*
DE l'aEMUHIBH. SQ$
hison. Les Français n'en portent point sur eux ; on en. montre dans les cabinets de curiosités : ces armes viennent d'Asie , d'Afrique s ou de la Turquie d'Europe, où les Musulmans les portent encore a la ceinture. Tant que les Turcs ,n'-auront pas adopté la bayonnette, ils. seront obliges de conserver le poignard qui leur 4e vient très-utile dans la mêlée,' lorsque les combattans se prennent corps-à-corps. Nous n'avons donc que peu der chose à dire de cette arme dont îe nom est toujours chez nous pris en mauvaise part , et emporte toujours avec lui l'idée du crime.
Un poignard est on- couteau non fermant, il affecte foutes portes de forme , et sa confection appartient plus à Part <lu coutelier qu'à celui de l'armurier. ( f ayez d'ailleurs ci- dessus, 161 )• ,
aq3» Le stilet est un petit poignard très-aigu qui se Cache dans la manche de l'habit ou sous les plis du manteau, qu'on, lance de cinq à -six pas sur son adversaire : la manoeuvre de cette arme du guet-apent exige une habitude, un mouvement du bras droit, que fort heureusement nous ne connaissons pas en France^ et,, comme il est douteux qu'on vienne jamais commander un stilet à un armurier, nous croyons inutile d'en parler , d'autant plus que le* premier poinçon peut servir de stilet. - '.,.-•
%. Ylll 4 Sabres et Êpêes, Fleurets > Damas.
294. Ce' que nous avons dit des sabres et cpéeS d'ordonnance peut s'appliquer aux<«abres et épées de luxe ou de fantaisie, seulement ces derniers sont ordinairement plus ornés dans leurs poignées et fourreaux et les lames en sont plus fines. L'acier oriental, ou damas, dont ces lames sont ordinairement faites, se fabrique maintenant en France. Paris, Marseille, Klingenthal et autres lieux, sont, renommés pour leurs lames qui ne le cèdent en rien à celles des Orientaux , si l'on en excepte celles de vieille fabrique faites par des procédés qui sont maintenant perdus dans les lieux même où ils étaient autrefois employés. Les artistes français ont fait faire beaucoup de progrès ' l'art de la fabrication de l'acier y et l'on trouvera dî la collection précieuse des Bulletins de la Société d*
ag4 H A nui l
couragemenT pour l'industrie nationale des notices très-intéressantes sur cette matière, dues en Ir'au très au savant zélé M. Hêricart de Thury, à l'occasion des essais de Sir-Henry et autres expérimentateurs laborieux. 11 nous est impossible, quelle qu'en soit d'ailleurs notre envie , d'aborder cette partie de l'art, il n'y a pas de terme moyen à prendre, ou il faudrait tout dire , ou il faut garder un silence absolu , les demi-notions dans ce cas étant plus nuisibles qu'utiles, et un traité complet pouvant fournir la matière d'un très-intéressant,- mais très-gros volume. C'est une monographie â faire ; faisons des vœux pour que le savant que nous, venons de nommer y consacre ses loisirs. On trouvera, dans l'année i83o de la collection que nous venons d'indiquer, ,1a description de cylindres propres à laminer les lames de sabres et d'épecs dont nous avons parlé plus haut, (277, dernier alinéa de la note). Nous empruntpns cependant à cet ouvrage l'extrait suivant qui pourra être utile à ceux d'entre les armuriers qui se livrent spécialement àdes recherches sur l'objet qui nous occupe.
ao5. Procédé des Orientaux pour donner et renouveler sur leuvs sabres le giçhar, aspect glacé, brillant et métallique, qui est un des principaux caractères deslames orientales, dont 4a connaissance est due a. M. Bark.br, Consul général d'Angle terre -à Alep, extrait de l'Annuat RegisteK
Ayant acheté, dit M. Barker, deux sabres deCara P manie, et reconnu que, dans quelques places, ils avaient des taches de rouille qui les déparaient , j'employai un maître fourbisseur-armurier pour renouveler leur-giohar. L'opération lut faite en ma présence avant le lever du soleil, précaution nécessaire,, selon lui, parce que, disait-il , une trop forte lumière aurait empêché de reconnaître si la lame fetait également chauffée, et si elle avait partout la même nuance de rouge , circonstance essentielle pour assurer le succès de l'opération.
Il remplit une auge de bois de la< longueur des lames et de i4o centimètres environ de largeur et deprofondeur, d'une composition liquide faite avec on*
de i/abmvbibb. xq5
ruarxtfté d'huile de Sezame, de soif de mouton, de ïire- vierge et de naphte , pu plutôt de la lie de ce bU urne (huile minérale), le naphte pur étant trop cher.
Il fit ensuite un feu de charbon de bois disposé ea as ; et, quand il fut bien allumé» il étendit ce charbon iur la terre selon la grandeur et la figure d'une dea. .aines, et il mit des pierres autour de ce foyer pour le tenir rassemblé, puis il souffla sur le charbon allumé avec un éventail de plumes jusqu'à ce qu'il fût roug* au vif.
Ayant un peu plié la spie de la lame pour la mieu^ prendre avec des tenailles, il la x plaça sûr le feu et la couvrit avec du/charbon non allumé , et il continua de souffler aVec son éventail jusqu'à ce que ce nouveau charbon fût' aussi rouge que le premier.
Quand il crut que la lame avait' le degré de chaleur suffisant (ce que l'expérience seule peut apprendre),
f»our être plongée dans la composition' contenue dans 'auge, il saisit le moment pour faire l'opération : c'est de cette coalition que dépend tout le succès; car, si la' lame reste un peu trop long-tems dans le feu , le giohar ne prend pas, et si elle n'est pas assez chaude» il est inégal. Lorsque .la lame fut retirée du feu pour être plongée dans l'âuge .elle me parut chauffée au. rouge cerise. ■ /• ' ' *
J* immersion dans, ïa composition fut faite subite-. ment et de toute la longueur de la lame à -la-fois eu la plongeant par, son tranchant. Cette* seconde condK tion est essentielle et même indispensable* I/a lame Testa, dans l'auge le tems nécessaire pour son refroidissement qui eut lieu en quelques secondes.
Ayant été retirée de l'auge, elle fut mise de nou-*. veau sur les charbons pour en détacher la graisse encore, adhérente ; quand elle ne fuma plus, on là laissa refroidir y ensuite On enleva légèrement avec un couteau les cendres qui s'y étaient attachées, (cette exposition de la lame sur le charbon nous parait destinée* a lui donner une chauffe où recuite pour eu adoucir la trempe' plutôt qu'à en enlever la graisse ).
Le charbon employé était de trois quarts de pouce environ : le meilleur est , dit-on , celui qui est fait aveo du. sapin, mais il est nécessaire qu'il soft nouveau^
dg6 MAI* OÏL
ainsi du charbon qui auraît déjà été allume et éteint lie pourrait servir. Le vent doit être donné sur le milieu de la lame et non sur ses extrémités.
La composition dans, laquelle on trempe les lame) pour leur .donner le giohar peut servir pour un grand nombre de lames , elle est même meilleure quand elle est ancienne , seulement on a soin d'y ajouter quel* quefois un peu de composition pour la tenir toojonfl au même' point. • '
La lame s'étant un peu courbée pendant le chauffage, le maître fournisseur la redressa et la passaitgè renient sur une meule , puis il là polit en la frottant avec un morceau de bois imprégné d'huile et de poudre d'émeri, et la brunit ensuite avec une hématite de Jer ; elle devint alors entièrement semblable - à nos j>lus beaux sabres anglais. (1)
Jl frotta alors la lame avecrde la chaux en poudre pour absorber l'huile qui y était restée , en ayant soi» de ne pas la toucher avec les mains, la netteté de la lame étant nécessaire pour qu'elle prenne bien le giohar ; enfin, pour achever de fa nettoyer, il la M avec des cendres de tabac délayées dans l'eau (3).
(1) Il fst à regretter que M. Barker, qui est entré dans «"«Jetait!» minutieux et nécessaires sur l'ensemble de. I't>pérai»<«, ■"' pas dit comment' et par quel moyen le redressement a éïé •?*"• On sait qu'immédiatement après la trempe l'acier travaille •«*" quelques secondes j c'est pour cela que les ouvriers le fôurreat*»* le- fraisil pour le soustraire à liaction de l'air et de la !*»'*" • nous nous sommes bien trouvés en trempant des aciers fondai' 1 '' tt sujets à la gerce , de les essuyer pronrptement en les retins' « l'eau et en les enduisant de suite avec le doigt d'une conclu d'b«>' : on peut profiter de ce moment oùKacier n'est pas encore fa« P* tf redresser- une lame légèrement voilée , en la mettant eatrt •* planchettes' dressées qu'on' prend entre les -mâchoires •"•« **' qu'on serre doucement et avec mesure {.mais cette opérât"* «** ttre faite prom ptement et avec beaucoup de précaution , et »«f| a'est*-elle pas toujours assurée ; on redresse encore une lasse *•** «n la frappant doucement a petits coups , en travers, avec U j««" d'un marteau f du côté concave. Il n'est pas dit non plus si fc«*" ■lissoir a été employé à sec; ce qui est probable, maisq»'» 5 ** pendant , étajt ntile à consigner.
(a ) tt 'frotta ensuite avec de la chaux en pondre* Comment celle es* ^tait-el)e employée ? Etait-ce avec nue brosse, avec un li*g' tnême observation est à faire pour remploi des cendres de t**
BE L AftlTOftlBB. 397
Pendant tontes ces dispositions , on remplit d'eau ne grande auge , et on fit dissoudre dans un vase de •lomb du zagh et de l'eau. Le zagh -eut on sel qui ient des taon tag nés des Dfuses où U se trouve sur' es bords d'à ne source minérale près de Ghazk. On 1e peut pas employer un vase d'autre métal que le >lomb pour dissoudre le zagh-; mais on peut se servir l'une tasse de porcelaine ou de -verre, (cette condiion du vase de plomb prouve évidemment que le lagh est un sulfate qui se décomposerait, dans nn m tre métal, ainsi. que Ta constaté M» Barruel, qui a reconnu , corn nie .nous l'avoue dit ci-dessus , que le tagh était une décomposition naturelle de schistes- arua» in eux et de pyrites formant ft\p mélange de sulfaté veidc d'alumine et de sulfate éefer)*
Le fournisseur, ayant trempé «e&doig»dans la disso* ution do zagh, en arrosa la lame avec rapidilé d'une extrémité à Y autre aussi également qu'il lui fut possible ; puis, de trois minutes en trois minutes, il pion- •*ea-la lame dans l'eau de la grande auge et recoin* inençâ ensuite à l'arroser avec Te zagh : ce qu'il répéta •juccessfvement huit ou dix fois jusque ce qu'il s'aperçut que le giohar avait parfaitement pris partout ; dors , ij frotta dtoouveau ta lame ; et, quand elle fut ^ièche , il passade l'huile dessus.
■ : Lorsqu on dobne le gibhar en bjver, it faut avoir loin -de dégourdir la dissolution du zagh/êt de 4a ramener à une température moyenne. :
, r Quant au glacé ou vernis que les Orientaux donnent ■■, a leurs canons de fusil , il s'obtient par un procédé 'différent. On frotte d'abord le canon de. fusil avec. un gros papier brun et cfu sable fin ou de la brique pilé©
jusqu à ce qu'il ait pris partout la couleur métallique ,du fer ordinaire. On met, à cet effet, dans lecanoq
tin bâton assez fort pour qu'on puisse le tenir fortement sans être obligé d'y porter la main pendant l'opération. • . .
^ On fait une pâte avec. un peu d'eau , du soufre, du
,*el ammoniac et du sel commun , dans les proportions
t; suivantes.: soufre,, ij5 grammes, muriate d'ammo-
ftiaane 11 . et muriate de soude il. on ne verse dfeau
jq8 MANUEL
On couvre le canon de cette pâte de l'épaisseur de 37 à 3o millimètres environ ( 1 pouce ) , en ayant soin de l'appliquer de manière qu'aucun globule d'air oe puisse l'interposer , parce qu'alors le damage oe prendrait pas. On expose le canon ainsi recouvert à l'humidité plus ou moins de tems, suivant la saison et l'état de 1 atmosphère (i). ..
Enfin , au bout de vingt-quatre à trente heures, 00 découvre le canon, on le lave à grande eau, on l'essuie et on passe l'huile dessus comme' pour le giohar des lames damassées.
296. Les fleurets se tiraient autrefois de Solingeo; mairrtepant on préfère avec raison ceux de Klingentha); cependant, tous cenxjoui nous. tombent entre les mains portent encore la narque Solingen , peut-être est-ce pour contenter le public routinier. Lés bons fleurets doivent être roides et flexibles; ils doivent se redresser après avoir été violemment courbés et ne {loin t Conserver de courbure; ils doivent conserver ou g- tems leur poli. La soie des fleurets est en fer, ainsi que les poignées. Les armuriers ne fabriquent point les fleurets, ils en, font simplement la vente au
Jmblic ; Us les tirent à cet effet des fabriques qui les eûr envoient tout préparés. Il en #et de même des p taèlrons , masque* , gants , sandales-, paniers et espadon. et autres objets garnissant la salle d'armes, rarmurier en fait la vente ; mais la plupart de ces objets se trouvent aussi chez le quincaillier, et nous n'avons pas à nous en occuper.
%. W, Fusils brisés x Fusils-cannes.
397. Tout le monde n'a pas son permis de port d'arme*, ou son terrain clos ; or, la coasse est interdite à qui n'a pas part au port d'armes ; pour frauder ces droits, il y a des braconniers, et ces braconniers, pour n'être point pris, ont été obligés. d'inventer diverses sortes de fusils faciles à soustraire aux regards des gens chargés de surveiller les chasses, des gardes, — • ■ . < i» . , 1 • ■ 11 .
(1) On ne dit pas quel doit être cet état. Si Ton doit laissera fhnraidité' phis (ong-tems lorsque l'air est sec tt chaud , ou si, aui contraire, on doit. alors laisser la couverte moins long-tems, il CalUit déterminer à -peu-près la saison et l'e'tat de l'atmosphère.
DK l'aHMCKIER. 299
>nun mot , les" fusils brisés les plus simples sont ceux dont la crosse se met dans la poche et les canons sons La blouse ; Us ne diffèrent en rien des fusils ordinaires, les cuisisses ont des griffes recourbées qui s'engagent dans le fût : un tiroir lie le c a non au fût ; tout le monde connaît cette consvuction. Le fusil-canne, est tout différemment constrtrit , , le canon, recouvert «l'une couleur, imite une cant» de jonc. La crosse est un-
ment et se met dans la poche du 7 y et; 0B TO ï t <j e ces fusils très-ingénieusement fabriqua mais presqu e tous différens d'exécution. L amatem ^.fe com ^ mande fournit ordinairement lui-même *es^ ées à
l'armurier qui les exécute, ou, s il n Wi* ?"','>* manque pas de trouver un ouvrier habile qui lui ^ fournit bientôt. Une nous est donc guère possible de rien donner. de fixe à cet égard, et. a»»nd nous donnerons le dessirr d'un très-joli rusil du genre au on a mU à notre disposition, non? ** fa»» q«e âanner
ÏTne des lettre 5'- ^ c Sr'' ïf ^ UrUée ne servirait à rieu s un ai-murter, aimait mieux m venter ^e ccf ier, ne suivrait point ûo. dessin qui itraHèsîors inutile; nous aidons neanu^ in8 tttre cédé à l'énvi de faire connaître eem isme
mSnleuxsl d'ailleurs la place ne nous f M%oué, ° g a nous n'avions cmieyoir consacrer nos u^
à de^cSî^dW Plus impérieuse nécessité.
'->« d'une plus impérieuse X* Armes à <tû%.
jour par
devant eux les projectiles qui s'opposent à leur expansion. Les armes à air sont établies sur le même principe. La com possibilité indéfinie de l'air permet de* renfermer une grande quantité flans „n peut espace, korsqu/ensuïtr on vient à donner «ne issue a cet jur ainsi^comprimé,, il s'échappe aw violence ^en venu d<* sa force élastique et chasse devant lw le projeçw»
5oo MiifuiL
oui forme obstacle à sa mise en équilibre arec U masse générale de l'air. On fait, d'après ce principe, detffusils et des cannes à air qui «ont susceptibles de produire l'effet des fusils à poudre.
aqq. Les fusils à vent sont faits «mvtint plusieurs modèles. On en voit beaucoup qui ont un double canom, non pas l'un à côté dë.'*»h"e, mais l on dans Vautre; l'espace qui sépar* 68 deu * f»" 008 ■«« *' réservoir d'air. Plus ordi**"»*' 1 * le *»*>« *»» «««pie et mobile; la crosse ^ en C «Y5 r ?»?* recouvert d'une peinture lui d****** 1 ."P«* ^ u . *"?•* ?'ert daoi cette crosse crer*~«S u est ramassé 1 air destine a soaffl j dans le ** oer ^ n ©«^JP"* cette crosse au moyen .î une D(w .j»e foulante dont on tient le piston qui se
térinj'* ea ^ sous * es < * eux P' e( H> on insère la pompe
da^ crosse qu'on tient dans les deux mains t et on
,jmpe jusqu'à ce qu'il né soit plus possible d'y faire
entrer d'air , on ajuste alors le tube sur la crosse. L'air
est retenu dans la crosse par une soupape que la pres-
sort qui pousse ia soupape et lais.se passer dans le tube une quantité «'»»* suffisante pourchasser an loin le projectile. Jne mén ™ charge daîr sert à laocer plusieurs ce P* » ^ on A t ,cs Cinq premiers ont à-pen-près la mêBoe 0, ! ce - , 0n tlce a b «We et à plomb avec le fosil à veo* ma,s » dan8 ce dernier cas , il faut faire ■«•« t>*
•cartouche avec le plomb..
3oo. Les cannes à vent sont des <*-t' <sCCS de futil sans crosse , grosses comme riprf-*'.» c ^ es 0D * nxie pomme de coco et un bout é- «tuvre* comme les cannes ordinaires. Elles «ont faites avec des tubes de cuivre route recouverts- extérieurement d'une peinture imitant le bambou et le rtHio. Le tube extérieur contient le tuhe formant ie canon qui peut avoir de huit à dix millimétrés de diamètre extérieur, et six & buit millimètres de calibre. A côté de ce canon et dans le tube extérieur, on ménage une place pour la baguette , qui est faite en baleine ou en bois roide et léger. Le canon peut avoir cinq décimètres de longueur. La platine est fourbe dans toutes ses parties ej est placée à l'inlé*
dk l'aimcbiih. Soi
rieur. Un carré affleurant paraît seul a l'extérieur ; c'est sur ce carré qu'on met une petite clé forée qui sert à armer; un bouton, affleurant également le dessus de la canne et de même couleur, est placé à quatre centimètres environ de ce carré et n'est nullement visible J c'est sur ce bouton qu'on appuie pour faire partir la détente ; quant au carré , il est très-peu visible. Au-dessus de la platine est le réservoir d'air, c'est un tube en fer pouvant avoir en longueur six a sept centimètres et dont le diamètre extérieur remplit exactement le tube peint qui forme la canne. La pomme en coco qui couronne la canne est mobile : elle tient sur là tige du piston , et c'est avec elle qu'on fait mouvoir la pompe. Cette canne ne peut lancer* que deux ou trois coups sans être chargée d'air, mais cette charge se fait très-facilement , en marchant même :• il suffit de donner de tems à autre quelques coups de piston, ce qui se fait en tenant la canne à terre de l'a main gauche et en manoeuvrant avec la main droite.
L'effet de ces cannes à vent d'invention récente est vraiment surprenant , elles portent de petites balles à une grande distance ; la cendrée mise en cartouche atteint le gibier ^resoue à la portée ordinaire ; elles sont "légères et maniables et de beaucoup préférables aux^fusils à vent,
Nous avons vu de ces sortes d'armes dans leurs plus grands détails, nous. avons 'pri*, des information» auprès des mécaniciens;- trois peints essentiels bont à constater, i°;faire les pistons ronds au lieu- de carrés, comme on les faisait autrefois, l'alésage du rond est facile , lès pistons ronds sont facilement rodés ; 2° que le jet d'air soit prompt comme Téclair. Si la soupape s'ouvre lentement , la portée ne sera plus du tout la même , le coup du marteau sur la soupape doit être
*ec t plus il sera vif, plus l'arme, portera ^.3 /»~. ^î* faire le pi»tuu flouronfer même fnple, s il s agissait d'un gros fusil. Avec un piston double on obtient de« pressions bien plus fortes, on commencera à pomper avec le plus gros piston, puis , lorsqu'il ne pourra plus marcher, on se servira -du petit : ce piston plus petit doit «tre contenu dan» le r^s gros qui devient alo
303 HAKUIL
la pompe. On parvient de la sorte à obtenir des effets dont on n'a pas en d'idée jusqu'à ce jour. J'ai vu uo réservoir de canne tellement chargé que la chaleur de la main a suffi pour le faire crever, c'est pourquoi, on fera bien de faire ce réservoir en bon fer, et, s'il est possible , avec un bout de canon tordit , en surveillant bien la brasure des fonds qu'on pourrait d'ailleurs renfoncer par des goupilles. Lorsque les réservoirs sont ainsi chargés , la soupape devient très-difficile & soulever, et 1 on est, dans ce cas, obligé de donner plus dd longueur au levier.
; 3oi. Nos lecteurs ont sans doute entendu parler des effets surprenans du fusil à vapeur dé Perkîns: • cette arme terrible serait très-bonne pour la défense d'un rempart; elle ne peut servir en campagne, puisqu'il faudrait un grand nombre de chevaux pour traîner la machine v l'eau et le charbon nécessaires à son entretien, et que le premier copp de canon viendrait tout .briser et faire éprouver des pertes énormes. Lti canons à vapeur, essayés à Vincennes par ordre du Gouvernement, n'ont point paru produire tous les effets qu'on an attendait , et la dépense a été énorme. Nous ne parlerons, donc ni des uns ni des autres, et nous nous contenterons d'extraire du journal te Tems l'article suivant qui pourra piquer la curiosité de no* lecteurs.
3oa. Nouveau fusil à vent.
(Le Tems, ^5 •juin i83i.)
■ On a fait, il y a deux jours à Paris, en présence de M. le lieutenant général Pelet , directeur du dépôt de la guerre et de plusieurs officiers généraux et supérieurs d'artillerie, l'essai d'un nouveau fusil à vent, apporté à Paris par M. Perrault de Rouen. C'est une arme terrible dont les effets , à une distance plus rapprochée , seraient infiniment plus meurtriers que ceux
du ««non.
Ce fusil est monte sur tuuiutt»» «« p«tit« affnts, trois canons peuvent être adapjtés sur chaque affût et obtenir une direction différente; les coups partent au moyen d'une roue qu'un enfant pourrait faire mouvoir. Chaque canon lance 5 oo balles par minute, et peut en lancer 5,ooo aans que la masse d'air com«
de l'àrmubieh. 3o3
primé ait besoin d'être renouvelée ; tout l'appareil pour les trois canons peut* être porté par un seul cheval ; on pourrait former une batterie d'un nombre indéterminé de ces fusils. Leur effet sur une masse serait celui d'une scie, et tout corps qui lui serait opposé à la portée du fusil «de munition serait coupé en deux comme une scie couperait une planche. MM. les officiers d'artillerie ,- qui, depuis quarante ans , ont été fatigués d'inventions nouvelles dont l'application se trouvait impossible , n'avaient pas voulu d'abord que l'essai de ce nouveau procédé fût fait devant' eux , c'est, erôçe à un homme dont l'Empereur avait apprécie les vastes connaissances, au point de le charger d'établir- à Péris , en r8i5, une manufacture d'arme s à feu, par un procédé déjà ancien , nais oublié, fie» fanons dé fusil en . fil de fer ), que le corps d artillerie et le ministère de la guerre ont été amenés à faire attention à une invention 'qui
Ï> eut avoir pour la 'puissance militaire qui l'emploiera es plus étbnnans résultats. '.
Le Gouvernement est, à ee qu'il' paraît , décidé à faire acquisition du secret de l'auteur; mais il le marchande,: et l'iaverfteur , l>ûn "patriote , a'il ne peut obtenir du Gouvernement français ce qu'il désire, estfermement résolu* à aller offrir aux Polonais le secours de son fusa à vent. »
Objets .divers» 7 ,
* 3o3. Tournevis r -Nous avons déjà donné (90) la description du tournevis ofcdroaire, il en est encore d'autres que nous' ne ferons qu'indiquer, le tournevis à trois branches; dont deux plates' et une ronde, est assez commode dans l'emploi, mflia difficile a «errer , vu sa forme et l'espace qu'il .occupe^ M. Manceau, q<ie nou» avons déjà* cité comme un ^feste ingfnieux , fécond en idées utiles , vient d'offnKu public un tournevis très- commode ; dont l'ensemble forme un petit nécessaire indispensable à celui qni veut entretenir ses armes' en bon état. Le prix de ce petit Yieresaaire H'nrm^ Mit tellement nmdiaue Que «c'est
3o4 MARCEL
Nous en donnons la représentation dans les fig. 56, pi. 5, qui est l'ensemble, et les fig. Sy, 58» 59 et 60, qui sont les détails. Le manche a est fait en tôle de fer, il est creux , sur plan elliptique ; l'épaulement 6, ainsi que le fond o, sont en fer forgé. L'an et l'autre sont brasés sur le m anche, a, qui forme étui* La partie inférieure d 9 vue à part, fi g., 58, (orme une petite fiole à huile,, parfaitement appropriée à l'objet de son service. Cette fiole est boucnée par une vis a tête plate , vue à part , fig. 59; et , pour prévenir Fépanchement de l'huile, -t>n y ajoute une petite rondelle dé corne ê, qui, appuyant sur le dessus bien dressé de la boîte , et pressé par-dessus par i'eurbase de la vis , forme, en raison de son élasticité, qui lui permet d'obéir à la pression , un lut parfait qui garde bien l'huile.. La lame du tournevis, vue à part , fig. 57, forme deux tournevis., un à chaque bout, l'un plus lorie que l'autre, m a,is d'égale épaisseur, afin que l'un ou l'autre puisse également se placer dans une fente pratiquée à chaud au milieu de l'épaulement b où cette lame tienf&ssefc solidement pour bien remplir son office. Gette'lame d'acier trempé est encore vue, mise en place dans la fig. 60-* qui représente une petite trousse de serge verte dans laquelle se trouve un tourne-à-gauehe cylindrique, .une épinglettè et un repoussoir, -un chasse-goupille, etc. , * la trousse roulée doit entrer dans le manche du tournevis, qui te ferme avec la fiole à huile qui lui sert de fond : dans cet état, il ne tient pas plus de place qu'un étui ordinaire. Ce petit nécessaire est parfaitement bien entendu , malheureusement il ne contient pas de monteressort; cette omission, qu'il n'a pas sans doute été possible d'éviter dans la construction de l'ensemble, est peut-être ce qui a empêché ce petit meuble d'être recherché avec autant d'empressement que son bas prix , sAbonne exécution et sa commodité semblaient lenui promettre.
3o4* Monte-re*s<frt. La fig. 6*1 représente le monteressort le plus ordinairement employé, il n'a point de forme arrêtée; c'est toujours une vis en regard d'un point d'appui;. et, lorsqu'on a un étau, le montexessort est un outil à-peu-près inutile : cependant,
i>a l'ahhueihe. > 3o5
comme on ne peut porter un étau par tout avec soi, on a fait entrer le monte-ressort dans fa trousse de celui qui fait habituellement .usage d'une arme à feu : il fait partie du bagage du soldat , auquel il sert à ôter et à remettre en place les ressorts de la pletihe , lorsqu'il veut la : démonter , toit ponrlanettoyer^ soit pour faire la réparatiqn de quelque pièce» C'est une tige ue fer portant à son bout un menton net qui s*appuie sur quelque partie voisine et immobile de la platine, tandis que l'autre est un écrou traversé par une vis de pression , qui, comprimant les branches du ressort sur lui-même, l'empêche d'appuyer sûr la pièce qu'il doit faire mouvoir, donne le moyen de tirer la vis ou de dégager l'-étoquiau qui retient ce ressort en place.. -
Quand la vis porte immédiatement sur le ressort * il se trouve poussé en un seul point et peut casser. - On à obvié à cet' inconvénient, en faisant porter la vis sur une branche de fer mobile . traversée et soutenue vers son milîeu par un pivot qui glisse (fans une rainure; les deux bouts de la branche un peu retour* bés porta r/t sur Je ressort, il se trouvé pressé en deux points diffère n s et assez éloignés.
Ce. monte-ressort est composé d'une pièce principale, de la forme, d '«m h petit crampon,' ayant une patte repliée à angle droit pour appuyer sur le ressort, et d'une autre -partie aussi repliée à angle droit percée et taraudée pour recevoir une vis de pression. Dan* re milieu ou' corps de cette pièce principale est pratiquée une mortaise d'une longueur déterminée sur laquelle joue à coulisse 1 un étui à vis portant une branche transversale destinée à presser les branches mobiles des deux ressorts au moyen de la vis.
Pour démonter le grand ressort, on applique le monte-ressort dé manière que la partie recourbée de la pièce principale ait son point d appui sur la petite branche du ressort , à la fauteur du rempart de la batterie , et que la branche transversale se trouve placée par l'une de ses' extrémités sous Je derrière du
3o6 HAJTC7BL DE l'aRMUBIER.
Pour démonter le ressort de batterie, on place l'instrument de façon qu'une coche faite dans la branche transversale corresponde à l'œil de la vis de ce ressort , - et l'on fait agir la - vis de pression comme pour le grand ressort.
3o5. Le tire* kpurre est cm, petit instrument percé d'un trou taraudé, qui se visse au bout de la baguette; il sert,* ainsi que l'indique son nom ,.à retirer la bourre de dedans le fusil; il est composé d'une vis tirefonds et deux aiguilles robustes tournées en hélice autour de la vis tire^fonds ; ce Jrétit ustensile se fait en fabrique, et se vend à. très-bon compte; il coûterait très-cher à un armurier qui le voudrait faire lui-même. Gomme il est connu de tout le. monde, nous n'en dirons pas davantage pur ce qui le cpncerne.
3o6.' Le baril à poudre .sert au chasseur à contenir sa provision de poudre. On en' voit qui sont faits sur le tour ;' ils sont fort jolis , mais ils sont moins boas que ceux faits par un tonnelier hajnlè et intelligent; les 'barils faits sur le tour, s'ils sont pris dans un rondin- et foncés avec du bois en planche , sont également très-bons, et peuvent valoir ceux faits en tonnellerie. Ce . qui • fait que ces derniers sont d'un meilleur usage, c'est qu.'ils. présentent toujours le flanc du fil , taudis que les autres «ont sujets à présenter le bpis en bout. Or, le bois en bout ne garde pas l'eau, et n'est point hermétique, la poudre s'évente an moyen des trous capillaires qui se trouvent dans le bois debout! 'On .voit.de ces barils qui ont une cloison dans le milieu, et forment deux réservoirs, dont l'un est consacré à la poudre fine, et l'autre à la poudre commune. Les fonds sont percés d'un trou dans lequel on visse Un bouchon d'ivoire, ou de coco» pu de tout autre matière dure, et on opère une fermeture hermétique en mettant une rondelle de liège ou de peau sur la fis du. bouton. (K a49> Poire à peu-