DES TERMES
EMPLOYES DANS I'àRT DE l'aKRUJAIEA , ARQUEBUSIEt, etc.
Alaises ou Aléz'es, languette» de trou mince qu'on mettait dans les fourreaux de sabre pour les soutenir. Aléser, dresser un' trou intérieurement , l'agrandir. . • * -
Alidade, partie de la machine à çanneler les canons de fusil : c'est une espèce d'aiguille qui se meut sur le cadran de la machine, et qui indique à l'Ouvrier, lorsqu'il a ti a vaille ùp des pans du canon , de cpmbien il doit le tourner, afin que la cannelure qu'il va commencer soit aux autres dans le rapport demandé, pour qu'elle soit , par * exemple , égale ou qu'elle soit double de celle qui précède. -.
Dans toutes les places-formes à. diviser, il y a une alidade, c'est une tige élastique en acier ou. en fer battu à froid , au bout supérieur de laquelle se trouve uûe vis i pointue entrant dans les trous de division imprimés sur la' plate-fdrme.- » ■
Ame du canon , partie inférieure.
Anime, sorte de cuirasso-ancienjde.
Appeler , se dit du feu que rend la platine du fusil lorsqu'on la fait jouer.
Arbalète , arc d'acier monté sur un fût de bois avec une corde qui chasse dans sa détente les balles o' ? flèches.
3o8 VOCÀBCLÀIM.
Arbrier , bois de l'arbalètre.
Archet ou arçon , {V. ce mot, 71.)
Ar goulet , cavalier armé, (ancien.)
Armes d'hast ., armes de la nature de la lance : la pertuisane , la hallebarde, etc.
Armes tranchantes en cuivre. — Suivant M. JDarcet, le cuivre se trempe ainsi qu'il suit : on fait rougir au feu du bronzé en lame, on lé jette dan» l'eau Jioide, le métal devient mou et ductile, on le fait de nouveau rougir et on le laisse refroidir lentement : il prend alors une grande dureté ; c'est .précisément l'inverse de ce qui se passe dans la trempe de Pacjer. - .
Armet , casque de fer plus léger que le heaume.
Arquebuse , arme a feu* de la. longueur, d'un fusil, montée sur un fût. ..' •
Arquebuse à mèche, ancienne arme à feu montée sur un lût , ayant à' l'extrémité d'en bas du canon un chien nommé serpentin, auquefon attachait une • mèche.
. Arquebuse a croc ; même arme , soutenue par un piquet qu'on plantait en terre. *
Arquebuse à vent, arme dans laquelle, le projectile est chassé par la force de l'air comprimé.
Arquebusetie, art de fabriquer toutes sortes d'armes à feu qui se montent sur des fûts ; il se-dit aussi du Commercé de ces armes. -• •• -
Arquebusier, autrefois artiltier, artisan qui fabrique le» fusils , pistolets , etc.
Arzègaie, espèce de pique, longue de >a pieds % pointue des deux bouts, (P. 162) v ancien mot.
Assaisonné, Pour faire les arcs et les flèches ., le bois était assaisonné , c'est-à-dire trempé dans l'eau pendant uti certain' tems , ensuite séché au feu. -
Assiettes , partie de la batterie dans la platine qui recouvre le bassinet : on l'appelle aussi table , assise, entablement, attaches, bandelettes de fer inégales en longueur,- un peu convexes en dehors, placées vis^à-v» l'une de l'autre dans la douille de fer de la lance et dans le sabot servant a les fixer à la hampe au moyen, de quelques vis.
' f ▼0CAB0LA1HI. 309
Bacinet, casque léger, cabasset , attaché sous 1« menton avec une courroie, casque de piéton.
Badelaire ou Bande laire , épée courte > tranchante des deux côtés , à pointe retournée.
Bague de^bayonnett* ( Voye? Bayonnctie) , se nomme quelquefois Virole,
Baguette , pou*se«baIle , c'est un morceau de baleine ou de bois de la longueur d'un canon de fusil, et qui a
Ear le Jiaut le diamètre du canon, il eut ferré parle out. La baguette sert à bourrer le fusil. Pour lés fusils de munition , elle est faite en acier , ( Voyez ce mot, aoi.) * • .
Balle. Projectile en plomb qaeTon lancç avec les armes à feu portatives. - , •'.
Le plomb nèsfe «n raison de son épuration ; la pesanteur des balles influant sur l'étendue des portées et la justesse dans Je tir, on ne doit employer, pour les couler, que du plomb hfeh épw é ; il n'est pas moins . important que le» halles aient le diamètre prescrit.
Toutes les balles qui ont des bavures , car leur di*. mètre-est trop grand précisément de l'épaisseur de ce» bavures qui se trouvent à la jonction des deux coquilles du moule lorsqu'il n'a pas été bien fermé : dette ouverture, plus ou moins grande , donne d'ailleurs une forme .ovale aux balles. . .
Toutes les balles qui ont de* soufflures doivent être également rebutées, '
On. revivifie le plomb qui 'peut se trqpver dans les crevasses en ajoutant à la fonte, qu'on fait séparément , un peu de poudré de charbon de bois , du suif ou de la résine : par-là , ce métal éprouve bientôt sa réduction et reprend ses qualités.
Depuis 1-795, les balles des armes, à feu portatives orit 16 million., ( 7 lignes, 1 point) de diamètre, les vingt pèsent okilog. 489 (j- livre]. Avanfcfe'tte époque, elles avaient 0,0166 nv. (7 lig. 4 points) de diamètre et les 18 pesaient o kilog. 4% ( 1 livre). On .seul qur ces dernières devaient donner plus d'étendue et pi d'exactitude dans les portées ; mais, après avqir t
3lO VOCABCLAIRK.
une certaine quantité de coups, le canon étant eacrasse et se chargeant moins facilement , on a préféré les/autres; cependant, tout porte à croire qu'on en reviendra à des balles un peu au-dessus.de celles de vingt à la livre , en faisant , à cet effet, des cartouches avec l'espèce de papier qui convient à cet effet , et en exigeant plus de soin de la part des soldats : en effet, le calibre exact du canon de fusil étant de o met. 0,17! ( 7 l'g* 9 points) , et le diamètre de la balle actuellement en usage étant de o met. 016 (7 Kg. 1 point) , la différence est en moins de ô met. 0,01 5 (8 points). Il doit résulter de cet état de chose des buttemens considérables et ut) tir très-Incertain ; car le papier de la cartouche qui enveloppe la balle est ordinairement déchiré au premier choc et laisse le projectile à nu.
Le* balles servant à l'épreuve des canons de fusil, mousquetons et pistolets de cavalerie , sont de 16 à la livre ; certes du canon des pistolets, de gendarmerie «ont de 36 à la livre.
Des expériences bien fartes en i8c4 ont confirmé ce que l'on savait déjà , i° qu'on obtenait plus d'effet avec 1 des balles de dix-huit à la livre qu'avec celles de vingt ; 2 que la justesse du tir avec celles de dix-huit a la livre était a celle des balles de virgt à la livre comme 36 est à 89 , c'est-à-dire qu'on obtenait demi fois et demie plus de justesse avec les premières qu'avec les secondes ; 3° pour connaître combien la cartouche avec les balles de dix-huit à la livre permettait de tirer de coups sans nettoyer l'ayme, ou a fait tirer plusieurs fois cent cartouches de ce calibre arec le même fusil et on n'a rien remarqué qui pût empêcher de se servir dfi ces munitions 1 a là guerre , parce qu'on chargeait presqu'aussi facilement au centième coup qu'au premier ; mais on doit observer qu'on n'obtenait ces avantages qu'avec des poudres fines de 3«ooo à 3,4oo grains au gramme ; tandis- qu'avec les poudres à canon dites de guerre, de trois à' quatre cents gi aios au gramme , l'on n'a* jamai* pu aller au-delà de quarante à cinquante coups sans éprouver une grande difficulté pour charger l'arme.
Pour éviter les bavures ,. on a proposé de faire les balles de fusil à l'emporte-pièce au lieu de les couler;
VOCAB0LAIBI. 3ll
mais le dé cli et du plomb*, pour réduire les saumons en planches destinées à ê Insoumises au balancier, le second déchet résultant du débris fies planches qu'il faudrait refondre pour en faire de nouvelles , occasionerait un déchet de plus de dix pour cent et une plus forte dépense de main-d'œuvre.
M. Clément, lieutenant-colonel d'artillerie, a proposé , dans dés. mémoires sur les armes portatives, de* substituer des balles en fer à celles "en plomb ; mais il résulterait de cette innovation une prompte détérioration des canons, soit que ces balles proviennent de fer forgé, soit qu'elles proviennent immédiatement de la fonte de fer. On a donc dû s'en tenir au ploinb.
M. le colonel Parisot a, nous assure-t-on , inventé, une cisaille ou rogne-queue qui coupe les. Jets en arrondissant , et épargne des peines et des frais , en faisant mieux et en dispensant d'opérations ultérieures, telles que celles de tourner les balles dans un baril pour les arrondir , et autres. 11 nous a- été impossible de rencontrer l'inventeur et de nous procurer Une de ces cisailles dont, assure-t-on , le ministre de la guerre a fait une forte Commande :. le rems nous ayant d'ailleurs manqué pour poursuivre nos recherches.
Nous avons confectionné,, conjointement avec un mécanicien connu x exposant de 1897 » ua moule / balles que nous' avons présenté à là Société d'Eiicov- Tagement, qui fait quarante balles à-la-fois, et en rogre les queues et les- bavures d'un seul coup .LIT n rapporter a été nommé , et incessamment la Société aura à j/ononcersurle mérite de cette découverte, dont nou> ne pouvons encore faire part à nos lecteurs, parce qt/elle n'a pas encore reçu la sanction v 1 e ^ e ^jcïit rec*vohv En attendant, et dès-à-prés** 1 *» nous pou vocs leur t dire que nos expérience»- personnelles n'orl rien laissé à désirer sous lera/i ,ort °* e la précision des pro-/ duits et de la .promp^ûoe avec laquelle ils y'obti<m : nent. Le mou^ * WÏles a été éprouve à Vincecfaes,' dans les ai*"* 1 * 8 du Gouvernement , en présence .du, capitaine d'artillerie, conducteur des travaux, tes résultats ont répondu à notre attente 4 ainsi que cela d«lfc lettre du capitaine d'artillerie , couduc-
3l2 Y0CABULA1BE.
St.-Sulpice, qu'il noos a adressée en nous renvoyant ce moule , avec lequel un «uvrier , selon le dire des fondeurs eux-mêmes', pleurait faire plus de doue milles balles par jour prêtes à être mises en usage.
Banc d'épreuve, assemblage de charpente sur lequel sont placées des plaques de fonte cannelées pour recevoir tes canons de fusil à éprouver ; ils sont maintenus au moyen d'une forte traverse en bois serrée avec des vis. Le banc d'épreuve* pour les canons des pistolets de cavalerie et de gendarmerie a la même forme, mais est construit sur des dimensions moindres et peut être construit à côté dû premier sous le même appentis. Le' prix de construction d'un banc d'épreuve .est de a,45o fr. environ {Voyez d'ailleurs le mot Epreuve , ao4 ).
Bardé y. (cheval), ancien mot : c'est le cheval dé bataille couvert d'armes défensives nommées éardei.
Baril à èbarbtr , petit tonneau mobile sur son axe dans lequel on fajtt tourner les balles de plomb , afin que le frottement en fasse disparaître les bavures ooi restent après que le jet a été coupé (Voyez Boite). Bassinet , on le faisait autrefois enfer, on Je fait maintenant en cuivre, H s'attache 'après le corps de platine au moyen de deux vis à tête fraisée 9 ne formant saillie, ni en dehors, ni en dedans, entre la Hratterolle et le rempart de platine* Le bassinet sort ei dehors, et excède le corps de platine d'environ 16 ttUlimètres, la face du dessus est creusée en goûttitre : ce creux correspond directement à la lumière, et tert pour mettre l'amorce qni y est retenue et renfern.ee pari' assietw de la batterie {Voyez îooet p. 375). Bâtant de sous-gardç ou a" en-bas , pièces de la garniturt du fusil placées w avant du pontet,- servant à arrêtei de ce côté la breteï* du fusil qui s'attache par l'autre bout au battant a\e la b^nadière : c'est une espèce d'anneau carré de peu «Margeur ; xs parties sont , les oreilles , le pivot et la queaé fc* pj YO r.
Ce battant est retenu dans le fusil, «nodèle da 1816 , par une goupille tronc-conique dont la tête arrondie est placée dans l'encastrement &> Ta platine, 4e manière à Être recouverte par cette piéct
VOCABCLAIBI. 3l3
Batte, c'est aux fourreaux de sabre en tôle la partie de la cuvette qui se loge dans les fourreaux.
Batterie , morceau d'acier de vingt -aept à trente millimètres de largeur , rêployé en équerre plate » dont les faces extérieures sont un peu arrondies , les intérieures sont exactement plates. La face de dessous sert à couvrir le bassinet et à empêcher l'amorce de sortir :. celle qui la surmonte sert pour faire feu avec la pierre et allumer l'amorce, La partie qui couvre le bassinet a une petite oreille plate; elle est percée d'un trou où *e place, une vis qui assujettit la batterie au corps de platine et l'empêche de mouvoir en faisant la bascule. Le bout de cette oreille forme un petit talon arrondi sur iequej pèse le ressort de batterie, (P. 191.)
Baudrier, porte-sabre du fantassin; il est en buffle et passe de L'épaule droite au côté gauche.
Bayonnette , lamé ' d'acier -avec une douille .qui enveloppe le bout. du fusil, ,( P. 148.)'
Bec de gacliette , extrémité de la gâchette qui entre dans les crans de la noix ; on le nomme aussi tenon , couteau. "
BeC de corbin* ciseau emmanché comme te bédane et dont le fer est recourbé par le bas comme un bec fie corbeau. Le bout dii bec est plat et très-trancbaot. Les arquebusiers s'en servent pour nettoyer une mortaise, et sculpter desornemens sur un bois de fusil.
Bédane , petit outil-d'acier dont la figure ne cUÈfère guère de celle du bédane des serruriers ; les arquebusiers s'en, servent pour former .des mortaises dans les fûts ; i 1s eu ont de. toutes les grosseurs..
Beliére, nom des chapes des fourreaux de sabra qui sont garnis d'anneaux. ,
Bigorne, ( V . enclume. ) . . •
Bigorneau , petite bigorne.
Biseau ou faux-tranchant , c'est , dans un sabre , la partie inférieure du dos de la lame qui .est affilée. „
Blémomètres, instrument pour connaître et comparer la force relative des ressorts d'une platine de fusil et déterminer le degré de force le plus convenable à chacun d'eux. Cet instrument > inventé p'
ragement, n'a pas rempli le but désiré; cependant il serait utile d'avoir dans chaque manufacture d'armes nti instrument qui fit connaître la force des ressorts , mais, il sera difficile à établir ; car la force des chocs du chien contre la face de la batterie ne réside pas absolument dans la force des deux iessorts , le grand et celui de batterie, mais encore dans plusieurs autres circonstances; d'ailleurs la fpcce élastique d'un ressort ne peut guère s'obtenir fixement et à volonté. La nature de l'acier, la trempe, variant à l'infini. (378, note.)
Bois âe fusil ou fût; c-est uù morceau de bois de »oyer, de chêne ou de Irène, dé la hauteur de quatre pieds, aplati du,côté de la. crosse ; par' le haut r il est demi-rond, et creusé d'une cannelure pour recevoir le canon, de^façon qu'il y soit à-peu-près à. moitié enchâssé ; il y a par-dessous une moulure destinée a recevoir la baguette qui y est retenue par les porte-baguettes; c'est sur ce bois que l'on monte la platine, le canon , ta plaque de couche, la sous-garde, etc.
Boîte à forets, c'est une espèce de bobine en fer, en bois ou en cuivre, plus grosse que longue , qui est traversée par une- broche de 1er de la longueur de six pouces , dont l'un des bouts est pointu et l'autre foré d'un trou rond ou carre • pour recevoir les forets, (V. Arçon ,\.j\.) %
Boite à tournevis ( Voyez Fourniment, )
Botte, se dit aussi de l'évasetnent qui se fait dans la culasse vis-à-vis la lumière [Poye£ ij?)-
Bondaœe , bédane , outil d'ouvrier en. bois.
Bonnet de maille y armure de tftte qui se mettait sous le casque. ^
Bosselle, petit renflement qu'on fait quelquefois ami ressorts de batterie.
Boucaniflres , pierres k feu ae qualité inférieure»
Bouche du canon , l'orifice.
Boudes, nom qu'on donne quelquefois & Femboochoir, a la gr idière et à la capucine.
Bouclier, a -nne pièce de l'armure que Phomms {l'armes port u bras gauche.
Bouge , m< d'armes dont la tête creuse pouvait tore remplie du* plomb.
YOCABULAIU. 3l5
Boule de chien , outil de platinenr en forme de boule» ayant une tige portant un carré de même dimension que celiu du ch'én Qui doit recevoir le carré de la noix. Il sert à limer le chien ; on fixe l'outil dans un étau et on fait entrer son carré dans le trou du chien : il n'est pas généralement *en usagé : on limera le chien plus aiséoient avec les étaux mobiles dont nous avons parlé (5a).
Bourg uignote» , espèce de casque en fer. On donna depuis ce nom à une sorte dé bonnet garni en dedans de plusieurs tours de- mèche , et revêtu d'étoffe que l'on portait pour garantir la tôte des coups de sabre. -. . ' ' . » '•
Bourre, papier brouillard roulé que l'on met sur la balle et la poudre ; ces bourres sont sujettes à prendre feu et à causer des incendies , surtout, lorsqu'on s'en sert pour là chasse : on a fait à l'em portepièce des bourres de feutre , de buffle , de carton.
Bouton de cutassç, partie taraudée de la culasse qui entre dans le .canon.
Boutrolle , partie .saillante du porps de platine dans laquelle est percé et formé l'écrou de l'une des deux vis servant à retenir lï* platine. On donne aussi ce nom à l'extrémité arrondie de la pièce de détente dans laquelle est pratiqué ^'écjs^kou la vis de culasse» vient s'engager. . ^M
Braconnièrcs , ou tasséttes , flP"l de l'armure.
Brague, Braguette, id.
Branche dé sabre , partie de la* gardée qui sert a défendre la main : il Jejn a. quatre au sabre dé grosse cavalerie ,' trois à celui de cavalerie légère ,, une au sabre d'infanterie : celui d'artillerie n'en a poinf.
Brandy épée tranchante et pesante qui se maniait à deux mains. . \ ■
Braquetnart, épée courte.
Bnassaris ,' armure -des bfas, • '
Brassclets t . dans les fourreaux en tôle pour les. trouves à cheval , ' se sont deux bandelettes de fer placées vers le haut du fourreau, portant chacune un rîitorf et un anneku- et remplaçant les bélières des fourreaux en cuir. .
5l6 V0CA1UL11BI.
Bretelle, courroie qai passe dans les battans de la grénadière et de la sous-garde.
Bref te, épée ou estocade très-longue.
Bride de noix , petit morceau de fer plat échancré sur les bords, un peu plus grand que la noix, reployé d'an bout-, assujetti par des vis sur le corps de platine, au milieff est le trou livrant passage ,au pivot de la noix , ( V. io5/) :
Bride ou bras du bassinet , partie du bassinet à l'extrémité de laquelle passé la vis de batterie. '
Bridés , ce sont des canons doubles dont les faces qui se touchent ont été.mal dressées a la lime et qu'on a faussées en les rapprochant pour les souder ensemble ; ce défaut est sensible k l'œil.
Brigandlne , corselet de cuir-recouver* d'écaillés de métal retenues avec de petits clous rivés, on l'appelait aussi 'anime ou hague debrigandine.
Briquet ,' sabre, court d'infanterie.
Broches, nom des écarrissoirs et alésoirs,(P". 80,82.)
Broche carrée , poinçon d'acier trempé dur, pyramidal, avec lequel' on forme à la forge lé trou du chien qui se monte sur le carré de la noix.
Broche pointue, pointeau rond, d'acier trempé, servant à faire de* ayant-trous.
Broche ronde , morceau de fer rond , de la grosseur «.d'une liagù/ette-de^^fl*, long d'un pied, et emmanché d'un manche Soie ; on pose sur cet outil les porte- baguettes por^Pès façonner et les limer plus commodément. ,"....
Bronzer, c'est faire prendre à un rpsil la couleur d'eau. Les arquebusiers font chauffer ce canon jusqu'à un certain point , le posent dans des tenailles en bois qu'ils assujettissent dans 1- étaii , et le frottent ensuite, un peu jusqu'à ce que le canon ait pris de 11 couleur, (Voyez d'ailleurs 186.)
Brïtgne , chemise on cote de mailles plus serrée que le haubert. ' .
Brunir , donner un poli noir au moyen du brunissoir (61).
Buffle , on en collé des bandes sur des planchettes ; elles servent , saupoudrées d'émeri ou de brique pilée , à polir les armes.
vocabcljuib. 517
Buffleteriôj c'est l'ensemble des courroies qui sert au soldat pour suspendre ses armes après lui. *
Burin, on donne ce nom à divers petits outils , dont les uns , qui servent à graver, a sculpter, 4 £U»1* rocher, portent des noms variant avec leur, forme. Le burin, proprement dit, est carré, affûté suivant sa diagonale, lé biseau offrant un rhombe; le burin lozange, dit grain - d'orge y offre dans son biseau un rhombe allongé; le burina-gouge est; plat en-dessous, rond en- dessus, le biseau offre un arc dont la corde est en-dessous. Véelwppe est un burin quelquefois, rond dont, le biseau est elliptique , quelquefois rond , avec une face plate en-dessous ; le biseau offre une para«bole, etc. L'échoppe affecte par fois la forme du bédane arrondi sur le côté du taillant. Enfin, ce nom de burin s'applique à une infinité de petits putils.
On appelle aussi burin ou ciseau à froid un fermoir d'acier fin, trempé dur, qui sert à buriner , c'est-àdire , à couper le fer froid. Ce burin. 's'emploie avec le marteau. *
.On donne encore ce nom à plusieurs autres outil* étrangers à i'arb de l'armurier.
Buse, coude, delà crosse des fusils..
But-en- blanc > les deux points du la ligne 4® niirè coupe la ligne de tir» • . v -
Cabas, grand bouclier. • »
Cabasset , espèce, de casque léger ou d'armure de tète* '.
Cadeau , mandrin en fer sur lequel .on lime et fa~ çonne les orifices -des emboueboirs, des greuadière* et des capucines.
Cadranure, vice aass lé bois.
Calibre. Leâ arquebusiers se servent de diversessortes d'outils auxquels ils donnent ,1e nom de calibre, dont les uns sont de bois et les autres d'àcier. •
. I*es calibres de bois sont proprement les modelée. , d'après lesquels Us font débiter au débitent eux-m&» • ***
5l8 VOCABULAIRE.
uies les pièces de bois de noyer, de frêne ou d'érable, dont ils font les fûts sur lesquels ils montent les canons et les platines des armes qu'ils fabriquent. Ce ne sont que de simples planche? très-minces , taillées de la figure du fût qu'on veut faire , de sorte qu'il y en a «otant que de diverses espèces d'armes, comme cilibres de fufiil, de mousquet, de pistolet-, etc.
Les calibres d'acier pour Tarquebuserie sont de deux sortes, les uns doubles, les autres simples. Les simples sont des espèces de limes sans manche, ni soie, percées de distance en distance par des trocs de divers diamètres, ils Servent à limer et à dresser le dessus de la tête des vis. Les doubles ne diffèrent des simples que parce qu'ils sont composés de deux limes l'ude sur l'autre, et 'jointes par deux vis qui sont anx deux bouts et avec lesquelles on-les éloigne et on les rapproche à volonté. La fime de dessous a un manche aussi d'acier un peii courbé en-ded ans : ces derniers calibres servent à roder , c'est-à-dire à tourner les noix des platines que l'on met entr'eux deux.
Calotte de sabre, le haut de la poignée sur lequel est rivé le bout delà soie.
Çarriait, capuchon de maille qu'on portait sons le casque.
Canardiére , fusil de chasse dont le canon est trèslong. On en a fait dout le canon avait jusqu'à 20 pieds de longueur (6 mètres 48 ) î on la tirait sur un chevalet comme le fusil de rempart.
Plus récemment, on en a fait dont le canon avait 6 pieds de longueur , fort de dimension et de gros ea- • libre, pesant à-peu-près 5 kilog. 4*» et l'arme entière 6 kilog. 86 , chargé avec 4 gros, de poudre et une once de plomb. On ne fabrique presque plus de canardières, parce que rien ne prouve qu'elles portent plus loin que Us fusils ordinaires.
Candjiar, sabre turc en damas.
Cartel dç fût de mousquet où de fusil , c'est la cannelure dans laquelle est couché le canon. '
Canon, c'est le tube en fer dans lequel on met la charge. .
Canon btisè, c'est un canon qui est coupé en deux parties, au haut du tonnerre, la partie supérieure est
TOCABULAIBI. 3lg
un écrou qui se monte sur le tonnerre qui est en vis, de façon qu'ils se joignent ensemble et forment audessus une surface- unie; ces canons sont ordinairement carabinés, il y en a de toute sorte de grandeur et de grosseur. *
Canon filé , celui sur lequel on a tourné en hélice un fît de ter recuit. ,
Canon- rayé, dans l'intérieur duquel on trace deë rayures droites ou en hélice.
Canon tordu à Vètoc, celui qui est plié et façonné par les marteaux à main.
Canon à la Chauniette , celui qui est percé d'un trou sur le tonnerre.
Canon de Pincennes., canon brisé qui se charge par le tonnerre.
Canon a ta Paufy , canon non brisé qui se charge par le tonnerre ,, etc. , etc.
Capeline, casque de fer.
Capucine, anneau en forme de capuchon^ placé à l'endroit ou le canal de la baguette est couvert par le bois. • •■ * " " »
Carabin, cavalier armé (v. ce mot.)
Carabine, fusil dont le canonest rayé intérieurement en hélice. -Les pièces qui composent la carabine de guerre ne diffèrent de celles du fasil de munition qu'en ce que le canon est fixé sur le bois par des tiroirs { Voyez ce. no| ) qui tiennent lieu de l'embouchoir de la grenàdière et de la capucine : il y a en' outré une visière adaptée sur le tonnerre.
Carre on Carreau, sorte de flèche nommée aussi Fireton. •'<",'
Cartelage, fer fondu Servant à faire les garnitures des fusils. .
Cartouche, petit cylindre crejix et* papier renfermant là ppudre et la balle. , L'usage n'en remonte pat plus haut que 1690. .La cartouche doit être faite de papier bien collé qui ne soit' pas épais, mais qui ait de la consistance. On coupe la feuille ordinaire en douze. On se. sert pour confectionner la cartouche de mandrins, en bois dur, bien dressés, pouvant avoir 2 pouces de longueur sur 6 lignes 9 points de diamètre. La balle se place dans une cuvette pratiquée à l'un
320 VQCABCLA1BS.
des bouts ; on replie le papier par-dessus la balle , on retire le mandrin et l'on verse la poudre dans le tube de papier qu'il a formé , on plie le papier par-dessus et Le plus près possible de la poudre ; on met ensuite les cartouches en paquets de ont.
Ceinturon, bande de^uir où d'étoffe servant à suspendre l'j&pée ou le sabre.
Chaînette, dans l'es fusils de chasse c'est une petite nièce d'acier qui s'adapte à là fois à l'extrémité de la griffe de noix et à l'extrémité de la griffe du grand ressort, afin de donner plus de liant et d'action à ce dernier.
Chambre , cavité défectueuse dans /le canon. Se dit aussi de cavités pratiquées dans la culasse , dans l'intention d'amortir l'effet au recul.
Chain frein , sorte d'arme défensive qui servait à couvrir Je devant de la tête du cheval de bataille.
CJiappe, c'est la partie en cuivre laminé qui garnit le haut du fourreau en cuir d'un sabre.
Charge à bandàlUre,' étui en cuir bouilli où les soldats mettaient autrefois leur poudre' à tirer.
Chasse poigne* ou pommeau , mandrin en bois percé d'un trou carré' dans lequel passe la soie d'une lame de sabre : il sert à chasser le pommeau surja soie.
Chat y morceau de fer. qui a plusieurs griffes, dont 'on se sert pour .voir s'il n'y a pas de chambres dans L'intérieur du canon.
Chaude grasse, ( terme de forge ), chauffer le fer modérément pour le réparer ( voyez d'ailleurs l'article /''orge) Chaude suanie ( v, id. )
Chemise, nom du canon ébauché propre à recevoir le ruban, (v. 179.)
Chevalet, instrument de -fer ou d'acier, long de six pouces, épais de deux. et large d'un, surmonté de deux petits piliers carrés qui y sont arrêtés à demeure, et en • dessous, atec vis et ecrou longs aussi de six pouces, larges et épais de six lignes. Le pilier à gauche est percé par en haut d'un trou rond dans lequel passe la bruche d'une boîte à forets. L'autre pilier est coupé en deux, et les deux moitiés sont assemblées par une charnière perdue. Un pfù au-dessus de la charnière est un trou qui répond à l'autre trou de U
▼0CABULAI1E. Sif
branche gauche, et qui sert à soutenir l'autre côté de la broche qui traverse, le chevalet. Cette branche fendue est fermée par en bas avec une vis. An milieu de la brocha est la boîte ; la broche sort un peu en dehors du c'Oté droit , et Ton y monté une fraise pour abattre les inégalités que l'on a faites 'dans le bassinet en le creusant avec la gouge. Les arquebusiers portent ce chevajet dans 1 étan et font tourner la fraise dans le. bassinet par le moyen de la boîte et de l'archet , à peu-près comme les forets. ( v. Bassinet, )
Chevrotine, nom de petites balles en plomb dont on ne fait plus usage que pour la chasse.
Chevaucher r c'est croiser' les bords d'une bande en fer.
Chien , c'est la partie de la. platine qui tient la pierre, on, dans le fusil a système , le marteau qui fait la percussion. "• . '
Cimeterre, sabre. large et pesant , très-arqué , ayant une pointe très-aiguë' produite par une écbancrurè circulaire faite à la partie inférieure du dos.
Cimier y ornement qui surmonte le casque.
Ciseaux, les arquebusiers en ont de plusieurs sortes, parmi lesquels on en distingue particulièrement quatre , te ciseau à bridé, h ciseau à chaud, le eiseau <U côté, te ciseau débaucher.
Le ciseau à bride est un petit barreau d'acier long de* six ou huit pouces ,*de* l'épaisseur d'une ligne et demie en tous sens; ce morceau d'acier est reployé aux deux tiers carrément , et .se reploie encore en devant, formant un petit bec delà grandeur d'une on deux lignes.' Ce bec .est fort tranchant, les arquebusiers s'en servent pour vider et nettdsjer une entaille bu une mortaise dans un bois, de fusil. ( v. Pousse-avant* 66.) * : ."•••#
Le ciseau à chaud , outil lie forge, (v. Tranches et Tranchets, 10,^70 ' ' . . -
Le ciseau de côté ressemble au Ijédane : il est plua plat , son tranchant est en biseau , il ne coupe que crue dans' un sens.. L'arquebusier s'en sert pour graver des ornemens. 11 y en à de trè$-petits.
3a? TOCABOLAIHB.
de fusil et commencer à lui faire prendre li forme.
Cœur de chien, vide causé, par la sou égorge et le dos du chien, d'une platine. »
Colismarde , épée longue et déliée par 4e bout et large vers la garde.
Compas d y épaisseur , compas courbe, etc. , (v. 17, *8I, 19, 2o,eic*) . •
Coquille, partie inférieure de la garde d*n;ne arme blanche.
t Corselet j petite cuirasse des piqùiers.
Corbeau, (dresser au V, c'est parcourir l'intérieur d'un canon avec un fil de laiton pour en reconnaître les inégalités,
Cordeau, fil de laiton tendu au moyen d'un arc d'acier qui sert à vérifier si le .canon du fusil est bien dresse.
Corps de platine , plaque de fer trempée en paquet où sont, percés les trous taraudés, ou- non , servant de points de 'fixation aux pièces de la platine ( Voyci Platine)/ '
Corsèque ou Ànyon, javelot a trois pointes, celle du milieu-droite , les deux latérales recourbées. % Corylc, çarquoif bu étui où l'on serrait Tare lorsqu'il pleuvait. . " r
Çostille , Contil/è , Coût il le, épée longue , triangulaire ou carrée , dont quelques chevaliers étaient armés.
Couche, la partie. menue, de la crosse du fusil, à l'extrémité de laquelle est d'un côté l'entaille , et de l'autre l'entaille qui reçoit ra queue de la culasse. ' Coude , partie du oMen du fusil,
Couplet y nom queTles armuriers donnent au fusil dont le canon est de deux n^ces qui se rassemblent par le moyen d^une vis.
Courtoise, laine ou épée sans pointe servant dans les tournois.
Couteau de chassé , espèce d'épée courte dont la lame est pointue, à un ou deux tranchant.
Couteau'à deugo manclies, plane, il sert pour dégros* sir et ébaucher les fûts' d'armes avant remploi dei écouanes»
VOCABOLAItt. 3aj
Coutelas, espèce de cimeterre.
Crète du chien, partie ém inente du chien dont la racine est la mâchoire in férié are.
Cric on Chryst , espèce de poignard indien.
Croisette, épée ou fleuret.
Crosse , c'est la partie large et aplatie du fût qui appuie contre l'épaule. C'est aussi le nom d'un petit levier coudé.
CubiiUH, milieu du brassard qui embrasse le coude.
Cuirasse, corceltitde fer, partie de l'armure.
CuUsarts , armure des cuisses.
Cuissot, partie de l'armure défendant le haut de la cuisse et les hanches, faite e n peau et en fer.
Culasse, vis de fer de la grosseur du dedans du tonnerre d'un canon de fusil pour en fermer l'issue, t-e côté extérieur de cette vis est plat, et forme une queue qui se r place dans un encastrement pratiqué pour le recevoir dans la 'poignée du fût ; le bout de cette queue, est percé d'un trou fraisé au travers duquel passe une vis nommée vit de culasse, qui assujettit le canon après* le fût ,.? v.. 177. )
Culde-pou/e, partie arrondie de la plaque de couche eVi!n#usil. ' .
Cuvette, pièce. des fourreaux de sabre garnissant l'entrée.
Dague ou Dragué, espèce de poignard gros et court.
Damas, sabre oriental, dont là lame est veinée et présente un aspect particulier qu'on nomme damassé*
Dard, trait que les anciens lançaient à la maiil.
Dard, pièce de fer qui est sondée à la partie inférieure .des fourreaux- de sab're , afin qu'ils ne s'usent point sur le pavé.
Dardelle, petit dard pour l'arbalète: • '
Dé, morceau d'acier tourné et poli avec lequel on vérifie la grosseur du canon, (175); le dé est encore une partie de la poire à poudre , laquelle sert dé couvercle et de mesure pour la quantité de poudre
Ul ÏOCABdiiai.
Dèlente, petite pièce de 1er longue de deux pouces , la^e et haut d'un trou livrant passage à i est étroit et plat ^ mais tourné dan k plat faisant face au champ de !
«ette partie du bas est. saillante elle qui est apparente dam la sou i
Su'jippuit l'index lorsqu'il s'agit i J Ëtente est attachée en bascule i nous venons de parler qui tr i aert pour.aoiilc.fer le bras de la y Duttblure, c'est un défaut qu nranquée': elle a lieu lorsque 1 1er qu'on soude ensemble né n on lorsque des deux morcea.ni l'an est porté au degré de chah pèce Je fusion nécessaire pdui que l'antre n'y est pas. Le mi aoudé et' amolli, s'étend aur m fine degré de chaleur ; mais poser sans' le pénétrer et «an aorte qu'ils ne font pas jorp»
être facilement séparés; il y i quoique les deux morceaux également chauds, ai on ne.
assez Tîte et qu'où les labai Lattre; enfin, il y aurait Jt quelque corps, étranger entre 1 on veut souder.
Dragée, petites balles de pi on fait tondre le plomb avec verse dans une passoire en F plusieurs eliarbuns allu m éa , nu-dessus de l'eau , lé plom iî»n s le liquide , on bien en !
très-grande liauleur. Il y a numéros. La dragée de fer i
▼ecAacLAiac. %$$
Bat ^petit bouclier rond ou triangulaire*
Ehne, casque.
Embouchoir, douille es fer ou en cuivre qui cabrasse le bols et l'extrémité supérieure du canon : kg deux viroles qu'elle forme s'appellent -tairas sfe r#sn» bouchoir.
Enclume* masse de fer* garnie d*«cier sur laquelle
on forge, (v. n.)
Entonnoir r partie de l'emboucboir pour le passage de la baguette.
Ëpaulcttes, ornement de l'épaule «errant drdistin* met les grades : quelques-unes se. tout en maille 4« fer-blanc on de cuifre, famine.
EpeulUres y armure des épaules* .
Epce, arme, ( Voy* 1*9).
Epie fourrée, qui a peu on point de garde.
Epie de* ofpeiert généraux et éTétat-major, le» lame» de cerf épées sont en acier à trois marques , les soie» en fer , les montures de différentes matières, savoir ; la garde , le pommeau et là rirole de la poignée en cuivre ciselé et doré ; le bouton et le .ressort de la coquille , les pivots de la branche et du quillon et les chevrettes de cerpiv ots en acier.
La poignée est en bois dur entouré d'écaillés en feuilles pour l'épée des officiers généraux ; elle est recouverte de peau <Je chagrin, noircie. et garnie de filigrane en argent doré pour les officiers/ d'étatmajor. Les fourreaux sont ed cuir de vache noirci ; leur garniture est en cuivre ciselé et doré*.
La coquille de ces épées est ployante à volonté an moyen d'un mécanisme ingénieux inventé par M. Manceau, fourbisseur à Paris ; par ce moyen , l'épée peut se porter appliquée. au corps, avec une dèmi-coqullle ployée et se trouver à volonté garnie de sa coquille entière pour la défense : ce procédé peut s'appliquer a toute sorte d'épée. . *
L'épée det gènératui coûte 77 îr, , pèse o fcilog. 87 ( a8 onces 4 gros) ; sa longueur totale est de 1 met. o£ ( 38 pouces § ligues ) ; la longueur de la lame est de
Sî6 VOClBULAUB.
o mètre 87 (3a pouces) ; l'èpée d'état-major a même poids et même longueur : elle coûte 64 fr.
sL'èpée des officiers de troupe; la lame est en acier à trois marques ; la soie est en fer ; la poignée en bois dur entouré de filigrane en argent doré ; les autres parties de la monture sont en cuivre doré ; le fourreau est en <mir de vache, noirci ; les garnitures en cuivre doré; cette èpée pèse o,85 (27 onces un gros); sa longueur totale est de 0,98 ( 36 pouces 4- lignes ) ; la longueur de la lame est de o met. 81 (3a pouces) ; elle coûte 3a fr. ; quand sa poignée est garnie de filigrane en cuivre doré , elle ne doute que 27 fr.
Cette épee était affeetée à l'armement des officiers de l'infanterie de ligné et d'infanterie légère ; depuis, elle a été remplacée par un sabre et est maintenant affectée aux capitaines, lieutenans et sous lieutenans des corps oVét&t-major, de l'artillerie et du génie, aux officiers .du même grade de l'état-major des places, aux capitaines, lieutenans et sous-lieulenans des corps de cavalerie qui , avant le sabre pour armement, porteront l'épée avec 4e petit uniforme.
Epèe des maréchaux de France , la lame longue de o mètre 73, (27 pouces), à deux tranchans à goutière et à vive arrête, est, enrichie de dorures et de gravures sur une partie pleine jusqu'à 16 centimètres ( 6 pouces ) du talon. La garde de forme dite à la chevalière est richement ciselée ; palmes, palmettes, torses de laurier, etc. , en forment les principaux or Démens. La croix, également richede .ciselure , est décorée des armes de France ; chacun des quittons porte un foudre ailé ; la poignée de fiacre de perle est ornée de montant en bronze doré. Le fourreau où se mêlent le bronze doré , l'or é m aillé et l'acier poli, est enrichi à la partie supérieure, ou chape , d'un sautoir en or émaillé représentant deux bâtons de maréchal ; cette partie se termine par un bracelet qui porte, entre autre» oruemens, une tête de Hoir. Les anneaux sont tenus de chaque côté par un serpent; l'es-